Marseille est plus ou moins a contrario de ce qui se passe dans le pays. l’abstention y est plus forte qu’ailleurs et le maire UMP y réalise une meilleure performance que partout ailleurs. Pourquoi? Pourquoi cette ville prolétarienne rebelle est-elle vouée à se donner à une droite qui n’est même pas compétente en matière de gestion locale. la réponse est cette ville a un personnel politique indigne, les jeux politiciens y sont à donner la nausée. C’est la bouillabaisse marseillaise. Ce matin le lecteur de ce qui fut le quotidien régional communiste La Marseillaise ouvre son journal et découvre Coppola le secrétaire de la Fédération du PCF en train d’embrasser pour la féliciter de son élection une charmante jeune femme: Samia Ghali. Le nouveau maire du secteur du 8e arrondissement, celle qui remplace le maire communiste Dutto, le successeur de Billoux et guy Hermier. ce secteur a-t-il été pris à travers la compétition électorale même pas ? A Marseille les communistes bradent.
Ce baiser pour un communiste marseillais, c’est un baiser de Judas, la fédération du PCf a donné sans le moindre combat ce qui fut le secteur de Billoux, celui de Guy Hermier, secteur historique de la conquête des ports, de Marius et jeannette, au parti socialiste. Il le sait depuis le début de la campagne, dans toute la ville les affiches ont fleuri, Guerini se présentait chaque fois avec un élu de secteur destiné à devenir le maire.
Dans l’arrondissement de Gaudin, les beaux quartiers de la plage, Guerini était flanqué d’un ancien élu de droite, un pilier du SAC de sinistre mémoire, une sorte de Pasqua local du nom de Franceschi, mais dans les quartiers nord, le fief considéré comme inexpugnable du PCF, son maire de secteur n’était pas Dutto le maire communiste qui avait succédé à Guy Hermier mais une jeune femme du PS samia Ghali. cela s’était fait comment ? Nul ne le sait, à travers quelles tractations ? C’est ça la démocratie du PCF, celle qui lui permet de juger ceux qui se battent ?
Cette manière de se rendre à Canossa, de déposer aux pieds de Guérini une mairie de secteur a-t-elle eu des contreparties ? Dans le reste du département le PCF résiste assez bien que ce soit à Arles, Gardanne, Martigues ou même Aubagne le PCF conserve ses positions, loin d’être mort il prouve la force de ses bastions locaux. La débâcle marseillaise en revanche est totale, non seulement on a livré sans le moindre combat la mairie de secteur historique, mais il a été accepté l’absence de négociation de parti à parti, Guérini a fait son marché, il a choisi les communistes à l’échine souple. Les communistes qui diront Amen quand comme il l’a fait au conseil général, il réduira ou tentera de réduire les bénéficiaires du RMI avec une vision que ne désavouerait pas Sarkozy.
Il n’y a pas la moindre différence entre Guérini et Gaudin, comme le notent les journaux nationaux si Marseille est une ville pauvre, elle a des élus riches, la campagne a permis de connaître le patrimoine des deux : Gaudin a 1million 2 d’euros de patrimoine, Guerini 1,6 millions, tous deux issus de familles populaires et n’ayant jamais été autre chose que de la politique on se demande quelles sont les voies d’un tel enrichissement ? Mais le pire est leur mépris populiste, vulgaire et canaille du petit peuple marseillais. Les deux données richesse personnel et mépris du petit peuple donnent une logique : continuer à livrer la ville, ses plages, ses espaces jadis industriels aux fonds de pension, privatiser à tour de bras.
je vais vous dire si Guérini ne prend pas marseille, s’il est battu par Muselier dans l’arrondissement où il se présente, je ne pleurerai pas et je veux qu’il sache qu’il aura perdu à travers deux choix, le premier reprendre le 8 e arrondissement aux communistes, leur imposer sans combat un maire socialiste, et le second ça a été de s’allier avec un ancien du SAC qui a d’ailleurs été battu dès le premier tour par gaudin.
Entre les deux tours ça va grenouiller, je te donne ça, tu me donnes ça! on va vendre nos voix au plus offrant mais ils n’auront pas la mienne… je veux d’autres moeurs, une autre perspective. je veux à marseille pourvoir me réjouir de l’élection d’un élu communiste parce que je sais qu’il est honnête et propre. ici ce n’est pas le cas.
Je me suis abstenue et je recommencerai. J’aurais pu voter pour les listes Marseille Attaque, je ne l’ai pas fait parce que ce vote de dépit donnait de la force à une issue politique qui n’est pas la mienne et que cela suffit de voter contre. Tout ce que je pouvais faire c’était me taire, m’abstenir mais sans prosélytisme. Je ne pouvais pas aller voter pour une stratégie qui n’était pas la mienne par simple colère contre la fédération du PCF. Avec la colère qui m’anime contre ce qu’a fait la direction fédérale de PCF, dans un contexte national qui parait pourtant heureusement celui de la reconquête, si j’acceptais de voter simplement par colère je voterais Gaudin pour balayer ces magouilles de Guérini et de sa liste qui va du SAC à des gens qui déshonorent le nom de communiste. Il n’en est pas question, je ne donnerai pas une voix à la politique de Sarkozy, mais la seule solution décente est l’abstention.
Je suis d’autant plus triste que je suis convaincue, au vu des élections nationale, qu’un espace s’ouvre devant les communistes, devant un parti capable à la fois d’avoir une politique de fermeté, de lutte pour défendre le monde du travail, la jeunesse, l’indépendance nationale et un nouvel internationalisme. Je suis très triste de voir Marseille, ma ville, la belle et rebelle, vendue pour des places à des hommes et des femmes qui ne méritent même pas le bonjour.
Danielle bleitrach

Salut Danielle. Je viens de parcourir cet article. Je comprends la rage qui t’anime à observer cette situation à Marseille.
Qui est responsable de cette filouterie ?
Moi, je me suis battu dans ma ville pour dénoncer le fait que la fédé a laissé le PS choisir le (seul !) communiste sur sa liste en 33° position sur 33 candidats (!) et j’ai accepté d’être le 32° sur une liste entièrement constituée d’ouvriers, d’employés, d’étudiants et lycéens et de quelques enseignants à l’initiative de LO qui a tout de même pris sur cette liste 4 camarades encartés au parti !
Notre liste populaire a fait 5,25% !
Pour les cantonales, la fédé a présenté tout de même un candidat sur Vitry-Est et il fait 6,2% (on plafonnait à 3% jusque là) dont plus de 10% sur la ville, preuve qu’on aurait pu avoir une liste où le parti serait apparu au grand jour et aurait pu présenter ses propositions pour la ville. Enfin, c’est moins mal que lors des cantonales partielles de Vitry-Ouest en juin 2007 où la fédé a décidé que nous ne présentions pas de candidat !!!
Nous les communistes Vitryats n’avons pas été réunis ni à l’occasion des municipales, ni à celle des cantonales.
Les statuts du parti sont piétinés… Il y a un sacré coup de balai à mettre pour assainir nos rangs et nous débarasser des carriéristes et des maquignons de l’espoir.
Je comprends ta douleur. Je crois que Jean-Claude IZZO aurait dit comme toi !
Fraternellement,
NOSE
Oui en vérité, il faut bien mesurer que la direction nationale s’est retrouvée devant une situation qu’elle n’avait pas prévu: les communistes à la base se sont battus et là où personne n’est venu les enquiquiner ils ont réussi à refaire le terrain.
Je riais en voyant le soir des élections la tête de Cohen Seat, on lui demandait s’il était content : tu parles c’était pas sa stratégie de fin du parti… les communistes sur le terrain ne s’étaient pas laissés faire… Partout sauf à Marseille; et dire que l’on parle de Coppola, le secrétaire fédéral des Bouches du Rhône, celui à qui l’on doit cette redition sans condition pour succéder à MGB… Tu vas me dire que j’exagère mais je crois que là où il y a le plus de membres de la direction on finit par perdre comme le conseil général de la Seine Saint denis.
Honnêtement je n’arive pas à comprendre comment des communistes capables de mener de tels combats se laissent faire comme ça…
Comme je l’explique dans un autre article un espace considérable s’ouvre devant les communistes, je vous le dis et je suis sûre que dans ma fédé il y en a certains qui seront desespérés à cette idée, donc si vous arrivez à avoir une direction digne de ses militants je finirai par réadhérer, ce sera même le seul endroit où j’accpeterai d’adhérer… Mais nous en sommes loin.
Amitiés à toi Nose
danielle
Au nom de la sympathie que vous m’inspirez et de l’intérêt que je porte à votre regard sur la situation politique ici et ailleurs, pensez-vous sincèrement que le salut pour une gauche de gauche [que je souhaite] viendra exclusivement d’un Parti communiste conforme à vos voeux ?
Bien sûr que non, mais avoir un parti tel que je l’appelle de mes voeux est indispensable si l’on veut aller vers le socialisme, actuellement c’est ce qui manque à Chavez. faute de ce parti les ambitions, les rivalités personnelles s’easpèrent et les divisions sont utilisées, le dirigeant si bien soit-il ne peut pas être partout, tandis que des militants capables d’aller jusqu’au bout, de se battre dans l’anonymat, d’une manière totalement désintéressée comme l’on fait dans tant d’endroit les militants du PCF à ces dernières élections, refusant la liquidation, allant convaincre au corps à corps et préparant de ce fait non seulement l’élection d’un élu mais les luttes de demain, par exemple les mobilisations, les cars venant de partout pour manifester, ce qui fait le parti, tout cela ce sont les grognards de l’Empire, ceux qui gagnent les batailles parce qu’il sont rapides, parce qu’ils ne ménagent pas leur peine. C’est le peuple, il me fait penser à ce que disait Berthold Brecht, l’animal que je préfère c’est l’éléphant, il est gris, il est terne, il est massif, silencieux, rancunier et pourtant il fait quelque chose pour l’art il donne ses défenses d’ivoire.
En ce moment on parle de populisme, mais la force d’un Chavez, d’un Correa, ortega, Morales c’est d’avoir donné confiance aux petits, aux pauvres en la politique.. Je ne veux pas qu’un homme je veux une organisation qui restaure cette confiance.
Tout à l’heure je discutais avec une amie de Rouge vif, je lui disais “cela suffit de raconter aux gens des choses auxquelles on ne croit pas! De le dire qu’il vaut mieux Guerini que gaudin, c’est pareil!” Elle me disait “tu ne peux pas faire ça autrement il n’y a plus d’espoir”, je lui ai répondu:”Quel espoir si tu leur mens parce que tu les prends pour des imbéciles, alors que tu ne crois pas à ce que tu dis, fais leur confiance, dis-leur la vérité!”
J’ajoutais: tu vois Fidel n’a jamais menti aux Cubains, quand fidel dit quelque chose je sais que je ne comprends pas tout, que c’est toujours un discours à plusierus entrées, il ne dit pas tout, mais ce qu’il dit est vrai!”
Donc je veux un parti qui crée la confiance dans eux-mêmes, dans leur capacité d’intervention aux humbles, à ceux que l’on détourne de la politique, que ce soit le leur. Sans cela il n’y aura pas de changements.
des réunions dont chacun ressortira vide parce qu’il ne saura pas comment agir, comment être ensemble pour transformer.
C’est ça qu’il nous faut créer tous ensemble pas le lieu où nous viendrons étaler notre savoir, raconter n’importe quoi pendant que derrière nous ont lieu des transactions, non un parti qui soit à nous tous et en particulier aux pauvres et aux humiliés.
Moi tout mon problème sera : qu’est-ce qui dans ce que je sais peut leur être utile pour se libérer?
danielle Bleitrach
LA FEDERATION DU PCF DES BOUCHES DU RHONE TOUJOURS PLUS FORT
Et ça continue, la ville limitrophe de Marseille qui a toujours été la plus “ouverte” (dans ce cas il faut dire béante) à tous les vents, Aubagne, celle qui s’est le plus engagée dans les opérations des collectifs anti-libéraux fait alliance avec… Le Modem. Remarquez il y a de la logique là-dedans, à Aubagne on ne cessait de répéter que le PCf était mort, on était tous derrière Bové et le PCF qui présentait une candidate était sectaire… Alors maintenant indépendamment des résultats nationaux, on continue à salir un peu plus ce PCF en s’alliant avec un MODEM dont on avait même pas besoin puisqu’il faisait 8% et ne pouvait pas se maintenir. Ce qui d’ailleurs ne changera rien au vote de ses électeurs, la discipline de vote d’un électeur du MoDem, il y a de quoi rire… On voit ce que sont devenus dans les Bouches DuRhone les rénovateurs déjà pour la canidature Bové. A Aubagne on s’allie avec le MoDem, à Marseille Annick Boet et Bret sont passés du soutien à Bové (ce qu_i ne les empêchait pas de militer pour Segolène en fait), à l’intégration au PS. Il leur reste l’étiquette à vendre parce qu’autrement ils ne seraient plus sur les listes. Quant à Dutto toujours sur la même ligne il a vendu son siège de maire au PS sans le moindre combat… Alors ceux qui me disent que je résiste à l’union type collectifs anti-libéraux devraient bien voir que je résiste à la fin du parti et des communistes pour aboutir au bi-partisme sans alternative politique… Tous ces gauchistes en parole mènent des combats en parole pour nous faire aller vers le “centre” qui n’est jamais que la droite la plus européenne…
Même François Bayrou n’en est pas revenu…
François Bayrou en personne a désavoué publiquement la fusion des deux listes. Pour le président du MoDem, l’alliance avec un maire communiste n’est pas dans le cadre de la vision qui est la nôtre, dit-il.
On ne le lui fait pas dire!!!
Les alliances ont leurs limites, même au sein du MoDem. Le parti centriste, on s’en souvient, a refusé d’adopter une ligne de conduite nationale pour le second tour. Du coup, les alliances, quand il y en a eu, se sont faites au cas par cas, avec la droite ou la gauche. Indifféremment. Jusqu’à un certain point tout de même…
A Aubagne, la liste du MoDem avait trouvé un terrain d’entente avec celle du maire sortant, dont le seul défaut était d’être communiste. La liste a d’ailleurs été déposée en préfecture hier, comme la loi le prévoit. Le candidat centriste figure en cinquième position, avec l’assurance d’être adjoint en cas de victoire.
L’affaire aurait pu en rester là, sauf que François Bayrou n’a pas vraiment apprécié. D’abord parce que le président du MoDem dit avoir appris cette alliance par la radio, ensuite parce que même “si le maire sortant est sans doute quelqu’un de sympathique, il n’est pas dans le cadre de la vision qui est la nôtre”.
En clair, poursuit-il, “nous considérons qu’il faut avoir un minimum de repères communs, ou un patrimoine de repères communs et (…
le Parti communiste n’entre pas dans ce répertoire de repères communs.”
Tiens les communistes l’ignoraient puisque à Marseille ils sont dans les listes de Guerini qui après le SAC fait alliance avec le MoDem, il est vrai que les communistes qui sont avec Guerini n’ont plus de communistes que le nom, pour beaucoup il s’agit en fin de carrière de se trouver une niche… D’ailleurs il y en a au moins deux si mes comptes sont bons que Guerini a pris sur son contingent de socialistes tant ils est sûr d’eux…
Quant à Aubagne, c’est du Pagnol, pas le sympathique Marius ou César sur le vieux port, non Topaze qui devient affairiste…
Bayrou lui au moins a des principes…
Voilà mes chers camarades dans quel marais putride je suis condamnée à “militer”, voilà ce qu’est la parti dans les Bouches du rhone, ils l’ont tué, il est même incapable d’avoir le réflexe de survie d’autres départements comme le Val de marne ou même la petite Vendée et sa volonté de rester communiste… Quelle honte!!!
“C’est ça qu’il nous faut créer tous ensemble (…
un parti qui soit à nous tous et en particulier aux pauvres et aux humiliés.”
==> très bien, je vous suis sur toute la ligne quant à l’objectif. Mais sur quelle base pensez-vous qu’il soit possible de se rassembler concrètement en nombre suffisant pour peser réellement. Comment faire pour amener à oeuvrer ensemble communistes fidèles et ceux qui ne sont pas communistes déclarés mais qui évoluent dans un périmètre voisin ? Puisque vous êtes partisane du non mentir, allons y franchement …
“Moi tout mon problème sera : qu’est-ce qui dans ce que je sais peut leur être utile pour se libérer?”
==> qu’entendez-vous par “se libérer” ?
C’est parce que je crois que l’on ne peut pas partir du néant que ce qui me semble encore le plus proche de ce que je dis est le pCF. Parce que c’est là que l’on trouve rassemblés les militants les plus proches du monde prolétarien. C’est une position de principe qui bien sûr se heurte à bien des réalités contradictoires:
- au fait que le PCf aujourd’hui dans bien des endroits est devenu l’appareil des fonctionnaires des collectivités locales, attachés donc aux compromissions électorales.
-au fait qu’il y a eu depuis vingt ans une déformation au lieu d’une formation, c’est du n’importe quoi.
Mais il y a des noyaux, liés au monde syndical. Donc si je cherchais un vrai combat je me battrais pour un PCF qui n’abandonne pas le communisme comme la direction le voulait et qui se préoccupe à la fois d’une redéfinition (c’est ce que je tente ici) et en même temps en priorité la ré-organisation dans les entreprises et les quartiers populaires. Et ça c’est fou ce qu’il y a des gens doués pour l’organisation, ils ne parlent pas, ils savent faire et ce dans les couches populaires.
- C’est pour cela que le prochain congrès du PCf est trés important. ce n’est pas par nostalgie, parce que je serai enfermée dans d’anciens schémas mais parce qu’il faut partir de quelque chose pour construire.
Cela dit non seulement on a détruit le PCf et par la même occasion les syndicats partiellement, on a bureaucratisé tout cela, mais il y a un défaut d’objectifs. L’Europe a été et dmeure une puissant facteur de désagragation. Il faut donc reconstruire ensemble le national et l’international. Personnellement je suis prête à travailler avec d’autres au tissage de liens internationaux et à voir comment y intégrer des gens encore au dehors par exemple des altermondialistes, des pacifistes, des écologistes. Nous sommes nombreux sur ce terrain. Comme encore plus nombreux sont ceux qui sont prêts à s’investir dans les droits sociaux, dans le domaine des libertés individuelles et collectives.
Il faudrait que les communistes, ceux du PCF qui demeurent sur des bases de classe me paraissent les plus solides mais ils doivent s’ouvrir et tout a été fait pour les rendre suspicieux. ils ont tenu bon, moi aussi, au prix d’une certaine fermeture avec des divisions, mais moins que d’autres, ils savent encore rassembler, ils en ont fait la preuve là chacun dans leur coin aux dernière municipales.
Mieux pour en venir à votre dernière question: une des raisons de ma confiance dans les militants du PCF est que c’est seulement là que j’ai rencontré des gens centrés sur l’objectif et pas sur leur ego. dans le parti on ne parle pas de soi mais de nos buts communs, mon mari me disait “dans le parti pas de copinerie, de la camaraderie”. je déteste les torquemada, les inquisiteurs qui sont toujours prêts à sanctionner les moeurs, en tant que femme vous ne pouvez pas imaginer à quel point je subis les donneurs de leçon. Dans le parti il y en a moins qu’ailleurs, c’est le but collectif qui prime et c’est humainement libérateur.
On ne pense pas bien tout seul et j’ai besoin de mes camarades au sens large pour avancer. ma liberté c’est de faire que ce que je pense se réalise et ça cela ne peut passer que par le collectif organisé. Individu je suis amputée. Oui mais je vous dis tout cela et je ne suis pas au parti, cela m’est même interdit, on a tout fait jusqu’à me déchirer les vêtements pour m’en chasser, j’ai perdu cette bataille et me retrouver seule est une défaite.
Lisez cet appel que je viens de placer et que m’a donné un jeune homme, vous verrez que malgré son étrangeté il reflète un nouveau désir à être ensemble.
se libérer a donc plusieurs dimensions, cele que je viens d’expliquer, se donner les moyens de réaliser collectivement. mais c’est aussi se libérer tout bêtement des conditions de l’exploitation qui deviennent de plus en plus aliénante, à la fois parce qu’il est toujours plus exige et parce que les “performances” sont individualisées. il ya donc toujours à la fois la pression de l’explooitation, ce dont on est privé, mais aussi l’individualisme comme un enfermement.
Et vous pascal comment voyez-vous ce qui serait possible?
Danielle bleitrach
Je ne suis pas un spécialiste du socialisme et du communisme mais je ressens une gène à l’idée que l’avenir (radieux) de l’humanité devrait passer par ces deux courrants politiques. Je ressens cela comme une tentative de passage en force, fut-elle perpétrée de bonne foi ! Le communisme et le socialisme ne sont pas propriétaires des idées et des valeurs qui traversent leur corps doctrinal !
A ce jour, il me semble que les perspectives d’avenir s’envisagent bien évidemment avec les apports considérables de ces deux courrants de pensée, mais pas autour d’eux. Cela me semble une condition essentielle pour espérer construire une force politique conséquente au double sens du mot.
Vouloir arrimer le renouveau politique du camp progressiste aux communismes ou aux socialismes me semblent constituer une erreur paralysante, sclérosante, source d’inertie et obstacle à la régénération de ces forces qui n’ont d’autres choix que de trouver le moyen de s’allier efficacement.
La voie du renouveau passe selon moi par le dépassement des cadres qui ont struturé la vie politique du siècle dernier. Ce qui ne veut pas dire leur éradication.