Alain Girard me pousse du coude pour que j’ouvre le bistrot de mars. Vous savez Mars qui rit malgré les averses et prépare en secret le printemps… Alors il me fait le coup de l’auteur: j’ai retrouvé un de tes romans (un bouquet d’orties)…
Bon ça va j’ouvre le bistrot, je suis littéralement débordée, enfouie sous les envois qui viennent d’Amérique latine et dénoncent l’infamie de Uribe, j’ai même hérité d’un bouquin de 260 pages sur l’ignoble Uribe, toujours en espagnol bien sûr… Donc ne comptez pas trop sur moi pour l’animation… je suis entre les ignominies israéliennes à Gaza et les assassinats d’Uribe, pas franchement gai tout ça… remarquez regardez cette affiche contre les bolchevicks, , le diable ressemblait même à Trotski… Vous remarquerez que ce caricaturiste ne manquait pas d’une certaine vision puisque sous un Kremlin dont émergeait le diable judéo-bolchevik, on voyait clairement les Chinois sur des tas de crânes… La propagande a à peine évolué.
Danielle Bleitrach

pour Alain Girard qui est assis sur le trottoir devant le rideau fermé du bistrot de février… J’ouvre les portes bien qu’à marseille il fasse un mistral à décorner les taurillons de camargue…
Danielle
Alain, entre avec moi… Mettons nous à l’abri du mistral, et prenons un vin chaud. Ces derniers temps, je n’osais plus passer le nez : je ne serai jamais à la hauteur de cette intransigeance. Mais je ne peux plus me passer de Changement de société, justement, pour cette intransigeance, poussée parfois jusqu’à la véhémence… Elle a raison, Danielle : en ce moment, entre Gaza et la Colombie, il y a vraiment de quoi vomir.
Je ne parle pas beaucoup, car je n’ai rien d’intéressant à dire (ou alors rarement), mais j’ai les oreilles et les yeux grand ouverts. Tant à apprendre, et d’abord à penser.
Je suis heureuse que Danielle nous ait ouvert le bistrot…
si vraiment tu n’avais rien d’intéressant à dire, tu irais le dire ailleurs, alexandria, y a plein de sites pour ça. En attendant,
Si tu me payes un verre, je n’te demand’rai pas
Où tu vas, d’où tu viens, si tu sors de cabane,
Si ta femme est jolie ou si tu n’en as pas,
Si tu traînes tout seul avec un coeur en panne.
Je ne te dirai rien, je te contemplerai.
Nous dirons quelques mots en prenant nos distances,
Nous viderons nos verres et je repartirai
Avec un peu de toi pour meubler mon silence.
Si tu me payes un verre, tu pourras si tu veux
Me raconter ta vie, en faire une épopée
En faire un opéra… J’entrerai dans ton jeu
Je saurai sans effort me mettre à ta portée
Je réinventerai des sourir’ de gamin
J’en ferai des bouquets, j’en ferai des guirlandes
Je te les offrirai en te serrant la main
Il ne te reste plus qu’à passer la commande
Si tu me payes un verre, que j’aie très soif ou pas,
Je te regarderai comme on regarde un frère,
Un peu comme le Christ à son dernier repas.
Comme lui je dirai deux vérités premières :
Il faut savoir s’aimer malgré la gueul’ qu’on a
Et ne jamais juger le bon ni la canaille.
Si tu me payes un verre, je ne t’en voudrai pas
De n’être rien du tout… Je ne suis rien qui vaille !
Si tu me payes un verre, on ira jusqu’au bout,
Tu seras mon ami au moins quelques secondes.
Nous referons le monde, oscillants mais debout,
Heureux de découvrir que si la terre est ronde
On est aussi ronds qu’elle et qu’on s’en porte bien.
Tu cherchais dans la foule une voix qui réponde,
Alors, paye ton verre et je paierai le mien,
Nous serons les cocus les plus heureux du monde.
bernard dimey
Hier soir:grève d’internet à moi tout seul. Le drame des journées se trouve dans leur courtitude, si je claviote, je ne lis pas et si je ne lis pas, je suis malheureux.
Donc sous la couette et en route.
Comme annoncé je me lance dans un ouvrage d’une camarade que beaucoup fréquentent puisque nous sommes sur son blog.Etant au bistrot et que l’on peut se lâcher un peu…
J’en suis à la 174ème page et je suis vermoulu, en vrac, cassé.
De la vie de Sarah et Antoine me remontent mes propres souffrances, comme si la douleur était unique, la même pour toutes, pour tous, en des lieux si différents.
Je crois que ce je ressens fait de moi un écorché, un communiste où alors est-ce l’inverse, je ne sais pas, en tout cas je suis communiste.
Je reviendrai sur “un bouquet d’orties” car je vais me le digérer plus doucement.
Je sais désormais que je ne vivrai plus les coups de gueule de Danielle, ses silences parfois, ses explosions, comme hier.Cela ne signifie pas que je renonce à la polémique et mes propres envolées, cela entend implement que je sais un peu mieux sui est en face de moi ou devrais-je dire à côté de moi.
Danielle est une communiste becs et ongles, dans toutes ses dimensions, humaines et militantes.
J’espère que tu ne m’en voudras pas de parler de toi ici Danielle.
Fraternellement
Alain
Alain, Sarah n’est pas danielle, un jour Aragon dont personne n’a le génie a écrit le “mentir vrai” et me l’a d’ailleurs dédicacé par ces mots “en souvenir de cet été où tout était sans mensonge”, écrire c’est le mentir vrai… On parle de soi et d’une autre qui se libère par l’écriture, alors que votre propre vie est un enfer parce que vous ne pouvez pas dire l’essentiel, non seulement la mort de l’être aimé, mais la maladie mentale d’un enfant. On ressort de tout cela si on en ressort jamais avec la conscience de la solitude, le besoin même de cette solitude et en même temps comme tu le dis cette souffrance à fleur de peau chaque fois qu’un être humain innocent subit la folie des hommes, leur avidité, plus communiste que jamais mais seule à jamais.. Et rien ni personne ne peut jamais combler cela, on est condamné à la solitude de peur de faire subir aux autres l’injustice de votre absence de désir d’eux parce qu’ils ne sont pas le paradis perdu, parce que l’amour, l’amitié ont cédé sous le poids d’une vie…
Mais il y a des moments de bonheur intense, on est débarrasé de tout ce qui encombre, argent, honneur, pouvoir tout cela tient dans “un grain de maïs” comme le dit fidel en citant Marti. La nature, le sourire d’un petit enfant et voilà tout retrouvé. Mon petit fils contemplant le château du parc Borely et me disant “tu ne trouves pas que cela ressemble à Versaille ?” je lui explique que les nobles avaient besoin de ces vastes perspectives, ils défilaient comme un un défilé de mode, chacun avait à sa disposition une cinquantaine de serviteur et je lui raconte tout jusqu’à la Révolution française. il me regarde et me dit “Qui a gagné à la révolution ?” C’est nous les pauvres! C’est pour cela que nous pouvons nous ballader dans ce parc, jouer dans les allées!” Et j’ajoute an riant “mamy est une vieille révolutionnaire, comme l Che, je déteste l’injustice” il me regarde longuement, en profondeur avec ses yeux noirs brillants comme des olives et me dit “moi aussi!” d’un ton très sérieux… je l’enlace dans le soleil et nous fixons le petit château Borely: il y a encore des bastilles à prendre. L’aieule juive polonaise et le petit fils maghrebin ont fait un pacte, celui de changer le monde. pêut-être la juive errante qui veut tant espérer a-t-elle inventé le pacte, peut-être? Mais cet instant-là est précieux, il est la pépite de “la rivière sans retour parfois pacifique parfois sauvage et libre”…
Danielle bleitrach
Alexandria
tu es sans doute comme beaucoup d’entre nous…Nous n’avons pas appris à nous exprimer en public, la bourgeoisie nous a mis en tête que cela était de son domaine, de celui des puissants qui possèderaient connaissances et culture.
Alexandria, ce Président de la République, penses- tu un instant quand tu l’entends se vautrer dans la fange, qu’il vaille plus que toi.
Dans une chancon Francesca SollevilLe dit”
QUAND JE N’AI PAS LA PAROLE JE LA VOLE” et comme elle a raison.
De plus ici rien à voler, c’est ouvert et à l’image de ce qu’écrivait Saint Exupéry:
“si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’augmentes”
Salut et fraternité
Un texte de Francine Bette
Cette nuit, j’ai fait un rêve.
Sur les collines de Nazareth, je voyais Palestiniens et Israéliens se serrer la main, sourire aux lèvres, sur les sentiers, qu’une légère brise soulevait comme une douce musique.
Les soldats étaient retournés dans leur foyer. Leurs fusils fondaient en poussière sous le ciel étoilé. Les chars s’enfonçaient dans le sol sous le poids de la paix … Les épaisses fumées noires de haine, en s’élevant, brillaient de lumière et éclairaient cette terre salie de sang et de bombes.
Mon rêve m’accordant du temps, j’ai revu Hébron, l’humiliée et sa prison à ciel ouvert.
Bethléem et son mur de détresse qui sépare les familles.
Jérusalem où les oliviers millénaires ont encore la force d’étirer leurs branches.
En rêve, j’ai relu mon humble message déposé au Mur des Lamentations : Seigneur, fais que tous les enfants puissent courir dans les rues, tenant sur le cœur une colombe blanche enfin libérée.
Les yeux clos, bercée par le chant des oiseaux, je marche en silence vers le Mont des Béatitudes.
Je m’obstine à monter sur une vieille barque pour dériver sur le lac de Tibériade. Son eau m’éclabousse d’émerveillement et de recueillement…
Je me réveille, les mains souillées du bain de sang de Beit Hanoun. Ces mains qui voudraient abattre le mur, empêcher les incursions, fermer les prisons.
Je crie : où êtes-vous les nations, la communauté internationale, les partis démocratiques, les Églises ?
Pourquoi restez-vous sourds à tous ces cris?
Que faites-vous pour que ces deux peuples vivent ensemble dans un Moyen-Orient réconcilié?
Toi, mon rêve, tu n’étais qu’un compagnon de nuit…
Mais je veux faire de toi un allié dans ce combat pour la paix tant attendue.
Francine Bette.
vous vous rendez-compte les amis si je suis invivable: pour la première fois le mur construit autour de la vérité de ce qui se passe en Colombie est en train de s’effriter, une manif a lieu demain, toutes les forces politiques d’extrême-gauche sont là… je devrais être contente. Point du tout, je pense à la palestine et je me dis “pourquoi n’ont-ils pas fait cela?”
Je me dis que cela va repartir et je suis déjà angoissée à l’idée que le massacre va recommencer et qu’il va y avoir cette inertie. Pourtant c’est la même chose que nous devons vaincre au nom de tous y compris de ceux qui sont juifs et qui payeront toujours le fascisme.
Danielle bleitrach
je vais vous confier quelque chose, c’est le lieu adéquat…
Je ne peux m’empêcher même si cela déplaît à Jacques richaud d’éprouver de la compassion pour les êtres humains, si tordus et si nocifs qu’ils soient.
par exemple, l’autre jour en suivant le voyage du couple Sarkozy en Afrique du Sud, j’ai tout à coup éprouvé de la sompassion pour ce couple. je les ai vu comme Maximilien et Charlotte, ce couple d’archiduc autrichiens que Napoléon III expédie au mexique pour y devenir empereur. Elle est devenue folle ou on l’a fait passer pour folle, lui était tellement paumé dans son rôle d’Empereur du mexique, confronté au grandiose Juarez, qu’il paraissait aller au-devant de la catastrophe.
Depuis que je vois la curée médiatique et que je sens derrière tout cela des luttes d’une violence inouïe j’ai l’impression que le président est un tout petit bonhomme, élevé dans les fastes et douceurs de Neuilly, il n’a aucune idée de la violence du continent sud-américain…Quant à sa grande duduche d’épouse élevée dans les jardins des Finzi Conti, elle n’a goûté de ce monde que les produits peut-être la cocaïne, ça se porte beaucoup dans la mode et la gauche caviar… Mais elle est fragile, incapable d’affronter la réalité… Comme lui… C’est vraiment un tout petit homme flanqué d’une épouse godiche…
Alors c’est plus fort que moi je n’ai pas baissé la garde, je sais à quel point ces deux là sont prêts à n’importe quoi pour jouer à être les maîtres du monde… Mais j’ai cru voir rejouer l’erreur de casting de l’empereur Maximilien et de son épouse Charlotts… J’admire passionnement Juarez, c’est quelqu’une de la trempe de Chavez, de Morales, enfin j’espère qu’ils sont de la trempe de Juarez… Si j’avais vécu à cette époque là j’aurais été pour Juarez et contre Maximilien, mais cela étant dit je ne peux m’empêcher de voir en lui et son épouse des victimes. Cela dit à part le fait qu’il s’appuyait sur l’aristocratie et les conservateurs mexicains, le projet de napoléon III ne manquait pas d’intérêt, il voulait faire les etats-Unis d’Amérique latine pour contrer la puissance montante étasunienne… Cet homme, je parle de Napoléon III avait parfois des fulgurances mais elles étaient impossible à porter parce qu’il était dans le camp réac. Je lis souvent l’actualité à la manière dont Miss marple étudie les crimes: elle s’inspire de la psychologie des gens de son village pour comprendre les motivations de l’assassin. Pour moi l’histoire est un gigantesque village où se rejouent des scènes, c’est pour cela que j’aime tant Machiavel qui lui aussi cherche à deviner ainsi les mécanismes du pouvoir… Mais je m’égare, vous n’avez pas envie d’entendre parler de ça et Miss Marple va se remettre à son tricot.
Danielle Bleitrach
C’est quoi cette allusion tordue “Je ne peux m’empêcher même si cela déplaît à Jacques richaud d’éprouver de la compassion pour les êtres humains” ?
Pas vraiment drôle.
Je n’ai qu’une envie, répondre en plagiant “la patronne”: “Allez relire mes textes au lieu de dire n’importe quoi !”
Jacques Richaud
NB; en ce qui me concerne, même sur l’espace “bistrot”, je suis déterminé à m’abstenir de toute attaque personnelle (il y a des sites qui adorent cela, allez-y si vous voulez…)
Un peu excessif non ? En plus c’était un clin d’oeil gentils: il n’y avait que nous deux pour savoir de quoi il était question… pas de quoi monter sur ses grands chevaux…
Je ne peux m’empêcher même si cela déplaît à Jacques richaud d’éprouver de la compassion pour les êtres humains, si tordus et si nocifs qu’ils soient.
J’ai lu cela, quel dommage de tronquer les phrases de Danielle.
Avouez que je n’ai pas de chance avec ce bistrot, il suffit que j’ose une petite plaisanterie sans grande importance assortie d’un trés long développement sur ma manière de voir le monde pour que je déchaîne les passions, les interprétations… Donc on arrête sur cet intéressant sujet, je précise une fois de plus que je suis totalement dénuée de malice et de malveillance. Je ne sais pas pourquoi je suscite malgré moi de telles interprétations… j’ai déjà expliqué que cela me rappelle ma mère, si je tente de lui expliquer un problème d’ordre général (1), elle me demande d’un ton irrité si j’ai dit ça pour l’attaquer elle. Je crois que c’est parce que ce que je dis ne l’intéresse pas, elle ne voudrait entendre parler que d’elle et à la rigueur de ma petite enfance. Les gens ne veulent entendre parler que de ce que nous avons en commun et toujours pour en ressortir avec une image plus favorable d’eux-mêmes. Tout autre attitude relève de l’insulte… Je suis sans cesse confrontée à cette manière de penser… Mais nous voici trés loin de malentendu initial, je propose de l’oublier et de passer à autre chose;
Danielle
(1)ici il s’agissait pour moi de m’interroger sur la question suivante: peut-on avoir de la compassion pour des salauds politiques, des gens que l’on méprise totalement? La réponse étant que l’individu est dimension de l’événement, sa psychologie comme le démontre Machiavel un des ressorts de l’Histoire, et que dans le même temps la prendre en considération c’est s’exposer à se sentir proche de lui, le comprendre. Donc certes machiavel n’a pas de méthode dans l’analyse du pouvoir, il déconstruit toutes les analyses antérieures qu’il utilise abondamment à commencer par l’historien romain Tite-Live. Bref mon interogation avait été suscitée par la reflexion de COMAGUER sur la duplicité de sarkozy, je me suis dit que peut-être je cédais à une crise excessive d’empathie et de compassion.
au fait Danielle Naïma et moi-même sommes désolés de ne pas partager avec toi.
nous nous goinfrons de brioches parisiennes, sans allusion déplacée, et miam miam.
Moi je vais aller m’acheter une ficelle chaude, la couper au milieu et la tartiner de beurre en la trempant dans mon troisième café.
Il m’est impossible de manger de la brioche je ne passerai plus la porte.
Danielle
Teste ton honnêteté
En toute honnêteté, que ferais-tu ?
Ceci est un petit test, qui ne contient qu’une question, mais qui en
dira long sur toi.
Fais défiler le texte lentement, afin de lire au fur et à mesure.
Il est important pour le test de ne pas aller trop vite, afin de ne
pas répondre trop précipitamment ou sans avoir bien compris tous les
enjeux de la question.
La Seine a débordé…
Tu te retrouves dans le chaos le plus total, après un raz-de-marée,
tout est inondé…
Des quantités d’eau incroyables sont en mouvement…
Tu es reporter photographe…
Au milieu de ce terrible désastre…
Et tu as là l’occasion de faire la photo de ta vie…
Les maisons sont emportées par les eaux autour de toi, les gens
disparaissent sous les flots.
Les forces de la Nature déchaînées s’attaquent à tout…
Elles emportent tout avec elles…
Soudain, tu aperçois un homme dans un 4 x 4…
Il est prisonnier de son véhicule et lutte contre les vagues.
Il se débat, s’acharne sur sa portière, hurle…
En vain…
Tu te rapproches…
Son visage trahit l’effroi, ses yeux te supplient…
Et là, stupéfait…
Tu le reconnais : c’est Nicolas Sarkozy !
A chaque seconde, le torrent de boue et de débris peut l’emporter…
Mais tu peux le sauver ! Seulement, c’est aussi l’occasion de faire
la photo de ta vie…
La photo qui te donnerait le Prix Pulitzer…
Et qui te rendrait riche comme jamais !…
Maintenant, réponds à la question, en étant vraiment honnête :
la photo Mat ou brillant ?
J’ai bien compris le “clin d’oeil” de Danielle bien sur et ma réponse était de la même veine…Mais la preuve que tout le monde ne suit pas c’est que Alain tout de suite a envie de jeter de l’huile sur le feu…Pas grave, ca n’a pas marché.
Les gentillesses au deuxième degré, c’est dangereux dans cet “univers impitoyable” ou les gens ne regardent pas ce qui EST écrit , mais QUI l’a écrit…
A la princesse Leila que je salue je répond “mat” pour la presse popu et “brillant” pour le figaro ! Mais son texte évoque chez moi un “flash back” d’un court texte que j’avais écrit en JUIN 2001, (Avant que le ciel ne tombe sur la tête des afghans après le 11 septembre de la même année). Il s’agissait de “motiver” le groupe du GREP (une association culturelle toulousaine que Leila connait) pour justifier l’intérêt d’inviter Michael BARRY pour une présentation de la situation afghane, tant il semblait déja évident à ceux qui suivaient l’actualité que se jouait là bas une partie dont les coups les plus durs n’avaient pas encore été portés…Souvenez vous de l’indignation mondiale après la “destruction des boudhas de BAMIYAN”…Quelques mois plus tard mes amis me soupconnaient d’avoir des liens privilégiés pour avoir imaginé un tel scénario…Bien sur fantasmatique, mais le but était d’introduire la violence évidente de ce qui se préparait dèja. Juste pour le souvenir, à tous cette brève nouvelle…
NB , Michael BARRY accepta de venir au début novembre 2001…Plus de 700 personnes pour sa conf , dont la meilleure promo s’était jouée à New York et au Pentagone, quelques jours avant…
Un texte donc , de juin 2001:
PATRIMOINE DE L’HUMANITE
La folie traversait depuis deux semaines les capitales des pays membres du Conseil de Sécurité. A Paris l’Arc de Triomphe en s’effondrant avait éteint la flamme ; le Panthéon détruit avait enseveli nos héros ; l’église de la Madeleine n’était plus qu’un tas de pierres. Les nouveaux explosifs volés sur une base de l’OTAN par les commandos BAMIYAN semaient la terreur en exigeant le retrait immédiat des forces de l’ONU venue investir les terres replongées depuis vingt ans dans un moyen âge obscur. Presque chaque jour sautait un monument de notre patrimoine.
Toutes les églises et monuments publics étaient désormais interdits d’accès pour éviter des victimes nouvelles d’attentats imprévisibles.
Ce jour, à dix-neuf heures, le chef terroriste présumé venait d’être arrêté à la terrasse des Deux Magots, en plein interview avec un reporter de la chaîne F8 qui préparait le scoop du soir : La première transmission en direct du prochain attentat, le coup médiatique du siècle.
A dix-neuf heures trente à l’Hôtel de Police de la capitale il fallut moins de cinq minutes à la CMP (Cellule Médico Psychologique) pour soutirer après une brève injection intraveineuse l’aveu fatal du salopard : “Trente charges connectées entre elles sous Notre Dame de Paris…le désamorçage de l’une active les vingt-neuf autres…déclenchement automatique à distance pour vingt heures…mécanisme sur le quai de la Seine à proximité…”Le seul inconvénient de la méthode indolore et infaillible était d’entraîner des lésions cérébrales irréversibles…
Dix-neuf heures quarante, l’agent ZEROHUIT, colonel informaticien et barbouze surdoué fonce en moto vers la plus prestigieuse des Cathédrales…dix-neuf heures cinquante-deux, bon sang le temps est serré…Là sous le pont cette bâche sur une étrange caisse…Plus que six minutes…Déverrouiller le couvercle, OK, oui c’est bien un minuteur à code sophistiqué…La valise informatique-le scanner-le décodeur, il faudra quatre-vingts secondes, comme à l’exercice, …bon sang c’est presque gagné…
Ce petit cri…Quel cri ? Là à vingt mètres… Je l’avais doublée cette gamine “Black” oscillant sur son vélo…cela m’avait rappelé le Tchad. Sale époque…Un nouveau cri…Plus de vélo, où est-elle ? …Un autre cri, tombée à l’eau ! …Personne en vue…Le code bon sang ! …Non quand même pas…Plus que soixante-cinq secondes…La main de tant de crimes et de coups tordus tremble pour la première fois, vingt ans de services spéciaux, cela endurcit…Putain la fille ! …La course sans réfléchir, comme en commando…La fille en bas qui remue les bras et que déjà le courant emporte…Un dernier regard vers l’arrière et le ciel…Putain qu’elle est belle cette Cathédrale vide !…J’arrive petite ! Je plonge…Le plus beau plongeon de sa vie. JACQUES RICHAUD 6 2001
A Leila et Danielle, mars 2008
bon parlons d’autre chose, j’ai du mal à sortir de mes histoires d’Amérique latine, je ne vais pas insister là-dessus mais reconnaissez que je ne manque pas d’une certaine préescience grâce à Fidel, dès que j’ai lu son texte qui suit le long silence cubain, j’ai pensé il siffle la fin de la partie, il expliqué qu’il ne faut jamais faire ce que veut l’ennemi et là quoique l’on pense de cette ordure d’uribe il faut la paix…
je vous assure que ce genre de tentative de suivi de la geopolitique est un immense plaisir, cela me fait rêver, une manière d’être océanique… s’il faisait beau et si marseille n’était pas grise et venteuse mon bonheur serait complet…
Pour répondre à ta question Leila: je suis sûre que c’est sarkozy qui a oublié de fermer le robinet de sa baignoire, cet homme est une catastrophe. le contraire de mon cher Fidel, il n’y a que bonaldi pour me comprendre, n’est-ce pas jacques françois, et le paradoxe est que ni l’un ni l’autre n’avons jamais eu besoin de l’intimité de cet homme, de savoir de lui autre chose que cette vision du monde…
Le contraire de sarkozy et de tant d’autres français qui se prennent pour l’élite et souffrent d’envies, c’est l’oubli de soi-même l’identification prométhéenne au devenir de l’humanité… Au fait est-ce que quelqu’un a lu le prométhée d’eschyle dans les classiques du peuple avec une introduction magnifique de Goblot ? Voilà comprendre promethée le seul saint de l’humanité que reconnaissait marx…
Mais je rêve.
danielle
Tout ce que tu nous apporte en information et “décryptage” est passionnant Danielle. J’ose avouer que c’est difficile de tout lire chaque jour, mais continue…
Tu as raison de nous rendre perceptible l’imminence du danger sur l’Amérique latine en 2008 (en 2001 je n’étais pas trop mauvais non plus et avais cette même conviction de la catastrophe imminente et programmée)…Amérique centrale ? Chine ? Iran ? Palestine ?…Le sort de tous ceux-là se joue ailleurs que sur leurs terres.
Ces peuples se détermineront pour eux-mêmes; la question est de savoir ce que nous pouvons faire pour affaiblir, dénoncer, neutraliser, ceux qui se préparent à les écraser et dont notre propre état s’annonce complice. Jacques Richaud 7 3 2008
A l’inverse de vous tous qui voulez que sarkozy soit l’allié des yankees et d’Uribe dans le piège moi je n’en sais toujours rien. Je n’ai pas lu un seul article venant d’Amérique latine qui emette cette hypothèse, tout le monde au contraire met en avant le rôle des Français pris au piège d’uribe et des Etats-Unis. Est-ce tactique ? je ne crois pas, j’ai reçu des “thèses” de mes anciens étudiants qui gravement analysent les raisons des mauvais traitements infligés par les Etats-Unis à la France, avec force étude des implantations d’Alsthom, d’Edf etc. dans la zone, le rôle positif de total par rapport à Exxon, etc. et ils disent que c’est tout cela que les Etats-Unis font payer aux français.
Cela dit les plus perpicaces du lot, je parle des Cubains se taisent. C’est même étonnant ce silence rompu seulement par les deux interventions de fidel, l’une sur Correa, l’autre hier sur la tyrannie étasunienne et ce qu’ils veulent faire à Chavez.
Je vais essayer si la sortie de crise se confirme de vous écrire un texte que ma propre position ce que je n’ai jamais fait tant que la crise était trés forte. Elle est toujours là malgré la détente qui n’est que temporaire. C’est comme un championnat ininterrompu de “pelota”. Il faut avoir été à Cuba pendant ces jeux. Quand le Mexique qui a une équipe pas terrible sort les USA, c’est le délire de bonheur. Quand Cuba est menacé les Cubains se taisent, ils ont la mine douloureuse et silencieuse, la pièce se vide… Alors j’ai pris l’habitude de lire les crises en Amérique latine comme quelque chose de trés violent, où chacun y compris les chefs d’Etat sait qu’il joue sa vie, et dans le même temps c’est un tournois de “pelota”…
Cela dit je voudrais ajouter quelque chose, j’ai honte de vous recommander le livre que nous avons écrit Bonaldi et moi pourtant je le crois nécessaire pour comprendre non seulement Cuba, mais à travers l’exception cubaine la situation planétaire dans le temps (il est un des premiers à tenter une critique de gauche du socialisme réel) et dans l’espace (il s’ouvre sur le monde y compris ce qui se passe en Asie). pourquoi j’ai honte, je peux le confier au bistrot, j’ai l’impression de me vendre comme une marchandise alors que je ne touche pas un centime de droit d’auteur. De surcroît, je suis litteralement révulsée par le comportement de ceux qui, comme moi, écrivent des livres et qui ne semblent plus avoir à coeur que de vendre leur livres et assurer leur promotion, ils ne font plus un article qui n’ait pour objectif cette promotion de leur oeuvre et d’eux-mêmes. Pourtant ils n’ont pas tort parce que le silence est organisé autour de ce qu’ils écrivent par la bourgeoisie, c’est une terrible censure. On habitue y compris vos compagnons de lutte à se désintéresser de vous, avec le traitement médiatique on vous fait glisser dans la spirale de l’oubli et quand déjà quelqu’un achète le livre à la sortie, il s’en désintéresse rapidement, et vous êtes obligés de relancer, c’est trés humiliant. Vous ne combattez plus avec eux, vous êtes un poids mort et on vous laisse parce que les médias vous ignorent. vous êtes le pot de yaourt oublié sur un rayon en haut et qui n’a aucune promotion. Donc je déteste l’auto-promotion et je ne peux m’y résigner tant le spectacle des autres mécoeure et pourtant…
C’est mon cas aussi renforcé par la censure du PCF et celle de l’huma, plus quelques boutiques annexes comme le délirant de Bellaciao. Je suis même la seule de mon espèce à subir tout cela à la fois et si vous avez tenté d’inscrire un texte de moi, ou de parler d’un de mes livres vous avez pu juger de la censure subie. Elle est le bloc de ciment dans lequel les gangsters débiles qui dirigent le PCF ont décidé de me couler pour étouffer ma voix. Je ne veux pas me plaindre mais je sais que rarement quelqu’un a été traité plus injustement que moi non seulement par l’adversaire mais par mon propre camp, je ne sais pourquoi mais je provoque la méchanceté, je le dis sans me plaindre, je constate.
N’importe qui serait devenu fou devant un tel traitement, la seule chose qui me sauve est mon désintérêt pour mes productions et mon intérêt en général pour la compréhension du monde. Donc j’éprouve devant le comportement de “l’auteur” qui ne pense qu’à ses livres un grand mépris, non pas seulement parce que je trouve que c’est le contraire de l’esprit révolutionnaire, mais parce que cela rend inutilement malheureux. On n’a jamais la reconnaissance que l’on croit mériter.
Tout ceci pour vous expliquer que si je vous recommande de lire notre livre avec bonaldi “Cuba, Fidel et le Che ou l’aventure du socialisme”, ce n’est pas simplement un plaidoyer pro-domo mais il y a réellement des clés indispensables pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui non seulement en Amérique latine mais dans le monde, parce que la deuxième partie s’élargit à cette réflexion et à la question de l’échec de l’Union soviétique.
je vous dis tout cela parce que je connais vos habitudes de lecture ou plutôt de non lecture, vous lisez au meilleur des cas le premier chapitre et s’il y a la moindre résistance vous abandonnez… Donc si déjà vous trouvez ce livre, si vous n’avez pas complétement oublié son existence, tentez de le lire jusqu’au bout, ne l’abandonnez pas après l’introduction et tentez de percevoir à partir de Cuba la nouvelle donne dans laquelle nous sommes, les dangers, mais aussi les perspectives. C’est ce qui est tenté ici dans ce blog qui désormais dépasse les 1300 visites journalières. C’est un petit “laboratoire”.
Danielle Bleitrach
Je ne veux pas me plaindre mais je sais que rarement quelqu’un a été traité plus injustement que moi non seulement par l’adversaire mais par mon propre camp, je ne sais pourquoi mais je provoque la méchanceté, je le dis sans me plaindre, je constate.
Danielle,
tu n’as pas été traitée injustement par ton propre camp car tu le sais, nous le savons,il y a bien longtemps que les communistes ne dirigent plus leur parti et d’ailleurs il semble bien que cel soit le cas dans d’autres organisations.Je lisais, cela m’arrive et j’ai cru comprendre, cela m’arrive également, que tout mouvement se réclamant de la révolution connaissait, en France, et de fait, la mainmise de bureaucrates, dirigeants d’associations multiples, de permanents de syndicats soucieux de préserver un plan de carrière, même au prix de tous les compromis et de tous les lâchages. Cependant il est au PCF des militants demeurés communistes, nombreux, critiques , également actifs et offensifs.Pour la première fois dans ma vie de militant communiste, j’ai vu l’appareil battu à la Défense et plus aucun texte de congrès ne recueille des 85 ou 90%…
Ton camp, celui que tu as choisi à l’origine n’est pas celui des dirigeants actuels du parti communiste français.
Tu es communiste, vraie, authentique, fidèle cela n’a rien de commun et ton camp ne te combat pas , en tout cas , pour placer en nombre tes textes sur mon site, je constate une très bonne réception de leurs contenus et à ma connaissance tes analyses circulent sur un grand nombre de sites communistes, preuve que le travail militant de D Bleitrach paie.
Quand à l’adversaire le mieux identifié, il m’a adressé la parole, enfin si l’on veut, en me menaçant en public de “me fracasser la tête” et autres douceurs umpéistes. Mais cela me semble cohérent puisque Devedjan, Frëche, avaient déjà ouvert la boîte.
La droite et le patronat sont très durs et pas seulement en projets. La violence constitue leur dernier rempart car il me semble que nous oublions bien trop souvent que la société dans laquelle nous vivons est à bout de souffle et ne porte que morts et destruction. Quand je dis nous, j’évoque bien plus les militants, la tête dans le guidon,le Parisien ou la Provence comme aliments quotidiens et je le concède c’est tellement moins dur…
Venir ici est pour moi une question de survie idéologique et j’y trouve de plus, la fraternité communiste, celle qui a une dimension de classe que nos anciens nous ont chevillé au corps avec toutes ses richesses et “rigueurs”.
Comme mon camarade Christian de Vitry, on cause pas bien, on écrit pas bien, on est même polémiques et sectaires et nous sommes francs et moi cet après-midi, avec mes fieus nous allons aller regarder ce monument de niaiseries qu’est “bienvenue chez les chtis”
Nous allons rentrer au pays pour quelques dizaines de minutes et Monsieur Richaud, allez regarder ce film, vous verrez, nous avons de l’humour, surtout avec nos amis surtout nous avons ce sens bizarre de l’égalitaire, autour d’une bière, d’un café.
Chez nous tout le monde a la parole, fautes d’aurteaugraffe ou pas, cultivé ou non, ou peut-être d’une autre culture, celle des fossés d’Arras et de nos martyrs, des courrées de Roubaix et des émeutes de la rue des Longues Haies, des corons et de Gervais Martel.
L’ennemi veut me fracasser la tête alors vous savez l’humour de premier ou second degré…
“Je ne veux pas me plaindre mais je sais que rarement quelqu’un a été traité plus injustement que moi.”
C’est parce que tu es entière, sincère et que ton langage n’est pas alambiqué ni hypocritement pudique que tu es traitée injustement.
Tu as juré de ne jamais te trahir.
A tes idées, tu resteras fidèle.
Tant pis si tu ne plais pas à tout le monde.
C’est ainsi que tes vrais amis t’aiment
Affection pour toi Danielle
leila
je vous l’avais bien dit que j’étais en osmose avec fidel Castro, je commence à percevoir vaguement où il veut en venir… Peut-être que dans le fond mes quinze ans Comité central du PCF n’ont pas été inutiles, en ce temps là on y apprenait quelque chose, l’art du rapport de forces… A raisonner selon le bon vieux schéma léniniste : “où est-ce que je veux aller? Où veut aller l’adversaire? Quel sont mes points forts et mes points faibles ? Les siens ? Comment me déplacer dans cet échiquier?
Cela dit le travail sur le livre m’a aussi beaucoup appris, Bonaldi connaît en plus celui qui a nourri Fidel, José Marti. Moi je n’en ai que des lueurs…
Mais si cette bataille là a été gagnée la guerre continue et l’ennemi est puissant, mon camp divisé, faible…
Danielle
Je faisun appel! quelqu’un qui maîtrise la décoration d’un blog, peut-il m’aider à rendre le mien plus attractif, je n’y comprends rien et Viktor n’a plus le temps de s’en occuper…
merci
Danielle
bonjour
simplement pour vous annoncer ceci
à Valenton 94 la liste communiste et d’ouverture à gauche rassemble 62%
des voix, l’Ump, canal apolitique 22% et le parti socialiste moins de 16%.
Comme quoi les communistes seuls avec 500 adhérents pour 11000 habitants peuvent tenir leur place et gagner pour peu que des positions de classe les animent.
A plus
salut et fraternité
Tu as raison, les communistes “peuvent tenir leur place et gagner pour peu que des positions de classe les animent.”
Les analyses de détail restent à faire mais je crois que bien d’autres exemples montreront cette possibilité et la non-extinction de “l’hypothèse communiste” que certains voudraient mettre au musée des souvenirs ou transformer en épouvantail…Quand il s’agit de “choisir pour demain son adversaire” il est des options moins désespérantes que d’autres; avec toute la vigilance nécessaire pour que la désillusion ne succède pas à l’impression première. L’élection n’est pas la fin mais le début du processus politique, elle introduit un “possible” qui n’est pas acquis à priori et restera sous le regard des électeurs dont la démobilisation est toujours à craindre…
Il s’agit bien du “retour au politique” auquel nous consacrons sur ce blog une part de nos efforts ensemble; et on va continuer !
Jacques Richaud 10 mars 2008
félicitations à toi valeureux valentonnais, je crois que là où les communistes ne craignent pas d’aller à la bataille ça marche… Ce que j’avais prévu sur Marseille est bien arrivé, Gaudin ne subit pas la vague rose, parce que avoir suivi Guerini et son absence de politique de gauche, l’homme, ses alliances, son passé politique tout est répulsif, que des communistes ou considérés comme tels se soient vendus ne leur a rien rapporté.
C’est un drame qu’une ville comme Marseille qui sait lutter n’ait que des représentants de ce type. Au deuxième tour je continue à m’abstenir parce que je suis totalement convaincu que Gaudin et Guerini c’est la même chose, au moins avec Gaudin je sais que j’ai un ennemi.
Je crois que la tendance qui se dessine depuis longtemps se confirme, le PS, la gauche caviar l’emporte dans des catégories moyennes, hautes, dans des villes comme paris et Lyon, mais dans les villes où le prolétariat domine il n’avance pas. Quand est-ce que nous tirerons les leçons de cette situation? Il y a un espace trés grands vers les couches populaires pour un parti communiste digne de ce nom, ce parti ne sera pas celui de Besancenot mais il ne sera pas non plus le PCF tel qu’il est.
Il faut mener le congrès du PCF avec cette conscience de la réalité de ce que peuvent représenter les communistes demain. Il faut en finir avec tous les sectarismes. Mais je crois qu’après ces élections nous devrons en parler.
Je suis contente que le parti ait retrouvé Dieppe.
Danielle bleitrach
Des nouvelles de Vitry et du 94 …
Accord au dernier moment .ce soir a 16 H (mardi 10/03/2008)
Nous avons tenu bon sur notre stratégie de rassemblement de resistance a la politique de Sarkosy et du MEDEF et de faire ensemble pour mieux vivre a Vitry …
Accord laborieux ( 2 jours de discussions …) mais correct signé en fin d’aprés midi aujourd’hui avec le PS
16 membres de leurs listes dont 10 PS (sur 49 conseillers)
et 2 adjoinds de moins pour eux(qu’en 2001)
Désistement pour nos 3 candidats aux cantonales.
Donc élections assurée puisque la droite est hors jeux aux municipales et aux cantonales pour le 2 eme tour sur notre ville
Nous sommes trés heureux et trés fier de notre résultat alors qui ‘en 2001 (liste d’union) ns avions fait 55 % cette fois PCF 42% PS verts MRG MC 23% a noter que la LCR passe de 9% a 4,8
Sur le Val de Marne TRES BONS RESULTATS D’ENSEMBLE
Nos 11 villes sont ou seront reconduites
Gentilly ou le PS Faisait une primaire la liste PCF passe au 1er tour …
la Queue en Brie Gagnée sur une triangulaire en 2001 notre liste passe au premier tour
Pour sourire je vs donne les scores de Bonneuil 78% Et Valenton 62% ou la aussi le ps imposait une primaire … ils ont bonne mine…..
Le Bonus c’est Villeneuve st georges ou ns sommes devant la liste PRG PS qui avait la Mairie et qui sera la 12 eme ville PCF du département (ns avions dirigé cette ville de 77 a 83)
Au conseil général tous nos sortants sont en passe d’etre réelus et ns devons raisonablement gagner(sur la droite) le canton de Fontenay ouest.
Donc Le CG restera presidé par un communiste qui verra sa majorité de gauche renforcé puisque le PS doit lui aussi gagner 1 canton …
Trop tot et surtout pas encore eux le temps de faire une analyse mais 3 pistes
1/ Un Parti des élus mobilisés une campagne de terrains pas vue depuis des décennies …
2/ Une stratégie de rassemblement sur des bases clairement a gauche qui a fait que la campagne (’porte a porte ect ect) a été menée aussi par de nombreux non communistes
3/ Si certe des Débats on eut lieue ds la FD durant les présidentielles ils n’ont jamais atteind le niveau de certains départements je pense au 93 et surtout ns n’en sommes pas ressortis clivés , les communistes se sont vraiment rassemblés pour cette bataille des municipales et des cantonales et le parti a été un véritable outil de conquete tt n est pas parfait mais ca vat ds le bon sens …
A propos des socialistes ils ont l’air très mal ds le 94 et a Vitry ils sont au bord de l’explosion ils ont tellement bourré le moux a leurs militants qu ils allaient gagner Vitry ( ils claironnaient partout le résultat 42 % 23% mais a l’inverse du final …)et le CG que le retour sur terre est très dur a noter et ca on l’a très bien senti ces 2 derniers jours qu’une parti du PS était préte a s’allier a la droite pour le 2 eme tour et notament les adhérents a 20 euros ….. ( on a eu qq confidences ….)
Oui c’est magnifique ce que les communistes ont réalisé sur le terrain, là où on ne les a pas vendu ou divisés, tu as raison de citer la Seine Saint Denis.En Seine-Saint-Denis, le PS se maintient au deuxième tour à St Denis, Aubervilliers, La Courneuve et Bagnolet (municipales), ainsi qu’un divers gauche à Blanc Mesnil. Les Verts se maintiennent dans les cantons d’Aubervilliers et Montreuil, face aux communistes arrivés en tête. Alors que dans le Val de marne vous avez réussi à créer un rapport de force. Et cela vient de loin la situation dans la Seine saint denis, là où l’entreprise de liquidation ne date pas d’aujourd’hui…
Comment des militants capables de se battre comme ça sont-ils les mêmes capables de se laisser faire si on veut les liquider? Enfin j’espère que ceux qui voulaient en finir avec le parti sont désormais confrontés à cette réalité là… Sauf à marseille où ils ont réussi leur coup.
Ce qui est frappant quand on lit la presse nationale c’est que partout en particulier les articles du Monde se terminent tous par le constat “besancenot va être ne mesure de faire son nouveau parti”, un véritable appel. Alors que si tu regardes les résultats moi j’en tire la conclusion inverse. Là où les communistes se sont battus loin des consignes de la direction, à leur manière, cela se passe comme à Vitry, les endroits où la LCR ou d’autres formations d’extrême gauche type collectifs anti-libéraux comme à Marseille bénéficient de la colère des militants du PCF écoeurés de l’attitude de la direction (je me suis retenue pour ne pas céder à cette colère parce qu’elle était contradictoire avec ce que je voulais, il n’y a pas de place pour un nouveau parti si les communistes reconstituent le leur, mais c’est là christiant et autre Alain Girard que je crois qu’il faut une évolution.
Fraternellement
danielle
Danielle
félicitations Christian pour Vitry le PS a mordu la poussière et la droite itou
Concernant Valenton je précise que le PS n’a pas imposé une primaire car notre section a considéré que nous étions d’accord pour l’union avec des socialistes et non pas avec le parti socialiste à la condition, toutefois, que les candidats socialistes s’engagent sur notre seul programme.Notons quand même que le PS a contacté le maire qui n’ayant pas mandat pour discuter a renvoyé sur la section et son secrétariat représentants des communistes. Cela révèle par ailleurs, l’attachement de nos élus de Valenton à leur parti et à son fonctionnement.
Le choix d’y aller seuls, façon de parler, car avec 62% on ne sent pas trop isolés, est un choix de classe et franchement quand la décision a été prise le score de la présidentielle n’était pas en notre faveur.
Si l’on regarde globalement les résultats, là ou le PS a imposé les primaires où là où nous avons su ou pu redevenir nous-mêmes c’est carton plein.
Je milite depuis 1973 et suis à Valenton depuis 3 ans seulement mais si vous saviez ce que cela a de bouleversant, un dimanche soir, de se dire, enfin, enfin une victoire, notre victoire et je sais que dans tout le pays il y a eu des sourires chez les communistes.
Je n’entends plus les capitulards et si nous pouvions transformer l”essai dimanche, quelle perspective sera alors ouverte !
salut et fraternité
les amis si ça continue je démmenage dans le val de marne. ici je n’ai plus confiance en personne, bien m’en a pris de ne pas voter pour les liste de Marseille attaque comme m’y incitaient y compris les Rouge-vif: en fait ils ont simplement regroupé les voix de l’extrême gauche pour détruire le parti et pour les offrir au deuxième tour à Guérini c’est-à-dire à l’alliance SAC-PCF-PS-MODEM et maintenant la LCR, écoeurant…Sans rien demander avec le seul slogan “il faut battre Gaudin”…
On voit à quoi servirait le parti de besancenot et ce qu’on tente de nous refiler et pourquoi la bourgeoisie lui offre une telle promotion…
Danielle
Danielle
tu sais le 94 n’est pas l’idéal non plus mais les forces de résistance sont là.
Je note quand même que L’Huma dimanche spécial Val de Marne a censuré notre maire candidat et que l’Huma de ce jour oublie Valenton dans les villes communistes du 94.
Lors des précèdentes municipales, la fédération avit dénoncé la liste communiste comme non….communiste. Cette fois ci la secrétaire fédérale est demeurée muette.
Je crois que tu mets le doigt sur le comportement de la LCR à Marseille mais comme je l’avais signalé cette dernière n’a pas soutenu notre liste à Valenton mais elle soutient la liste de fusion PC/PS menée par Sylvie Altman à Villeneuve saint Georges.
Certes la tête de liste est communiste mais elle l’était déjà le dimanche précèdent et n’avait reçu aucun soutien de l’extrême-gauche.
Notons qu’à Toulouse les mêmes se plaignent de ne pas être incorporés dans la liste de gôche…
En l’espèce Danielle tu es la bienvenue dans le Val de Marne et commençons à préparer un débat autour de votre livre.
Salut et fraternité
RSF DEMASQUE ?
On peut en effet vérifier sur l’actuelle campagne de RSF consacrée à la liberté d’expression sur Internet stigmatise les ennemis de l’Amérique, ceux de « l’axe du mal » ; en épargnant singulièrement les gouvernements occidentaux qui font voter les lois sécuritaires autorisant les surveillances et interceptions des courriels !
Jacques Richaud 13 mars 2008
L’UNESCO retire son soutien à « Reporters sans Frontières ». Paris. 12 mars 2008. L’ « Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture », (« UNESCO »), a retiré son soutien à l’organisation française « Reporter sans Frontières » à l’occasion de l’ « Internet Freedom Day », (« Journée de l’Internet pour la Liberté » – NdT.).
Des sources diplomatiques de l’UNESCO ont reporté à « Prensa Latina » que celle-ci prenait cette décision en raisons des démonstrations répétées d’une absence d’éthique de la part de RSF dans le but de porter tort à un certain nombre de pays.
je suis tout à fait d’accord mais le 20 mai on m’enlève un mélanome entre les deux yeux (rien de grave à 90% mais je vais ressembler pendant 10 jours à Battling Joe). Donc ce sera avant mais il faudrait choisir avant les vacances de paques dans votre zone. Donc donne-moi une date qui remplisse toutes ces conditions et ce sera parfait. je te remercie toi et les camarades de Nanterre. Ou alors après,en sachant que le 29 mai je suis à Toulouse à la fête régionale de l’huma et le 29 et 30 juin à Genève. Les camarades de meurthe et moselle, ceux de strasbourg m’ont téléphoné mais j’attends la suite. ce serait bien de jouer le nord tous ensemble.Ca reviendrait moins cher.
Merci et mes amitiés
danielle
Le monde selon Monsanto
Pour celles et ceux qui ont raté le documentaire sur Monsanto, peuvent regarder l’émission sur le site d’Arté. Attention le fiml est disponible seulement 7 jours sur le site :
http://plus7.arte.tv/fr/streaming-home/1697480,selectedTags=0-1930194.html
AMBIANCE DE MARS
Ambiance chaude en ce proche printemps, ce doit être une suite de fièvre électorale. C’était sympa d’ouvrir la discussion autour de «Et pourtant il existe un espace considérable pour les communistes »…Je retournais dans ma modeste cervelle quelques idées à faire partager peut-être, mais c’est cet imprudent Dimitri qui s’est avancé et a concentré tous les tirs…Il n’a sauvé sa tête que de justesse par une autocritique et une demande de «clémence », ouf ! Je n’ai pas eu à me porter à son secours…
Bien sur les «vautours rodent » autour des caraïbes et l’ombre du pire s’ajoute à l’ombre du mur en Palestine, bien sur le monde ne tourne pas rond et le dernier carré des résistants est toujours prêt à s’autodétruire pour en finir plus vite…Bien sur nous ne voulons pas cela, mais y contribuons gaiement…
C’était passionnant de mettre en ligne ce vieux texte (avant 2004) sur «l’appel à se constituer… », j’avais prévu aussi après impression et longue lecture attentive d’y revenir…J’avais même des tas de choses à en dire…Je pointe mon nez… Quel imprudent ce «JP » ! Il a traversé le champ de tir, osé dire qu’il fut un jour de droite et parler de son parcours qui ne fait pas encore de lui un bolchevique mais sûrement quelqu’un qui se pose des bonnes questions désormais…Pan ! Fusillé le JP …Encore un qui était à la table du fond et a du partir sans finir son verre…
Et si demain le Gaudinosaure est réélu à une vois prés ça ne va pas s’arranger…
Allez je paie la tournée à la santé des rouge vif et de tous leurs alliés, de Jean Luc Mélenchon (si, si !) , de Fidel, de Zizek et de Danielle à laquelle nous devons de nous côtoyer et aussi à la santé de tous ceux qui nous sortiront un jour de notre compulsive hargne et de nos impuissances désespérantes.
Jacques Richaud 14 mars 2008
le vrai, si c’est un chemin sous le soleil, Bauchau Oedipe sur la route,la sonate pour violon seul de Paul Benhaïm…
ARTISTES PALESTINIENS / EN CONTREPOINT UTILE DU SALON A LA GLOIRE DE L’ OCCUPANT (Pour les Parisiens bien sur…)
Invitation à voir…
” Les Inquiets, cinq artistes sous la pression de la guerre ”
Centre Pompidou, place Beaubourg, espace 315,
jusqu’au 19 mai, tlj sf mar. 11h-21h,
Paris 4e, 01-44-78-12-33. (8-10 €, entrée libre – 18 ans).
« Dans mon village, les gens craignent de parler de peur que l’Etat israélien ne les punisse en ne délivrant pas un permis de construire ou en ne donnant pas de travail à leurs enfants. A cause de la peur, ils refusent de raconter ce qui s’est passé. Pour moi, on a le choix entre deux options : se battre pour la liberté avec un fusil ou avec son cerveau. » Exposé au Tel Aviv Museum of Art, à la galerie Max Wigram de Londres ou à la Documenta de Kassel, la photographe palestinienne Ahlam Shibli, née en 1970, a choisi les images pour armes. Ses clichés de paysages vides et de nature à la végétation rase peuvent paraître bien communs à bon nombre d’artistes contemporains. Mais cette recherche à la limite du sentiment déprimant et du constat documentaire est plutôt une tentative pour raconter l’histoire de son village natal, Al-Shibli, du déplacement de ses habitants de la vallée vers la montagne, et pour approcher, par là, la complexité des relations humaines dans le chaudron du Moyen-Orient.
Mêler l’histoire au récit de vies quotidiennes, inventer des fictions réalistes ou des documentaires décalés, évoquer, au-delà de la litanie médiatique des morts et des attentats chroniqués par la télévision, l’ombre et le poids des conflits dans les mentalités : tel est le but commun aux œuvres (films, installations vidéo ou photos) de ces cinq jeunes artistes, du Libanais Rabih Mroué à Yael Bartana (née en Israël et vivant à Amsterdam), qui, comme le dit l’exposition au centre Pompidou, créent « sous la pression de la guerre ».
Ainsi, Akram Zaatari, membre de la Fondation arabe pour l’image (FAI), qui fait vivre à Beyrouth une vaste collection d’archives de plus de 150 000 portraits d’habitants de sa ville, évoque-t-il la difficile circulation des images dans les territoires opposés. Omar Fast, quant à lui, né à Jérusalem en 1972, élevé à New York et établi désormais à Berlin, raconte sur deux écrans les expériences d’un soldat américain en Irak et ses pensées pour une fiancée lointaine. — Avec Laurent Boudier Télérama 3035
“Les Inquiets, cinq artistes sous la pression de la guerre”,
Centre Pompidou, place Beaubourg, espace 315,
jusqu’au 19 mai, tlj sf mar. 11h-21h,
Paris 4e, 01-44-78-12-33. (8-10 €, entrée libre – 18 ans).
Pour ceux que ca intéresse je tiens à signaler que ce vendredi 14 et samedi 15 mars s’est tenue, à l’initiative du KKE (PC Grec) et à Athènes, une rencontre de travail entre partis et autres forces communistes de la Communauté Européenne, avec comme thème : « Le nouveau traité européen, ses perspectives dans la CE et les luttes du mouvement populaire. »
Ont répondus à l’invitation du KKE, Le Parti du Travail de Belgique, Le PC et le nouveau PC de Gde Bretagne, le PC et le parti des communistes Bulgares, le Pôle pour la Renaissance Communiste de France, Le PC d’Allemagne, Le PC du Danemark, le PC d’Estonie, le PC et le PC populaire d’Espagne, le Parti du Travail et le PC d’Irlande, le Mouvement des Communistes « ERNESTO » d’Italie, l’AKEL de Chypre, le Parti Socialiste de Lettonie, le PC du Luxembourg, le Nouveau PC des Pays-Bas, le PC Ouvrier de Hongrie, le PC du Portugal, Le PC de Pologne, le PC de Slovaquie, le PC de Turquie et le PC de Bohème-Moravie-Tchéquie ainsi que le PC de Cuba représenté par son ambassadeur à Athènes, M. Ermes-Erera Ernandez.
Il faut noter également la collaboration périphérique des PC de Scandinavie aux travaux proposés par le KKE.
Allez les chti, à vos santé !
Stelios
Bien sur que cela nous interesse ! As tu des compte rendus disponibles?
Il se passe beaucoup de choses en Grèce sur le plan politique et social dont nous n’avons que des échos trés superficiels… Jacques
J’ai des textes en Grec mais ne métrise pas cette langue, je prendrai le temps qu’il faut pour en faire une synthèse en Français. Pour ce que je sais, ce genre d’invitation du KKE n’est pas nouveau, des rencontres de travail sont aussi programmées entre le KKE et d’autres PC non CE. Les contacts sont réguliers avec les PC libanais, Palestinien, Israélien et Russe. Les relations entre le KKE et les PC du Venezuela ou de Cuba sont intimes et privilégiés avec des « ambassades » permanentes.
Pour ce qui concerne les luttes économiques, le KKE apporte son soutient politique au syndicat PAME qui politise ses grèves et en programme une nationale tous les mois, contre les projets de réforme de la sécurité sociale du gouvernement Grec. Georges Mavrikos qui est à la tête de ce syndicat de classe a été élu, au congrès de la Havane en 2005, secrétaire général de la Fédération Syndicale Mondiale, qui siège aujourd’hui à Athènes.
Le KKE a aussi une jeunesse très active et les yeux, les discours des vieux militants qui ont vécus la dictature et les tortures des années 70, pétillent d’un espoir nouveau. Dans cette direction, rien ne peut plus arrêter le KKE et la prochaine référence de son parcours engagé est en avril, avec les élections estudiantines largement politisée cette année.
Stelios
Merci Stélios, nous attendons la suite.
Au passage , sans rapport mais on est au bistrot, j’ai trouvé ceci, en complément de réflexions antérieures sur “notre journal de réferrence”:
Bertrand Jordan : une tentative française pour réhabiliter le racisme scientifique
Par Claude Ribbe, lundi 17 mars 2008 à 19:05 :
Il y a des livres si monstrueux de bêtise, des livres qui donnent tellement la nausée qu’on ne sait trop s’il faut en parler ou pas. Dans la catégorie sottise à visage de hyène, le récent opus d’un physicien défroqué, Bertrand Jordan, présenté sous le titre L’Humanité au pluriel (Paris, éditions du Seuil) est un petit chef d’œuvre. Ce qui est particulièrement grave, c’est que L’Humanité au pluriel se voudrait un ouvrage de vulgarisation teinté d’humour. Ciblant les imbéciles – c’est-à-dire le plus grand nombre – ce torchon (on ne peut pas appeler ça autrement) est ouvertement destiné, comme le titre l’indique sans aucun complexe, à réactiver grossièrement les thèses les plus éculées du polygénisme esclavagiste et à donner, à coups de génomes et d’ADN, une seconde chance «scientifique» à la notion de « race humaine » héritée du XIXe siècle. Naturellement, Jordan avance masqué et use, avec la complicité évidente de son éditeur, de tous les artifices rhétoriques imaginables pour rester à l’abri des tracasseries judiciaires. Il a tort d’avoir peur parce qu’en France, aussi stupéfiant que cela paraisse, la législation est telle qu’on peut se déclarer ouvertement raciste sans risquer aucune condamnation tant qu’on n’a pas désigné une catégorie particulière. Il est vrai que dans le cas d’espèce, Jordan, sous des dehors cauteleux, a beaucoup de mal à dissimuler la négrophobie obsessionnelle qui l’anime. Il ne se prive pas, pour ceux qui n’auraient pas compris le vrai fond d’une pensée inspirée par Gobineau – de fait moins obtus que Jordan puisque Gobineau, lui au moins, prend en compte le métissage – de produire deux illustrations, pourtant bien inutiles dans un ouvrage qui se voudrait « scientifique », afin d’évoquer la comparaison entre les Africains et les singes ! Pour instiller son fiel, Jordan use d’une formule très simple : « ce n’est pas prouvé, mais ce n’est pas exclu» ou bien plus finement encore « ce n’est pas exclu, mais ce n’est pas prouvé.» Le chapitre 13 Races et aptitudes (tout un programme…) est annoncé par l’auteur lui-même comme « épineux ». Les sous rubriques Le QI « génétiquement inférieur » des noirs (avec une majuscule comme il se doit puisque les « noirs » forment, pour Jordan, une « race » aisément reconnaissable à la couleur de peau des individus qui y sont rattachés) ou Tout dans les muscles et rien dans la tête valent le détour. On y apprend que si les «noirs » courent plus vite ou plus longtemps que les « blancs» (affirmation présentée par Jordan comme une vérité sur la foi de Georges Frêche, explicitement cité !) il « n’est pas exclu que des facteurs génétiques soient en cause ». Imaginons que paraisse demain un livre à prétention scientifique comprenant un chapitre intitulé Les juifs et l’argent où l’auteur conclurait que les « juifs », à l’évidence, ont plus le sens du commerce que les autres et qu’il « n’est pas exclu que des facteurs génétiques soient en cause » (même si cela n’est pas prouvé) ? Je serais le premier à qualifier l’auteur de raciste et sa production d’étron. Et j’imagine que le journaliste du MONDE Jean-Yves NAU s’abstiendrait d’écrire comme il vient de le faire dans l’édition datée du mardi 18 mars 2008 (p 23) que cet émule français de James Watson est «lucide et courageux».
Les formes de racisme sont nombreuses mais le racisme, en lui-même, n’est qu’une des formes de discrimination. Pour moi c’est la discrimination qui est «monstrueuse de bêtise » Jacques, la dialectique est absente de l’éducation que nous recevons. La concurrence et la compétition, déifiée par les libéraux, lui donne vie et la nourris sur le terrain fertile d’une éducation scolastique.
Le boulanger qui sort son pain pour nourrir le monde est révolutionnaire, s’il arrête de faire du pain le monde se trouvera un autre boulanger. Le boulanger qui sort son pain pour le vendre au monde est réactionnaire, s’il arrête de faire du pain c’est le boulanger voisin qui vendra le sien, tous deux se regardent en chiens de faïences en sortant leur pain pour nourrir le monde … quelle que soit leur race, sexe ou religion qui, ne sont que des formes visibles de la discrimination que les Dieux libéraux engendrent.
Stelios
…. Houf l’a fait chaud ces jours –ci, Je profite du temps plus frais pour venir m’offrir un pastis….
…. A la santé de Jarisodim, quelle richesse que ses dissemblances et, quel parti cela peut donner en épousailles ! Mariez deux couleurs identiques et rien ne peut changer, la différence, seules les différences nous enrichissent !!!!!
Stelios
“seules les différences nous enrichissent !!!!!” Merci Stelios
Jacques Richaud
Je profite du petit café matinal pour vous dire que le ΕΕΔΥΕ (Comité Grec International pour la Détente et la Paix), le syndicat ΠΑΜΕ (Front de Combat de tous les travailleurs), le ΕΕΔΔΑ(Comité Grec International pour la Solidarité et la Paix) et la ΟΓΕ (Fédération Grecque des Femmes) organisent ce jeudi 20 mars un rendez-vous anti-impérialiste demain à Athènes. Concentration à 18h30 aux portes de l’université d’Athènes et marche vers l’ambassade des Etas Unis.
Bonne journée à tou, Stelios
je voudrais vous dire qu’un nouvel élan a été donné à ce blog, nous en sommes désormais à pratiquement 2000 visiteurs par jour et ceci essentiellement à partir de l’article sur la Chine qui a été traduit en espagnol, en anglais, publié dans bien des pays francophones, je m’en réjouis bien sûr mais surtout je suis contente de la nouvelle tonalité que l’on va pouvoir développer dans ce blog qui depuis qu’il a été créé le 18 mai 2007 a reçu plus de 174.000 visiteurs.
J’ai toujours voulu que ce soit un “laboratoire du changement social”, un lieu d’élaboration des idées, moins directement politique que lié aux sciences humaines, à la manière de ce que voulait Bourdieu.
Une des difficultés que j’ai rencontré est qu’il est aujourd’hui encore plus difficile de mener à bien ce projet que de remacher les éternels mêmes discours sur le méchant sarkozy, il y a un conformisme tel, une propagande d’un tel niveau que l’exposé des faits est vécu comme un viol, il faut tout de suite retrouver l’ornière de la pensée et on perd beaucoup de temps dans ce type de débat. j’étais à deux doigts d’abandonner je vous l’avoue parce que j’avais l’impression que l’on me lestait de choses sans importances et que je ne voulais pas exiger, imposer. Je crois que si cet article et désormais le second sur les enjeux du Tibet ont reçu une telle audience, c’est parce que comme l’a dit Alain Girard il n’est certes pas “neutre” (c’est-à-dire en fait correspondant à l’idéologie dominante) mais fiable. C’est exactement ce à quoi je voudrais aboutir ici, et pour moi il ne s’agit pas de politique politicienne mais bien de ce qui a été mon métier pendant tant d’années: la recherche et l’enseignement en matière de sciences sociales. Dans ce domaine, nous n’avons pas à faire à des objets inertes ou même simplement biologique avec des lois, mais bien à des sujets dont il faut analyser des conduites qui ne sont que partiellement déterminées.
Oserais-je vous avouer par ailleurs que je suis un peu déçue et pessimiste sur la politique, il n’y a aucune possibilité d’investissement à mes yeux, peut-être que je me trompe, je le souhaite mais je n’ai plus envie des jeux politiciens qui ne mènent à rien. Donc je choisis mon petit laboratoire et je désire le calme, la tranquilité, pas de déformation, pas de malveillance,mais tenter de comprendre.
Je suis en train de trouver quelque chose de trés précieux, la sérénité. Les grandes ballades au bord de la mer, les rêveries d’une promeneuse solitaire où je refais le monde, ou alors avec mon petit fils qui m’appelle “supermamie” qui veut sauver le monde. Il a tout compris et hier il m’a dit: “tu sais l’année prochaine quand je vivrais chez toi je vais t’aider, quand les gens te parleront de ce qui ne t’intéresse pas, je les écouterai, je leur répondrai comme ça toi tu pourras rêver à ce qui te plaît”.Il n’y a pas de plus beau cadeau de la vie qu’un enfant de dix ans offert à une mamie pour faire des randonnées dans les calanques. je suis sûre que chacun de nous peut jouir de cette paix et rêver à ce que l’enfant découvrira, transformera…
Voilà ce que je voulais vous dire et à bientôt
danielle Bleitrach
Lili Boniche strar de la chanson judéo_algérienne est mort Ce juif algérien, enfant de la Castabah, est plus qu’un chanteur, il fait partie du patrimoine algérien et demeurera à jamais le crooner de la Casbah.
Alger, Alger
http://www.dailymotion.com/relevance/search/lili%2Bboniche/video/x2nmfm_lili-boniche-alger-alger_music
Comme je tiens le gouvernail de ce blog, j’en vois le tableau de bord et d’où parviennent ceux qui y rentrent. Ce qui me permet également de suivre les destin des articles, ainsi celui sur la Chine et le Tibet continue à avoir en espagnol et aussi en anglais un destin intéressant. Ce qui me parait hélas témoigner de la faible audience du français aujourd’hui. Donc en espagnol il a été repris par de grandes machines comme le réseau Voltaire et Ria Novosti l’agence russe. Sans parler d’une myriade de petits sites et blogueurs comme nous. Une partie des lecteurs viennent sur le blog ce qui bien évidemment accroit l’audience d’autres articles, mais il s’agit pour l’essentiel bien sûr de tous les articles sur le sujet.
Un autre type d’article suscite de l’intérêt national et international, ceux sur l’économie, celui qui depuis toujours bat tous les records est “la crise financière expliquée aux nuls par une nulle”.
Bien évidemment les articles sur la politique française n’intéressent que les français et sarkozy ne fait plus recette, par contre va savoir pourquoi celui sur Rachida dati bat tous les records d’audience, il a été repris y compris par Ria novosti.
Ceux sur la Colombie sont également visités de manière importante. Les traductions en général qui sont reprises par les pays d’Afrique francophone.
Bref, ce blog a une double audience, l’une qui n’intervient jamais mais est sans doute celle qui a le plus de lecteurs concerne l’international. L’autre pour l’essentiel des militants communistes français, mais plus largement par exemple trés souvent des liens sont créés avec le Monolec qui est altermondialiste, écologiste.
le tout frise les 2000 lecteurs journaliers avec une baisse durant les week end, et celui de Paques va être probablement un “tunnel”, comme la plupart des vacances scolaires.
Voilà vous savez désormais à qui vous vous adressez.
danielle bleitrach
10H30 appel téléphonique
l’huissier est dans la cité, dans la tour au troisième.
10H45 le Maire et deux Adjoint s’installent dans l’appartement visé et font face.
15, 20 militants arrivent, le palier est bloqué, les expulseurs coincés dans l’appartement.
11H les vautours évacuent sous la vigilance du Parti Communiste et de ses élus, le pauvre mobilier est remis en place, le couple de locataire est assommé et puis la tension tombe d’un coup et des larmes coulent.
Voila Danielle pourquoi j’adhère encore, pour cela, pour ceux là, ils me rendent mon honneur de communiste avec une telle générosité.
Qui pourrait faire cela à notre place, qui ?
Tu as raison, et si je pouvais avoir une telle utilité je ferais comme toi. Ma position n’appelle aucun prosélytisme et je respecte tous ceux qui par leur travail au quotidien ont fait que les résultats du parti ont été ce qu’ils ont été du moins au premier tour… S’il demeure un parti digne de ce nom en France ce sera grâce à eux.
Mais je te le répète mon cas est différent et il serait vain que je m’illusionne sur ce qu’il est possible de faire à Marseille aujhourd’hui, donc je me retire dans ma tour d’ivoire.
danielle Bleitrach
discours de Delanoe lors de la visite de Shimon PERES
disponoble sur le site le site de la ville de paris :
http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?portal_component=17&elected_official_directory_id=8814&document_id=50922&actormandate=31&page_id=1
Monsieur le Président, très cher ami,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
C’est un plaisir, et c’est un honneur, pour Paris, de souhaiter la bienvenue au Président de l’Etat d’Israël.
Aujourd’hui, c’est un authentique ami qui nous rend visite. Un ami de la France, avec laquelle, tout au long de votre immense carrière d’homme d’Etat, vous vous êtes attaché à tisser de puissants liens d’affection, de confiance et de solidarité. Un ami des Français et en particulier de celui qui fut le premier d’entre eux, François Mitterrand, qui n’avait de cesse de rendre hommage à l’ardeur et à la grandeur de votre fidélité.
Et, permettez-moi de le dire, un ami personnel, à qui me lient tant de souvenirs, et avec qui je sais que nous partageons bien plus qu’une sensibilité politique : une volonté commune d’essayer d’appréhender le monde.
Votre venue ici, à l’Hôtel de Ville, est d’abord pour moi l’occasion de célébrer le rôle éminent des Juifs de Paris, que je salue chaleureusement, pour leur contribution au rayonnement, à la vitalité et à l’identité intellectuelle et spirituelle de notre capitale. Leur présence nourrit la fraternité qui unit les peuples d’Israël et de France, et participe ainsi de l’affirmation d’un héritage inextricablement commun. Entre Paris et l’âme juive, comme entre la France et Israël, s’est écrite une longue histoire, qui est celle d’un amour, parfois blessé, parfois même trahi, mais d’un amour réel, entre deux formes d’universalisme.
Shimon Peres reçu à l´Hôtel de ville
Voir l´image
Entre le peuple des droits de l’Homme et le peuple des dix commandements, le lien est indéfectible. Pour exprimer l’intensité de ce lien et la profondeur de son histoire, je pense à une anecdote d’Eliezer Ben Yehuda, le fondateur de l’hébreu moderne, qui raconte dans quelles circonstances la langue hébraïque est sortie de deux mille années de sommeil : « C’est dans une rue de Paris, écrit-il, à une terrasse de café, que je me mis à parler l’hébreu pour la première fois, assis avec un ami à une table ronde où étaient servies deux tasses de café noir. Et les sons étranges de cette belle langue orientale, morte, se mêlaient à la rumeur joyeuse de la langue française, vivante, belle, riche ». On voudrait que ce fût non seulement un symbole, mais un présage : c’est rue Montmartre que votre langue a recommencé à vivre. Cet héritage, nous sommes chargés, ensemble, de lui donner toute sa force.
Dans ce temps partagé, s’inscrit la tragédie qui frappa les Juifs d’Europe. Notre ville conserve, jusque dans sa chair, le souvenir de ceux qui furent arrachés à la vie par la plus monstrueuse coalition de la haine et de l’indifférence. Dans chaque école de Paris, là où des enfants furent déportés vers les camps, des plaques le rappellent à tous les écoliers. La mémoire est l’humble dignité qui reste aux survivants que nous sommes tous devenus. Elle est le plus précieux des guides pour bâtir l’avenir. Elle est une invitation permanente à la responsabilité et au courage.
Elle nous rappelle aussi, Monsieur le Président, que l’Etat d’Israël est né d’un deuil comme aucun peuple au monde n’en avait jamais connu.
Ce peuple, en voulant bâtir sur la terre de son histoire ancestrale, un petit pays où il lui fût permis de parler sa langue, de planter ses arbres et de prier son dieu, a écrit, tout simplement, une nouvelle page du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Le droit de vivre de ce vieux peuple offensé, son droit d’avoir sa place, après des siècles d’humiliations, sous le soleil de son ciel retrouvé, soyez sûrs que Paris, ville de la liberté, s’en proclame solidaire.
Je suis très heureux, Monsieur le Président, d’être auprès de vous l’année du 60ème anniversaire de la naissance d’Israël. Cette histoire là demeure un exemple et un espoir pour ceux qui croient qu’il n’y a pas de fatalité à l’oppression: Ia création de votre Etat atteste qu’en dépit de tout, le droit et la liberté demeurent accessibles à la volonté.
C’est pour rendre hommage à ce miracle accompli, que nous avons tenu à donner le nom d’une place de Paris à l’inspirateur de l’Etat d’Israël, Theodor Herzl, celui qui, en assistant, dans la cour de l’Ecole militaire, à la dégradation du capitaine Dreyfus, comprit que les Juifs ne pourraient avoir une existence digne et libre que le jour où ils disposeraient d’une patrie. Cette patrie, qui est pour la conscience juive à la fois consolation et espérance, et qui justifie la formule d’Elie Wiesel : « Les Juifs peuvent vivre en-dehors d’Israël, mais ils ne pourraient pas vivre sans Israël ».
Paris prendra toute sa part à la célébration de cet anniversaire. Notamment, à travers l’inauguration d’une fontaine sur la place de Paris à Jérusalem et, le lancement, à Haïfa, de l’exposition conjointe des photographes israélien Pavel Wolberg et du Palestinien Raed Bawayah, qui avaient été accueillis ici même dans cet Hôtel de Ville. Le Festival du film israélien se tiendra du 27 avril au 1er mai, au moment précis du 60ème anniversaire. Une contribution exceptionnelle au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, ainsi que l’organisation du Festival des cultures juives qui se clôturera, le 19 juin, par une grande soirée à l’Hôtel de Ville, donneront à ce 60ème anniversaire tout l’éclat qu’il mérite.
De ces six décennies, cher Shimon Peres, vous êtes le grand témoin, vous dont la vie se confond non seulement avec l’édification d’Israël, mais avec l’établissement de sa puissance industrielle, économique et militaire. En pionnier, vous avez compris la nécessité de l’innovation et d’une créativité sans cesse renouvelée pour la survie et la prospérité de votre pays. Et vous avez mesuré ce qui fait la grandeur d’une nation : ce n’est pas la force, c’est l’esprit. Tout dans votre parcours exprime ainsi la passion qui est la vôtre pour votre peuple. Une passion qui est aussi celle de la paix.
Le monde vous a rendu hommage en vous décernant en 1994 le titre le plus noble qui soit : le prix Nobel de la Paix.
Vous avez reçu ce prix aux côtés de Yasser Arafat et d’Itshak Rabin, dont un jardin de Paris, lieu de beauté et de sérénité, porte aujourd’hui le nom. Dans votre combat inlassable pour la réconciliation des peuples, nous sommes à vos côtés. Car telle est notre conviction : Israël a le droit inaliénable à la sécurité, ce qui signifie que chacun doit non seulement accepter son existence mais lui reconnaître le droit de la garantir ; le peuple palestinien, au nom de ce droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que j’évoquais il y a un instant, doit pouvoir vivre dans la liberté et la dignité, ce qui suppose la création rapide d’un Etat souverain et viable. Chacun sait comment se terminera ce conflit que personne ne peut gagner : un jour, il y aura, auprès d’Israël, sur la terre partagée, un Etat arabe de Palestine.
La seule question est de savoir dans combien de temps, et j’ose à peine le dire, hélas, dans combien de morts ?
Comment nier l’ampleur de la tâche ? Comment masquer les doutes que chaque drame, au quotidien, vient renforcer inexorablement ?
En cet instant, je pense avec émotion aux victimes de l’odieux attentat de jeudi, à Jérusalem : ces étudiants tués par la haine et par la passion de la mort, Paris porte leur deuil avec vous. Pourtant, la flamme de l’espoir ne doit pas cesser d’éclairer les hommes de bonne volonté, dont vous êtes l’un des inspirateurs.
Monsieur le Président, Israël est une grande démocratie, un Etat jeune, dynamique, créatif.
Ce « jeune pays ancien », comme l’appelait Herzl, cette nation qui a à la fois soixante ans et trois mille ans, n’a pas fini d’étonner le monde. Témoigne de sa vitalité intellectuelle et culturelle la place d’invité d’honneur qui lui est accordée cette année au Salon du Livre de Paris. Amos Oz, David Grossman et tant d’autres noms résonnent ainsi dans l’imaginaire de la France et du monde comme autant d’alliances de l’intelligence, de la soif de dialogue et de paix comme seule la culture, dans son partage et son universalité, sait en créer.
Monsieur le Président, pour votre peuple, pour vous, pour l’éclat de cette lumière venue du plus profond de l’histoire, permettez moi une fois de plus d’exprimer mon admiration ainsi que mes vœux les plus chaleureux, d’harmonie, de stabilité et de prospérité. Et j’y ajoute, vous n’en serez pas surpris, mon affection.
Longue vie au peuple d’Israël !
Am Israel haï ! (Am Israël Raï)
Leila, on sait ce que vaut delannoe, est-ce que tu ne peux pas te contenter de mettre un lien c’est largement suffisant.
danielle
pour me faire pardonner, je t’offre ce poème :
Au pays de Laylâ le désir me ramène :
Je lui veux reprocher l’amour qui m’incendie.
Ma paupière est nuage et déverse sa pluie
Sur la terre. Mon coeur n’est que chagrin et peine.
Au campement je dis l’excès de ma douleur,
Et ruissellent sans fin, comme à torrents, mes pleurs.
Je te dessine au sol, je parle à ton image:
Se peut-il que le sol entende mes prières?
Je me crois près de toi, Hélas! mais ce langage
Et ce cri de mon mal, je les dis à la terre.
Personne ne répond. Silence autour de moi.
Celle à qui je me plains reste sourde à ma voix.
Mes larmes, quand je m’en reviens, perdant courage,
Tombent sans fin, comme la pluie hors du nuage.
Fou, de toi et par toi, je suis le fou, j’en jure,
Et mon coeur, à t’aimer, ne connait que torture.
Heurts en Turquie à l’occasion des fêtes du nouvel an kurde
tiens donc, pas d’appel à boycotter le gouvernement turc, pas de bandeau déroulant sur le NouvelObs, pas de flash info horaire, l’universalité des droits de l’homme ne serait donc qu’hypocrisie et leurre…
Décidément au pays des Lumières le peuple manque singulièrement d’éclairage.
Et bon Newroz haval
REUTERS | 22.03.2008 | 18:59
DIYARBAKIR, Turquie (Reuters) – Des heurts ont éclaté dans le sud-est de la Turquie entre des manifestants kurdes et la police, qui tentait d’interrompre les célébrations de Newroz, le nouvel an kurde, ponctuées de slogans de soutien au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Plus d’une centaine de manifestants et dix policiers ont été blessés, et plus de 160 Kurdes arrêtés, ont annoncé les forces de sécurité.
À Van, 60 manifestants et deux policiers ont été blessés après que les forces de sécurité ont tenté de disperser, au moyen de canons à eau et de gaz lacrymogènes, une foule de 10.000 Kurdes célébrant la nouvelle année et manifestant leur soutien au PKK.
Des affrontements ont également eu lieu dans les villes de Siirt et d’Hakkari, ainsi que dans la province de Sanliurfa, près de la frontière syrienne, où plus d’une centaine de Kurdes ont été arrêtés pour avoir participé à une célébration non autorisée.
La fête de Newroz, qui marque le nouvel an et le début du printemps en Iran, dans le nord de l’Irak et en Asie centrale, est souvent l’occasion de heurts en Turquie entre les forces de l’ordre et les partisans du PKK, qui revendiquent l’indépendance du Kurdistan.
Seyhmus Cakan, version française Gregory Schwartz
On me signale, je l’avais raté aussi :
l’émission “Ce soir où jamais” dont le thème était “L’avenir d’Israël : une identité en crise ? une société en débat.” avec Avraham Burg, Avirama Golan, Shlomo Sand, Gil Mihaely, Noam Ohana.
Pardon, voici le lien de l’émission visible pendant quelques jours encore: http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=215
ROBERT MENARD, LA CLOCHE DE PAQUES RETENTIT.
Robert MENARD, le «président » de Reporter Sans Frontières, la très partiale ONG dont l’UNESCO, Organisation Onusienne vient de décréter qu’elle prenait désormais ses distances pour cause de «partialité flagrante », vient d’être honoré à Paris et nommé ce jour de Pâques « Chevalier de la légion d’honneur » . Juste gratification présidentielle envers celui qui a si clairement choisi son camp.
J’avais déjà évoqué la décision de l’UNESCO sur ce « bistrot » le 12 mars : « Paris. 12 mars 2008. L’ « Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture », (« UNESCO »), a retiré son soutien à l’organisation française « Reporter sans Frontières » à l’occasion de l’ « Internet Freedom Day », (« Journée de l’Internet pour la Liberté » – NdT.).
Des sources diplomatiques de l’UNESCO ont reporté à « Prensa Latina » que celle-ci prenait cette décision en raisons des démonstrations répétées d’une absence d’éthique de la part de RSF dans le but de porter tort à un certain nombre de pays. ».
Voir aussi sur cet événement : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6169
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur cette fausse ONG au service de l’Empire, une lecture indispensable : « La face cachée de RSF, de la CIA aux faucons du Pentagone » (Voir http://www.legrandsoir.info/spip.php?article5757 )
Cet événement, dérisoire dans sa dimension individuelle, prend tout son sens dans le contexte politique de capitulation de notre diplomatie nationale devant les prétentions et attentes américaines et sionistes. Le nouveau label de « chevalier » accordé à Robert MENARD a au moins le mérite de désigner clairement dans quelle armée et pour quelle croisade s’est effectué le recrutement.
Jacques Richaud 23 mars 2008
Bonjour
je vous transmets un texte de J. Tourtaux qui vient de se faire éjecter de Bellaciao (provisoirement?);
les espaces ‘expression pour les communistes se réduisent singulièrement, étonnant pour un idéal moribond cette censure.
Mon camarade Henri Alleg vient de rédiger un texte en forme d’avant-propos pour mon livre témoignage sur la Guerre coloniale menée en Algérie.
C‘est en février 1961 que Jacques Tourtaux, comme des dizaines de milliers de jeunes Français avant lui , avec les mêmes réticences à participer à cette guerre « imbécile et sans issue », arrive en Algérie. Mais, entre lui et la majorité de ces bidasses mobilisés à qui pourtant il ressemble, une différence qui a son importance : il est communiste et il sait parfaitement pourquoi il refuse cette guerre et où sont la vérité et le droit. Non pas, comme le prétend la propagande officielle, du côté des gros colons exploiteurs, des gouvernants et de l’armée coloniale qui les servent et continuent de prétendre que l’ « Algérie c’est la France » mais du côté des Algériens qui luttent pour l’indépendance de leur pays et des Français qui les soutiennent.
Pas un moment donc, Jacques Tourtaux ne cédera, malgré tous les tentatives de « bourrage de crâne », malgré les pressions et chantages de toutes sortes, malgré les mises à l’écart, les brimades ouvertes ou camouflées des gradés, souvent « anciens d’Indochine », avides de prendre leur revanche sur un adversaire – pour eux, le même qu’au Vietnam- qui les avait victorieusement affrontés « là-bas », . Bien plus, dans ces dures conditions où il est noté comme une « forte tête » et en dépit du danger, il s’efforcera avec les pauvres moyens à sa disposition (parfois à l’aide de « papillons » fabriqués artisanalement) de faire entendre la voix des partisans de la paix, de la liberté, de l’entente fraternelle avec le peuple algérien.
Il est sans doute difficile aujourd’hui de comprendre combien, à l’époque, il était difficile de tenir et plus encore d’agir dans une telle situation. D’abord tenté par la désertion, (après avoir par deux fois refusé de se rendre aux convocations du conseil de révision et été finalement conduit, menotté jusqu’au train qui l’emmenait vers la caserne, le jeune communiste, s’était finalement rendu aux arguments d’un oncle, vieux militant communiste qui, reprenait à son compte les propos de Maurice Thorez :: « Non, la voie n’est pas à l’insoumission, la voie reste celle que nous a inculquée Lénine …C’est le travail de masse mené à l’armée , surtout à l’armée, pour combattre la guerre. Le devoir, c’est de travailler , c’est de faire le travail difficile , le travail pénible, qui exige des sacrifices, qui coûte parfois des années de prison aux jeunes soldats…»
Mais il y a aussi d’autres souffrances durement ressenties, celles particulièrement odieuses qu’impose la guerre coloniale aux hommes et aux femmes révoltés contre l’exploitation, l’injustice et le mépris dont Jacques Tourtaux est le témoin et qu’il ne pourra jamais oublier. Les ratissages sanglants de douars, les gourbis incendiés, les exécutions sommaires de combattants et de civils, les tortures et les viols. Tout cela est encore présent dans sa mémoire et toujours aussi durement ressenti. Il le dit avec force et émotion :
« Depuis mon retour d’Algérie, j’ai toujours souffert, sans savoir que je souffrais de là-bas. Plus de 40 ans après, je me réveille régulièrement en sursaut . Difficile de remonter la pente : sautes d’humeur, phobies, rendent souvent la vie difficilement supportable à mon entourage ; Depuis de nombreuses années, mon sommeil est agité, troublé par des insomnies, cauchemars et anxiétés. Les troubles graves endurés encore aujourd’hui sont la conséquence directe des mauvais traitements subis et qui m’ont été infligés volontairement du fait de l’institution militaire lors de la guerre d’Algérie. Les vives et graves souffrances que j’ai subies à l’époque ont laissé des traces indélébiles et des blessures qui m’ont affecté toute ma vie et, encore aujourd’hui, je subis un très important sentiment de culpabilité du fait d’avoir vu des horreurs que je réprouvais…. ».
Avec beaucoup de modestie, Jacques Tourtaux présente son livre comme un témoignage. Mais, c’est beaucoup plus que cela. Dans sa volontaire simplicité et sa totale vérité, c’est aussi un vibrant hommage à ces soldats anticolonialistes qui, après avoir milité clandestinement dans leur unité contre la guerre et pour faire prendre conscience à ceux qui les entouraient de son contenu pervers et criminel, n’ont pas hésité, le moment venu, à se dresser, souvent au péril de leur vie, pour barrer la route aux généraux factieux prêts à donner l’assaut à la République. Avec juste raison, il pose cette question que les dirigeants en place ont le plus souvent volontairement oubliée : Que serait-il advenu si, en avril 1961, le contingent mobilisé en Algérie, avait suivi les officiers félons et leurs chefs ?
Une question qui mérite toujours réflexion, ne serait-ce que pour aider les générations d’aujourd’hui à tirer les leçons de l’histoire et à rester vigilantes car les forces mauvaises du passé n’ont pas renoncé.
Henri Alleg
Aujourd’hui 02 avril 2008 à Kiev Ukraine, des partis communistes et ouvrier Européens se réunissent sur le thème : « Développement accéléré de l’ΟΤAN à L’est. Concéquences et problèmes sur la sécurité Européenne. »
Stelios
Danielle nous sommes en avril!!!
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Israel et ses amis
Avec des amis comme ceux-là…
Gidéon Lévy
La débauche de soutien manifestée pour Israël ces jours-ci est presque embarrassante.
Nous n’avions pas vu depuis un moment un tel défilé d’invités étrangers de haut rang et d’aussi chaleureuses réceptions pour les hommes d’état israéliens à l’étranger.
Qui n’est pas venu nous visiter récemment ? De la chancelière allemand jusqu’au principal concurrent pour la présidence américaine ? Et le secrétaire général des Nations Unies est en route. Une visite en Israël est devenue obligatoire pour les politiciens étrangers. Si vous n’êtes pas passé par ici, alors vous n’existez pas.
Les visiteurs sont naturellement de corvée de mémorial Yad Vashem sur l’holocauste, de mur ouest [mur des lamentations] et maintenant aussi de Sderot, le nouvel lieu national de pèlerinage. Les uns s’imposent également une visite rapide à Ramallah mais personne ne va dans la bande de Gaza, et tous ces visiteurs ne se lassent pas de louer Israël. Pas un mot de critique sur l’occupation, sur les opérations violentes israéliennes dans les territoires, sur le fait d’assiéger et affamer [Gaza] — à l’exception de quelques vagues remarques sur le besoin d’une solution. Israël presse au maximum le « citron médiatique » de Sderot.
Le mélange de Sderot et d’holocauste, l’islamophobie internationale et le contrôle du Hamas sur Gaza font le reste. La politique étrangère d’Israël n’a pas connu ce type de succès depuis les jours des accords d’Oslo. À en juger par les déclarations de nos invités et de nos hôtes à l’étranger, aucun autre état dans le monde n’est plus aimé que nous. Un état qui impose un siège qui est presque sans précédent dans le monde par sa cruauté, qui adopte une politique officielle d’assassinats est choyé par la famille des nations, si nous devons nous en croire les propos tenus par de nombreux hommes d’état qui franchissent notre seuil.
Il est naturellement plaisant de se délecter de cette vague de soutien, mais il s’agit d’une illusion. L’opinion publique dans la plupart des pays dont les dirigeants nous prodiguent tous ces éloges ne sont pas du même avis. Israël reste un état sans soutien, parfois même banni et méprisé. Le monde voit les images de Gaza à la télévision — en comparaison Sderot ressemble à un lieu de villégiature — et il en tire ses propres conclusions.
Le sens normal de la justice qui pousse à soutenir la lutte des peuples opprimés pour leur liberté, telle que celle des Tibétains, impose un soutien naturel à la lutte des Palestiniens pour leur libération.
Le fait que c’est une lutte entre un David palestinien et un Goliath israélien ne fait que s’ajouter à l’histoire. Excepté les États-Unis, le monde est en effet contre nous, et indépendamment de ses hommes d’état. Ne nous faisons donc pas d’illusion : cette abondance de soutien officiel ne recouvre rien de réel.
Pas plus réelle est l’idée que ce soutien aveugle et sans conditions serait de l’amitié. Le soutien à Israël comme projet justifié, partagé par la majeure partie de l’occident ne signifie pas que tous ses caprices soient acceptés. Un véritable ami d’Israël, qui serait sincèrement soucieux de son destin, doit oser exprimer une critique même acerbe de sa politique d’occupation qui représente le risque le plus sérieux pour son futur, et doit oser prendre également des mesures pratiques pour que cela cesse. La plupart des hommes d’état « amicaux » ne comprennent rien à cela.
L’attitude des chefs d’état européens est particulièrement confondante. Nous ne parlons pas des États-Unis avec ses lobby juifs et chrétiens, mais de l’Europe plutôt dogmatique ; elle aussi a perdu sa capacité d’agir en tant que courtier honnête, du genre de celui qui joue de son influence pour mettre fin à un conflit qui le met lui-même en danger. Nous avons besoin de l’Europe, la paix a besoin de l’Europe, mais l’Europe officielle se cache les yeux et s’aligne sur les États-Unis par son soutien aveugle à l’égard d’Israël et par son boycott de la bande de Gaza.
Angela Merkel, qui a reçu une réception si royale ici la semaine dernière, n’a évoqué aucune question controversée dans son discours à la Knesset. Et son discours si « historique » s’est transformé en simple baudruche.
Le même comportement a été affiché par son collègue le président français Nicolas Sarkozy lors de la visite en France de Shimon Peres. Les drapeaux d’israéliens ondulant le long des Champs-Élysées et tout le plat fait sur Israël au salon du livre à Paris ne pouvaient pas cacher le fait que beaucoup de Français sont révoltés par l’occupation. En ne parlant pas du blocus de Gaza, de la famine qui y est imposée et du massacre de centaines de ses habitants, les dirigeants européens ne remplissent pas leurs engagements politiques et moraux.
Ceux qui croient que seule une intervention internationale honnête peut mettre fin à l’occupation se sentent désespérés et déçus. Oui, l’Europe, justement ce continent qui ressent un sentiment justifié de culpabilité au sujet de l’holocauste juif, devrait trouver une autre façon de venir en aide à Israël. Les visites mielleuses et les discours édulcorés expriment en fait un profond manque de respect pour Israël comme pour l’opinion publique européenne.
Cette amitié aveugle permet à l’état israélien de faire ce qu’il veut. Les jours n’existent plus où chaque installation de caravane dans les territoires [nouveaux points de colonisation - N.d.T] et chaque assassinat ciblé étaient mis en oeuvre avec la crainte d’un réprobation au niveau international. Ce temps est révolu. Israël a aujourd’hui carte blanche pour tuer, détruire et occuper. Les États-Unis ont il y a bien longtemps abandonné le rôle du courtier honnête et l’Europe lui emboîte maintenant le pas.
Comme c’est déprimant : avec de tels amis, Israël n’a pour ainsi dire pas besoin d’ennemis.
Gidéon Lévy Haaretz – Le 23 mars 2008 Traduction de l’anglais :
Claude Zurbach Source : info-palestine.net