Danielle Bleitrach : le mensonge comme arme de destruction massive

 j’avais perçu le coup fourré dans le cadre des négociations autour d’Ingrid bétancourt. Il faut dire que quand on connaît un peu la région et ce dont est capable cette crapule d’Uribe et jusqu’ou peuvent aller les médias dans la désinformation quand j’avais vu EL PAIS attaquer Nicolas Sarkozy (voir  l’article de EL PAIS… ) je m’étais dit “qu’est-ce qu’ils ont à lui reprocher? ” et j’avais émis l’hypothèse que notre agité du bocal s’était aux yeux des Etats-Unis et de leur chien Uribe un peu trop engagé aux côtés de Chavez. Vous pouvez relire l’article tout y est…

El Païs c’est comme le Monde chez nous un radis un peu rosé à l’extérieur mais blanc de chez blanc à l’intérieur, tenu en laisse par les USA…  Il appartient au groupe de communication PRISA qui rayonne en Amérique latine et singulièrement au Venezuela où ses titres sont dans une opposition virulente au président Chavez. Alors on donne dans l’humanisme de gôche mais c’est pour mieux mettre en pièce les ennemis du parrain étasunien ou simplement ceux qui tirent sur la laisse.

Or notre compulsif médiatique président, tout occupé à faire le beau, toujours à la recherche d’une caméra capable de le prendre sous le meilleur angle jouait les zorros dans le sauvetage d’Ingrid betancourt. Il s’était engagé dans des négociations qui effectivement devaient permettre la libération de Ingrid bétancourt. Sans doute sans demander aux Etats-Unis s’ils étaient d’accord. Ceux-ci avaient d’autres projets, envisager une pacfification de la région n’était pas dans leur plan de déstabilisation permanente. Un président français qui négociait avec les FARC, appuyait les efforts de Chavez en faveur de la paix allait a contrario de leur action.

 A ce moment là les forces yankees et assimilées se sont déchaînée et bizarrement on a vu la presse internationale et française partir à l’assaut de Sarkozy ” L’agence de presse Reuters s’est mis à le vomir, EL PaÏs  lance des articles incroyables contre lui et pas n’importe qui non le directeur adjoint du journal… Et la presse française donne l’assaut,  les maisons de sondage le font baisser à vue d’oeil, Lagarde le contredit publiquement, il est lâché par tous ses copains… Le dernier en date c’est hier Kouchner qui propose de quitter le gouvernement à cause de son épouse…”

Et Uribe de son côté doit impérativement faire échouer l’opération d’où la scandaleuse intrusion sur le territoire équatorien et le massacre des guérilleros qui étaient là pour régler le problème de la Libération d’ingrid bétancourt.

Cet après-midi4 mars 2008, le ministère des Affaires étrangères français a affirmé que les autorités colombiennes «étaient au courant» des contacts de la France, de l’Espagne et de la Suisse avec Raul Reyes dans le cadre des efforts pour libérer Ingrid Betancourt. De son côté, dans un communiqué, la guérilla a annoncé que Raul Reyes tentait d’organiser grâce à la médiation d’Hugo Chavez une réunion avec Nicolas Sarkozy au moment où il a été tué. Cette réunion «visait à rechercher des solutions pour parvenir à régler la situation d’Ingrid Betancourt», poursuit le communiqué. Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait qualifié de «mauvaise nouvelle» la mort de Reyes, dans l’optique de la libération d’Ingrid Betancourt.

Mais c’est mal connaitre Uribe qui est à peu près aussi tordu que son copain Bush, il n’aurait pas laissé faire… Maintenant ils mettent en place les grandes orgues de la diffamation : les FARC seraienty en train de fabriquer des armes de destruction massive avec l’argent de Chavez… Ca ne vous rappelle rien!!! Mais si voyons l’irak en 2003…

Bush a un comportement névrotique, il répète partout et toujours le même scénario, si ce n’est lui c’est la CIA qui manque d’imagination…  Au Moyen orient est installé son allié Israël toujours prêt à envahir un voisin, larguer une bombe, massacrer quelques individus désarmés sous prétexte de garantir sa sécurité. Et voici que les Etats-Unis opèrent avec la Colombie le même scénario: un gouvernement voyou,  un danger international qui ne respecte aucune frontière sous le fallacieux prétexte que sa sécurité serait en jeu.

Il peut compter sur une presse que les Etats-Unis et ses alliés européens contrôlent à travers les propriétaire, les grands annonceurs, les agences de presse à 90% … Nous avons vraiment une situation trés dangereuse où une puissance militaire sans équivalent prétend par la calomnie contrôler les esprits.

Je crois qu’il faut bien mesurer à travers cette histoire à quel point nous sommes soumis à une propagande digne de celle de Goebbels, bientôt il faudra tout lire comme le recommandait le Che, juger de la pureté révolutionnaire au mal que les médias disent de quelqu’un.
Danielle Bleitrach

8 Réponses vers “Danielle Bleitrach : le mensonge comme arme de destruction massive”


  1. 1 sam 4 mars 2008 à 8:30

    et celle-là, tu y crois ?

    “Le président colombien Alvaro Uribe a annoncé mardi qu’il allait demander à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye de poursuivre son homologue vénézuélien Hugo Chavez pour “financement de génocide”.”

    goebbels, vraiment…

  2. 2 socio13 5 mars 2008 à 12:04

    . bush a ouvertement apporté son soutine à la “démocratie colombienne” On croit rêver. La télé (france 2 édition de nuit) a aussitôt suivi la voix de son maître en nous repassant la photo d’Ingrid Bétancourt amaigri, le montage donnait l’impression que G.W.Bush et son allié le “démocrate” uribe étaient les seuls à se soucier de cette pauvre femme… C’est ça l’information française… Les Cubains qui sont d’une prudence extrême et ont toujours joué un rôle pacificateur laissent seulement filtrer quelques informations de ce type :

    Les experts suspectent une implication militaire US en Équateur

    DES spécialistes du respectable centre étasunien de recherche Council on Hemispheric Affairs (COHA) insistent, dans un communiqué diffusé lundi, sur la « forte possibilité » d’une implication des États-Unis dans l’incursion militaire colombienne qui s’est produite en Équateur.

    Cette opération a provoqué la mort du commandant des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Raul Reyes.

    Les analystes du COHA s’interrogent en particulier sur le rôle qu’a bien pu jouer le Southcom, le « Commando du Sud » des États-Unis basé à Miami, qui est chargé des opérations étasuniennes dans la région, dans ce qui a trait à la planification, au ravitaillement et la réalisation » de l’intervention colombienne en territoire équatorien.

    « Il y a de bons indices pour penser que le niveau de sophistication de ce plan dans sa totalité est trop élevé pour les militaires colombiens, qui d’habitude sont écartés pour leur incompétence, leur degré de corruption, leurs liens avec le trafic de drogue et leur manque de disposition à braver le danger », est-il dit dans le document.

    Fondé en 1975, COHA réunit un groupe d’académiciens nord-américains spécialisés dans les questions hémisphériques.

    « La contribution étasunienne peut aussi avoir consisté dans la fourniture de données d’intelligence recueillies par des détecteurs satellitaires de chaleur, le recours à des bombes dites intelligentes, ainsi qu’au travail de certains des nombreux instructeurs qui opèrent dans le pays », précise le COHA, qui n’écarte pas la possibilité que dans cette opération on ait autorisé l’utilisation d’hélicoptères Black Hawk, livrés dans le cadre du Plan Colombie. (JGA)

  3. 5 alfare 5 mars 2008 à 8:07

    On ne peut pas exclure un plan machiavélique pour venir à bout en une fois de tout l’espoir en amérique latine et se débarrasser, des protagonistes les plus gênants (groupe de l’alba + équateur), de neutraliser les autres (argentine, brésil, chili dans une moindre mesure tout comme les petits états des caraïbes) tous coupables de ne pas se plier totalement aux nouvelles règles de la mondialisation, qui sont les règles anciennes de la colonisation, coupables d’avoir pour nombre d’entre eux, soldé leurs comptes avec le FMI, coupables de commercer librement entre eux à des conditions hérétiques (quoi, inclure le terme “solidarité” dans une transaction commerciale pétrolière !), coupables d’adopter des positions politiques franchement opposées ou seulement non conformes à 100% aux positions de l’oncle sam. En un mot, d’avancer sur le chemin de la véritable indépendance de l’Amérique Latine

    Alors le plan : voila des années que les farcs sont considérées par une bonne partie du commun des mortels de cette planète comme des narco-terroristes fauteurs de toutes les exaction possibles et imaginables. C’est un acquis qu’il a fallu des années et des millions de dollars pour en faire une évidence.

    Fin août 07, uribe propose à Chavez de s’impliquer dans la solution du conflit en flattant son égo. Et de bonne foi, celui-ci s’engage. Mais pourquoi avait-il besoin de Chavez ?

    - Ce n’est pas pour aller vers la paix : uribe, comme bush ont besoin de la guerre pour poursuivre leur politique et justifier les budgets colossaux engloutis dans le plan colombia. Le complexe-militaro-insdustriel us a besoin de vendre ses armes comme il a besoin de théâtres d’opérations pour les essayer in situ.
    - Ce n’est pas pour obtenir la libération des prisonniers (”otages”) : dont uribe ni bush n’ont strictement rien à cirer comme la mort de douze députés lors d’une attaque militaire ou les combats en pleines libérations risquant la vie des libérés l’a prouvé. Au pire (ou au mieux de leur point de vue) les farc seront considérées coupables des pertes éventuelles. Plusieurs guérilleros sont morts durant cette phase de la guerre, plusieurs réseaux ont étés démantelés (notamment ceux en charge du petit Emmanuel). C’est tout bénef. Et cela permet des tonnes de papier, des millions d’heures d’images sur les souffrances des prisonniers des farc en occultant comme il se doit les souffrances des prisonniers d’uribe, les milliers de paysans lâchement et sauvagement assassinés par les para-militaires quand ce n’est pas par l’armée régulière colombienne, des milliers de victimes politiques, syndicalistes, associatifs, défenseurs des droits de l’homme, journalistes morts d’avoir essayé de lutter sur d’autres terrains que la lutte armée. Morts d’avoir simplement essayé de vivre dans leur pays : la Colombie.

    Uribe, est partisan de la solution militaire, convaincu qu’il gagnera, que le rapport des forces est en sa faveur, que sa supériorité militaire, en moyens financiers, humains et technologiques l’avantage sur tous les terrains et qu’il viendra à bout des farc… Il est partisan de la guerre sur laquelle il a bâti son pouvoir et sa richesse.

    L’entrée en lice de Chavez dans le conflit colombien, l’internationalisation de ce conflit favorise apparemment le camp de la paix, elle offre en réalité à Uribe et à Bush, de très nombreux atouts qui justifient leur politique du pire.

    Dans le désordre :
    – Chavez est mobilisé à plein-temps pour libérer Ingrid et les autres et c’est du temps qu’il ne consacre pas à SA politique intérieure et internationale ou bien sur, il marque le pas, n’avance pas autant qu’il faudrait, perd le référendum etc etc (je ne mets pas tous les revers sur le compte de l’implication du pdt dans le conflit colombien mais cela en fait partie).
    – Chavez est disposé à aller chercher Ingrid dans la jungle colombienne et donc, quand on voit les moyens mis en oeuvre pour assassiner R. Reyes, on imagine les risques encourrus (même s’il avait fallu sacrifier un ou deux ministres d’uribe pour rassurer chavez)
    – Chavez et Correa -le Vénézuela et l’Equateur- sont désormais dénoncés comme complices des Farc quoiqu’il arrive alors qu’ils ne faisaient que prendre leur part à un processus de paix où ils avaient étés invités.
    – le rideau de fumée sur TOUT ce qui se passe réellement en Colombie, aucune étude, article ou documentaire sérieux sur l’historique du conflit, les dizaines de milliers d’assassinats (voir plus haut), les raisons profondes ou pratiques, les causes de la guerrilla (des guerrillas)
    – la une sur le conflit des trois pays (CO. VE. EQ) tandis que l’impérialisme porte ses efforts sur la Bolivie dont on ne parle pas
    – l’avantage de poser la Colombie en victime innocente : ses voisins massent des troupes à leur frontière passant pour des va-t-en guerre, pas eux qui ne mobilisent apparemment pas mais ont déjà tout préparé avec leur allié et patron prêts à intervenir avec de gros moyens.
    – une guerre totale ou limitée impliquant le Venezuela, l’Equateur et Cuba qui bien sur ne resterait pas les bras croisés ouvrirait les portes à la défaite du socialisme du 21
    – il y a les faits, il y a la version qui en est donnée, en France, en Colombie, aux Etats-Unis, en Espagne et en Europe tous les jours, toujours à l’avantage d’uribe-victime, pauvre président démocratique attaqué chez lui par des narco-terroristes séquestrant des centaines de citoyens, et à ses frontières par des voisins belliqueux complices des assassins de l’intérieur, tous mangeurs d’enfants et le couteau entre les dents.
    – une mobilisation plus difficile pour la journée anti-paramilitaires du 6 mars en colombie.
    – etc.

    Bon, par quelque bout qu’on le prenne, c’est l’impasse pour les forces progressistes. Les peuples latinos risquent de retomber totalement sous le joug colonial duquel ils ont tant de mal à se détacher et de passer sous les fourches caudines du libéralisme et de la démocratie imposée (sans parler de la situation des simples gens dans les ex-pays socialistes d’europe de l’est, souvenons-nous comment le Nicaragua sandiniste à été renvoyé au moyen-âge (au niveau économique d’Haïti) par la victoire de la démocratie internationale).

    On ne peut que rêver à une sortie positive de la situation :
    – Ingrid et tous les prisonniers libérés unilatéralement par les Farc qui ont tout à y gagner
    – plus aucun enlèvement ni prisonniers = publicité positive (c’est ainsi que Fidel à gagné dans la Sierra Maestra et les sandisnistes au nicaragua)
    – le peuple colombien qui se libère lui-même de ses chaînes us
    – une révolution vénézuelienne qui se consacre à plein temps au bien être de son peuple (d’autant plus disposé à la défendre), qui devient encore plus un exemple et non un repoussoir, qui avance dans la construction de la Grande patrie et fait tourner à plein régime les coopérations mises en place au niveau latino-américain et international dans tous les domaines.
    – une lutte sans merci contre la guerre. Amener l’adversaire sur notre terrain la Paix. Etre prêt au pire des scénarios (des coups d’états, des assassinats, une invasion us massive) sans tomber dans leurs provocations, les bruits de bottes ont toujours favorisé la réaction.

    Il nous revient à nous, ici et maintenant d’informer au maximum même si cela ne fait pas beaucoup, même si on ne touche pas tout le monde, même si on ne renversera pas la vapeur en un jour et que l’image véhiculée par l’idéologie dominante continuera de dominer mais, si on arrive à ouvrir les yeux de quelques uns, à faire que quelques journalistes réfléchissent et pensent par eux-mêmes avant de reproduire intégralement les versions des assassins…

  4. 6 alfare 5 mars 2008 à 8:14

    je ne vous ferais pas l’injure de croire que vous n’avez pas lu rebelion.org du jour
    mais pour tous les lecteurs, il y a un bon “papier”
    sur la guerre et le plan balboa (invasion du venezuela)
    http://www.rebelion.org/noticia.php?id=64113

    amicalement

  5. 7 socio13 5 mars 2008 à 8:28

    alfare,

    je partage asez votre scénario et je crois effectivement que rien ne doit être écarté. J’ai noté la trés grande prudence des Cubains dans cette montée générale de fièvre et le fait qu’ils s’interposent toujours en faveur de la paix. Fidel est même intervenu à plusieurs reprises pour calmer le jeu entre uribe et Chavez, mais là il y a un “casus belli”.

    Non seulement j’ai lu l’article mais j’étais en train de le traduire, ce qui même si je traduis ici au fil du clavier est une perte de temps énorme qui m’empêche de lire autre chose et surtout de rédiger d’autres articles qui me paraissent utiles dans la période.
    premièrement Israêl: l’acalmie n’est que temporaire et il faudrait que monte un véritable soutien aux Palestiniens.
    Deux: le fond économique et la crise, bien comprendre ce qui se passe et le pourquoi des tensions extrêmes.

    traduire est donc une perte de temps, en espagnol ça va encore mais en anglais et en portuguais c’est la débâcle.

  6. 8 socio13 5 mars 2008 à 10:50

    voici ce qu’en réponse à cet article un collectif de Colimbiens réfugié en Espagne m’envoie. Nous n’avons ni les uns ni les autres le temps de traduire mais voici…

    PRENSA DE FRENTE

    05/03/2008
    CONTRA LA GUERRA DE URIBE Y EL PARAMILITARISMO
    Terrorismo de Estado en Colombia, un genocidio donde el ataque contra la guerrilla es sólo el más reciente episodio

    El bombardeo y fusilamiento de -al menos- 19 guerrilleros de las FARC instaló en la agenda mundial el repudio al accionar del gobierno de Uribe. Sin embargo, el enfoque que brindan los principales medios de comunicación sobre el conflicto interno en Colombia simplifica la situación reduciéndola a un enfrentamiento entre la principal organización guerrillera de América Latina y las Fuerzas Militares. Imágenes y testimonios de la verdadera guerra: la que el Estado colombiano lleva a cabo contra su propio pueblo.

    Para comprender la profundidad del conflicto social y armado que desde hace más de 5 décadas atraviesa el pueblo hermano de Colombia, es imprescindible tener presente las escalofriantes cifras que, aún con poco eco, denuncian los más diversos organismos internacionales: “más de 15.000 asesinados, entre los que se cuentan 1700 indígenas, 2550 sindicalistas y cerca de 5000 miembros de la Unión Patriótica, enterrados en más de 3000 fosas comunes o arrojados sus cadáveres a los ríos; 950 ejecuciones de civiles presentados como muertos en combate”, denuncia la Red de Hermandad y Solidaridad (http://www.redcolombia.org/), organización humanitaria con desarrollo en distintos países de Europa y América Latina.

    Mientras la agenda mediática impuesta por las grandes corporaciones de la comunicación viene insistiendo, durante los últimos meses, en la cantidad de personas retenidas por la guerrilla y `lo cruel que resulta el trato que estas personas están recibiendo´, “tan sólo en el mes de enero de 2008, los paramilitares cometieron 2 masacres, 9 desapariciones forzadas, 8 homicidios, y el Ejército, 16 ejecuciones extrajudiciales”, según informa el Movimiento Nacional de Víctimas de Crímenes de Estado en Colombia (www.movimientodevictimas.org). Estos hechos recientes -cometidos a pesar de la centralidad que el conflicto social y armado en Colombia adquirió en los últimos meses- confirman que, lo que el Estado colombiano viene llevando adelante, es un verdadero genocidio que excede largamente la confrontación con tal o cual organización armada. Semejante violencia estatal y paramilitar tiene como blanco –en términos políticos y también militares- al conjunto de las organizaciones populares de Colombia, en el marco del plan contraisurgente que alientan los Estados Unidos para justificar su injerencia en el continente. Ignorar esto cuando se elaboran especulaciones sobre lo que “deberían hacer” las organizaciones armadas insurgentes en ese contexto, es, cuanto menos, errar el diagnóstico de antemano. Más allá de las distintas apreciaciones que, legítimamente, puedan elaborarse en apoyo o tomando distancia de las estrategias que los grupos insurgentes colombianos se dan en esta etapa, está claro que la denuncia al Terrorismo de Estado debe ser una bandera impostergable para enfrentar al guerrerismo y la muerte que el presidente Uribe amenaza con expandir a todo el continente.

    Imágenes de un genocidio que se prolonga día a día en América Latina

    Diez mil fosas paramilitares

    Organismos de Derechos Humanos estiman en diez mil las personas que fueron secuestradas, torturadas, asesinadas y desaparecidas. Ni el gobierno de Uribe ni la prensa oficialista solicitaron nunca a los paramilitares “purebas de vida”. ANTE ESTO, NINGÚN “COMENTARISTA POLÍTICO” HABLÓ DE TERRORISMO

    Fuente:
    - Colombia busca a sus 10.000 muertos.
    http://www.educweb.org/webnews/ColNews-Apr07/Spanish/Articles/Colombiabuscaa10.000muert.html

    Masacre de San José de Apartadó

    En febrero de 2005 la Brigada XVII del Ejército Nacional de Colombia entró en la Comunidad de Paz de San José de Apartadó (Antioquia) y asesinó a Alfonso Bolívar, su esposa Sandra Milena Muñoz, sus hijos Santiago (20 meses de edad) y Natalia Andrea (6 años), Alejandro Pérez, Luis Eduardo Guerra y su familia: Deiner Andrés (11 años) y Beyanira Areiza (17 años).
    “A los adultos los descuartizaron, sólo quedaron en tronco. A la niña de 6 años le cortaron un brazo y le abrieron el vientre, igual que al niño de 20 meses”

    Álvaro Uribe no lamentó la masacre, sólo la justificó diciendo que en la Comunidad San José de Apartadó se escondían guerrilleros. ANTE ESTO, NINGÚN “ANALISTA” HABLÓ DE TERRORISMO.

    Fuentes:
    - Colorado, Jesús Abad. La verdad sobre San José de Apartadó. Periódico El Tiempo, marzo 27 de 2005.
    - La comunidad tenía razón. Revista Semana, noviembre 24 de 2007
    http://www.semana.com/wf_InfoArticulo.aspx?IdArt=107912

    Genocidio contra la Unión Patriótica

    El Estado Colombiano es el único en la historia que ha aniquilado por completo a un partido político de oposición. Más de 5000 militantes de la UP fueron asesinados, y aún son incalculables los desaparecidos y exiliados. En cualquier parte del mundo, esto es Terrorismo de Estado.
    EN ESTE CASO, NINGUNA POTENCIA MUNDIAL DENUNCIÓ TERRORISMO.

    Fuente:
    - Víctimas del Genocidio Político contra Unión Patriótica. Fundación Manuel Cepeda Vargas.
    http://www.desaparecidos.org/colombia/fmcepeda/genocidio-up/

    Estudiantes asesinados

    Miles de estudiantes han muerto por la acción terrorista del Estado Colombiano.

    Fuentes:
    - Muere estudiante Óscar Salas en el marco de una protesta en la Universidad Nacional de Colombia. ACEU. Jueves 9 de marzo de 2006.
    http://www.dhcolombia.info/spip.php?article275
    - Policía asesina a menor de edad en Bogotá. Agencia de prensa rural. Mayo 7 de 2005.
    http://www.prensarural.org/casonico20050507.htm
    - Caso Johny Silva Aranguren. http://nocheyniebla.revolt.org/nyn32/Johnny_Silva.pdf

    Paramilitares cometen canibalismo con sus víctimas

    El 4 de agosto de 2007 el paramilitar “Robinson” hizo saber que:
    “El comandante mataba a las personas, llenaba los vasos de sangre y nos obligaba a tomar eso. Les metía el cuchillo aquí (en el cuello) y chorreaba la sangre, entonces él cogía el vaso y nos lo pasaba a uno por uno. Nos decía que la sangre era para que nos diera sed y siguiéramos matando personas. A veces nos hacían tomar vasos de sangre o cuando no había carne, pues, para comer, sacábamos la de los muertos”. ANTE ESTO, NINGÚN JERARCA DE LA IGLESIA HABLÓ DE TERRORISMO.

    Fuente:
    - Canibalismo paramilitar. Revista Semana, agosto 4 de 2007
    http://www.semana.com/wf_InfoArticulo.aspx?IdArt=105375

    Paramilitares descuartizan vivas a sus víctimas

    “Las instrucciones eran quitarles el brazo, la cabeza, descuartizarlos vivos. Ellos salían llorando y le pedían a uno que no le fuera a hacer nada, que tenían familia”

    “A las personas se les abría desde el pecho hasta la barriga para sacar lo que es tripa, el despojo. Se les quitaban piernas, brazos y cabeza. Se hacía con machete o con cuchillo. El resto, el despojo, con la mano. Nosotros, que estábamos en instrucción, sacábamos los intestinos”. “A mí me hicieron quitarle el brazo a una muchacha. Ya le habían quitado la cabeza y una pierna. Ella pedía que no lo hicieran, que tenía dos hijos”. ANTE ESTO, NINGÚN MEDIO DE COMUNICACIÓN HABLÓ DE TERRORISMO.

    - Se entrenaban para matar picando campesinos vivos. Periódico El Tiempo, abril 23 de 2007
    http://www.partidoliberal.org.co/root/index.php?option=com_content&task=view&id=1053&Itemid=16

    Archivo Powerpoint con ésta y más información documentada:
    Colectivo de Colombianos refugiados en España
    http://www.nodo50.org/colrefe/Por-que-no-marchar-con-Uribe-y-sus-Paracos.ppt


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