Bref tandis que nous causons, Viktor agit. Il vient d’envoyer sur la liste de CSP la déclaration d’André Gérin à propos de Fidel Castro, enfin un communiste “officiel” qui remonte le moral, tiens lui il n’a pas peur à la veille des municipales… Lisez son texte, c’est simple, c’est clair voilà ce que j’attends d’un responsable communiste… je la publie ici.
Et puis j’avais complètement oublié, je suis invitée sur le site du Nouvel observateur, j’en ai vaguement discuté avec Viktor, il venait lui de passer à France 24 à la télé en anglais, il a fait un tabac, du genre on lui pose la question des prisonniers à Cuba, il répond aussi sec “où ça à Guantanamo ?” stupéfaction générale… personne n’y pensait… Résultat il est encore invité la semaine prochaine, toujours en anglais… Donc je lui parle vaguement de ma présence au Nouvel observateur et voici ce qu’il trouve et envoie sur les listes de CSP, ça c’est un type efficace …
Fidel Castro et Cuba.
Jeudi 28 février 2008
de 11h00 à 12h30
Avec Danielle Bleitrach, auteure de “Cuba, Fidel et le Che, ou l´aventure du socialisme” (fév. 2008, Le Temps des cerises)
http://forums.nouvelobs.com/international/517764-1299/0-nok/Danielle+Bleitrach.html
A n d r é G E R I N
Maire de Vénissieux
Député du Rhône
A
Monsieur Fidel CASTRO
Président de la République de Cuba
Le 21 février 2008
Monsieur le Président,
Au moment où vous annoncez votre décision de ne plus solliciter, ni accepter, un nouveau mandat à la tête de la République de Cuba, je me permets de vous adresser un très fraternel coup de chapeau. Depuis le renversement de la dictature Batista le 1er janvier 1959 et l’installation d’un gouvernement révolutionnaire décidé à travailler à la satisfaction des besoins du peuple, vous avez dû faire face à l’hostilité de votre grand voisin américain, à ses mauvais
coups, à l’occupation militaire de Guantanamo et à un embargo qui dure encore. Ces derniers jours, le président Bush et ses alliés ont multiplié les commentaires agressifs et cyniques, confirmant au passage qu’ils n’ont toujours pas digéré vos réussites et votre obstination à refuser les règles du jeu capitaliste.
En dépit de cet acharnement et des difficultés inhérentes à la guerre froide, Cuba a accompli en un demi-siècle des avancées sociales considérables dont s’inspirent aujourd’hui d’autres chefs d’Etat sud-américains. Le taux d’alphabétisation des Cubains 99,8% – est l’un des plus élevés dans le monde, supérieur de six points à celui des Etats-Unis (93,3%). Votre système de santé, qui garantit à tous une gratuité intégrale, a réduit le taux de
mortalité infantile à 6 pour mille et élevé l’espérance de vie moyenne à 78 ans, soit des niveaux comparables aux pays les plus développés. L’égalité entre les sexes et entre les races est un autre acquis universellement reconnu de la Révolution cubaine.
Ainsi, Cuba reste aujourd’hui un appui et un exemple pour des pays comme le Venezuela, la Bolivie ou l’Equateur désireux d’avancer dans la voie du progrès social, que cela plaise ou non à Washington et aux autres capitales occidentales. Je n’ignore pas que la disparition de l’Union soviétique et le maintien de l’embargo américain ont compliqué la situation économique et politique de Cuba.
Mais je ne doute pas que les jeunes générations cubaines sauront trouver dans votre exemple et dans les acquis de la Révolution cubaine l’énergie et la créativité pour poursuivre la marche en avant.
J’ai bien noté que vous souhaitiez continuer le combat des idées.
Malgré toutes les difficultés et les disparités des situations auxquelles nous sommes confrontés, nous sommes nombreux dans ce cas. Le capitalisme comme modèle économique occidental a fait son temps.
C’est donc en ami de Cuba que je vous adresse, monsieur le Président, mes meilleurs voeux pour votre nouvelle vie, pour que votre pays sache trouver la voie pour renforcer les valeurs et les idéaux du socialisme et du communisme et pour que renaisse un nouvel internationalisme de paix, de justice sociale, pour la promotion des hommes et des peuples.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’expression de ma haute considération..
André GERIN
CUBA SOLIDARITY PROJECT
http://vdedaj.club.fr/spip/
un interview avec Jean Daniel, journaliste, rédacteur en chef du nouvel Obs auteur de « Israël, les Arabes, la Palestine » Chroniques 1956-2008 Editions Galaade
http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/article.php?id_article=439&id_rubrique=204
Hasta siempre Commandante Fidel ! Bienvenido Presidente Raùl !
Le PRCF a salué l’œuvre exceptionnelle du camarade Fidel Castro lors de l’annonce par Fidel de son retrait de la présidence du Conseil d’Etat de la République de Cuba. Il a redit son admiration, son respect et sa fraternelle affection pour Fidel Castro, le passeur d’histoire qui fait le lien entre les Révolutions de l’Orient et de l’Occident, entre les Révolutions du 19 et du 20èmes siècles et les Révolutions du 21ème siècle, le révolutionnaire héroïque, compagnon du Che et de Camilo, qui a dit non à la capitulation gorbatchevienne et à la contre-révolution dans les années 80/90, le sage président qui a construit le pays le plus égalitaire du monde et qui a permis, avec Hugo Chavez, d’ouvrir la voie au socialisme du 21ème siècle. Plus que jamais le PRCF étudiera avec respect les publications de Fidel Castro, dont la réflexion et l’expérience font partie du patrimoine de tous les progressistes.
Sitôt annoncé le retrait de Fidel, la presse anticommuniste et anticastriste alignée sur Washington a organisé une vaste campagne sur le thème : « les Cubains espèrent un changement de système à l’occasion de la transition ». Déjà par le passé les médias impérialistes avaient massivement promu la personnalité de Roberto Robaina, le « Gorbatchev tropical » : le PCC avait alors vu juste et écarté ce personnage aux ambitions politiques et personnelles troubles.
La réalité cubaine, que même les reportages anticommunistes n’arrivent pas à cacher, c’est que la grande Cubains souhaitent des améliorations de leur vie quotidienne, comme il est naturel et légitime, mais DANS LE CADRE DU SOCIALISME, du PODER POPULAR, de la résistance à l’impérialisme, de la fidélité des alliances de Cuba avec le Venezuela bolivarien et les autres pays membres de l’ALBA, de la continuité avec la ligne révolutionnaire et communiste incarnée par Fidel.
Nous sommes certains que Raùl Castro, communiste et marxiste de longue date, compagnon de la première heure de Fidel, combattant guérillero, longtemps ministre de la Défense de Cuba, continuera de décevoir ceux qui espèrent que le pouvoir révolutionnaire se divise et dévie de sa route, et de réjouir ceux qui espèrent, dans le monde entier, que Cuba continue son chemin révolutionnaire pour le plus grand bien de son peuple amical et fraternel et de toute l’humanité progressiste.
Le socialisme est irréversible !
Le Parti communiste est immortel !
Vive Cuba socialiste !