Danielle Bleitrach : à propos des élections libres à Cuba

 h_9_ill_1001563_cuba.jpgVous savez pour ceux qui fréquentent ce blog que rien ne m’irrite plus que la manie française de prendre position sur des questions complexes en ignorant tout de ce dont on parle. Cela me met littéralement hors de moi, c’est mon côté “prof”. Non seulement il y a l’ignorance satisfaite mais le danger à partir de là d’appuyer n’importe quelle campagne et donc de nuire à des gens qui ne le méritent pas. Donc je peux face à de telles attitudes piquer des crises de colère et moi même me mal conduire, ou du moins d’une manière outrancière. Maintenant que tout s’est un peu calmé je veux donc revenir sur la question des élections à Cuba.  

Nous avons eu ici même un débat à la suite de l’intervention de Besancenot. J’ai même inauguré le débat en expliquant  que cette intervention était un mauvais coup contre l’île et qu’elle me paraissait contestable parce qu’elle allait dans le sens de la propagande.  De la part d’un responsable politique communiste elle témoignait d’une méconnaissance totale de ce qu’étaient les élections cubaines et plus généralement des institutions politiques à Cuba. J’ai ajouté que quand on menait une opération politique de récupération du Che le moins que l’on puisse faire était de se renseigner sur la réalité de Cuba, et de ne pas abonder par ignorance dans toutes les malveillances. je maintiens ma position  qui n’implique en aucun cas, comme on a tent” de me le faire dire que je considère Besancenot comme “une vipère lubrique”, voir un allié de bush, tout au plus un opportuniste parlant sans savoir, ce qui est bien suffisant… Mais je vais tenter d’exposer ici la question des “élections libres” à Cuba.

 Souvenez-vous de cet article qui a été publié dans ce blog où l’auteur , en suivant Einstein, expliquait combien il était difficile de parler d’une situation quand votre interlocuteur ignore tout et déforme tout ce que vous dites: quand vous dites œuf, il entend châtaigne et quand vous dites huile chaude, il entend glace à la vanille.  

Et bien en ce qui concerne Cuba, vous avez une propagande d’une malveillance inouïe et pour tout arranger un  système électoral cubain unique au monde. Il est difficile de ce fait de le comprendre pour un étranger, il faut le découvrir par exemple dans ces assemblées de quartier ou d’entreprise où un groupe de voisinage écoute une intervention, pose des questions, souvent très précises et pragmatiques. La description ne suffit pas, il faut découvrir la pratique qui y correspond.

 Ce système électoral a été établi par la Constitution de 1976 qui a été approuvée par 97 ,7% des Cubains, ce qui nous paraît déjà suspect.  

Cuba est une république parlementaire avec un système d’assemblées à tous les niveaux, Assemblée nationale, assemblées provinciales au nombre de 14, municipales 169, et l’échelon de base celui d’où tout part est le conseil populaire, celui de la circonscription électorale.  Chaque commune est divisée ainsi entre 30 et 200 circonscriptions qui en gros sont des quartiers. Cela fait 15.000 délégués de circonscription, 1.199 délégués provinciaux et 614 députés.  Les 15.000 délégués de circonscription sont désignés directement par la population mais les délégués provinciaux et les députés relevent d’une commission des candidatures. Nous allons voir que cela impose que le parti Communiste cubain ne peut pas proposer de candidats ni prendre part en tant que tel à aucun moment du processus électoral. Il y a beaucoup de délgués qui appartiennent au parti communiste, mais beaucoup n’y appartiennent pas.

 

J’ai eu ainsi l’occasion de discuter avec un député évangéliste non membre du parti, qui a l’air tout à fait content de son mandat et l’affirme dans un langage trés chrétien, et il n’est pas le seul. Il serait faux de dire à partir de cet exemple qu’il n’y a pas une couleur commune, mais il serait tout aussi faux de ne pas percevoir la diversité. celle-ci tend vers la représentativité des Cubains sociale et politique. Il y a sur bien des questions, par exemple sur l’instauration du pluripartisme des opinions divergentes qui remontent jusqu’au plus haut niveau. Dans une certaine mesure on est bien dans l’idée que tout ce qui est révolution est admis et rien de ce qui est hors de la révolution n’est admis. Ce qui est l’idée de José Marti, parce que Révolution et souveraineté nationale sont à Cuba deux idées confondues.  

 Mais revenons aux institutions. Les organes de l’exécutif, y compris le Président du Conseil d’Etat, hier Fidel, aujourd’hui Raoul sont élus par l’Assemblée au suffrage secret, direct comme dans toutes les instances, il y a vote secret et direct avec forte participation (97%) .  Pour un Français il y a déjà deux incompréhensions qui surgissent à l’énoncé de cette description :  

1) Est-ce que cette participation n’est pas suspecte ? Il faut bien mesurer que chaque scrutin a un enjeu qui n’est pas le même que le notre. Ce qui se joue est l’unité du peuple face à l’ennemi, l’adhésion à l’indépendance de l’île qui se confond avec la Révolution. C’est un acte patriotique parce que Cuba est réellement assiégée et que toute la vie des Cubains est dominée par cette conscience.  En ce moment même et ce depuis la maladie de Fidel, ou plutôt depuis son discours de novembre 2005, à l’université, se mène quelque chose de très original dont il a été plusieurs fois état : un débat de fond sur ce qui ne va pas à Cuba, un processus de « rectification » comme il y en a déjà eu un dans les années 1980 et qui a été interrompu par la chute de l’URSS et la « période spéciale », la survie. Il reste des questions non résolues de cette époque, sur lesquelles sont venues se surajouter des problèmes d’inégalités, de débrouillardises, d’individualisme nés de la période spéciale. Ce qui apparaît dans ce processus c’est une profonde adhésion au socialisme mais aussi la volonté de transformer ce qui ne va pas. Là encore quand je dis adhésion au socialisme, il faut comprendre adhésion à l’indépendance nationale. Ce qu’en France, nous appelons la dissidence est totalement marginale parce que justement elle apparaît comme impulsée de l’étranger anti-patriote. 

2) Nous avons une vision de Cuba et des institutions cubaines quasiment a contrario monarchiques autour de l’image de Fidel. Au niveau des institutions c’est complètement faux puisque Cuba est une république d’Assemblées qui part de l’échelon local pour déléguer les pouvoirs. Mais Fidel avec son autorités et son énorme capacité de travail, entourés d’experts avait coutume de prendre des domaines particuliers et de les investir, par exemple il pouvait prendre au plan intérieur la restructuration sucrière, la santé, l’éducation, ou tout autre problème, et aussi se réserver une large part de la politique extérieure. Une des questions que posait la transition et qui inquiétaient beaucoup de Cubains, était justement celle de ce qu’il adviendrait après Fidel, allait-il avoir un successeur ? Allait-on glisser vers une présidentialisation ou au contraire est-ce qu’on rétablirait le système d’assemblées ?

 C’est je crois le sens qu’il faut donner à la nomination de Raoul. Et même de la nomination de Machado Ventura. S’il arrivait quelque chose à Raoul, il y aurait avec le vice président quelqu’un capable d’assurer la transition sans pouvoir personnel et en continuant à rénover le parti.

Raoul ne prendra pas le pouvoir de Fidel, il assure la continuité mais en interdisant qu’apparaisse un successeur, il insiste sur le rôle du parti. Ce qu’il faut bien voir c’est que les Cubains sont des gens très concrets, cette question des institutions ils se les posent par rapport à leurs problèmes de la vie quotidienne et pas dans l’abstrait.  Mais revenons à la question de l’originalité du système cubain.

Le parti communiste ne peut pas présenter de candidats dans les élections de base dont tout part et dans toutes les autres instances. Il ne peut pas le faire parce qu’il gère avec d’autres instances (les organisations de masse, le syndicat, les CDR, les femmes, la jeunesse) la commission des candidatures qui fait des propositions de candidatures à partir des assemblées provinciales dans la mesure où à ces niveaux les candidats ne sont pas connus de tous comme les délégués de circonscription. Les délégués des assemblées du peuple qui vont proposer et ratifier les candidatures sont choisies par les assemblées par vote secret, direct, à la majorité absolue (ils doivent obtenir plus de 50% des suffrages), ainsi les délégués des assemblées municipales, provinciales choisissent les candidats et délégués pour l’assemblée de niveau supérieur. Le parti peut conseiller dans les assemblées de circonscription ou les autres, tel ou tel candidat, comme d’ailleurs peuvent le faire les organisations de masse, mais il n’a pas le droit d’imposer. C’est un processus très vivant au niveau des circonscriptions : quelqu’un se lève et dit « je propose un tel ! » les autres lui répondent « Et pourquoi tu le propose ? » un débat est instauré assez franc mais sans diffamation, discrimination interdites. Il y a un haut niveau politique à Cuba.

En fait c’est aussi compliqué qu’un caucus nord-américain, à la seule différence que les candidats n’ont pas le droit de faire campagne et donc de percevoir des fonds, tout est financé par le gouvernement et coûte très peu cher. La loi électorale interdit tout type de campagne autre que la discussion et en particulier toute pratique discriminatoire, offensive, diffamatoire. Le tout sous la surveillance par des Commissions électorales convoquées par le Conseil d’Etat. Les photographies des candidats et leurs biographies sont exposées dans les locaux publics. Le scrutin est surveillé par les enfants des écoles, plus de 300.000 adolescents surveillent les votes.

Les éléctions ne sont pas obligatoires et théoriquement personne n’est obligé d’aller voter, mais il est évident que l’aspect patriotique du vote créé une pression du voisinage, mais le vote est secret.

 Il y a un problème qui apparaît dans les discussions, c’est le fait que si chacun connaît bien ses candidats et délégués, si leur choix donne non seulement lieu à un vote secret et direct, majoritaire, ils ne connaissent pas les autres nécessairement. C’est toute la question du vote « uni » et Fidel est intervenu pour appuyer ce système. Ce qui est intéressant dans ce système c’est l’aspect démocratie participative et beaucoup de pays d’Amérique latine s’y intéressent aujourd’hui parce qu’il permet d’en finir avec la dictature de l’argent qui avec le coût des campagnes électorales sélectionne seulement les candidats de l’oligarchie, élimine les ouvriers et les femmes. Cette démocratie participative s’exerce non seulement dans le choix des délégués, dans le choix de l’exécutif et des instances supérieures, mais elle inclut la possibilité de révocation immédiate du mandataire. Elle suppose en outre peu de session des assemblées mais en revanche un travail de terrain constant. Le travail essentiel du représentant du peuple est d’expliquer et de recueillir les avis sur les choix fondamentaux. Les Cubains sont très exigeants, ils veulent du concret et si le représentant ne répond pas, ils quittent l’assemblée ou protestent.

Ainsi quand il y a eu la chute de l’URSS, le problème a été posé : pouvons-nous conserver une santé et une éducation telle que nous l’avons ? Cela a donné lieu à un débat général à la suite duquel il a été choisi de les conserver quitte à sacrifier bien  d’autres choses.

Il faut encore comprendre qui légifère, il y a pas mal d’instances qui ont ce pouvoir, d’abord les députés, le tribunal suprême et le Ministère public. La société civile organisée peut demander l’approbation d’une loi avec les signatures d’un minimum de 10.000 citoyens, à la condition que cette loi ne soit pas en contradiction avec la Constitution puisque pour la Constitution, comme dans la plupart des pays dont le notre, seule une assemblée constituante peut opérer cette transformation. (1)

 

Il faudrait encore expliquer pour être complet les transformations qui sont en question aujourd’hui et aussi le maillage de la société cubaine, le rôle du parti et là aussi il faudrait analyser l’entreprise de renovation auquel il donne lieu en ce moment, comme analyser les organisations de masse et l’armée. Sans cette connaissance là nous avons toute chance d’entendre châtaigne quand on nous dit oeuf, ou glace à la vanille quand on nous dit huile chaude, bref dire n’importe quoi sur les “élections libres” à Cuba, avec l’autosatisfaction irreponsable d’un monsieur ou d’une madame je sais tout…

 

Danielle Bleitrach

 

(1) C’est tout l’ambiguité de ce qu’on a appelé “le projet Varela”, soutenu effectivement par les 10.000 signatures, il proposait en fait une réforme de la Constituion avec introduction de la libre entreprise, c’était même là son point central et non “la défense des libertés” comme on nous le disait en france.          

28 Réponses vers “Danielle Bleitrach : à propos des élections libres à Cuba”


  1. 1 jacques-françois bonaldi 28 février 2008 à 8:28

    Danielle, bravo pour ces explications, mais il y a encore tant à dire. Par exemple que l’Assemblée nationale est composée pour moitié de délégués élus à la base et pour moitié des délégués proposés par ce qu’on appelle ici les organisations sociales et les organisations de masse, autrement dit les organisations de femmes, de paysans, d’étudiants, de lycéens, etc., les associations de journalistes, de sportifs, de scientifiques, etc., de sorte que tous les secteurs et les grandes catégories socio-professionnelles, pour ainsi dire, sont représentées à l’Assemblée nationale, qui est en quelques sorte un miroir bien plus exact de la société cubaine que ne l’est l’Assemblée nationale française de la société correspondante.

    Je sais que c’est un peu hâtif, mais il est très tard, et je ne peux en dire plus. Juste pour te remercier, et ajouter mon petit grain. Mais il y a tant de choses à expliquer sur les structures politiques cubaines.

  2. 2 Bruno 28 février 2008 à 9:56

    Castro (et Gerin) n’ont pas que des amis :

    http://www.lyonmag.com/article_category.php?category_id=9

    voici qui est l’auteur de cette remarque, vous remarquerez l’utilisation de fidel castro dont l’on méconnait tout pour vider des querelles locales, voir pour entretenir contre le maire “indéboulonable” un solide anti-communisme.. C’est ce que j’appelle de la propagande, les Cubains ne sont pas décrits pour ce qu’ils sont mais pour alimenter l’anti-communisme en France. voici donc le blog de l’auteur de la remarque.

    Le blog de Philippe Brunet-Lecomte

    André Gerin vient d’écrire une longue lettre à Fidel Castro qui prend sa retraite. Le maire de Vénissieux a-t-il enfin pris conscience que Castro est un dictateur sanguinaire qui a ruiné son pays tout en éliminant des milliers d’opposants ? Pas du tout, cet élu communiste rend un vibrant hommage à Castro en lui tirant “un très fraternel coup chapeau”.

    Un lettre totalement surréaliste digne de l’époque stalinienne où on peut lire notamment : “Cuba a accompli en un demi siècle des avancées sociales considérables dont s’inspirent aujourd’hui d’autres chefs d’Etat”. Mieux, Gerin qui visiblement n’a pas le sens du ridicule vante “le taux d’alphabétisation des Cubains qui est l’un des plus élevés dans le monde”. Et il s’enfonce encore dans la bouffonnerie en ajoutant “votre système de santé qui garantit à tous une gratuité intégrale, réduit le taux de mortalité infantile et élève l’espérance de vie à des niveaux comparables aux pays les plus développés”. Tout ça pour souligner sans rire que “Les américains n’ont toujours pas digéré vos réussites”. Bref le paradis. D’ailleurs, le maire de Vénissieux conclut sa lettre en nous donnant les clefs de ce paradis : “les valeurs et les idéaux du communisme”. Grotesque. Mais on peut quand même se demander ce que cherche Gerin. Une plage agréable pour ses prochaines vacances ? Non car il a sans doute déjà ses habitudes à la Havane où comme tous les apparatchiks du PC, il n’a jamais visité les écoles et les hôpitaux misérables. Ni les usines où on “exploite” sans état d’âme les “travailleurs”. Encore moins les prisons où s’entassent aujourd’hui encore ceux qui se battent pour la démocratie. Et visiblement Gerin qui doit être un habitué des palaces cubains réservés aux derniers admirateurs du régime, n’a jamais pris la peine de simplement marcher dans les rues où règnent la saleté, la pauvreté, la misère, la prostitution, le chômage… Où circulent des guimbardes d’un autre temps. Le bouffon de Vénissieux n’a jamais pris la peine de discuter avec les gens qui supportent cette “révolution” depuis un demi siècle. Accablés, résignés… Sans pouvoir dire un mot car la police est omniprésente. Mais au fond Gerin n’est pas un naïf. Au contraire, c’est un vrai cynique. Il sait bien ce qui se passe à Cuba. Comme il savait ce qui se passait à Moscou et dans les pays de l’Est à la “belle” époque. Les millions de morts et le reste, il savait. Mais l’injustice, la souffrance, la mort… Gerin, il s’en fout. Ce qui compte pour lui, c’est qu’on parle de lui. Et comme cet apparatchik n’intéresse plus grand monde, il est obligé de faire dans la grosse farce. Pitoyable. Comme ce pauvre Castro. Mais comme Castro, Gerin, il dure, malgré tout. Parce que tout le monde se tait. Alors que le minimum, c’est qu’à gauche comme à droite, on s’insurge contre la dernière saloperie du “conducator” de Vénissieux qui, depuis 23 ans, règne sur cette ville où il a tout verrouillé. En éliminant toute opposition, comme son ami Fidel. D’ailleurs, vous avez remarqué, il n’y a pas une liste solide qui se présente contre Gerin aux prochaines municipales. Les socialistes ont baissé les bras. Et même l’UMP risque de ne même pas pouvoir se présenter à la suite d’une erreur administrative ! Encore une manip de Gerin ? On ne sait pas. En tout cas, avec lui tout est possible. Surtout le pire. Et en attendant, le PC ne dépasse pas les 2% aux dernières élections en France, mais Gerin reste indétronâble à Vénissieux alors que cette commune est au bord de la faillite. Il peut même se payer le luxe de féliciter ses amis qui continuent à torturer dans les prisons de la Havane. Et nous, on en est réduit à attendre que ce type prenne tranquillement sa retraite à 81 ans, comme Castro. En espérant qu’il n’a pas un frère pour lui succéder !

    Commentaire
    alexandre
    La liste soutenue par l’UMP est toujours présente… Elle résiste envers et contre tout, avec courage, ténacité et détermination. 2008 verra certainement la fin du “Gérinisme” outrancier. Le combat fait rage, nous avons besoin du soutien et de l’attention de tous.
    Angie
    Ca me fait rire cette hystérie des anticommunistes viscéraux de vouloir déboulonner Gerin. Sauf que Gérin est trés populaire à Vénissieux surtout dans les classes modestes , il gère bien sa ville malgré la difficulté de beaucoup d’habitants qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts à cause d’une socièté ultra libérale. Brunet Leconte ne fait pas du journalisme, c’est un pamphlétaire qui frise la diffamation lorsqu’il sous-entend que c’est un coup de Gerin si la liste UMP a été invalidé. Gerin va être certainement réelu et c’est tant mieux, l’opposition est minable à Vénissieux, Gerin n’y est pour rien, a ce que je sache c’est pas Gerin qui fait les lois elle sont les même à Vénissieux que dans le reste de la France et s’il est réelu cela sera pleinement démocratique même si ça ne fait pas plaisir à ceux qui se drape dans la démocratie pour mieux la dévoyer.
    Mutti de Vénissieux
    Bravo pour votre article. Il est parfait, sauf lorsque vous indiquez “qu’il n’y a pas de liste solide” face à Gerin. Vous oubliez que 3 groupes ont osé faire alliance envers et contre tous pour contrer A Gerin : la liste Vénissieux Respect d’Avenir formée des Verts, de la gauche du Modem et des Citoyens Engagés. Cette liste veut la fin de la monarchie absolue Gerin, qui d’ailleurs en a peur et fait courrir le bruit, pour la déstabiliser, que les Verts fusionneraient avec lui au second tour ! Encore un mensonge de plus. Mais lorsqu’on s’appelle André Gerin, on n’est pas à un mensonge près.
    Boboléon
    Certes André Gérin y est peut-être allé un peu fort sur l’apologie du bilan de Castro mais Cuba grâce à Castro s’en sort bien en comparaison des autres iles de la région (Jamaïque, St Domingue, Haïti). Si Castro n’est pas un grand démocrate il a su résister à l’embargo des USA depuis 40 ans et donner à son peuple l’instruction et la santé, il a su garder le soutien de la majorité de la population cubaine quoique en disent les opposants. L’article de Brunet Leconte est d’un anti communisme primaire, il ne parle pas de l’oppression que fait peser la plus grande puissance “démocratique” du monde sur cette ile. C’est trop facile de vilipender les leaders populaires de l’Amérique du Sud comme Castro ou Chavez qui essayent de lutter contre l’hégémonie et l’ingérence nord-américaine. Brunet Leconte ne fait que participer au mouvement réactionnaire soutenant le capitalisme le plus libéral contre toute tentative des peuples de prendre leur destin en main.
    LP
    BRAVO A LYON MAG pour cet article. j’aimerais bien que le PS et notamment notre Maire ne fasse plus d’assoc avec l’extrême G avec les copains de Gerin maire de Vénissieux grand admirateur de Fidel Castro le tyran de Cuba. La G si critique envers les assoc de la droite, ferez bien de balayer devant sa porte car Millon n’est qu’un centriste UDF et de Villiers qui aime tout simplement la France et qui n’est pas dangereux pour la démocratie, n’a rien de comparable aux fachos de G. Heureusement que du temps de Marchais la mayonnaise n’a pas pris, en France mais il y a encore des adeptes de cette époque et ils s’associent avec le PS
    Ibo
    Il n’y a rien de plus normal de saluer un homme qui a tenu la tête à un capitalisme et empérialisme monstrueux, qui a si bien su sauvegarder l’honneur de son peuple face aux EU. Merci Monsieur GERIN, vous avez fait un geste honorable pour la France—
    Pierre
    Bravo Monsieur Brunet-Lecomte pour cet article revigorant. Pour ma part, j’espère que ces élections seront l’occasion de terrasser (électoralement bien sûr) un derniers stalinosaures encore actifs en France.
    Caton de Lyon
    Fidel Castro est une dernière crapule politique que le vent de la démoratie n’aie pu balayer de son île. Comme tous les dictateurs qui durent trop longtemps, il a détruit le potentiel économique, culturel, architectural et touristique d’un lieu paradisiaque qui aurait pu connaitre le même essor que ses voisines. Surtout, sorte de Ceaucescu des Caraibes, il a aservi toute une population à la veulerie d’un culte imbécile de la personnalité et à des idéaux morts depuis 1956 et enterrés depuis 1989. La réaction de ce pauvre Gerin, empreinte d’une sorte de vraisemblable nostalgie romantique de coco planqué là où ça ne risque rien d’être “révolutionnaire” me fait penser aux élus crétins de la région parisienne qui avaient baptisé certaines de leurs avenues Joseph Staline… La région lyonnaise a donc son fossile politique, finalement , c’est logique qu’ils s’autocongratuelent entre eux. Comme le dit un proverbe latin : “Asinus, asinum fricat” ( L’âne frotte l’âne)
    corto69
    Bravo; Cela fait plaisir de lire une prise de position qui en est une et non pas dans le politiquement correct qui n’est au fond que de l’abêtissement C’est dans la droite ligne de Lyon Mag. Journal que j’apprécie même et surtout si vous avez des prises de positions qui ne sont pas les miennes mais dans ce journal, vous avez tous 2 grandes qualités: L’honnêteté et le courage Bravo et longue vie à Lyon Mag
    Jonathan
    Pas mieux que lolo,j’espère vraiment que la liste UMP/MPF va être maintenue pour chasser de la mairie ce demi-fou!!!
    Lolo
    Alors là, chapeau PBL ! Loin de partager toutes vos opinions, cette prise de position est remarquable. Car courageuse. Vous osez dire ce que les autres taisent de peur de fâcher l’indétrônable monarque vénissian. Cette lecture est un bon bol d’air frais. Revigorant. Et qui devrait remettre les idées de certains en place.
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  3. 3 JACQUES RICHAUD 28 février 2008 à 6:24

    OUI, CUBA EST UNE DEMOCRATIE. ET ELLE EST SOCIALISTE

    Merci Danielle pour ta longue explication sur l’application de la démocratie révolutionnaire à Cuba ; même un peu informé déjà on apprend toujours.
    http://socio13.wordpress.com/2008/02/28/danielle-bleitrach-a-propos-des-elections-libres-a-cuba/#comments
    Je rajoute, sans malice, que je préfère t’entendre dire «voilà ce que je pense que vous ignorez peut-être …» que t’entendre maudire et insulter ceux qui à tes yeux seraient ignorants ou mal intentionnés. Si en plus tu accepte de rajouter «Après on peut encore en reparler…calmement » alors là c’est le top de ce que ton blog peut offrir.

    Je suis de ceux qui ont bien compris que même si «ce qui apparaît dans ce processus c’est une profonde adhésion au socialisme mais aussi la volonté de transformer ce qui ne va pas. » ; la définition de «ce qui ne va pas » n’appartient qu’au peuple cubain lui-même.

    C’est ma conception de l’internationalisme que de reconnaître cette «souveraineté » de chaque peuple (que l’Europe de l’Est soviétisée n’a jamais connu) et affirmer l’illégitimité d’une ingérence, même bien intentionnée, qui pourrait s’exercer, (surtout venant de ceux qui sont en pleine déroute sur leur propre territoire !) . Disant cela j’accepte aussi l’idée que les «modèles » du communisme en marche puissent se diversifier dans le temps et dans l’espace selon les conditions locales, stratégiques ou culturelles, nous avons déjà souvent évoqué cela et c’est bien un «retour à Marx » que de le rappeler.

    Dans la foison de commentaires sur le même thème sur le «site qui n’est pas notre référence », Viktor Dedaj est intervenu, un peu pour répondre au même questionnement et lever certaines ambiguïtés. Je m’autorise et j’espère qu’il ne m’en voudra pas à replacer son commentaire qui me semble constructif :
    « L’intervention d’OB a ceci d’ambigu : il parle de “plus” de démocratie à Cuba sans nous éclairer sur le niveau actuel de démocratie…
    PLUS DE DEMOCRATIE mais par rapport à… quoi ? Qui connaît “l’état de la démocratie à Cuba ?”.L’énorme majorité des militants (ici) n’ont que la vision d’un “parti unique” (c’est vrai que ce parti est unique, ha, ha).
    QUESTION : ET SI les débats et échanges au sein de ce “PARTI UNIQUE” étaient plus franches, ouvertes et constructives (notez bien ce dernier mot) qu’au sein d’une foultitude de partis de gauche paralysés devant un président bling-bling ? (Faut-il suivre mon regard ?). Et si “le pouvoir par le peuple pour le peuple” (”démocratie” ;) avait plus de sens et de réalité à Cuba que dans pas mal d’autres pays du monde, que signifierait alors “plus de démocratie” ?
    Et si le “MULTIPARTISME” - dans le contexte géopolitique de Cuba - avait servi au grand voisin du nord pour contrôler la politique de l’île (en divisant pour régner par exemple) pendant plus de 150 ans, est-ce que le “multipartisme” aurait le même attrait, la même utilité, la même fonction démocratique qu’ailleurs ? Si ce même parti unique avait été crée sur les bases d’une fusion de plusieurs tendances progressistes et ne serait pas le fruit de “l’élimination” de partis “concurrents”, sa nature et son héritage seraient-ils comparables à d’autres situations de “partis uniques” ? Lorsque les cubains, en 2003, réduisent de moitié leur principale industrie (la sucrière) et que, pour ce faire, ils font participer pendant un an TOUS les travailleurs concernés (plusieurs centaines de milliers) et REUSSISSENT UNE CONVERSION monstrueuse en termes d’impact social et économique sans provoquer de remous, sommes-nous en face d’un acte profond de “démocratie” ou juste (sortez vos mouchoirs et votre Libé préféré) d’un acte de “populisme” ? Existe-t-il le multipartisme à Cuba ? Non.
    PEUT-IL y avoir un multipartisme à Cuba ? Techniquement, oui. Un multipartisme POURRAIT-IL fonctionner sur les bases d’une “démocratie à l’occidentale” à 150km de Miami ? Très certainement non. c.f. 150 ans d’histoire à Cuba.
    Les révolutionnaires à Cuba peuvent-ils se permettre la moindre erreur ? Non.
    Sommes-nous donc en position de les “conseiller” ? Non plus.
    Y’en a-t-il qui cèdent au “terrorisme intellectuel” des médias pour quelques expressions “politiquement corrects” ? On dirait.
    Existe-t-il une LIBERTE D’ EXPRESSION à Cuba ? Oui, dans les limites jugées (à tort ou à raison) tolérables pour la survie du système. Comme ici ? Ouais, comme ici. Sommes-nous capables de juger d’ici quelles sont ces limites ? Pas vraiment, je crois.
    Serions-nous capables d’assumer NOTRE PART DE RESPONSABILITE en cas d’effondrement suite à nos amicales (et arrogantes) pressions ? Permettez que je pouffe.
    Le processus cubain court-il réellement un DANGER ou n’est-ce que l’EXCUSE avancée par le régime pour se justifier ? Les papillonneurs de l’information (et les anticubains patentés) affirmeront doctement que c’est une excuse. Mes 15 années d’étude du système - et pas mal de camarades présents sur place - semblent confirmer le contraire.
    Sommes-nous de plus en plus INCAPABLES D’ANALYSER une situation en dehors de tout contexte ? Les médias aidant, c’est de pire en pire.
    Qu’est-ce qui empêche réellement Cuba de CHANGER ? Cuba a changé, change, et changera tous les jours. L’ignorance n’est pas bon conseillère en questions pertinentes.
    Est-ce que tu poses souvent les questions en apportant les réponses ? Ca m’arrive. VIKTOR DEDAJ

    Les mises en « GRAS » sont de moi. Je crois que ce résumé en “question-réponse” complète assez bien l’article de Danielle. Sur cet «autre forum » ma réponse (miracle, non censurée comme c’était le cas depuis un an ) a été :
    « Retrait de Castro : Besancenot pour “plus de démocratie” à Cuba
    24 février 2008 - 01h15 - Posté par JACQUES RICHAUD - 86.***.237.***
    C’est la bonne manière de formuler le problème. Merci et bravo VIKTOR. Beaucoup de nos malentendus proviennent de l’attachement dans nos têtes au “formalisme” de la démocratie, même si le vécu chez nous nous en montre l’imposture ; et nous sommes en difficulté pour imaginer un retour à “l’esprit” de la vie démocratique qui est celui que Fidel a tenté de mettre en œuvre… Imparfait ? Sans doute… Même Fidel le sait et a su effectuer de multiples “redressements” de son expérience au large soutien populaire… Imparfait, mais exemplaire pourtant. Sans Fidel, cette Ile ressemblerait à haïti, le fond de la misère, sous l’œil de l’occident qui ne se reconnaît aucune responsabilité dans cette tragédie Alors ? CUBA SI ! . Jacques Richaud »

    Je crois que cette mise au point croisée apporte plus de perspectives utiles que mille invectives. Le texte de Jacques-François Bonaldi complète tout cela :
    http://socio13.wordpress.com/2008/02/27/jacques-francois-bonaldi-de-la-%c2%ab-transition-%c2%bb-a-cuba-et-autres-universaux-2/
    Il nous montre les capacités de «la transition à Cuba » qui pourraient bien décevoir tous ceux qui prévoient le pire, qui serait l’extinction d’une expérience sans précédent que nous n’avons pas à rougir d’avoir soutenu depuis sa première heure (beaucoup d’entre nous, mais pas tous c’est vrai) jusqu’à son échéance actuelle, qui n’est pas un terme mais une étape.
    Si nous cherchons bien l’anticastrisme, nous le trouverons aussi proche de nous, mais je vais sur ce point proposer un commentaire séparé, pour rester sur la note principale : CUBA SI ! Et sans hésitation.
    JACQUES RICHAUD

  4. 4 socio13 28 février 2008 à 6:36

    Si comme vous j’allais sur Bellaciao, les commentaires de Viktor m’auraient aidée dans mon chat du Nouvel observateur… il est nettement meilleur polémiste que moi mais ça je le savais déjà.
    Bon l’affaire est erminée, sur ce que tu dis là Jacques je n’ai rien à dire pas plus que sur ce qui dit Ben Said, en particulier sur le rôle des nations.
    Danielle Bleitrach

    PS quelqu’un a-t-il siuivi le chat ? Je trouve que ça a été trés correct, le Nouvel obs était trés étonné non seulement de l’abondance des questions (il y avait une vingtaine d’interventions auxquelles faute de temps je n’ai pu répondre pourtant j’allais comme une mitrailleuse (l’orthographie en souffert et j’étais au-dela de toute ponctuation). Donc le sujet passionnait m’a expliqué la jeune femme que j’avais au bout du fil, et ils étaient étonnés par l’absence de polémique, le sérieux… Bien évidemment j’en ai profité pour leur expliquer que s’il y avait un peu plus de pluralisme ce serait mieux.

  5. 5 JACQUES RICHAUD 28 février 2008 à 7:34

    L’ANTICASTRISME PRES DE CHEZ VOUS…

    Qui termine sa chronique par «Mais ils en ont probablement soupé, de la révolution » (?…Alors ?)

    Hallucinante chronique de François Taillandier «Cuba SI ! » dans l’Humanité de ce jour 2_ février 2008 !
    Il tente d’attirer notre adhésion en stigmatisant une campagne publicitaire (qui semble effectivement assez minable) destinée à l’homo touristicus attiré par cette Ile porteuse d’une si belle histoire qu’elle fascine même les ennemis du socialisme qui ne peuvent ignorer complètement ses réussites sociales évidentes, comparativement à d’autres Iles des caraïbes par exemple… Mais pour Taillandier, celui qui va à Cuba est nécessairement «une connasse et son connard » dont «le monde est l’aire de jeux »…(C’est fou comme l’insulte devient «tendance », contamination sarkozienne peut-être ? Plus loin «crétin », «sous-hommes » pour désigner les mêmes…, quel argumentaire !) ; Bon, OK, chacun chez soi et tout sera pour le mieux ; et nous devrons attendre les chroniques du Figaro ou celles du Nouvel Obs, ou les rapports délirants de Reporter Sans Frontières inspirés par le CIA, pour savoir ce qu’est un pays socialiste en marche…Problème, non ?

    Vous tous camarades et amis qui avez voulu voir de vos yeux la plus réussie, mais certainement encore inachevée, des expériences socialistes (Je n’ai pas encore eu ce bonheur ) n’avez fait que «traîner votre cul » nous dit l’auteur et avez été victimes, avant, pendant et après «d’hallucinations proprement hystériques » dont on ne comprend pas très bien ce qu’elles désignent. L’office du tourisme cubain est invité à entretenir son parc de «maisons hispaniques décrépies » et de «bagnoles américaines déglinguées » et son contingent de «musiciens ridés »…Cet humour double face cache un réel mépris. (Oui, je le précise à nouveau nous sommes bien dans un article de «l’humanité » )

    Mais le coup de grâce est pour la fin en avertissant le touriste «A moins que les Cubains ne décident de l’accueillir à coup de fusil. MAIS ILS EN ONT PROBABLEMENT SOUPE DE LA REVOLUTION » (sic !)

    Cherchez de l’anticastrisme dans l’Humanité et vous le trouverez sans avoir besoin de gratter très profond ou fouiller les archives, honte à François Taillandier !

    Sa chronique pose un autre problème : En évoquant les dérives, les dangers, les ambiguïtés bien réels du tourisme de masse, il insulte aussi le tourisme populaire, celui des hommes et des femmes qui font le choix de rencontrer d’autres hommes et d’autres femmes, sans être des «connards » ni des aveugles. Il poursuit sentencieusement «sans savoir rien voir, sans savoir rien aimer, sans savoir rien comprendre, car il n’y a qu’une chose qu’il sait faire et qu’il fait abondamment : traîner son cul » …Encore l’argument vulgaire du mépris de ceux qui ont voulu voir par eux-mêmes ; ils auraient du rester ici, Taillandier leur aurait expliqué, il a sûrement écrit un jour «le castrisme pour les nuls », non ?

    Oui l’anticastrisme primaire existe encore, ravageur, désespérant, c’est celui de ceux qui n’ont aucune confiance dans la capacité des hommes et des femmes là bas à maîtriser leur destin, ni ceux d’ici à y reconnaître la réalisation d’un rêve accessible…Oui, nous étions bien dans «l’Humanité » ce 28 février 2008.

    NB : Que chacun se rapporte à l’original pour juger si excès d’interprétation ? Il est évident que cette chronique n’engage que l’auteur et pas toute la rédaction du journal. Mais ce quotidien sait censurer d’autres contributions (c’est Danielle qui le dit) et le choix effectué fait «sens ».
    Bien sur lui y a pire, comme ce dossier spécial de notre «quotidien de référence » (1) qui en première lecture rapide me semble consternant (le Monde – supplément février-mars 2008 ). Vous y apprendrez tout sur «les cent ans de servitude » englobant les cinquante dernières années…Dans un pamphlet de Jean François Fogel, à vomir…Mais trouverez aussi une revue de fac-similé de presse qui n’est pas sans intérêt.
    CUBA SI !
    Jacques Richaud 28 février 2008

    (1) Allusion à http://socio13.wordpress.com/2008/01/18/notre-quotidien-de-reference-et-la-crise-financiere-par-jrichaud/#more-969

    NB; Je n’ai pas suivi ton “chat” et ne sais pas de quel texte de Ben Said tu parles, tu nous en dis un peu plus ?

  6. 6 alain girard 28 février 2008 à 7:52

    bonsoir

    primo le tchat tout bon je suivais en direct
    secondo Bellaciao connait une telle baisse de qualité que j’ai pour ma part plus le sentiment d’un défouloir totalement improductif.
    la situation de Bellaciao incite peut-être à plus de “tolérance” mais cela devrait redevenir normal rapidement, quand je dis normal, c’est que je vous invite ne pas perdre trop d’énergie chez Roberto et sur un site où le bistrot est ouvert en permanence et à tous les étages.
    Bon en tout cas, je le redis ici, débattre de Cuba Socialiste cela demande plus que des forums, des initiatives également concrètes car en passant il y en a 5 pour qui cela serait bien utile de gagner des forces.J’ai proposé à la municipalité de Valenton de déclarer citoyens d’honneur les 5, la question n’a pas été mise à l’index, c’est déjà cela.
    En passant je vous rappelle que depuis 2 ans Salah Hamouri, jeune franco-palestinien est emprisonné en Israël et qu’aucun jugement ne se profile et bien moins encore une libération.
    Vous pouvez lui écrire ça ne peut pas faire de mal
    Salah Hamouri
    Rimo nim priso
    Po box 778
    Even Yehuda 40500
    Israël

  7. 7 socio13 28 février 2008 à 7:53

    moi j’ai renoncé à lire l’humanité… je prenais une crise tous les jours et en plus ils me censurent.
    Comme je l’explique souvent je ne lis que la presse patronale , Chomsky aussi… J’ai même abandonné le Figaro, il a certes une dimansion de classe (pas la mienne, mais il suffit d’inverser) mais il est trop idéologique. Quand vous lisez les Echos ou la tribune, c’est l’utilitarisme capitaliste dans toute sa splendeur, en plus comme ils donnent des avis aux investisseurs, il ne faut pas plaisanter avec l’information… Bref de temps en temps je fais gloups mais je n’en attend rien…
    Il y a des moments reposant, l’autre jour je suivais un dossier sur la Russie sur Arte, ce qu’ils ont pu dire comme stupidité c’est effrayant, c’est tintin au pays de Poutine… Mais comme je m’en fous j’étais particulièrement détendue.
    Donc je crois que l’huma est en train de se tirer une balle dans le pied et on se demande à quel lectorat ce genre de truc s’adresse. je partage totalement ton analyse.

    Ben said dans son livre sur la politique profane, et dans le débat marseillais a beaucoup insisté sur la dimension nationale qui n’est pas contradictoire avec la dimension internationale au contraire, je suis d’accord avec lui et cela va avec le dialogue nécessaire avec les tenants de l’Empire de negri, mais sans complaisance.Ici même il y a un texte que tu as inscris dans lequel Ben said interpelle les altermondialiste, je le trouve trés juste.

    Voila je crois que nous sommes dans une telle mélasse que le pire serait que nous ne voyons pas ce que l’on fait en notre nom et il faut être trés critique.
    Danielle bleitrach

  8. 8 Max 28 février 2008 à 8:00

    J’ai lu avec intéret votre chat sur l’obs…
    Contextualiser un système politique pour le justifier dans ce qui me parait être tout de même relever de sectaire dans le cas de Cuba qui ne trouve sa plénitude qu’en regard du système US que vous semblez honnir ainsi que du “pseudo universalisme des droits de l’Homme européen”.
    Là,j’avoue que c’est très fort comme argument.
    Qu’un homme soit irremplaçable au motif qu’il serait le fondateur d’une république,ça n’a rien avoir avec un gourou selon vous?
    Que les gens débattent dans des comités de quartier,n’avons nous pas la même chose avec le tissu associatif?
    Ce chat que vous avez animé sur l’obs est il possible à Cuba?
    Je veux dire avec un réel opposant…
    Mais,la réponse m’a déja était donnée par J. Richaud…la contradiction d’opposants ne fait que nourrir le “diviser pour régner”.Suis je béte,c’est l’évidence même.
    Comment se fait il que tous ces pro-castriste ne demandent pas la nationalité Cubaine ou l’asile politique à ce pays?
    Combien de double nationaux à Cuba?
    Il vrai que la pureté de la révolution risquerait peut être d’en patir si des éléments allogénes s’y trouvaient.
    Evidemment c’est de la polémique quantienne,n’est ce pas!?
    Cordialement.

  9. 9 socio13 28 février 2008 à 8:09

    Tout à fait d’accord avec ce que tu dis la nécessité de l’action. C’est cela qui manque. Il faudrait faire connaître mieux l’histoire des 5, j’aimerais bien avoir un bon texte d’explication.
    J’ai proposé des débats, après les muncipales, les organiser permet une activité type l’université nouvelle, et s’il y a une bonne activité de cellule et de section, c’est pas mal, mais tout a été détruit.
    De surcroit je pense qu’il faut accepter l’idée que nous ne serons plus jamais d’accord à 100% comme nous l’avons été. peut-être est-ce un bien, pour moi cette dimension critique n’enlève rien à mon engagement, au contraire. Je ne suis plus au parti mais si j’y étais je ne laisserais rien passer ni sur Cuba, ni sur d’autres faits surlesquels j’ai quelques lumières, pas pour détruire mais pour construire et c’est là que l’action est indispensable, parce que quand on a un but la réflexion s’oriente vers la construction. On voit où est l’adversaire, l’obstacle, on ne confond pas tout…
    Danielle

  10. 10 socio13 28 février 2008 à 8:18

    là comme on dit c’est la meilleure:
    - Non seulement vous n’entendez jamais dans les médias quelqu’un s’exprimer pour rétablir des “faits” concernant Cuba, mais le fait que je m’exprime vous insupporte tellement que vous reprenez l’idée de Sarkozy, je n’ai qu’à partir… Et vous venez donner des leçons aux Cubains. ne vous en déplaise monsieur j’aime mon pays, la france et je ne vois pas pourquoi je m’exilerais même si tous les médias du monde me censurent, si je n’ai jamais le droit à la parole, même si ce sont les censeurs comme vous qui imposez le politiquement correct et de surcroît prétendez donner des leçons de démocratie aux autres.
    -la critique de l’universalisme des droits de l’homme est actuellement sinon une dominante dans le monde des idées mais une tendance qui prend de l’ampleur, je pense à Domenico Losurdo et j’ai cité dans le tchat le dernier livre d’Immanuel Wallerstein: l’universalisme europée, de la colonisation au droit d’ingérence. chez demopolis, 2008. j’oubliais de signaler qu’il n’est pas question de renoncer à l’universel des droits humains mais de les établir sur d’autres bases que sur la “suprematie” occidentale. C’est la position des auteurs pré-cités.

    Quant à la contextualisation vous pensez que c’est un “truc” pas du tout c’est une nécessité méthodologique. il suffit de voir le texte publié à ce jour que j’écrivais en 2001 à propos de la campagne sur les femmes afghanes.

    - le tissu associatif aurait le droit de quoi? de décider des candidats aux municipales ? De proposer les dits candidats? où avez-vous vu cela. lisez ce qui est écrit et après nous discuterons, parce qu’ici nous discutons, ils nous arrive même de le faire avec quelques vigueur.

    Danielle bleitrach

  11. 11 sam 29 février 2008 à 12:00

    “combien de double nationaux à cuba” ? je m’emporte et ne prends pas le temps de me renseigner

    mais danielle ou viktor (qui nous avait donné un chiffre lors d’une interview sur radio campus lille) pourraient répondre à cette question

    oui, cuba donne asile à des réfugiés politiques, et pas qu’un peu

    mais peut-être réponds-je à une simple provocation ?

  12. 12 christian forgeot 29 février 2008 à 5:24

    Je ne partage pas l ‘avis de Jacque Richaud sur le pamphet de taillandier dans L’Huma quotidienne d’hier .

    Certe il est entierement au 2eme degrés mais son but n’est il pas de stigmatiser la maniére de voir Cuba vu du prisme déformé et déformant des médias et de l’intelligentia occidentale sur Cuba ???

    En tout cas moi je l’ai compris ainsi …
    J’ai peut etre faut je n’en sais rien …
    Il y a suffisament de raison pour “gueuler” aprés l’Huma sans en rajouter (je pense a des débats économiques ou autres sans présence de communistes ….)

    En tt cas moi j’ai apprécier et l’ai pris comme une condamnation de la pensée et de l’idéologie dominante dans sa vision de cuba,Et comme une ode a la dignité des cubains fasse a tt ceux qui voudrais faire de l’ile le “bronze cul du monde”.
    Qd a sa conclusion

    “les Cubains en ont certainement soupés de la révolution ……”

    Je l’ai trouvé dans le fil de l’article comme CE QUE PENSAIENT LES MEDIAS OCCIDENTAUX ET NON CE QUE PENSENT LES CUBAINS

    Encore se satané 2 eme degrés ….!!!

    Donc affaire de perception individuel……

    Fraternellement

    Cis joind l’article incriminé

    La France sarkozienne par François Taillandier

    Cuba si !

    Cuba si ! clame une affiche publicitaire du métro. L’image représente bien sûr une connasse et son connard, sur une plage, pâmés d’extase et souriants. Plus loin, au-dessus du même slogan, on retrouve nos deux idiots entourés de musiciens populaires ridés comme de vieilles pommes qui les couvent d’un air attendri. On aperçoit une bagnole américaine des années cinquante toute déglinguée et la façade décrépite d’une maison de style rococo hispanique.

    Le ministère cubain du tourisme fera bien de veiller à conserver un éventail suffisant de maisons hispaniques décrépites, un parc suffisant de bagnoles américaines déglinguées et un contingent suffisant de musiciens ridés comme de vieilles pommes, s’il ne veut pas que le touriste soit déçu.

    Fidel Castro s’éloigne et l’on est prié de se réjouir que Cuba accède à la démocratie et aux droits de l’homme. Aspiration certes légitime des Cubains eux-mêmes, mais dont le ressassement par nos médias, et l’intégration par nos consciences, n’indique que notre volonté bien ancrée de ne pas voir notre monde comme il est, fût-ce au prix d’une hallucination proprement hystérique, cultivée et maintenue avant, pendant et après l’éventuel séjour à Cuba, envers et contre toute admonition de la réalité.

    Les imbéciles d’aujourd’hui ont beau jeu de dauber l’aveuglement de ceux qui, hier, se refusaient à voir les ombres et les souillures de la révolution, là-bas ou ailleurs ; encore faudrait-il qu’ils fussent capables de voir ce qu’est et ce que fait réellement notre monde, ce qu’il est et ce qu’il fait sous leur pif, aux imbéciles, et non pas à l’abri de lointaines frontières. Ce qui va inéluctablement l’emporter à Cuba, avant tout et au bout de tout, c’est notre connasse et notre connard souriants, spécimen unique et planétaire du crétinisme touristifiant. Ce qui va l’emporter à Cuba, c’est « le monde est votre aire de jeux » : publicité d’appareils photo sur laquelle figurent également les deux déchets humains précités.

    Ce qui va l’emporter à Cuba, c’est le statut de « destination », autrement dit de sous-pays, pour « les low-cost de l’e-tourisme », comme on dit joliment en néo-langue.

    Ce qui va l’emporter à Cuba comme ailleurs, c’est ce monstre moderne, le touriste, qui va partout sans savoir rien voir, sans savoir rien aimer, sans savoir rien comprendre, car il n’y a qu’une chose qu’il sait faire et qu’il fait abondamment : traîner son cul.

    à moins évidemment que les Cubains ne décident de l’accueillir à coups de fusil. Mais ils en ont probablement soupé, de la révolution…

  13. 13 socio13 29 février 2008 à 5:59

    christian, je ne suis pas d’accord, ce texte est puant, si je l’avais lu dans rouge il m’aurait fait le même effet mais je m’interroge sur ton indulgence partiale.

    Danielle Bleitrach

  14. 14 christian forgeot 29 février 2008 à 7:40

    Chacun sa perception ….

    Je peux ne pas avoir la meme que toi sans pour autant etre partial.

    J’ai une culture notament au boulot ou la dérision et le 2 eme degrés etait et sont encore la regle .Malgrés la retraite je la concerve …

    D’ou certainement le fait que je perçois les choses différements sans pour autant faire de ce texte le fond de ma pensée ni dire qu’il passera a la postérité.

    Je l’ai pris au 2 eme degré je le repete et je persiste comme une critique accerbe de l’idéologie dominante sur Cuba libre a toi de ne pas partager mais ni vois aucune partialité ni une défense inconditionnelle de ma part de l’Huma …

    Je dis sur ce sujet ce que j’ai a en dire la ou il le faut ….

    S’admettre les uns les autres travailler ensemble demain c’est admettre une vision un point de vue différent sans pour autant voir chez l’autre de la partialité ou du sectarisme.

    Pour clore le sujet et te rassurer sur moi et Cuba je pense avoir et etre toujours présent dans la solidarité active avec Cuba .

    J’ai été un de ceux qui ont permis d ‘obtenir 50 bus de la direction de la RATP et de les convoyer en pleine gréve de decembre 95 au Havre …

    ainsi qu’avec mon UD CGT j’ai toujours participé a la réussite des initiatives avec le syndicat de Santiago de cuba

    Et de partager avec toi au moins sur ce point la bcp de choses et d’analyses

  15. 15 JACQUES RICHAUD 1 mars 2008 à 10:31

    LES CINQ DE CUBA

    Au sujet de l’affaire « des cinq » Cubains arrêtés par le FBI et emprisonnés aux USA , j’avoue ignorer l’ensemble des termes de cette affaire, peu médiatisée chez nous. Je retrouve ces deux articles :
    - Un premier exposé:
    http://www.legrandsoir.info/spip.php?article5317
    qui semble résumer l’histoire.
    - Un autre commentaire après une émission récente sur canal+ qui avait évoqué cet enfermement , avec une partialité ici condamnée: http://www.legrandsoir.info/spip.php?article6088

    Est-ce que Danielle peut nous en dire un peu plus ?
    Jacques Richaud

  16. 16 socio13 1 mars 2008 à 10:38

    C’est une affaire qui mériterait la même mobilisation que celle de Sacco et vanzetti.

    Il faut absolument que les partis de gauche s’en emparent et mènent ce combat. Certes il est vrai qu’en ce moment celui qui urge et que personne ne mène au niveau où on devrait le mener est celui des palestiniens , de l’”holocauste” de gaza… Mais ce n’est pas en faisant rien sur rien qu’on arrivera à avancer, les combats ne sont pas exclusifs au contraire, ils nous entraînent à l’internationalisme sans lequel il n’y a pas de communistes, pas de forces progressistes.

    Donc pour en revenir à la demande de jacques, il y a des tonnes d’articles dont ceux du Monde Diplomatique (excellents) sur le sujet. je vais tenter de vous en écrire un de synthèse, à moins que d’autres copains, je pense à Viktor mais je sais à quel point il est débordé, ou d’autres de la liste CSP, se sentent de faire un résumé synthétique et mobilisateur.

    Voilà un combat commun que pourraient lancer la direction du PCF et de la LCR et qui aurait le mérite de les aider à voir un peu mieux la réalité du combat cubain et ce combat comme d’autres nous apparendraient à travailler ensemble, à construire ensemble…

    Danielle Bleitrach

  17. 17 alain Girard 1 mars 2008 à 9:29

    Sont y irévérencieux ces cubains alors! Dans tout notre pays, la France,pays des Lumières avec son lot d’illuminés, la gauche et l’extrême gauche qui n’ont jamais été capables d’amener les travailleurs au pouvoir, ont des idées les plus merveilleuses pour Cuba socialiste.
    Certains doivent même ajuster le tir en fonction des réactions des militants et cela oscille entre mais “oui Cuba est une dictature” pour continuer sur oui “mais une dictature pas totalement totale” pour finir par “viva Cuba”

    De fait le peuple cubain a deux adversaires: l’embargo impérialiste pour le premier , avec ses conséquences dramatiques sur la vie de tous les jours;
    Le second adversaire est celui du monde des faux-frères et des vrais faux culs, ceux-là opposent Fidel au Che et projettent ce qui , à leurs yeux, représentent au mieux un révolutionnaire, il doit être mort.
    Alors Fidel est vivant, lucide, combatif et honnête car ce qui me frappe chez cet homme c’est d’abord cette honnêteté sans calculs, comme notre “démocratie” nous en démontre à chaque instant.
    Je suis béat d’admiration devant ces donneurs de leçons mais je m’interroge un peu quand même sur leur honnêteté à eux.
    Clamer son admiration pour le Che, s’en proclamer les héritiers, sans en informer sa famille d’ailleurs,comme ils sont mignons tous ces candidats-dirigeants déjà à vie, mais nous n’en voyons pas un prendre le maquis et même sans cela l’avion pour aller à Gaza, ou en Irak, quand ils prennent le maquis cela dure 3 jours, à la Courneuve, avec des bottes en caoutchouque comme en Colombie mais sans les moustiques et ils causent dans les débats, en rajoutent pour marquer leur gauchitude et rentre à la maison ou à l’appart c’est selon.
    Les français ont les dirigeants qu’ils méritent, les cubains itou, mais eux ils ont du pot et du savoir faire.
    Ils peuvent se sentir fiers d’eux-mêmes les companeros, ici ils parlent beaucoup de vous, les dirigeants de la gauche et de l’extrême gauche, ils parlent, ils parlent, ron, pchi, ron, pchi…

    Transmis par Michel Collon

    Que pensent les Cubains du retrait de Fidel ?
    Jean-Guy Allard

    Un étudiant en communication de Québec, Salvador Calderon, fils québécois d’immigrants salvadoriens, m’a envoyé quelques questions afin d’en publier les réponses dans son journal universitaire sur les derniers évènements à Cuba après la décision de Fidel. Compte tenu du fait qu’un peu partout, on s’interroge sur la portée de l’évènement dans l’île, je crois utile de faire circuler ce matériel. JG

    1. Quelle est l’ambiance dans les rues de la Havane depuis que Fidel Castro a annoncé son retrait?

    L’ambiance est celle de la vie de tous les jours. Les Cubains n’ont pas d’angoisse, rassure-toi. Ce qui est amusant, c’est de voir comment, à l’extérieur, les médias s’excitent et ne comprennent rien au fait que Cuba ne réponde pas à leurs innombrables pronostics. C’est comme une météo annonçant une tempête de neige alors que l’on ne constate qu’un ciel dégagé. Il existe une sorte d’hystérie médiatique autour de Cuba qui, vu de l’intérieur, ne correspond à rien du tout. On voudrait que les gens se précipitent dans la rue ou quoi? Mais rien de tel à La Havane. On a vu hier à la télé les émeutes sur le Kosovo avec une nuée de flics qui tapaient sur les gens. On voit chaque jour des scènes de désolation en Irak ou en Afghanistan. Les grands médias du monde industrialisé auraient intérêt à s’interroger davantage sur les causes profondes des vraies tragédies de l’heure. Celles causées par les appétits des multinationales qu’ils adulent.

    2. Comment les Cubains perçoivent-ils cette décision?

    Comme un geste logique qui fait suite à une longue période pendant laquelle chacun a dû conclure qu’en raison de ses graves problèmes de santé, Fidel allait choisir de laisser à d’autres l’administration des affaires de l’État. C’est comme voir son grand-père, à la santé déclinante, prendre sa retraite, tout en conservant une activité à la mesure de ses forces. Sans plus. Les gens, en général, éprouvent une sorte de soulagement mêlé de tristesse.

    3. Que représente Fidel Castro pour la majorité des Cubains ?

    Les Cubains, malgré les contraintes de la vie quotidienne dans un pays assiégé par la plus grande puissance de la planète, savent parfaitement que la personnalité de Fidel et ses idées ont marqué et continuent à marquer les grands courants politiques de notre époque. Cuba a comme leader un homme d’une dimension qui dépasse de beaucoup celle d’une île des Caraïbes sans grandes ressources. Fidel a su résister à dix administrations américaines successives qui ont tout fait pour tenter d’éliminer celui qui leur a arraché une partie de cette Amérique latine tant exploitée et tant méprisée.

    4. Est-ce que vous pensez que la révolution cubaine est menacée par le départ de Fidel et le vieillissement de toute cette génération de combattants de la Sierra?

    Attention, Fidel n’est pas mort… loin de là. Et même s’il l’était, il demeurerait la référence de beaucoup de Cubains qui ont grandi avec lui. Sa génération devra progressivement s’effacer, c’est mathématique. De nouveaux dirigeants prendront alors la place. La nature de la Révolution dépendra alors de leur perception des intérêts de la nation, des solutions qu’ils choisiront d’apporter à ses problèmes, mais ils demeureront fondamentalement fidèles, sans mauvais jeu de mots, à la nécessité d’assurer la souveraineté du pays face au géant qui a toujours rêvé de l’annexer, et au socialisme qui donne à tous la santé, l’éducation, le logement, le travail…

    5. Les Cubains craignent-ils une intervention américaine?

    C’est certain. La menace américaine est ici une réalité depuis la fin du XIXe siècle, quand les USA ont eu le culot de voler leur victoire aux Cubains enfin parvenus à se débarrasser de l’Espagne. Ils ont ensuite imposé une succession de gouvernements corrompus qui se sont constamment pliés à leurs exigences. Qu’on pense seulement à l’existence de Guantanamo où l’on a eu l’effronterie d’installer un camp de concentration. À l’invasion ratée de la Baie des Cochons, à la création par la CIA de groupes terroristes qui demeurent parfaitement tolérés à Miami, à la crise des missiles. Mais c’est Bush qui a battu tous les records en termes de menaces et de financement d’une opposition préfabriquée par ses services de renseignements. Et en termes d’arrogance.

    6. On voit dans les médias que Cuba est depuis quelques semaines en plein débat sur l’avenir de la Révolution. Quels changements souhaite la population cubaine?

    Contrairement à ce qu’impose comme concept la presse internationale, littéralement soumise à la rhétorique américaine, ce sont des changements d’ordre pratique que souhaite la population cubaine. Elle aspire à la disparition de règles conçues à l’époque de la guerre froide ou qui ne correspondent plus aux exigences de la vie d’aujourd’hui. Par exemple, les restrictions sur les ventes de voitures entre propriétaires, sur le libre accès à l’hébergement à l’hôtel, sont devenus des obstacles ennuyeux qui n’ont plus aucune raison d’être, de l’aveu même de nombreux dirigeants. C’est Raul Castro qui, en juillet, a lancé un appel à une sorte de bilan de tout ce qui s’appelle ’irritant” et a proposé de faire progressivement un grand ménage. Derrière toute règle injustifiée se cachent des illégalités, a-t-il alors dit.

    Il a aussi fait allusion à des problèmes ’structurels qui doivent être résolus pour un fonctionnement efficace de l’appareil d’État dans lequel une bureaucratie souvent lourde crée une inertie agaçante.

    Une chose est certaine, la machine de propagande américaine, qui utilise avec efficacité les grandes agences de presse internationales, impose l’idée qu’avec le départ de Fidel Castro doit commencer une transition’ menant à l’effondrement du socialisme, de la souveraineté de l’île et… attention au message subliminal, à une éventuelle annexion de Cuba. C’est le vieux rêve d’un empire qui n’a jamais compris que cette parcelle de terrain, juste au sud de la Floride, ne soit toujours pas tombée dans la gueule du loup.

  18. 18 christian forgeot 1 mars 2008 à 9:56

    Quand la LCR fais la leçon au peuple Cubain …..!!!

    No comment ….ca parle tt seul ..

    Le départ de Fidel-
    Article de Rouge 29/02/08

    Raul Castro remplace son frère, Fidel, à la tête de l’État cubain, qui tourne ainsi une page de son histoire. Fidel est toujours là, premier secrétaire du Parti communiste cubain, mais de nouveaux équilibres politiques et socio-économiques peuvent changer la société cubaine. C’est l’occasion de revenir sur l’une des principales révolutions du xxe siècle.

    Inspiré de la geste anticolonialiste et anti-impérialiste de José Marti, mort au combat en 1895 contre les Espagnols, Fidel Castro, jeune avocat, a mené, avec une poignée d’hommes, le renversement de la dictature de Batista, en 1959. Il l’a fait avec une équipe de jeunes révolutionnaires qui, inspirés au début par la lutte de libération nationale, se sont progressivement revendiqués des conceptions marxistes et léninistes, en rupture avec les thèses staliniennes.

    Appuyés par une formidable mobilisation populaire, les rebelles ont résolu le problème de l’analphabétisme, obtenu des résultats impressionnants en matière d’éducation et de santé – aujourd’hui, l’un des systèmes les plus performants de la planète. Ils ont exproprié les grands propriétaires fonciers – cubains et nord-américains –, et ils ont distribué des milliers d’hectares de terre aux paysans. Ils ont nationalisé les banques et les trusts commerciaux, défendu le droit au logement par une politique de diminution des loyers et d’accession à la propriété. Leur action a permis d’ouvrir un débat fondamental sur la transition au socialisme, notamment dans les pays sous-développés et en Amérique latine, où les révolutionnaires cubains prouvaient que la satisfaction des revendications sociales et démocratiques passait par la rupture avec l’impérialisme.

    Enfin, Fidel Castro et Che Guevara feront de l’internationalisme une priorité de leur combat politique. Cela les a conduits à la constitution de l’Organisation latino-américaine de solidarité, puis de la Tricontinentale, dans le but de rompre l’isolement de la Révolution cubaine, en soutenant les mouvements révolutionnaires, en particulier en Amérique latine. Comment ne pas se souvenir de ce cri du Che, « Créons un, deux, trois, plusieurs Viêt-nam », qui, face à la solitude tragique du peuple vietnamien dans les années 1960, levait haut et fort le drapeau de la solidarité internationale ? Cette politique s’est opposée plus d’une fois à celle de la bureaucratie soviétique, qui subordonnait les luttes des peuples à la défense de ses propres intérêts. Il ne faut jamais oublier que des centaines de milliers de Cubains sont allés se battre en Afrique, contre les forces armées par le régime d’apartheid d’Afrique du Sud et les États-Unis.

    Solidarité

    Pour la jeunesse du monde entier, la Révolution cubaine a été un bol d’air extraordinaire, qui démontrait que, malgré la domination des deux superpuissances (États-Unis et URSS), la révolution était possible. Le tout, à 150 kilomètres des côtes de la principale puissance impérialiste qui, depuis des décennies, essaye d’affamer Cuba par un terrible blocus économique (en la privant d’une série de produits de première nécessité), d’exercer une pression constante à partir de Miami – base anticastriste en Floride – et même de terroriser la population au moyen de mercenaires contre-révolutionnaires financés par la CIA. Voilà ce qui a toujours conduit la IVe Internationale à manifester sa solidarité avec la Révolution cubaine : cet immense défi lancé, depuis 50 ans, à la puissance américaine.

    Mais elle a aussi exprimé des divergences avec le Parti communiste cubain. Le pluralisme révolutionnaire des premières années a disparu, au profit d’une structuration très centralisée de la politique, issue de la guérilla et de type militaire. La IVe Internationale a alors défendu l’idée qu’il fallait transmettre une partie du pouvoir à des structures d’auto-organisation, paysanne et ouvrière.

    Après l’échec de la politique de diversification et de projection internationale, Fidel Castro a scellé une alliance avec l’URSS, en défendant l’invasion de la Tchécoslovaquie, en août 1968. La IVe Internationale n’était pas d’accord. L’URSS a soutenu Cuba sur le plan économique et financier. Mais, en échange, Cuba a accepté l’influence idéologique stalinienne, ce qui a désarmé politiquement une grande partie de la population. L’intégration au bloc de l’Est a eu des répercussions en matière de démocratie politique, de droit d’expression, de droit d’organisation, de liberté de la presse. Il n’y a pas eu de place pour le pluralisme politique organisé au sein même du mouvement révolutionnaire. Du coup, il y a eu une dérive répressive et autoritaire. Et les amis de la Révolution cubaine ont ressenti un vrai choc lorsqu’ils ont appris les exécutions, après le procès d’Ochoa, en 1990, ou après celui des auteurs du détournement du bateau, en 2003.

    Malgré tous ces problèmes, Cuba n’a jamais été un « satellite soviétique », comme les autres pays de l’Est. L’URSS et les pays du bloc de l’Est se sont effondrés, pas Cuba. Et si Cuba ne s’est pas effondré, c’est qu’il y a aujourd’hui encore une réelle dynamique anti-impérialiste, le rejet de l’ennemi étatsunien, et une profonde fierté nationale liée à la défense de certains acquis de la Révolution cubaine.

    Divergences

    Aujourd’hui, Cuba est à la croisée des chemins. L’évolution de la situation internationale sera décisive. Il sera très difficile, pour Cuba, de maintenir un système socialiste, seul dans le détroit de Floride. L’aide de Chavez – en particulier pour l’approvisionnement en pétrole – est déjà très importante. Améliorer la vie quotidienne des classes populaires et surmonter les inégalités sociales constitue une priorité. La question démocratique est aussi importante. Mais ce n’est pas à Bush, Sarkozy et l’Union européenne d’exiger des « élections libres », alors qu’ils continuent d’asphyxier Cuba, avec le blocus, et à l’agresser, avec les bandes de Miami. Tant que se maintiendront le blocus et l’agression impérialistes, Cuba ne pourra organiser des élections « libres ». C’est aux Cubains de décider des formes d’organisation démocratique dans le parti, des associations et de la société dont ils ont besoin. Fidel Castro envisageait lui-même que la « révolution soit détruite de l’intérieur ». Nombre de forces agissent en ce sens. Un autre danger réside dans la passivité et la dépolitisation de la jeunesse. Pour relancer la mobilisation populaire, des avancées démocratiques et des espaces de participation politique, en particulier pour les jeunes, sont indispensables.

    Le retrait de Fidel Castro exige de mener un large débat à Cuba, afin de trouver les voies du maintien et du développement des acquis de la révolution. Face aux partisans d’un retour du capitalisme à Cuba, dans sa version « sociale-libérale », dans sa version « chinoise », ou tout simplement sous la forme d’un renversement de la direction cubaine, nous prônons, aux côtés des Cubains qui la défendent, l’idée d’une démocratie socialiste. Socialiste, parce que seule l’appropriation sociale des moyens de production permet de garantir les conquêtes sociales. Démocratique, car nous croyons en la nécessité de confronter librement les stratégies, de trancher un certain nombre d’options, et de les mettre en œuvre sous le contrôle collectif de la population. Voilà le sens de notre solidarité internationaliste.

    Édouard Diago et François Sabado

  19. 19 socio13 1 mars 2008 à 10:07

    christian, je ne te comprends pas, d’abord je trouve que l’affaire est close avec la LCR, ensuite si je n’aurais pas écrit ce texte je le trouve assez correct infiniment plus que la plupart des produits que l’on trouve dans l’huma, en particulier le petit torchon que tu trouvais au second degré…. Même un des meilleur celui de José Fort qui tranchait sur les ignominies habituelles du style celui que tu défendais continnent des erreurs en particulier Fidel et marxiste bien avant de faire la révolution, et pas un marxisme “vague” comme le dit José Fort. Il s’est expliqué là-dessus à maints reprises. je n’ai rien dit devant ce texte parce que je te le répète je me félicitais de sont existence, mais celui là de la LCR me parait également superficiel mais pas négatif…
    Alors maintenant on arrête sur les divisions inutiles…

    je voudrais ajouter quelque chose, je suis comme vous Christian et Alain, je déteste cette opérartion de besancenot parce que je sais qu’elle affaiblira un peu plus le parti sans être en capacité de récupérer l’héritage. ils arriveront tout au plus à récupérer “la clientèle” des collectifs anti-libéraus, et quand les bourgeois n’auront plus besoin d’eux ils les couleront. Mais je pense que la LCR ne fait qu’utiliser une situation que la direction du PCF a créé et continue à développer. Donc au lieu de multiplier les faux procès analysez en quoi nous sommes les auteurs de notre propre débâcle et corrigeons si faire encore se peut…

    Donc arrêtez ces bisbilles inutiles, on en revient toujours à l’opportunisme des directions… Et c’est bien triste…

    Danielle Bleitrach

  20. 20 alain Girard 1 mars 2008 à 10:22

    Christian pourtant il est clair cet article, la LCR prône une démocratie socialiste ce qui révèle que la LCR considère que Cuba n’est pas démocratique mais que la France l’est certainement.
    Quand je lis des choses d’un journal dont le patron a fait une carrière exemplaire de rond de cuir et que son successeur autorisé risque bien de devenir candidat présidentiel à vie tout en jetant aux orties toutes références idéologiques à Trotsky, à la révolution.
    Tu devrais lire le texte sur le dernier congrès de la LCR, pas un millimètre d’autocritique, pas une erreur, rien, nada.
    Cela explique sans doute que cette organisation compte 3600 membres le premier janvier , fasse 3000 adhésions toute l’année et se retrouve avec….3600 adhérents à la fin de l’année.
    Un de mes camarades de syndicat, ancien militant du PCF est parti pour la LCR.Un jour, pendant les présidentielles il a craqué, durant un débat interne dans un arrondissement de Paris il avait été tellement menacé physiquement par certains de ses camarades, il soutenait la candidature Bové, qu’il en est tombé sur les fesses.
    Cela se nomme la démocratie, enfin chez eux pas à Cuba.

  21. 21 alain Girard 1 mars 2008 à 10:27

    moi je veux bien mais qu’ils oublient mon adresse e-mail, j’ai l’impression d’avoir les “témoins ” à ma porte en permanence.

  22. 22 socio13 1 mars 2008 à 10:35

    en voilà une autre !!!!! maios ma parole vous avez dix ans…

  23. 23 christian forgeot 1 mars 2008 à 10:38

    Danielle
    J
    e n’ai pas la prétention de connaitre l’histoire de Cuba aussi bien que toi ma connaissance en est trés partielle .

    Mais je trouve que cet article prend bcp de liberté et de raccourci avec l’histoire notament sur les rapports avec l’URSS qui me paraissent infiniment plus complexe et contradictoitres que le récit qui en est fait.

    Et le pômpon c’est qd meme de faire d’Ochoa une victime ….!!!

    Qd a la conclusion je ne permettrais jamais pour ma part de dire a d’autre ce qu’ils doivent faire ….

    J’en reste la …

    Encore une fois pour me faire comprendre c’est MA perception je ne pretant pas avoir raison …et ne represente que moi ….

    Fraternellement

  24. 24 socio13 1 mars 2008 à 10:55

    tu as raison sur les deux points

    1) sur l’URSS, c’est un grand débat à Cuba, beaucoup de Cubains surtout chez les intellectuels se félicitent presque de devoir affronter seuls les problèmes, mais tous les Cubains savent bien ce qu’a représenté la chute de l’URSS et bien sûr sauf les trotskistes comme Celia Hart pensent que c’est un grand malheur pour tous. Quant à Fidel il a souvent dit à quel point à ses yeux il aurait fallu réformer l’URSS et pas la détruire, il dit que pour la première fois dans l’histoire il y a eu grâce à l’URSS d’autres relations entre pays, plus solidaires, plus égalitaires… Mais tu devrais lire notre livre où tout cela est abordé à de nombreuses reprises.

    2) sur Ochoa c’est un mythe ici, beaucoup moins à Cuba. On dit que c’était un homme courageux, désintéressé mais qui par des moeurs d’aventurier a mis en danger Cuba, a offert la possibilité d’une invasion, et atteint l’aspect moral de la Révolution.

    Ce que je veux dire c’est que comme toujours je préfère comme les Cubains l’autocritique à la critique des autres, et je t’assure que la plupart des papiers qui paraissent dans l’huma depuis les niaiseries de Françoise Escarpit et regine Desforges ne sollicitent même pas le débat. les papiers de bernard Duraud sont assez justes mais portent sur l’actualité, il n’y a jamais d’analyse. Quant à moi je suis interdite, mon nom et mes livres, leur titre ne doivent même pas apparaître, c’est le même phénomène que Bellaciao, il suffit qu’il y a it mon nom dans un papier pour que l’huma l’interdise… Alors tu vois je trouve qu’attaquer la ligue quand on tolère cela chez nous, c’est assez minable…
    Danielle bleitrach

  25. 25 christian forgeot 1 mars 2008 à 11:04

    Je ne suis ni directeur ni redac chef de l’Huma …

    Les communistes pas plus que toi moi ou d’autre n ont leur mots a dire sur la ligne editoriale de l’Huma …..c’est un constat ou plutot ils peuvent dire tout ce qu’ils veulent mais les “sonotones” sont hermétiquement fermés …

    Et pourtant crois moi ce n’est pas faute de “gueuler” ou d’écrire…

    L’Huma est devenu un électron libre mais tout ca fait parti du débat du congrés … a suivre …

  26. 26 socio13 1 mars 2008 à 11:09

    Etant bien entendu que certes je trouve désagréable d’être censurée, le mot est faible, je suis niée, effacée de la photo… Et comme je le dis souvent en riant :”je suis communiste parce que je hais l’injustice a fortiori quand elle me concerne” :-)
    Mais le véritable problème est que ce que l’on censure ce sont des idées, ce sont des débats, en particulier ceux qui portent sur l’expérience cubaine, cela va avec le décervelage, l’inculture politique et c’est vrai alors que tout cela relève du congrès, mais je suis pessimiste, je n’y crois plus j’ai vu accepter tant de choses…

    Danielle Bleitrach

  27. 27 leila 2 mars 2008 à 12:10

    l’huma m’intrigue, aucun article sur le massacre de Gaza, ni sur son édition en ligne ni sur son édition écrite.Ni hier, ni aujourd’hui.

    J’ai acheté l’huma tout à l’heure pour vérifier, je l’ai jeté au chiot

    cette cécité est indigne d’un journal qui se dit communiste

  28. 28 alain girard 2 mars 2008 à 12:50

    Danielle

    concernant L’Huma ce n’est plus le journal du parti, cela n’est presque plus un journal communiste et je le répète, la diffusion de L’Huma est si faible que…
    au fait l’édition en ligne est toujours celle de la veille donc le samedi nous voyons celui rédigé jeudi soir.
    Sans prendre la défense de la ligne du journal, en regard de l’actualité les massacres sont légion ces derniers jours et pour connaitre la position du PCF ou plutôt de ses dirigeants il faut mieux, à mon sens, aller sur le site du PCF.Attention, je ne dis pas que les positions sont bonnes…
    Cependant et étrangement
    Je crois que nous vivons également une presse qui a rompu avec le journalisme de fond et parfois le Figaro fait bien, c’est ainsi et si je trouve cela étrange c’est que nous n’avons jamais eu autant de moyens de communications efficaces.
    Il suffit d’aller sur le Nouvelobs et tout le reste nous avons des reprises intégrales de dépêches d’agences bien sélectionnées.
    J’ai pu lire des dépêches de l’AFP signées d’un “journaliste de l’Huma, comme s’il s’agissait d’un article,ordre ou trop fatigué pour analyser et rédiger ?
    les informations depuis hier se contentent de diffuser un bilan du nombre de victimes et des déclarations, que cela soit sur la Palestine, le Kurdistan.
    Un peuple instruit est ingouvernable disait Adolphe Thiers et V Hugo lui considérait que lui donner des livres lui ferait faire des révolutions.
    La bourgeoisie est fidèle à ses recettese et à ses idéologues, notre parti communiste ne l’est plus aux siens et cela se paie cash.
    D’où l’importance de ce blog et d’autres qui participent à l’analyse marxiste et où la ténacité de Danielle, y compris, en se refusant à des compromis, donne des perspectives politiques, car pour agir il y a besoin de pensées.

    Bonne nuit camarades