ESPACE BISTROT JANVIER

vous, et moi aussi, nous aurons envie de récré nous irons dans cet espace… C’est comme les fumeurs mais c’est plus confortable que faire le pied de grue dehors. je viens d’écouter à la télé un abominable élu vert de Paris qui propose que l’on traque les fumeurs qui jettent par terre leur mégots. Un édit municipal prévoit 180 euros d’amende pour avoir jeté son mégot sur le trottoir… Et que font-ils contre les pots d’échapement qui nous asphyxient ? Si ça continue je les scie à l’arrêt… je ne fume plus depuis un an et je m’en trouve bien (en dehors de ces foutus kilos), mais j’ai encore de la solidarité, alors que j’ai renoncé à la voiture depuis 10 ans…

 voilà ce que propose Jacques et avec lequel je suis d’accord même si j’en vois bien les inconvénients, c’est incongru. imaginez un espace récré au milieu du Monde Diplomatique…

jacques : 

Sympa tout ça et je ne vais pas faire le grognon, mais Danielle s’est laissée piéger par Dimitri !
Le même avait été conspué pour une digression hors propos et son message «laissé pour l’exemple » en démonstration de l’inanité du hors sujet que j’avais aussi relevé et voilà que le mauvais élève récidive et entraîne sa maîtresse…Au piquet tous les deux !

Plus sérieusement, une remarque et une proposition concrète :

- La remarque : Le lecteur occasionnel de ce genre d’échange ne peut qu’y voir confusion et manque d’intérêt et cela nuit clairement à la qualité que nous attendons tous des échanges sur ce blog, plutôt bien tenu en main par Danielle. L’article sur la Chine par exemple mérite attention et peut-être controverse, mais cela se retrouve de fait “saboté” par toutes les digressions dont les derniers commentaires sont un exemple parfait…

- La proposition : Nous sommes sans doute plusieurs à souhaiter qu’un espace d’échanges plus «légers » et même parfois amicaux entre contributeurs ou lecteurs soit accessible justement pour ces digressions, blagues ou considérations générales que le simple respect des auteurs justifie ne pas devoir s’insérer à tort et à travers n’importe ou. Alors pourquoi pas, comme cela est déjà apparu deux fois je crois un ESPACE BISTROT SOCIO mensuel pour toutes ces digressions non nécessairement rattachées à un sujet précis ? Une sorte de méli mélo où tout peut se dire, sans jamais se comporter comme un «troll » sur un autre espace…On peut même imaginer dans ce bistrot mensuel au contenu nécessairement décousu un ESPACE COMPTOIR pour les propositions »sérieuses » celles qui tiennent encore debout, et une TABLE DU FOND pour les délires et ceux qui en sont à dire n’importe quoi…Liberté à Danielle si un post était envoyé abusivement ailleurs (comme l’a fait l’affreux Dimitri déjà puni …et déjà pardonné) de le transférer au comptoir ou à la table du fond…

Pourquoi ne pas essayer cet ESPACE BISTROT SOCIO « JANVIER » tout de suite et renouveler si affinités ?
JACQUES RICHAUD

Ca me paraît logique si ça perturbe la lecture, Il y a aussi le fait que moi je fonctionne comme ça avec des moments de digression, des rêveries de promeneur solitaire et des blagues qui me font rire… Au coeur même de réflexions plus théoriques, plus politiques, des passions… C’est justement là dessus qu’est parti mon dialogue avec dimitri sur le côté judaïque qui mêle la passion au dérisoire…  C’est vrai qu’il faut que ce soit léger, parfois ça devient lourd… Il faut que cela traduise la réflexion de Woody Allen: tant que l’être humain sera mortel et le saura, il ne sera jamais tout à fait tranquille…

L’ECHANGE AVEC DIMITRI

Mon dieu Dimitri, suis-je aussi abominable que cela “batling danielle” ! Comment expliquer que ma passion dans le débat n’est jamais agressive, ne cherche pas à nier l’autre mais à porter la contradiction comme un dynamisme de nos deux pensées…

peut-être suis-je marquée par ma culture “judaïque”… En regardant ce matin le blog, je me suis dit Marx,Walter benjamin, Adorno, Lukacs, Ernst bloch, Trotski, Lowy, Barenboïm, Stamboul, Bleitrach, ben saïd, etc… ça fait un peut ghetto, et j’ai pensé que par rapport à BHL, finkelkraut et autres sionistes de ceux-là au moins je n’avais pas honte… En fait le seul apport du judaïsme c’est quand on en sort, quand on porte la contradiction, c’est vrai de marx et de Spinoza, d’Einstein et autres… Et même de Jésus christ, voir de saint paul… mais ce doit être vrai pour toutes les cultures… pour toutes les familles, il faut tendre vers l’universel à partir de l’origine comme les eaux qui se mêlent… C’est pour cela que j’admire le geste de Barenboïm revendiquant la nationalité palestinienne, c’est la seule solution…

Cela dit la specificité du judaïsme me parait double, le primat du temps, et la contradiction ce qui va avec… On dit que quand Moise a descendu les tables de la loi, il y avait 300.000 hébreux et il y a eu aussitôt 300.000 interprétations de la loi.

Cette propension à adopter le point de vue contraire s’accompagne souvent de passion, d’exaltation dans le débat mais aussi d’humour, de sens du dérisoire, mais internet laisse peu filtrer le rire, l’ironie qui accompagne l’engagement passionné, pourtant pour qui me connait on sait à quel point je ris aisément et j’aime plaisanter, je suis aussi de la tendance marx groucho…

Donc quand je parais avoir enfilé mes gants de boxe tenez compte s’il vous plait de ce rire. dimitri tu le connais et c’est pour cela que tu me pardonnes mes engueulades sur ce blog… Mais les autres… je crains le pire…

Cela dit l’essentiel est ailleurs, si j’ai pu transformer quelques Français en voyageurs, leur donner le goût de l’exode, ce sera bien, en Chine mais aussi ailleurs. Le monde est unique, il est notre, nous tous… c’est ce qui dit Badiou…

danielle Bleitrach

Réponse de Dimitri: voici une petite blague:

Danielle Bleitrach vint un jour a décéder.
Fruite d’une vie de militante exemplaire et d’athée convaincue elle part donc au ciel et rencontre saint pierre.
“Bonjour Danielle” lui dit il. “Tu es la bienvenue au ciel mais tu sais comme tu t’es battue pour l’athéisme et contre la croyance en Dieu je ne peux pas te faire entrer directement au paradis”.
“tu ira donc passer 15 jour en enfer histoire de voir a quoi tu aura échappé”.
Danielle très heureuse de pouvoir constater la diversité de l’au delà prend donc l’ascenceur pour le 36eme sous sol: les enfers.
Ding fait l’ascenseur. La voilà arrivée.
Le diable se frotte les main, il a reservé a Danielle quelques surprises.
15 jour passent . 1 mois , 6 mois… 1ans…
Plus de nouvelles des enfers.
Dieu s’inquiète.
Il pend son téléphone et appele le diable.
TUT… TUT… TUT…
Un démon décroche, “secretariat de l’université populaire des enfers, j’écoute…a qui ai je l’honneur ?”
“Euuu et bien ici c’est Dieu et je…”
Qui çà??? reponds la strandadiste ? Pouvez vous arreter vos blagues, y ‘a quelques temps qu’on ne crois plus au pere noel ici!!!
Bonne journée et au revoir…clac…

dimitri

danielle b: puisque nous en sommes aux blagues:

Fidel Castro a souvent affirmé qu’il prefererait se retrouver en enfer parce qu’il y retrouverait des gens comme Marx, lénine, tous les révoltés, imaginez le bordel qu’ils feront à eux tous contre les conditions de l’éternité, d’ailleurs logiquement un révolutionnaire conscient ne devrait pas accepter d’aller au paradis s’il restait un seul être en enfer, même Satan et Lucifer, les plus beaux des anges devraient être sauvés… renverser Dieu quelle perspective… Sous la direction de “Commandantes” comme Spartakus ou le CHE, c’est à regretter d’être athée… C’est mieux que de s’imaginer sur un petit nuage en train de chanter pour l’éternité aux côtés de Benoit XVI et Christine Boutin.

Autre blague dans l’orientation talmudique d’aujourd’hui. Il y a cinq juifs qui ont pensé le monde:
Moise a dit tout est loi
Jésus a dit Tout est amour
Marx a dit Tout est lutte des classes
Freud a dit Tout est libido
Einstein a dit Tout est relatif

Danielle Bleitrach

BON MAINTENANT QUE CHACUN BADINE …s’il en a envie

simplement à un moment il faudra retrouver l’espace dans le déroulé… dans les pages précédentes…

143 Réponses vers “ESPACE BISTROT JANVIER”


  1. 1 JACQUES RICHAUD 14 janvier 2008 à 11:19

    Badinage au monde diplomatique ? Qui sait, un jour peut-être maintenant que “Tout devient possible”…J’espère que nous n’irons pas comme tes amis du pigeon bleu jusqu’à adopter la mode du “cul à la une” pour singer sans doute le nouvel observateur…(pan !)

    En pensant “digression” je pense toujours à une réplique géniale de Woody Allen que tu cites aussi (mais je ne sais plus dans quel film , je les ai tous vus) “Avec toi, on commence une discussion à la cuisine et on la termine toujours à Auschwitz…” Nous on étais parti de Chine et retrouvé bien loin de l’Empire du milieu, mais c’est pas grave ! L’important c’est que comme en Bretagne, il y a toujours un bistrot sur la route pour se raconter la dernière. Là je n’avais pas grand chose à dire, je crois que je suis à la table du fond.
    Jacques Richaud

  2. 2 socio13 14 janvier 2008 à 11:38

    En fait ça y est j’ai compris: tu es un goy… Avec un nom pareil jacques Richaud c’était évident…
    Alors bien évidemment tu ne peux pas comprendre le pil poul.. Ce sport talmudique pratiqué avec délices depuis des siècles qui consiste à dire le contraire de l’autre jusqu’à l’absurde…
    Pousser la contradiction jusqu’à dire comme tristan bernard infirme que l’on conduit sur une civière en camp de concentration et qui dit à sa femme qui pleure: “nous avons vécu jusqu’ici dans la peur nous allons vivre dans l’espoir”…
    Si je déteste ce foutu état d’israêl c’est bien sûr à cause de l’injustice faite aux palestiniens,à cause de son rôle aux côtés des etats-unis mais surtout parce qu’il donne aux juifs comme ambition de devenir à leur tour des blonds aryens…
    Je ne crois pas qu’il y ait un peuple juif, mais je pense que 2000 ans de progroms, d’étoile jaune ça vous fabrique des mentalités… Et il y a au milieu du massacre gén,éralisé des individus parfaitement rebelles, capables d’affronter les dieux et les puissants en se moquant d’eux… Quelle pitié qu’israêl ait été créé, Israêl ça veut dire celui qui combat dieu… Et puisque tu parles d’Auschwitz, je crois que c’est Armand gatti qui a décrit les juifs pieux du camp dans une nuit de pil poul tendant le poing vers le ciel étoilé et disant “Dieu tu ne nous mérites pas!”
    Bon maintenant on peut parler d’autre chose, mes copains du pigeon bleu sont truculents, ils aiment baffrer, baiser, et j’ai du mal à me trouver à leur niveau de paillardise, mais ça ne gène personne et si ça leur plait… Moi c’est comme les cotillons ça me rend triste… sans vouloir vexer des gens que j’adore, moi quand je bois, je mange ou je baise c’est pas devant un clavier d’ordinateur…

    Et en changeant totalement de sujet je crois que le plaisir de se rappeler en écrivant des moments privilégiés de sensualité est offert au lecteur plus qu’à soi-même… Il faut beaucoup d’altruisme, c’est-à-dire être un artiste, quelqu’un qui a besoin d’offir aux autres ce qu’il crée, pour ne pas être seulement gourmand dans certains cas , ce que je suis… Donc merci chers amis du pigeon bleu, vous qui êtes les artistes de la paillardise gauloise…
    danielle bleitrach

  3. 3 JACQUES RICHAUD 14 janvier 2008 à 11:55

    Le goy démasqué a tant d’amis juifs qu’il arrive parfois à en supporter quelques-uns…Je sais aussi ce que je ne serai pas sans le vieux Karl,le vieux Léon, Walter Benjamin et Jacques Derrida…J’en oublie beaucoup mais les autres doivent pilpouler ailleurs…Daniel Bensaïd lui je ne l’oublie jamais.
    Sur les cotillons qui rendent triste et la paillardise qui fatigue, là c’est le vieux carabin qui confirme aussi; j’ai même du mal à convenir d’une compatibilité avec certains engagements politiques, mais je peux me tromper…Boire c’est comme rire, tout ou de tout, mais pas avec n’importe qui sans doute…Jacques Richaud

  4. 4 socio13 14 janvier 2008 à 11:59

    va vite sur la 3 écouter bricmont, Rony baudman parler de “l’ingérence humanitaire” c’est formidable…
    danielle bleitrach

  5. 5 sam 15 janvier 2008 à 12:17

    “Si je déteste ce foutu état d’israêl c’est bien sûr à cause de l’injustice faite aux palestiniens,à cause de son rôle aux côtés des etats-unis mais surtout parce qu’il donne aux juifs comme ambition de devenir à leur tour des blonds aryens…”

    Bon, puisqu’on est dans une ambiance détendue, lumière tamisée, comptoir astiqué, un petit fond de jazz (ça vous va ?), on peut fumer j’espère !… Je te propose Danielle, et à vous tous, pour approfondir ton propos ci-dessus, la lecture d’un bouquin qui me semble très important, de Yitzhak Laor, journaliste israélien, “Le nouveau philosémitisme européen”, aux éditions de la Fabrique.

    Voilà, juste comme ça, en passant.

    Ce serait un plaisir de repasser par chez vous pour qu’on puisse en discuter ensemble.

  6. 6 socio13 15 janvier 2008 à 12:54

    bien sûr que tu peux fumer… j’interdis seulement les pots d’échappement… Le jazz ça me va… le piano ? Vraiment il faut absolument écouter l’émission “ce soir ou jamais”, ce n’est pas la première que je m’y sens enfin chez moi, il faudrait le leur dire en faisant monter le taux d’écoute… Pour une émission comme ça on on peut laisser l’écran allumé dans le bistrot … D’ailleurs il va falloir que j’aille me coucher, je me réveille le matin à 4h 30… Demain je vais déjeuner au vallon des Auffes… Si vous connaissez? si vous voulez continuer à discuter je laisse la lumière allumée.
    danielle

  7. 7 socio13 15 janvier 2008 à 9:03

    Bon je m’en vais, je passe la journée dans diverses activités plus ou moins futiles… C’est mon droit non? mais si je vous dis ça, c’est que les gens qui sont déjà acceptés par le modérateur (moi) peuvent intervenir sur le site, les autres doivent attendre mon retour. C’est un bistrot amical, une université populaire mais avec check point… C’est mieux parce que de temps en temps il y a un grossier infréquentable, des spams qui s’obstinent à proposer des séries de voiture en vente à mexico…
    A propos de gens infrquentables, hier l’émission de Calvi sur Sarkozy, pourquoi changer un sujet qui a tant d’adeptes? C’est là que j’ai pu mesurer la nocivité du consensus actuel… j’ai failli me sentir représentée par cette tête à claque de Montbourg tant les autres étaient pires. heureusement je suis passée sur la trois et là j’ai retrouvé de vrais amis, le consens autour de l’ingérence humanitaire et les mérites du paris dakar était limité à deux individus, tous les autres dont bricmont, Rony Brauman et deux Africains trés dignes disaient des choses justes et manifestaient un vrai savoir, faisaient une analyse politique, situatient les responsabilité.
    Bref grâce à calvi j’avais failli me faire entraîner aux côtés de gens qui n’ont rien à voir avec moi, par dégoût des autres.
    Donc cela me conforte dans ma position face à la bouillabaisse marseillaise, je refuse de choisir “le moindre mal”, Guerini flanqué de deux UMP et gaudin d’un ancien député socialiste c’est bonnet blanc et blanc bonnet… Pourtant Fillon est venu me provoquer hier, il a convoqué les héros du feuilleton “si belle la vie” et a annoncé aux dockers que leur statut allait être mis en pièce… Mais je tiendrais bon parce que ce sera comme pour les tramways, pour EDf les socialistes feront pareil et les communistes ne pensent plus qu’à leurs petites places au soleil… Donc j’ai dit à une copine:
    “si tu veux qu’on reste amies, je t’interdis d’étaler tes vices, d’abord ton addiction au Monde, ce qui me vaut un discours incohérent de ta part sur les méfaits de Paranagua sur l’Amérique latine(1), si tu lis le Monde tu sais ce que tu lis et tu ne m’enquiquines pas en me polluant le cerveau avec leurs saloperies. C’est pire que la fumée de cigarette, le paranaguisme passif, le finkelkrautisme passif…
    Deuxième indication, je vous interdis au moment où vous serez pris d’exaltation à l’idée de voter guerini par peur de gaudin de me faire état de vos enthousiasmes pour Guerini, je ne le supporterai pas…
    Je ne veux pas faire du prosélytisme, je ne vous demande pas de ne pas voter, de ne pas lire le Monde, mais j’exige que vous arrêtiez de m’emposonner avec vos addictions, vos comportements névrotiques de drogués du politicien. C’est votre affaire…
    Danielle
    (1) le responsable de la rubrique Amérique latine dans le Monde qui soit est stipendié par la CIA soit est trop bête pour réclamer ses émoluements. le pire est qu’il contamine tous les paresseux de la presse française par exemple celui de Marianne qui répète fidélement et assortit cela de ricanements…

  8. 8 Alexandria 15 janvier 2008 à 2:06

    Merci à tous de ce que je lis sous vos “plumes” sur le blog de Danielle. Merci à toi, surtout, Danielle, qui m’ouvre les yeux sur un réel que j’ignorais, ou que j’appréhendais faussé par le ppa (et le ppda…).

    Je vais m’asseoir au fond du bistrot, éteindre mon Monde et mon Finkielkraut, allumer une cigarette, et vous écouter…

  9. 9 Caius 15 janvier 2008 à 4:32

    Oui Danielle formidable le débat d’hier soir sur France 3…brauman parfait et précis, Bricmont très bien (et quel plaisir (masochiste surement) d’entendre quelqu’un nous humilier un peu en tant que français quand il dit “votre président”… ;-) ) Avec un tel débat on se serait cru (un instant) sur les télé belges ou Suisse, là où il y a encore des débats… pas une télé française en tout cas
    Et la référence à Genet était jubilatoire… (Marc edouard Nab etait par contre juste un peu top insupportable…) Et qu’elle joie d’entendre cet écrivain tchadien, si brillant, dire que l’Afrique ne voulait pas d’ONG occidentales…

  10. 10 socio13 15 janvier 2008 à 4:59

    j’adore bricmont c’est l’être le plus honnête qui se puisse imaginer, enfin sur le plan intellectuel… Mais il a deux passions coupables, Staline :-) et jacques Chirac. Je suis sûre que tant qu’il y a eu Chirac à la tête du pays, le rattachement de la wallonie à la France ne lui paraissait pas si terrible que ça, mais Sarkozy ça a été le choc, depuis il écrit directement ses articles en anaglais sauf quand il lache un pavé justifié sur la Birmanie… C’est un positiviste qui considère le marxisme avec suspicion mais sur le plan politique nous nous sommes rencontrés sur la Yougoslavie et depuis nous sommes toujours d’accord. Ce qui prouve bien que l’on peut avoir le même regard sur la réalité à partir de deux approches divergentes et mêmes incompatibles, comme la relativité et la théorie des quantas.
    Alexandria si tout le monde se met dans le fond qui osera prendre la parole ? Pourtant ici chacun pose les questions qui le préoccupent, les événements…
    J’ai mangé du thon grillé de la salade verte, un petit blanc bien sec et un roquefort… face à la mer…
    Il faisair un temps superben aussi sec que mon petit blanc, aussi lumineux que mon verre… Le vallon des Auffes est un minuscule port de pèche sous un pont de la Corniche, juste dessous un monument à la gloire de Marseille la coloniale:Marseille la porte de l’Orient… Dans le fond c’est là qu’il faut installer le bistrot.
    Danielle

  11. 11 leila 15 janvier 2008 à 9:06

    salam alikoum

    Je viens de découvrir le bistrot Socio13 et je viendrai sûrement vous rendre visite pour discuter ou m’y refugier au milieu de mes ami(e).

    Aujourd’hui, je suis un peu malade et j’ai donc passé ma journée au lit. Après un documentaire sur les Raji’s, j’ai regardé « César et Rosalie » avec Romy Schnedeir , un régal.

    amitiés

  12. 12 JACQUES RICHAUD 16 janvier 2008 à 12:32

    C’est comme le progrés , il y a toujours un effet pervers. Ce bistrot socio mensuel semble avoir du succés, tellement que la page d’accueil, aux “commentaires récents” se trouve “envahie” par les seules interventions au comptoir ou à la table du fond !
    C’est dommage car à l’ouverture ce blog ressemble désormais à un banal “café du commerce” ce qui n’était pas l’intention initiale !
    Je ne vois qu’une solution qui est :
    - De maintenir inchangé les “commentaires récents” , mais “hors bistrot. Pour qu’aparaissent les passionnantes contributions que tu nous sélectionne.
    - De créer dessous une autre rubrique “le bistrot socio du mois”, bien indépendante de la première, et dont le lien permettra de retrouver le chemin du comptoir, même enfoui derrière plusieurs pages.
    Qu’en pensez vous ?
    Jacques Richaud

  13. 13 socio13 16 janvier 2008 à 5:48

    CA Y EST IL Y A UNE RUBRIQUE:BISTROT DU MOIS

    Pour le reste je ne sais pas comment empêcher l’asphyxie des interventions en première page. Oui jacques il y a des effets pervers à tout progrès, mais rassure-toi , moi qui voit les visites et ce qui est lu le succès du bistrot est réel mais ne nuit pas au reste, il suffit pour le voir de consulter le bas de la page, les articles les plus populaires. Nous en sommes toujours entre 750 et mille visites par jour et il y a beaucoup de monde au fond de la salle du bistrot. J’ai même parfois au vu du nombre des visites journalières et du faible nombre d’intervenants l’impression d’avoir des fantômes qui me frôlent, n’osant pas intervenir…
    Vous savez j’ai placé dans le déroulé l’histoire des babouchkas de Kiev, parce que toutes ces babouchkas me déchirent le coeur, j’ai l’impression de lire la storia, ce livre je crois d’Elsa morante qui décrit ces petites gens ballottés par l’Hsitoire avec un grand H et qui en payent le prix fort sans savoir pourquoi.

    Bienvenue leila, j’espère que bientôt vous trouverez le moyen de m’inviter à un débat à Toulouse autour de notre livre.

    L’OBSCENE ET LE FAUX

    A propos hier j’ai choisi la couverture j’y ai mis le portrait de Fidel et du Che en train de fumer un gros cigare parce que après lecture du texte de jacques sur la une du Nouvel observateur et du texte sur l’amiante, je me suis dit, ce monde est révisionniste, hypocrite, il enlève la clope à Sartre et exhibe nue Simone de Beauvoir. Il ne dit pas que cette génération a été droguée par les major du tabac autant que par la seita, que cette génération a choisi une émancipation sans hypocrisie qui dénonçait les véritables responsabilités, les coupables ne sont pas les fumeurs que l’on force à se geler debout, que l’on traque, maintenant c’est le mégot, c’est un système qui fait fi de la santé publique, nous impose des modes de vie et dont la caricature n’est pas le fumeur mais la victime de l’amiante, ou encore l’automobiliste décrit par Godard dans week end… Pour masquer toute cette aliénation ces puritains voyeurs se permettent de dénuder Simone de beauvoir sans lui demander son avis et d’enlever la cigarette à Sartre sur la photo. Alors moi je restituerai la vérité historique, le Che et fidel ont été des amateurs de cigares, mais ils n’en ont pas souffert, le premier a été assassiné par la CIA, les mains coupés sur son cadavre ont été envoyés aux USA, le second vit encore, il ne fume plus mais n’a rien aux poumons et nous éblouit encore par sa lucidité même s’il s’est retiré de la vie publique.
    Alors si je viens à Toulouse nous parlerons du socialisme, de comment changer de société, balayer ceux qui sont là, et aller vers un monde d’émancipation, sans hypocrisie.

    UN MONUMENT A L’AMIANTE
    Il y a en Belgique un monument aux victimes de l’amiante…

    SI JE MEURS
    Si je meurs, je tiens à signaler que personne ne devra gommer mes formes sur les phots, après avoir arrêté de fumer j’ai pris des kilos de trop, j’en ai perdu quelques uns mais il en reste, conservez moi mes rides, mes excès de poids, c’est ma vie et j’y tiens… La storia et l’histoire. Hier une gentille jeune femme m’a interpellé d’une table voisine du bistrot et puisque je feignais de me disputer avec mon compagnon qui réclamait une mitraillette pour m’achever, m’a proposé son propre époux. Je lui ai répondu qu’il était charmant mais pas dans ma tranche d’âge, Elle a ri et m’a déclaré que quand on était belle on le restait jusqu’à la dernière heure… je lui ai répondu “de votre bouche dans l’oreille de dieu comme disait mon talmudiste de grand père!”… Un jour cela sera vrai, l’être humain sera pris dans sa totalité comme les peuples, on appréciera chaque regard, chaque marque, le sourire qui creuse le visage et il n’y aura plus cette vision stéréotypé de la beauté, on restituera aux être humains leur histoire. Nous les femmes en sommes déjà là mais c’est parfois accompagné d’une perversion en faveur des vainqueurs… Mon ami Bricmont qui manque de romantisme prétend que c’est simplement une question de sélection de la semence, comme chez les grands singes, je préfère croire que c’est parce que nous annonçons l’avenir de l’humanité.
    Danielle

  14. 14 Esteban 16 janvier 2008 à 3:16

    Eh Bien Danielle,

    Drôle de bistrot, c’est à croire que tu ne les fréquentes que le matin de bonne heure vers 5h1/2 environ lorsque tu bois ton café. Et à cette heure-ci il n’y a guère de monde pour ne pas dire personne.

    Et donc, un bistrot comme il est coutume de dire, a ses brèves de comptoir. Chacun y va, en parlant fort de ses dernières conneries en attendant que d’autres en relancent avec autant de “pagnolesqueries”.

    C’est ce qui fait le charme des bistroquets.

    Ton Espace bistrot est bien un espace, et non un bistrôt. Excuse-moi Danielle mais je n’y retrouve pas l’ambiance désordonnée, caquetteuse, délirante, rigolarde où l’on dit TOUT et n’importe quoi.

    Notre ami Jacques n’aime pas un “cul à la Une” c’est dommage pour lui. Et tu m’étonneras toujours :”moi quand je bois, je mange ou je baise c’est pas devant un clavier d’ordinateur…” dis-tu.

    Je suis gêné de te le dire car je t’aime bien, mais tu es excessive dans ces propos, ou bien comme je viens de te le dire ton bistrot n’en est pas un. Car vois-tu, moi non plus, quand je bois, je mange ou je baise c’est pas devant un clavier d’ordinateur que je le fais.

    Et “un cul à la Une” qui est une dépravation spirituelle pour des gens biens comme Jacques m’interpelle sur le sens de l’ironie de notre illustre professeur de savoir vivre.

    Délires sur un “cul à la Une” dans un bistroquet n’est rien d’autre qu’un délire dans ce même bistrot.

    Les envolées lyriques sérieuses comme “j’entends” dans ton espace bistrot ainsi que la continuité d’analyses politiques SÉRIEUSES n’ont guère de place ou très peu dans ce que tu appelles “bistrot”.

    Cher Jacques, et chère Danielle soyez aimables de fréquenter à différentes heures ces comptoirs qui disparaissent pour ne laisser la place qu’à des terrasses huppées ou beaucoup ont maintenant le porte cigarettes et les jambes croisées.

    Je m’excuse de n’avoir pas mis mon costume trois pièces et d’avoir interrompu vos hilarantes blagues, il faut le dire, de salon.

    Non, cher Jacques et toute l’équipe de “l’espace bistrot”", surtout ne salissez pas votre esprit surdimensionné en essayant de SINGER les analphabètes et ami(e)s de danielle, vous dégraderiez votre standing et de toute façon vous n’y arriveriez pas. Il y a une limite a tout; n’est un hère qui veut!

    Ah! pardon, à qui faut-il prendre rendez-vous et combien de temps à l’avance pour avoir la carte d’entrée dans votre “GEORGES V”.

    Amicalement bien entendu et toujours avec le sourire…

    Esteban

  15. 15 socio13 16 janvier 2008 à 3:31

    qu’est-ce qui te prend esteban ?

    mais qu’est-ce que vous avez tous à nous identifier jacques Richaud et moi… Ma parole ce sont des scènes que vous me faites…
    Alors comme ça nous serions coincés!!!
    tu veux que je te dise en ce qui me concerne et bien c’est vrai…
    Je suis incapable de créer l’ambiance bistrot que tu souhaites et c’est ce que j’expliquais, je ne veux pas me désolidariser de jacques mais je te signale que si tu me relis c’est une ode à ce que vous arrivez à faire au pigeon bleu. jacques me demandais comment je pouvais apprécier votre compagnie, c’est comme cela que j’ai compris ses propos, alors je lui expliquais:
    1) vous ne buvez pas, bouffez pas sans parler de baiser devant l’ordinateur
    2) vous êtes des artistes de la chose, vous offrez votre paillarise comme un art
    3) j’en suis bien incapable…

    Résultat je me prends une avoinée…

    Je n’ouvre pas le bistrot 24 heures sur 24 parce qu’il m’arrive de faire autre chose, c’est le soir que je l’ouvre…

    Esteban mon bel ami ne te mets pas en colère, ce n’est pas de ma faute, je suis comme ça… J’ai lu tout Sade en sautant les passages pornos parce que j’avais mal et je suis sortie au bout de 12 minutes du film de pasolini: Salo… Je n’ai jamais vu un film porno de ma vie pas plus que je n’ai fumé le moindre joint…. Je suis sinistre en société parce qu’à la moindre blague salace je tousse… Et si on insiste je suis au supplice et j’ai un rictus qui veut être un sourire…

    Ce n’est pas le Georges V mon truc, c’est le couvent… J’ai toujours rêvé d’aller dans quelque monastère y faire retraite, d’écouter sonner les heures, les chants qui monte dans le silence… ce n’est pas de ma faute j’ai toujours été comme ça… Est-ce que tu me pardonnes, veux-tu m’aider ?
    danielle

  16. 16 Stelios 16 janvier 2008 à 5:00

    Allez ops, dans un bistrot les clients sont rois, c’est eux qui trinquent, pour s’enivrer de leurs différences et se montrer, dénuder leur âme et l’accepter, s’accepter sans pincettes et pas seulement au travers du miroir qu’ils portent pour se farder…. Mais au travers du regard des autres…… C’est ca le bistro, on y entre pour se désaltérer ou combler un petit creux ……pas pour se regarder …. mais regarder et s’enivrer de son ambiance.

    J’y suis entré assoiffé ….. son ambiance me plait ….mais je n’y connais personne, je viens de passer commande et….. je ne peux que regarder.

    Stelios

  17. 17 leila 16 janvier 2008 à 5:05

    « J’ai lu tout Sade en sautant les passages pornos »

    Eh ben moi j’ai lu les mille et une nuit (en arabe) et j’ai sauté tous les passages NON porno, je me suis concentrée que sur les passages lascifs au point de les apprendre par coeur.

    Lorsque je suis arrivée en France (j’avais 18 ans) j’avais beaucoup de préjugés sur les français : on m’avait dit (et j’en étais persuadée) que les français faisaient l’amour sur les trottoirs, entre amis, famille et même avec leurs animaux !!!

    Une amie et sa sœur m’avaient alors proposé d’aller voir un film porno pour apprendre le French Way Of Life ; au début j’ai dit non puis devant leur insistance j’ai fini par accepter.

    Je suis restée 10 minutes devant l’écran ; certaines scènes m’ont choqué, c’était à vomir.

    J’ai lu des textes et des poèmes érotiques, j’ai regardé des films de Pasolini y compris ses mille et une nuits, mais mon comportement devant les autres reste proche de celui de Danielle et moi aussi à la moindre blague salace je tousse. Pourtant, quand je rentre chez moi en Algérie, les femmes (mes sœurs, tantes, cousines, nièces …) quand elles sont entre elles, et surtout au hammam et pendant les fêtes de mariage, elles parlent sexe sans aucune pudeur ni honte, et on explique à la future mariée et aux jeunes filles qui n’ont pas encore pratiqué l’amour l’acte sexuel dans ses moindres détails .

    J’étais toujours mal à l’aise et je ne participais jamais, mes sœurs disent de moi que je suis pudique pour ne pas dire coincée.

  18. 18 socio13 16 janvier 2008 à 5:11

    Merci Stelios, je commençais ma retraite dans le monastère avec le soir qui tombe c’est pas folichon… Et si on faisait une belote… Stelios est-ce que tu sais jouer ? Estaban sûrement… Ou un tarot, je préfère… ce que j’aime dans un bistrot c’est entendre les gens, ils ont des trouvailles, ça oui ça me fait rire…
    A propos je ne croyais jamais que regis debray me ferait rire et bien il a eu une trouvaille : le tout à l’ego…Il y en a tant à qui cet habit là irait bien…
    Leila, je rajoute après toi un commentaire, je ne sais d’où vient cette pudeur, j’ai connu aussi cette ambiance des femmes entre elles, en particulier quand elles font la cuisine, c’est fou ce que les ustensiles, les légumes, les plats peuvent leur suggérer… Moi depuis l’enfance je rougissais en partant en courant… Et elles me pourchassaient en se moquant de moi… Je crois que c’est à cause de l’imagination, de la propension à rêver, les milles une nuits je n’ai rien sauté, je me souviens de cette délicieuse définition du sexe masculin: le petit enfant dont nous sommes tous nés… Je trouve qu’il n’y a rien de choquant dans la sensualité arabe, elle s’accompagne de couleurs, de parfums, de fleurs et de tissus… Un bistrot qui ressemblerait à la cour des lions de l’Alhambra de Grenade, quand vient l’été,tu crois que c’est possible ?
    Danielle

  19. 20 socio13 16 janvier 2008 à 5:47

    Tu as raison Leila, accueillons Alain badiou parmi nous et écoutons le, il est si proche de ce à quoi nous aboutissons tous et qui nous rassemble ici. le bistrot c’est ça pour moi. Merci leila…

  20. 21 Tzigane 16 janvier 2008 à 5:48

    “LE CUL A LA UNE”

    Pour Jacques avec amitié, ce proverbe créole:

    Ce n’est pas parce que le cabri fait des crottes comme des pilules qu’il est pharmacien.

    Tzigane

  21. 22 Esteban 16 janvier 2008 à 5:50

    Hé bien voilà, c’est plus convivial, çà chauffe, on y arrive et pas besoin de divan…

    Bonsoir Leila…

  22. 23 Stelios 16 janvier 2008 à 5:57

    Allez c’est parti pour un tour de belotte Danielle, ce jeux formidable qui nous oblige à parler, qui nous pousse à vivre les complicités avec un partenaire mais aussi à comprendre celle de nos adversaires ….. de nos partenaires de jeux pour gagner ….. tous ensembles en fraternité ….ou en sororité .

  23. 24 socio13 16 janvier 2008 à 6:10

    d’accord stelios, la normale ou la contrée, chez moi à Marseille c’est la contrée…
    Mais écoutons badiou on dirait qu’il parle pour nous: l’organisation la seule richesse dont on nous a privé… mais chut on va m’accuser d’être rabat-joie, Tzigane tu vas me prendre pour la reine des gourdes mais je ne comprends rien à ton proverbe… Jacques est bel et bien médecin, chirurgien je crois… Et c’est toujours pareil, il y a des moments où je ne comprends pas… Les calembours par exemple, Victor hugo disait “c’est la fiente de l’esprit qui vole”, moi je la reçois dans l’oeil et ça me bloque l’entendement…
    Allez voir sur les nouvelles de Cuba en français (AIN), il y a un truc incroyable : l’épicurisme de Compay Segundo accusé d’avoir vanté le plaisir du cigare… porté devant les tribunaux par une groupe de pression français contre les fumeurs… Incroyable mais vrai …

    danielle

  24. 25 leila 16 janvier 2008 à 7:00

    Nizar Kabani, un poéte arabe engagé surnommé le poéte de la femme et de la oumma :

    Qui est Nizar Kabani : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nizar_Kabbani

    Un jour quand j’aurai le temps, je vous traduirai quelques uns de ses poèmes, pour l’instant voici quelques vers pour commencer:

    Lorsque je t’ai aimé,
    il s’est passé des choses bizarres dans les habitudes du ciel
    Les anges sont devenus libres de pratiquer l’amour
    Et Dieu a épousé sa bien aimée.

    Ou encore

    Je ne reconnais qu’il n’y a de femme que toi
    Qui a changé les charias du monde
    Et qui a changé
    Les cartes du licite et de l’illicite
    Que toi

    La suite une autre fois.

  25. 26 leila 16 janvier 2008 à 7:22

    J’ai trouvé quelques poémes de Nizar Kabani traduits en français sur ici :

    http://beurgay.free.fr/nizarindex.htm

    et voici un poéme de Nizar Kabani “Je suis pour le terrorisme”
    (si ce poéme comporte des séquences qui peuvent nous causer des problèmes, je compte sur Daniellle pour le supprimer)

    Je suis pour le terrorisme Traduit par Fausto Giudice

    On nous accuse de terrorisme
    Si nous prenons la défense
    D’une rose, d’une femme
    Et d’un infaillible poème
    D’une patrie qui n’a plus
    Ni eau ni air
    Ni tente ni chamelle
    Ni même de café noir.
    ____

    On nous accuse de terrorisme
    Si nous avons le courage de défendre
    La chevelure noire de Balkis
    Les lèvres de Maysoun
    Hind, Daad
    Ou Loubna et Rabab
    Et une pluie de khôl noir
    Tombant de leurs cils comme une inspiration !
    Vous ne trouverez pas chez moi
    De poème secret…
    De langage secret
    Ni de livre secret enfermé derrière portes closes
    Et je ne garde pas de poème
    Arpentant les rues, voilé par un hijab.

    On nous accuse de terrorisme
    Quand nous écrivons sur les dépouilles de notre patrie
    Foulée, démembrée, déchiquetée
    Aux moignons dispersés
    Une patrie cherchant son nom
    Et un peuple innommé
    Une patrie qui a perdu ses anciens grands poèmes
    À l’exception de ceux de Khansa
    Une partie qui a perdu sa liberté rouge, bleue ou jaune
    Une patrie qui nous interdit
    D’acheter un journal
    D’écouter les informations
    Une patrie où les oiseaux sont interdits de pépiement
    Une patrie
    Dont les écrivains écrivent
    Sur le vent, par peur.
    Une patrie
    À l’image de notre poésie
    Faite de mots abandonnés
    Hors du temps
    Importés
    Avec une face et une langue étrangères…
    Sans début
    Ni fin
    Sans lien avec son peuple ou son pays
    Impasse de l’humanité
    Une patrie
    Allant aux négociations de paix
    Sans dignité
    Nu-pieds
    Et sans aucune dignité
    Une patrie
    Où les hommes pris de peur se sont pissés dessus
    Et où seules restent les femmes !

    Le sel est dans nos yeux
    Le sel est sur nos lèvres
    Ou dans nos paroles
    La sécheresse de nos âmes
    L’avons-nous héritée des Beni Kahtane ?
    Il n’y a plus de Mouaouya dans notre nation
    Ni d’Abou Sufiane
    Plus personne pour dire « NON ! »
    À ceux qui ont bradé nos foyers, notre terre
    Et ont fait de notre histoire radieuse
    Un bazar !
    Il n’est plus un seul poème dans notre vie
    Qui n’ait perdu sa virginité
    Dans le lit du Pouvoir
    Nous nous sommes accoutumés à l’ignominie
    Que reste-t-il donc d’un homme
    Lorsqu’il s’est habitué au déshonneur ?
    Je cherche dans le livre de l’histoire
    Oussama Ibn Munqidh
    Okba Ibn Nafi
    Je recherche Omar
    Je recherche Hamza
    Et Khalid chevauchant vers Damas
    Je recherche Al Mutasim Billah
    Sauvant les femmes
    De la barbarie des envahisseurs
    Et des furies des flammes
    Je recherche l’homme de la fin des temps
    Mais ne trouve que des chats effrayés dans le noir
    Craignant pour leur vie
    Menacée par le règne des souris.
    Sommes-nous atteints de cécité nationale ?
    Ou sommes-nous devenus daltoniens ?
    ______

    On nous accuse de terrorisme
    Quand nous refusons la mort
    Sous les bulldozers d’Israël
    Qui dévastent notre terre, notre histoire, nos Évangiles
    Notre Coran
    Les reliques de nos prophètes
    Si c’est là notre crime
    Que le terrorisme est beau !

    On nous accuse de terrorisme
    Si nous refusons notre extinction
    par les Mongols, les Juifs, les Barbares
    Si nous lançons des pierres
    Sur les vitres
    Du Conseil de Sécurité
    Aux mains des Tsars de notre temps
    On nous accuse de terrorisme
    Si nous refusons
    De tendre notre main à
    L’Amérique
    Ennemie des cultures humaines
    Elle-même sans culture,
    Ennemie des civilisations humaines
    Elle-même sans civilisation
    L’Amérique, bâtisse géante
    Sans murs.
    _____________

    On nous accuse de terrorisme
    Si nous refusons une époque où l’Amérique
    est devenue suffisante, riche, puissante
    Traductrice assermentée
    de l’hébreu.
    On nous accuse de terrorisme
    Si nous lançons une rose
    Vers Jérusalem
    Vers Al Khalil
    Vers Gaza
    Vers Nazareth
    Si nous livrons du pain et de l’eau
    Aux Troyens assiégés.

    On nous accuse de terrorisme
    Si nous élevons la voix
    Contre les dominateurs qui veulent nous isoler
    Contre tous ceux qui ont changé de selle
    Et d’unionistes sont devenus laquais.
    _______

    On nous accuse de terrorisme
    Si nous faisons profession de culture
    Si nous lisons un livre de juridiction ou de politique
    Si nous en appelons à notre Dieu
    Si nous la lisons la Sourate Al Fatah
    Et écoutons le prêche du Vendredi
    Nous commettons là un acte terroriste.

    On nous accuse de terrorisme
    Si nous défendons notre pays
    Et la dignité de son sol
    Si nous nous révoltions contre l’extorsion de notre peuple
    Notre propre extorsion
    Si nous protégeons le dernier palmier de notre désert
    Et la dernière étoile de notre ciel
    Et les dernières lettres de nos noms
    Et la dernière goutte de lait du sein de notre mère
    Si tel est notre crime
    Que le terrorisme est magnifique !
    ___________

    Je suis un terroriste
    Si le terrorisme peut me préserver
    Des immigrants de Russie
    De Roumanie, de Hongrie, de Pologne
    Qui se sont installés en Palestine sur notre dos
    Pour voler les minarets de Jérusalem
    La porte d’Al Aqsa
    Ses ors et ses dômes.

    Je suis pour le terrorisme
    Si nous pouvons libérer le Christ
    La Vierge Marie et la Ville sainte
    Des émissaires de mort et de dévastation
    Hier la route nationale traversait nos terres
    Triomphante comme un pur-sang arabe
    Et nos parcs étaient des rivières coulant avec vigueur et fierté
    Après Oslo
    Nous avons perdu nos dents
    Et sommes devenus un peuple frappé de surdité et de cécité.
    ________

    Je suis pour le terrorisme
    Si cela peut me préserver des Tsars juifs
    Et des Césars romains.

    Je suis pour le terrorisme
    Tant que ce nouveau monde
    Sera également divisé entre
    Amérique et Israël.

    Je suis pour le terrorisme
    Tant que ce nouveau monde
    Nous classera comme loups

    Je suis pour le terrorisme
    Tant que le Congrès américain
    Fera la loi
    Et décidera des récompenses et des châtiments.

    Je suis pour le terrorisme
    Tant que ce nouveau monde
    Détestera profondément
    L’odeur des Arabes.
    ___________

    Je suis pour le terrorisme
    Tant que ce nouveau monde
    Massacrera mes bébés
    Et les jettera aux chiens.

    Pour tout cela
    Je veux crier haut et fort
    Je suis pour le terrorisme
    Je suis pour le terrorisme
    Je suis pour le terrorisme.

    Note du traducteur à l’usage des lecteurs ignorants des références arabo-musulmanes
    Balkis : c’est le nom arabe de la Reine de Saba, dont la rencontre avec Salomon (Souleyman) est relatée dans la Sourate 27 (An Naml, Les Fourmis) du Coran). C’est aussi le prénom de la seconde épouse du poète (voir ci-dessous).
    Maysoun, Hind, Daad, Loubna et Rabab : prénoms féminins évoquant la beauté
    Khansa : « la gazelle », surnom de Tumadir Bent Amr (575-646), poétesse antéislamique célèbre pour les élégies à ses frères Sakhr et Mouaouya.
    Rouge, bleu et jaune : le rouge est le feu, chaud et sec, le bleu la terre, froide et sèche et le jaune l’air, chaud et humide. Le rouge symbolise Mars, le bleu Mercure, le vert la Lune.
    Beni Kahtane : fils de Kahtane, tribu originelle des Arabes,apparue après le déluge et vivant dans le Hijaz.
    Mouaouya Ibn Abi Sufiane (603-680) : fils de l’un des plus farouches adversaires du prophète Mohamed : Abou Sufiane Ibn Harb. Il est le premier ommeyyade à porter le titre de calife en 661. Il prend ce titre à Ali à la suite d’un abritrage entre Ali et lui après la bataille de Siffin. Les Ommeyyade tirent leur nom d’Omayya, grand-oncle du prophète Mohamed. Ils appartenaient à la tribu des Quraychites, tribu dominante à La Mecque au temps du prophète. Après s’être opposés à celui-ci, ils l’avaient rejoint au dernier moment.
    Oussama Ibn Munqidh : prince syrien, né en 1095 à Chayzar sur l’Oronte et mort à Damas en 1188. Auteur d’une autobiographie, L’Itibar, « L’expérience », dans laquelle il relate ses rapports avec les Francs : « Quand on est au fait de ce qui touche aux Francs on ne peut qu’exalter et sanctifier le Très Haut, car on voit en eux des bêtes qui ont la vertu du courage et de l’ardeur guerrière ».
    Oqba Ibn Nafaa (ou Nafi) : conquérant arabe du Maghreb oriental, ce Quraychite défait les troupes de l’exarque byzantin Grégoire en 647 à Sbeïtla et devient gouverneur de l’Ifriqiya en 663. Il a édifié la Grande mosquée de Kairouan dans l’actuelle Tunisie.
    Omar Ibn Khattab : Quraychite, second calife de l’Islam après Abou Bakr.
    Hamza Ibn Abdul Muttalib : oncle de Mohamed, avec lequel il a été élevé. L’un des premiers convertis à l’Islam, sa bravoure au combat lui valut les surnoms de « lion d’Allah » et de « lion du ciel ».
    Khalid Ibn Al Walid (584 – 642), aussi appelé Abou Souleyman, surnommé « l’épée d’Allah », un Quraychite, fut le principal général de Mohamed après sa conversion. Il participa après la mort du Prophète à la reconquête de la péninsule arabique et est le commandant des armées arabes lors des conquêtes de l’Irak et de l’empire byzantin (bataille de Yarmouk). Sur plus de cent batailles qu’il commanda, il n’en perdit aucune.
    Al Mutasim Billah : (794-842) : troisième fils de Haroun Al Rachid, « huitième calife Abbasside qui remporta huit batailles, qui eut huit enfants mâles et huit filles, qui laissa à sa mort huit milles esclaves et qui a régné huit années huit mois et huit jours » (Jorge Luis Borges, Fictions).

  26. 27 socio13 16 janvier 2008 à 7:36

    je ne sais pas ce qu’en pensent les amis du bistrot mais je suis d’accord pour laisser ce poème…
    il est trés beau mais j’éprouve en le lisant de la tristesse que tant de siècles d’oppression ait conduit à cela… Et qu’effectivement le mot juif soit une fois de plus stigmatisé et que malheureusement cette fois les juifs soient dans le camp des oppresseurs… Il y a cela de surcroît…
    danielle

  27. 28 leila 16 janvier 2008 à 7:43

    oui c’est cet amalgame entre juifs et oppresseurs qui me géne

  28. 29 socio13 16 janvier 2008 à 7:47

    Un poème qui crie l’amour, la colère, la rage même n’est pas un tract politique… Et ma propre colère se porte contre ceux qui ont placé les victimes de tant d’oppression dans une telle situation. Ce nouveaux philosémites qui ne sont que des antisémites qui adorent les juifs…
    danielle

  29. 30 Caius 16 janvier 2008 à 10:18

    Superbe …je viens de réveiller ma femme et de lui lire ce poème tellement il est beau : comme elle a dit “rien à dire!” j’ajouterai “rien à couper!”

    et dire que je ne connaissais pas Nizar Kabani (honte sur moi et sur ma descendance) et très belle traduction…

  30. 31 socio13 17 janvier 2008 à 1:47

    jacques,

    je n’arrive pas à dormir alors je me lève et j’ouvre l’ordinateur et je vois ton mot ici. Je ne suis pas d’accord, c’est toi qui a proposé un espace de digression… C’est fait, maintenant il faut l’assumer. Chacun peut y intervenir comme cela lui convient, il y a bien d’autres espaces à occuper… Autrement qu’allons nous faire, comme cet élu vert de paris, horripilant qui non content d’exclure les fumeurs, de les obliger à rester debout dans le froid en est maintenant à revendiquer une amende pour celui qui ose jeter le mégot sur le trottoir… ou cette équipe de fous furieux qui mène Companey Segundo devant un tribunal pour avoir vanté les plaisirs épicuriens du cigare…
    Il m’est arrivé quelquefois de faire une entrée au fou de bassan, une minute pour dire bonjour, mais je ne m’y sentais pas à l’aise non seulement parce que je suis coincée mais parce que je n’arrivais pas à trouver les mots, pour contribuer à cette ambiance, à la faire partager, je me sentais raide comme un piquet… Le pigeon bleu ce doit être pareil… Et je sais que tout ce que je peux faire c’est un coucou amical… Mais pour rien au monde je ne voudrais que ceux qui savent échanger à leur manière, avec chaleur et une pointe d’érotisme sache aussi intervenir ici, jamais mon petit bistrot ne ressemblera au leur et c’est tant mieux parce que chaque lieu sera unique, chacun y trouvera ce qu’il cherche, mais moi j’aimerais comme a su le faire leila mais aussi Stelios, Sam et caIus, que l’on sache rendre un peu plus chaleureux un espace que j’ai tendance à transformer en grand amphi et toi aussi..; Il y a des gens plein de jovialité qui rendent la vie agréable, des gens généreux comme Estaban et Tzigane.. des gens plein d’humour comme Viktor qui en ce moment est débordé (il nous prépare une surprise, un instrument de travail), des diables comme Dimitri, j’en passe et des meilleures zt puis il y a les esprits sérieux comme toi, moi, wladimir et tant d’autres… Je veux que l’on vive ensemble. Jamais le bistrot de mon blog ne sera le pigeon bleu parce que je suis “coincée” et que j’en ris… Je te l’ai dit tout de suite : imagine un espace de digression au milieu du monde diplomatique, maintenant le vin est tiré, il faut le boire… Et c’est tant mieux parce leila a pu recommencer à nous apporter, Stelios a fondu de tendresse et estaban a fait une scène… L’affectif est aussi une manière de comprendre le monde, il ne s’agit pas de cul, mais d’une goût de la portée humaine, comme des chiots dans un panier… Je sais cher jacques et moi seule le sait à quel point la tendresse t’es difficile parce qu’elle est trop proche de la souffrance, tu n’as pas l’âme au divertissement alors je te le répète il y a bien d’autres textes, ils sont lus, les vidéos écoutées… Tu es si pudique que je ne puis en dire plus mais je sais la force dont tu fais preuve…
    Danielle

  31. 32 JACQUES RICHAUD 17 janvier 2008 à 2:17

    Flagrant délit de “pilpoulage nocturne” chère Danielle ! Je suis d’accords avec l’espace de digression et tu le sais; c’est même un lieu ou peuvent s’afficher les différences qui resteront “irréductibles” et c’est pas grave, je l’ai écrit aussi…et c’est super comme cela…

    Seule l’intoxication par le “volume” serait préjudiciable car un lecteur ca se fatigue aussi, il y a des blogs devenus infréquentables pour cela, je ne crois pas que ce danger pèse vraiment sur celui-ci, sauf intention malveillante toujours possible. J’apprécie aussi les noms que tu as cité et trouve sympa le petit plus d’affectif qui peut se dire ici mieux qu’aprés une lettre de Castro ou un exposé de Badiou, ou un document de Comaguer toujours si captivant.Continue !
    Bonne nuit, là les mouettes sont couchées depuis longtemps.
    Jacques Richaud

  32. 33 socio13 17 janvier 2008 à 4:29

    Bon je propose d’arrêter cette histoire absurde, c’est l’effet internet… Par moment on ne sait pourquoi le malentendu intervient, les esprits s’échauffent… cela mérite étude alors qu’en général le fond en est dérisoire…

    Je crois qu’il est bon que la diversité existe et que chacun y trouve au gré des heures de quoi s’enrichir et se distraire. Nous avons ici la chance d’être différents et pourtant d’un apport précieux, une camaraderie est en train de naître. Mon mari disait la camaraderie exclut le copinage… Je n’ai ici aucune amitié privilégiée mais j’ai de l’estime pour la plupart et l’envie de travailler ensemble…
    Il faut que nous conservions le but, celui dans la débâcle organisationnelle et politique actuelle de tenter de construire ensemble, pour conserver ce but je m’engage à supprimer toute attaque, toute critique gratuite des autres. Seul le débat politique a un sens. Pour le reste il faut préserver entre nous une écoute, un respect et celui ou celle qui y manquera sera effacé.
    fraternellement
    danielle

  33. 34 Stelios 17 janvier 2008 à 4:40

    Je lève mon verre à la santé à tous ! Ah ca détend une bonne Chimay.

  34. 35 socio13 17 janvier 2008 à 4:49

    D’accord stelios, j’ai trés peu dormis :trois ou quatre heures et je couve la grippe, mal à la tête, épuisement, tant que ce n’est pas la grippe aviaire avec tous ces volatiles…
    Danielle

  35. 36 leila 17 janvier 2008 à 9:06

    Surtout ne me prenez pas pour une débauchée!!!Je suis une maman respectable et prof de maths et d’info en plus!!!

    Voici un des livres qui a bercé ma jeunesse et celle de beaucoup de jeunes dans les pays arabes :
    (moi j’ai lu le livre en arabe)

    Au début du XVIè siècle, Mohammed Cheikh Nefzaoui condamné à mort par le bey de Tunis, sauva sa vie en rédigeant un Manuel d’érotologie arabe : Le jardin parfumé ; dans ce manuel le Cheikh répertorie tout ce qui concerne l’acte sexuel: diversité des postures et des plaisirs, traité de physionomie, préceptes d’hygiène, préparations aromatiques, recettes aphrodisiaques, remèdes contre toutes les déficiences… Le tout enrichi d’anecdotes singulières et réjouissantes…

    http://www.amazon.fr/Jardin-Parfum%C3%A9-Manuel-d%C3%A9rotologie-si%C3%A8cle/dp/2842721861/ref=pd_bbs_sr_2?ie=UTF8&s=gateway&qid=1200587410&sr=8-2

    Notre Cheikh (rappelons le est du XVIéme siècle) a même prévu le cas Sarko-Carla

    « Pour ce qui est du coït de l’homme excessivement petit avec la femme d’une taille élevée, les deux opérants ne peuvent s’embrasser dans l’action qu’en prenant une des trois manières suivantes, et encore en éprouveront-ils de la fatigue :… »

    Lire des extraits du livre :

    http://jardinparfume.blogspot.com/search/label/Erotique

  36. 37 socio13 17 janvier 2008 à 9:15

    Leila , ne t’excuse pas tu nous offres le jardin d’Allah, celui que le vieux de la montagne de la secte des hashashins offrait dit-on à ses adeptes pour les inciter à coup de paradis artificiels et de nuits érotiques dans des jardins odorants à rejoindre le paradis d’Allah où ils retrouveraient les mêmes plaisirs… Et donc aller tuer les hommes du calife… Cela se passait en iran dans un château fort d’un lieu appelé malmut je crois… Cette forteresse comme je souhaiterais aller la voir, il parait que c’est un paysage étrange mençant… Cela dit la petite salle en plein air de l’Alhambra me suffirait, nous nous installerions sur des tapis et tu me raconterait tout ce que tu sais de cette civilisation… Quand est-ce qu’on part ? Là et à Cordoue, dans cette Andalousie musulmane…
    Danielle

  37. 38 Philippe, Belgique 18 janvier 2008 à 1:32

    Merci Danielle d’avoir effacé quelques commentaires bruyants qui, me semble t’il, n’étaient que d’un intérêt très local et qui ont failli me faire fuire ce bistrot alors que je venais à peine de commencer à le fréquenter (j’étais passé à côté malgré ma venue quasi quotidienne sur le blog, peut-être manque t’il une enseigne!)
    J’espère toutefois que les personnes ayant laissé ces commentaires ne se sentiront toutefois pas trop “censurés” et continueront de venir laisser leur trace. Pour ma part je n’ai pas trop compris pourquoi on vous en voulait. Soit!

    Ainsi, pour élargir l’horizon, je me demandais si vous avez regardé ce soir (17/01) le “Aujourd’hui ou jamais” consacré à la Wallonie, et plus généralement au problème politique belge, ou Michel Collon fût encore une fois très bien.
    Je ne sais pas où se situe l’animateur de l’émission dans l’échiquier politique français mais si il continue à recevoir des invités tels que Collon, Bricmont, Ben Saïd, Badiou, etc… (à quand votre tour?) il ne pourra que finir très à gauche à moins d’être complètement débile!

    Cette émission en direct devient vraiment intéressante et elle va bien plus loin que ce qu’on peut trouver comme débat (surtout dans les conditions du direct) à la télévision belge, n’en déplaise à une intervenante de votre blog, si ce n’est du bistrot) qui faisait l’éloge de la Belgique et de la Suisse à cet égard.

    Bien à vous,

    Philippe,

    PS: (j’ose à peine écrire ces 2 lettres tellement elles ont été bafouées!) pour améliorer la convivialité du site, je propose aux plus agés d’entre nous de faire une petite formation en “smileys” et autres abréviations ludique :o ) MDRRRR!

    PS2: (non ,je ne parle pas ici de la célèbre console de jeux!) J’ai à plusieurs reprises écrit des commentaires concernant les textes de votre blog mais n’ai pu les transmettre, systématiquement par perte de la connection internet entre temps. Hors j’ai horreur de réécrire 2 fois la même chose et encore moins le temps de le faire. J’ai toujours difficile à faire court et oublié de prendre mes précautions, sauf cette fois-ci si vous lisez ces lignes!

  38. 39 JACQUES RICHAUD 18 janvier 2008 à 1:41

    Moi je déteste les smiley qui me font inmanquablement penser à disneyland et en plus maintenant ce sera à nicolas chez michey. L’esprit humain a inventé les mots, une trés belle et inépuisable invention. Les smiley sont à l’émotion ce que les rires enregistrés sont à la joie…Un leurre, une grimace.
    Jacques Richaud

  39. 40 valerie 18 janvier 2008 à 1:44

    Danielle,

    malmut mamouth, tu es sûre que tu ne confonds pas avec une grosse bête préhistorique ?

    ALAMUT ?? le fief de la secte des assassins (”fondamentalistes”).

    Malheureusement, Alamut est en réfection …pour un moment … comme la galerie des glaces de Versailles, sauf qu´Alamut c´est gratuit … Je ne le connais qu´en photos, comme l´Halambra d´ailleurs, dont la visite est payante pour les personnes ressortissantes d´Etats hors UE, en gros les Arabes, et ces photos ne sont pas engageantes: il y a des échaffaudages partout!
    Quant au chef des ” Assassins “, Hassan Sabbah, j´ai toujours entendu dire que c´était un ascète – je ne l´ai pas connu évidemment mais j´en ai une idée un peu sinistre – Leila qu´en dis-tu ?
    En tout cas merci,pour le lien , Leila. Je l´ajouterai à ma liste de littérature érotique “orientale”, et “occidentale” aussi d´ailleurs.

    Bon, je passe au fond de la salle. Leila: tu connais les traductions de René Khawam ? Je ne sais pas s´il est encore vivant, mais en tout cas c´est un sacré coquin ! Il est – ou était spécialisé – dans la littérature arabe érotique, et même, parfois …. humhumhum, un peu vulgaire diraient certains. Je me souviens de sa traduction des “délices des coeurs” du Tunisien Ahmad al-Tifachi et, franchement, je n´ai toujours pas compris ce que ce livre avait à voir avec le coeur !! ou alors, comme dit la chanson cubaine, il est bien bas.

  40. 41 Philippe, Belgique 18 janvier 2008 à 2:03

    les smileys sont une initiative de leur auteur et généralement à son image (ils peuvent être inventés!) au contraire des rires enregistrés! Bien choisis et bien placés ils peuvent apporter plus que de nombreux mots, ce qui peut être utile ici, dans l’espace bistrot. Ceci dit, ce n’est qu’un détail sans importance.

  41. 42 socio13 18 janvier 2008 à 6:40

    merci Valérie, je suis une catastrophe pour les noms… je penserais à l’Alzeimer si cela ne durait pas depuis ma tendre jeunesse…
    Le smiley est parois un mal nécessaire Jacques et il faut souvent en user parce que je ne sais pourquoi internet provoque le crépage de chignon. Ce doit être l’effet tour de Babel…que ses initiateurs ont introduit dans l’objet…

    Le ton y devient facilement dur, pédant, hostile, le mien en particulier et je ne sais pourquoi…. :-)
    QU’IL SOIT DESORMAIS CLAIR APRES CETTE MINI CRISE QUE DANS CE BLOG IL NE SERA PLUS TOLERE LA MOINDRE AGRESSION ET JE VOUDRAIS ICI PUBLIQUEMENT DIRE MON ESTIME ET MON AMITIE POUR DES CAMARADES COMME ESTABAN,NOSE DE CHAMPAGNE ET D’AUTRES, SI J’AI PU LES BLESSER QU’IL SACHE QUE JAMAIS TELLE N’A ETE MON INTENTION… SI LES SMILEY POUVAIT AIDER TANT MIEUX mËME SI EFFECTIVEMENT ILS FONT SONGER A DES RIRES PRE-ENREGISTRES ET CE QU’EN DIT ZIZEK…

    QU’IL SOIT ACQUIS QUE CE BLOG REFUSE TOUTE CENSURE, TOUTE CONDAMNATION, NOUS SOMMES DIFFERENTS, COMME LE DIT BRODA LE NOUS N’EXISTE PAS FAUTE D’UN PARTI REVOLUTIONNAIRE, D’UNE ORGANISATION. PEUT-ETRE N’EST CE PAS UN HASARD SI CELUI-CI N’EXISTE PAS PARCE QUE LA DIVISION L’EMPORTE DANS NOS TETES, PARCE QUE NOUS NE SENTONS PAS ENCORE ASSEZ L’URGENCE DU BUT… C’EST DOMMAGE PARCE QUE TANT QUE L’ON POURRA SI FACILEMENT NOUS DIVISER NOUS PERDRONS COMME NOUS AVONS PERDU DEJA. ALORS JE FERAI TOUT CE QUI EST MON POUVOIR POUR EMPECHER ICI LES DIVISIONS, POUR RASSEMBLER MALGRE MON FICHU CARACTERE;

    Oui j’ai regardé l’émission sur la Belgique, passionnant.. Je me fais un devoir de suivre cette émission et d’en faire la publicité pour faire monter l’audimat parce que j’ai les pires craintes pour ce dernier lieu de liberté. Leila veux-tu avoir l’obligeance de nous retrouver le lien pour que nous puissions l’inscrire ici. Non seulement il y avait ce que tu dis Philipe mais chaque fois l’Africain de service, le huron est manifestement le sage, le civilisé… Menez votre courageux combat contre la partition, Michel Collon a été absolument limpide y compris sur la France, mais si par hasard vous le perdiez je serais ravie que vous deveniez français ça serait un plus pour nous, vous pensez, vous analysez, vous riez, merveilleux.
    Danielle

  42. 43 JACQUES RICHAUD 18 janvier 2008 à 9:35

    SMILEY

    Chère Danielle, je pondère ton affirmation “Le smiley est parfois un mal nécessaire Jacques et il faut souvent en user parce que je ne sais pourquoi internet provoque le crêpage de chignon. Ce doit être l’effet tour de Babel…que ses initiateurs ont introduit dans l’objet…”

    Si nous devions intégrer tout ce qui est présenté comme “un mal nécessaire” dans nos pratiques cela nous mènerait assez loin… Dire cela n’exclue pas de tolérer chez d’autres l’usage de ce qu’on se refuse à soi-même, mais reste la liberté de dire pourquoi. Le smiley peut être l’adjuvant innocent et ludique d’une expression claire ou le substitut d’une pensée paresseuse, c’est bien sur ce deuxième scénario qui me préoccupe.

    Internet et le crêpage de chignon ? C’est un vrai problème car pour certains (dont je suis)Internet est un vecteur de l’écrit, alors que pour d’autres il se substitue à la parole rapide, celle de la conversation courante, moins soucieuse souvent du contrôle de son contenu… Un mot excessif, maladroit ou blessant ne laisse pas la même trace dans un tête-à-tête ou l’attitude et l’attention portée à l’autre peuvent pondérer un excès apparent et dans une “lettre” qui peut être lue et relue à distance de celui qui l’a émise… On peut ainsi se fâcher avec la planète entière, sans avoir eu la moindre intention malveillante… Pas d’autre solution que de tourner sept fois la souris dans sa bouche avant de cliquer sur “envoi” !

    Babel est sans doute en cause, mais aussi la “vitesse” du temps présent ; je m’expliquerai mieux dans une réflexion en préparation sur ce sujet. Là je quitte le comptoir pour aller bosser, je reviens ce soir…
    Jacques Richaud 18 janvier 2008

  43. 44 socio13 18 janvier 2008 à 10:00

    cher jacques,

    j’allais te répondre humblement que j’ai en effet tentance à écrire plus vite que mon ombre et puis j’ai réflechi qu’il fallait arrêter mon système qui visiblement n’était pas compris. j’ai en effet l’habitude de m’attribuer non pas tous les péchés d’Israël(je les leur laisse)mais ceux de mes interlocuteurs. Ainsi au lieu de te dire jacques fais attention nonobstant tes immenses qualités intellectuelles, ton apport irremplaçable, tu as souvent un ton doctoral qui irrite. Alors comme moi aussi j’ai la même tare, je ne cesse de m’attribuer ce travers en espérant que tu percevras à quel point nous nous ressemblons. visiblement tu ne perçois rien du tout… Alors je te le dis: Jacques le simley est peut-être TA solution ET LA MIENNE…
    Pourtant tu réflechis beaucoup, tu es trés courtois, très sur le fond, alors que je suis une mégère et une mère juive, alliage étouffant s’il en fut, mais toi tu es le père sévère, l’universitaire dont parle Lacan. Nous ne sommes pas que cela fort heureusement, mais cela est aussi une tonalité de notre discours, c’ est une sorte d’écho, tu sais ce machin un acousphène… :-)
    Peut-être est-il plus sage de ne pas aspirer à une société parfaite, comme me le disait mon époux: “Danielle ne donne pas un coup de pied à toutes les pierres du chemin”, le simley étant peut-être une de ces pierres là ? Souviens-toi aussi (je cite de mémoire) de ce que disait Anatole france :”celui qui veut les êtres humains intelligents, bons et honnêtes n’a plus qu’à les tuer tous!”
    Je sais bien que c’est une position social démocrate et que pasolini verrait en moi le fourgueur de la décomposition consumériste mais sans doute sur le plan politique faut-il conserver le but et accepter de ne pas tout désigner quoiqu’on en pense… Je trouve que y compris sur ce plan là les Cubains nous ont donné de grandes leçons. La principale est à mes yeux de ne jamais avoir traqué le trotskiste tout en accueillant le proscrit mercader et en lui offrant un asile jusqu’à sa mort… J’aime cette attitude mais peut-être suis-je trop oecuménique et ce jusqu’à ce que je hurle que “c’est intolérable en engueulant tout le monde!” Mais dans ce bistrot on dit ses contradictions, pas celles nécessaires au mouvement, non les incohérences que l’on n’arrive pas à dépasser.
    danielle

  44. 45 leila 18 janvier 2008 à 12:16

    Voici la vidéo de ce soir ou jamais sur la Belgique

    http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/article.php

    Leila, je me suis permis de modifier ton message puisque le droit d’ingérence était déjà dans le déroulé du blog, tu n’as pas honte de ne pas regarder ton journal quotidien (je parle du blog) et je plaisante bien sûr. Danielle

  45. 46 leila 18 janvier 2008 à 9:43

    Réponse à Valérie

    Bonsoir,

    Oui René Khawam est mort en 2004. Il est né en Syrie dans une famille chrétienne ; il a émigré en France au cours de la deuxième guerre mondiale. Il a traduit les mille et une nuits, le Coran et autres textes littéraires. René Khawam a beaucoup travaillé dans le rapprochement des trois religions. Il a publié en 1998 les contes de d’islam

    http://www.amazon.fr/Contes-dislam-Ren%C3%A9-R-Khawan/dp/2910435121

    René Khawam a aussi traduit des livres érotiques dont celui de Mouhammad al-Nafzâwî dont j’ai parlé hier

    http://www.amazon.fr/prairie-parfum%C3%A9e-o%C3%B9-s%C3%A9battent-plaisirs/dp/2859400052/ref=sr_1_35?ie=UTF8&s=gateway&qid=1200687749&sr=8-35

    et bien d’autres : La Prairie des gazelles : éloge des beaux adolescents – Les Délices des cœurs – Nuits de noces, ou, Comment humer le doux breuvage de la magie licite …
    __________

    Omar Al Khayam (le poéte) et Hassan Sabbah(le fanatique assassin)

    Omar Al Khayam et Hassan Sabbah le fondateur de la secte des assassins * ont vécu à la même période.

    Le livre de Amin Maalouf « Samarcande » est une biographie romancée du poéte et de sarencontre avec l’assassin, voici un résumé:
    « Samarcande est une biographie romancée d’Omar Kayyam, à partir d’un manuscrit égaré lors des invasions mongoles et retrouvé des siècles plus tard. Omar Kayyam est l’un des plus célèbres poètes de la Perse. Un poète du vin, libre penseur, philosophe, astronome de génie, mathématicien en avance sur son temps. C’est aussi l’époque de Hassan Sabbah, qui, à la tête de l’ordre des Assassins, la secte la plus redoutable de l’Histoire, souhaitait tout simplement détruire la puissance turque. Les gens redoutaient le changement de maître, avec son cortège de massacres, de souffrances.

    Cette rencontre entre un sage vizir et un fanatique a suscité l’envie irrévérencieuse d’Omar de coucher sur un manuscrit tout ce qu’il était tenu de garder caché car les morales et les religions de cette époque ne l’autorisaient pas toujours à faire ou à dire tout ce qu’il voulait. Ce voyage conté traverse la mythique route de la soie et nous fait revivre une page de l’histoire des cités d’Asie centrale passionnante. »

    Quelques Rubayat de Omar Khayyam

    - Tout le monde sait que je n’ai jamais murmuré la moindre prière. Tout le monde sait aussi que je n’ai jamais essayé de dissimuler mes défauts. J’ignore s’il existe une Justice et une Miséricorde… Cependant, j’ai confiance, car j’ai toujours été sincère.

    - Que vaut-il mieux? S’asseoir dans une taverne, puis faire son examen de conscience, ou se prosterner dans une mosquée, l’âme close? Je ne me préoccupe pas de savoir si nous avons un Maître et ce qu’il fera de moi, le cas échéant.

    - Considère avec indulgence les hommes qui s’enivrent. Dis-toi que tu as d’autres défauts. Si tu veux connaître la paix, la sérénité, penche-toi sur les déshérités de la vie, sur les humbles qui gémissent dans l’infortune, et tu te trouveras heureux.

    Lien vers la suite des Rubayat :

    http://www.chez.com/damienbe/khayyam.htm

  46. 47 JACQUES RICHAUD 18 janvier 2008 à 10:47

    OK Danielle, la balle est dans ton camp et je reçois ta réflexion comme trés certainement juste à mon égard puisque c’est de toi qu’elle provient. Mais ne me crois pas plus intransigeant que je ne suis, c’est moi qui disais “Dire cela n’exclue pas de tolérer chez d’autres l’usage de ce qu’on se refuse à soi-même, mais reste la liberté de dire pourquoi.”…Le reste n’est qu’un échange de point de vue et j’accepte par avance des divergences d’appréciation; y compris sur les smiley!

    J’espère que ces derniers ne représentent pas le mode de communication de l’avenir, comme la langue SMS phonétique a remplacé les mots que notre cerveau contient encore (jusqu’a ce que la part du cortex inutilisée chez nos enfants s’atrophie définitivement…). Il y a à la fois du dérisoire et du sérieux dans ce débat, restons sur le léger pour ne pas laisser penser que “tout serait grave” , ce qui n’est pas du tout ma position. Je regrette si c’est le cas d’avoir pu donner cette impression…Mais que chacun s’approprie la question et en fasse ce qu’il veut. Je parle ici depuis la table du fond et loin du comptoir ou Leila raconte des choses qui me touchent aussi…
    Jacques Richaud 18 janvier 2008

  47. 48 sam 18 janvier 2008 à 11:16

    je suis sorti un moment du bistrot (pour fumer une clope tiens !), et me suis promené dans l’article de bihr un peu plus haut… sur l’histoire des smileys (une pratique qui moi-même me laisse perplexe…), et sur “l’aggressivité” propre à internet, il me semble que tout y est dit :

    (extrait) “En premier lieu, en effet, c’est la possibilité même de communiquer avec autrui qui se trouve ici rendue problématique. Car, quel que soit le canal ou le support qu’elle emprunte, la communication entre individus présuppose toujours un sens commun : un ensemble structuré de signifiants fondamentaux (de référentiels, de symboles, de valeurs) sur lesquels les individus s’accordent, par delà ou plutôt en deçà même de leurs éventuels différences et différends. Or le défaut d’ordre symbolique signifie précisément aussi l’absence ou du moins la faiblesse (le vague, le flou, l’inconsistance) d’un tel sens commun.

    En éprouvant ainsi de plus en plus de difficulté à communiquer avec autrui, chacun se trouve ainsi isolé, prisonnier de/en lui-même. La solitude est aujourd’hui sans doute la chose la mieux partagée dans les sociétés capitalistes développées, au delà de l’inflation “communicationnelle” qui lui sert de masque et d’alibi, dans laquelle chacun est tenu de communiquer en permanence pour être (cf. la diffusion fulgurante des téléphones portables et de l’Internet). Une solitude que, dans le cadre de ce que j’ai appelé précédemment la culture narcissique, les individus tendent à transformer en art de vivre, métamorphosant en quelque sorte la nécessité en vertu.”

    Au bistrot, on s’engueule, on s’écoute parler, on écoute aussi les autres, MAIS ensemble… La priorité est dans ce dernier mot, et c’est ma tournée !

  48. 49 socio13 18 janvier 2008 à 11:25

    effectivement il vaut mieux être léger, effleurer ce qui n’a pas à être résolu nécessairement… Moi aussi je suis trés intéressée par ce que dit leila. J’aime beaucoup Amin Maalouf en particulier son livre sur les croisades vues par les arabes… à lire absolument…

    Je n’ai pas lu le livre Samarcande mais j’y suis allée trois fois et je me suis perdue dans les rues… C’est d’une beauté à couper le souffle, ces coupoles recouvertes d’émail bleu avec des filets d’or luisant dans le soleil, la terre touge…

    L’histoire d’Hassan sabbeh, le vieillard de la montagne, le maître des assassins mêle de la légende et j’ai lu un roman qui lui aussi insiste sur les liens entre lui et le poète épicurien, il est même question d’un pacte secret. Comme de la fascination qu’il créait chez ses disciples qu’il droguait dit-on et la légende raconte qu’il avait fait acheter les plus belles jeunes filles possibles et la nuit il transportait ses guerriers au “paradis” jusqu’à ce qu’ils rêvent de mourir… Bien sûr c’est un peu comme le masque de fer revu par Alexandre Dumas, mais des amis qui sont allés à Alamut et qui voulaient qu’on y retourne ensemble me racontaient le paysage étrange des ruines, la peur qui saisit quand l’on voit au loin sous les nuages la colline… C’est tout le contraire de la lumineuse samarkande, de la somptueuse Boukhara et même mazar el sharif qui continue la route des caravanes… C’est là où celui qu’on appelle le cruel dumstom pour lequel j’ai une certaine symmpathie, mais c’est une autre histoire, il aime les femmes, la boisson, ce fut un communiste, un paysan, mais il ma faisait songer aussi à ces vers d’Omar Kayyam… En tout cas je le préférait à Massoud qui était tout aussi cruel, mais allé des occidentaux…
    Un jour il faudra parler de tout ça, mais écoutons Leila
    danielle

  49. 50 JACQUES RICHAUD 19 janvier 2008 à 1:45

    Pour les Toulousains et environs:
    Daniel Bensaïd sera à Toulouse et à Colomiers :
    Vendredi 8 février 20 h 30 à la Préface (place du marché colomiers).
    Samedi 9 à 16 h 30 à Ombres blanches (rue Gambetta, toulouse).
    Je viens juste d’acheter ses deux derniers bouquins mais ne peut rien en dire encore. Jacques Richaud

  50. 51 Tzigane 20 janvier 2008 à 2:26

    Félicitations pour l’inauguration du bistrot.

    La prochaine fois, personnellement, je prendrai le soin d’essuyer mes pieds avant d’entrer.

    Felicidades,
    Tzigane

  51. 52 socio13 20 janvier 2008 à 2:35

    Tzigane,

    Comme je suis heureuse de te voir espèce de gros nounours Tzigane, c’est bien de s’essuyer les pieds, cela m’évitera de t’obliger à prendre des patins pour glisser sur les “mallons” bien cirés de mon bistrot… Les “mallons” en provence ce sont des carreaux hexagonaux rouges, on les cire et ça brille comme un miroir, enfant je devais passer dans les joints un liquide blanc… Alors merci d’ épargner mon parquet d’argile luisant…
    Parlon d’autre chose, je suis en train de penser à ce qu’a dit une camarade à la réunion de vendredi sur Marseille. Elle adit :”quand nous avons décidé d’abandonner la dictature du prolétariat je crois que nous nous sommes trompés, nous avons conservé la dictature et perdu le prolétariat”… Je trouve que ce n’est pas si faux… Un autre camarade Djelloul a dit :” le parti nous a fait rêver maintenant c’est fini!” en l’écoutant je me suis dit “est-ce que rêver est bien le problème?” et puis je me suis dit “rêver aussi…si on ne rêve plus on meurt.”
    Moi j’ai besoin de rêver d’une manière, d’autres d’une autre, c’est ça qui fait le charme d’un bistrot, le rêve qu’on y trouve, ce n’est pas toujours le même mais il ne faut pas réprimer le rêve… On ne peut pas d’ailleurs.

    Danielle

  52. 53 leila 20 janvier 2008 à 7:51

    Dans ton salon aux carreaux hexagonaux rouges, face à la cheminée (t’en a une c’est moi qui l’ai construite) , j’ai placé mon tapis Touareg en laine rouge , je m’y suis allongée ma tasse de thé dans une main et la lettre que le Ché a publié dans la revue “Marcha” dans l’autre et et voici pour vous un petit extrait :

    “Le révolutionnaire se consume dans cette tâche ininterrompue qui ne se terminera qu’avec la mort…Si son ardeur s’émousse une fois les tâches les plus urgentes réalisées …la révolution qu’il dirige s’enfoncera dans la torpeur…”

  53. 54 socio13 20 janvier 2008 à 8:05

    Tu sais Leila ce qui les choque ? C’est qu’en fait il ne s’agit pas d’un bistrot qui est un espace masculin mais nous les entraînons dans un espace féminin… “Ils” rouspètent sans savoir pourquoi, en fait ils ont compris qu’il leur fallait s’essuyer les pieds et supporter nos divans, nos tissus de soie, nos parfums et nos coussins répandus devant la cheminée… “Ils” n’aiment pas ça!!! Ou plutôt ils s’y sentent mal à l’aise, encombrés d’eux-mêmes… Nous avons le droit d’avoir un bistrot à notre convenance…

    A propos de ce que tu dis sur la révolution qui s’enfonce dans la torpeur, saint just parlait de la révolution glacée… Quand le peuple n’en est plus la boussole et ne s’y reconnaît plus. Le vrai problème de l’Union Soviétique ce n’est pas que la contre-révolution l’ait emporté mais qu’il ne se soit trouvé personne pour défendre cette expérience socialiste… Ce n’est pas tout à fait vrai, il y a un pays que j’adore en asie centrale c’est le Tadjikistan… On l’appelle le Cuba d’asie centrale, il y a de vrais communistes… Les femmes surtout en plus elles sont superbes… Elles ont le type iranien… le langage tadjik est indo-européen avec une influence iranienne, c’est un pays de montagne où il coule une rivière violent qu’on appelle la Sauvage… J’aime beaucoup ce pays…
    j’allais oublier je veux aussi une tasse de thé à la menthe et une assiette de gateaux, plain de sucre, de miel, des cornes de gazelle… Si avec un tel programme les hommes ne s’enfuient pas vers l’apéro et les bonnes blagues c’est que vraiment c’est nous qui les attirons… Et en disant cela comme toutes les femmes du monde nous nous roulons dans les coussins en riant aux éclats…

    Danielle bleitrach

  54. 55 valerie 20 janvier 2008 à 10:05

    Leila:

    merci pour les nouvelles – tristes même si je ne l´ai pas connu – de René Khawam.

    Quant à la Samarcande d´Amin Maalouf, c´est la seule que je connaisse, Je n´ai jamais eu la possibilité d´y aller, contrairement à certaines personnes du “comité central”…ha ha (bon là, il faudrait un “smyley” bien rigolo) voir plus haut !

    Mais blague à part:
    “Le vrai problème de l’Union Soviétique ce n’est pas que la contre-révolution l’ait emporté mais qu’il ne se soit trouvé personne pour défendre cette expérience socialiste”. Toutes proportions gardées: y a-t-il aujourd´hui quelqu´un pour défendre Patricia Troncoso, Chilienne, en grêve de la faim depuis 102 jours par solidarité avec le peuple mapuche du Chili en lutte contre les grandes propriétés forestières et le racisme ambiant, entre autres ?
    Si on n´est même pas f…. de sauver une seule personne, alors !

  55. 56 christian Forgeot 20 janvier 2008 à 11:04

    Découvrant ce bistro tapi au fond de la salle dégustant mon verre de Lagavulin que Izzo m’a fait découvrir….
    J’écoute j’observe je m interroge si je dois l’ouvrir ou pas…
    Militant de Longue date a la CGT et au PCF .
    Pas béni oui oui pour un sous mais de ces militants qui pensent avoir appris a lire et a écrire grace au syndicat et au parti.
    J’ai fréquenté le Fou de Bassan que j’ai quitté pour me retrouvé A “boire” a délirer et a etre sérieux au Pigeon bleu ….
    Ce que j entend ici ce que je vois m amene a vous raconter une anecdote .
    J’ai pour ma part horreur du foot ( amateur par contre de ballon oval )Et il me vient en mémoire la période du gd St étienne ou a la boite ttes les conversation tounaient autour de cette équipe.
    Que devais je faire les ignorer mépriser mes camarades de boulot ou m initier au truc Acquérir qq connaissance afin de pouvoir entrer ds les conversations .
    J’avais eut la chance qq temps auparavent de rencontrer Joseph Sanguedolce qui était secretaire de L’UD pas encore Maire de ST etienne et qui nous avait fait part comment il avait du s adapter a ce phénomene pour ne pas etre en décalage avec les salariés de la loire .
    Et bien meme si le foot me “gavait”j’ai aussi fait ce choix d’etre comme mes camarades d’etre un des leur et ainsi nous pouvions trés tranquillement partir du foot pour aller au syndicalisme et a la politique..
    Simplement parceque je n arrivais pas comme un cheveux sur la soupe mais était ds le cout de la st étienne mania …
    Je pense que tte reflexion intelectuelle n’a de valeur que si elle peut etre partagée et comme chacun ici le sait tte théorie gardée ds un espace clos et non confrontée a la pratique montre tte ses limites…
    D’ou l’interet la nécessité de rendre pour toi et ton apport a la reflexion ce bistrot acceuillant a l ‘identique de ce que vive ou ont envie de vivre les gens .
    Un des enseignement que je tire de mes 4 décennies de militantisme a l entreprise est bien que les pisses froid n’y on aucune autorité …
    Alors bien sur il y a des limites mais moi l humour du pigeon ces moments de délire me vont bien ils alternent avec des discussions bcp plus sétieuses.
    Nous avons je pense tt a gagner a etre des gens comme tt le monde et ne pas apparaitre comme des machines a débiter de la politique.
    Et je pense que les reflexions amenées sur ton blog chère Danielle on tt a gagner a sortir d’un cercle d’initiés et si le bistro avec ses outrances ses moments limites qui sont inévitables est un moyen de vulgarisation pour monter a l étage et y entendre ce qui s’y dit et bien ca vaut le cout de lui donner un ton léger ou tout ou presque est permis …
    Et je terminerais en disant qu’un bistrot comme je l entend est infréquentable s’il n’a pas sa part de féminité et une participation active de la gente féminine …..

    Fraternellement
    cricri

  56. 57 socio13 20 janvier 2008 à 11:06

    ca y est on me fait le coup du membre du comité central privilégié… C’est parfaitement injuste, c’est en tant que sociologue-journaliste que je suis allée au Tadjikistan et que j’y suis restée près de deux mois avec deux autres femmes, une russe qui parlait excellement le français (heureusement) et une tadjik Mansour. Ca a été un voyage merveilleux avec ces deux femmes adorables, une amitié. Mais au retour j’avais pris près de six kilos je craquais dans mes vêtements. Il y avait les meilleurs fruits du monde, qui ne connait pas l’abricot du tadjikistan ignore ce que peut être ce fruit, le pain le plus tendre, le plus moelleux et des feuilletés farcis de hachis parfumés, mais le pire était toutes ces familles qui vouaient me faire goûter le plat national le plouf. comme son nom l’indique c’est du riz cuit avec du mouton trés gras, il faut faire la main des boulettes, et à une boulette par famille on ressort de là boudinné dans son jean…
    Comment vous expliquer on mange allongé sur des lits avec de gros coussins comme des romains et sous des kiosques comme nos kiosques à musique, tout autour à l’infini des champs de coton en fleur, comme de la neige… Et l’on dévore feuilletés, abricots doux comme du miel, et malheureusement (rien n’est parfait) le plouf…

    J’ignore tout de la Chilienne dont tu nous parles… C’est vrai que nous avons perdu l’habitude de cette solidarité, être communiste pour moi c’était me sentir liée dans tous les coins du monde à d’autres combattants, ils m’étaient chers autant que ma propre famille, combien nous avons perdu et comme notre coeur et notre esprit s’est retreci…

    ca y est cricri c’est reparti mais que puis-je dire pour que vous arrêtiez de me faire la leçon sur ce que doit être mon petit bistrot pour qu’il attire la clientèle? que j’idolâtre le pigeon bleu… Je le dis, est-ce que cela vous suffit ? Pitié cet oiseau m’obsède, pourquoi me traquer avec cette histoire… Mais puisque le pigeon bleu existe (que grâce en soit rendu à Dieu, à Marx, à Lénine, et à qui vous voudrez) pourquoi voudriez vous le reproduire ici ? Non! Non! je ne veux pas parler rugby pour que les masses me tolèrent… Que le pigeon bleu prospère, que ce divin oiseau vous fournisse le bonheur dont vous êtes friands qui vous contrarie pas moi en tout cas ?… Quant au quota de femmes, à la discrète présence féminine, ou à la joyeuse madelon comme il vous plaira, il se trouvera, il se trouve surement de merveilleuses créatures (j’en connais quelques unes) pour rire avec vous… Pourquoi voulez-vous que je change mes plaisirs pour me sacrifier aux votres ?
    Danielle

  57. 58 christian Forgeot 20 janvier 2008 à 11:30

    Danielle
    Je ne fais aucune leçon et ne te demande surtout pas de ne pas etre toi…
    Je te livre simplement du vécu et te dis combien je pense qu un sas permettant au plus gd nombres d’avoir envie de monter a l’étage entendre ce qui se dit serait bénéfique pour tout le monde…

    Point c’est tout

    j’ai raison j’ai tord je n ‘en sais fichtre rien c’est mon opinion je la livre

    cricri

  58. 59 socio13 20 janvier 2008 à 11:41

    il faut vraiment des smileys… J’accepte ton vécu… Et peut-être ai-je eu tort d’ouvrir cet espace qui est simplement le lieu où toutes les digressions sont possibles.. Parce qu’il m’apparait comme le lieu des malentendus alors qu’il devrait être celui de la convivialité, d’une meilleure connaissance de l’autre…
    Je me moque un peu de la manière dont chacun vient m’expliquer ce qu’il faudrait faire pour que ce lieu soit plus attirant, cela part d’un bon sentiment et je vous en remercie, mais imagine que je t’invite chez moi et qu’au lieu d’y prendre place, comme le font leila et valérie, tu me propose de déplacer les meubles, de changer le menu du repas… Vis un moment à mes côtés avec simplicité, parle moi de toi, tu as vécu à saint etienne, moi aussi.. J’ai encore un cousin germain là-bas, il est conseiller municipal UMP, ophtamologiste et il s’apelle Marder… J’ai donc été lycéenne à saint etienne une année, j’habitais rue Boucher de perthes… Boseigne cela ne nous rajeunit pas…
    Il faisait froid pour une petite marseillaise…
    Et puis zut il faut que je te dise la vérité, c’est peut-être pour cela que je n’aurais pas du ouvrir ce bistrot, je suis quelqu’un qui n’aime que la solitude, mes plus grandes joies je les ai en marchant seule et en rêvant ou en nageant ou en lisant… Mon mari en mourant m’a fait ce trés grand compliment “je ne me suis pas ennuyé une minute avec toi!” mais je crois que c’était parce que nous partagions de besoin de silence, de solitude à côté de l’engagement militant et de ses multiples réunions… L’été nous racontions à tout le monde que nous partions en voyage et nous vivions un mois entier volets fermes, à lire, jouer aux cartes et de temps en temps nous partions à la plage , aux heures creuses… J’en conserve un souvenir merveilleux, nous nous exaltions en lisant l’huma quotidienne, nous avions le sentiment de participer à une immense aventure. En mourant il m’a dit “n’oublie pas de signer la pétition des dix de Soweto”… Nous étions seuls et ce fut le moment le plus fort de notre vie que cet accompagnement essentiel, je l’ai raconté dans un livre “un bouquet d’orties”… J’ai expliqué aussi mon amour des bibliothèques, de leur silence apaisant, l’invitation de chaque livre… Tu vois je ne suis pas faite pour ouvrir un bistrot… je suis une empotée comme on dit chez moi… Alors pourquoi me demander de forcer mon talent… Acceptez moi comme je suis ou laissez moi toute seule dans la salle aux volets fermés où filtre la lumière des jours d’été… Moi je suis prête à vous accepter tels que vous êtes…
    Danielle

  59. 60 christian Forgeot 20 janvier 2008 à 11:58

    Décidement le net est le lieu de tt les malentendus …
    J’ai dit j’ai eut la chance de rencontrer Joseph …. sans préciser ds mes activités militantes …
    Je ne suis pas stéphanois juste Vitriot ds le 94 …et retraité de la RATP.
    Et parfois ds le Morvan ou je me ressource …

    Pour moi donner une opinion n’est pas imposer a l ‘autre.
    Je voulais juste dire que ce qui ce dit sur ton blog me parait intéressant a etre connu .Donc a gagner en lecteurs …

    Cricri

  60. 61 socio13 21 janvier 2008 à 12:19

    Cricri,
    tu sais mon blog est ouvert depuis le 20 mai il y a donc exactement 8 mois, il a reçu 115.127 visiteurs en ce moment même et ce soir malgré le week-end il y a eu exactement 800 visiteurs, ce n’est pas mal… quand il y a commencé à avoir 600 personnes par jour je me suis sentie inquiète parce que j’avais le sentiment d’être épiée, c’est un peu une manière de se livrer… Je ne sais pas si la politique a à gagner à cela… Ce qui m’a fait plaisir c’est quand Estaban a commenté une des mes colères dans ce bistrot avec justesse, en allant à l’essentiel de ce que je tentais de faire, dépasser la propagande, apporter des connaissances… est-ce qu’il n’y a pas de la retape dans cet espace ? Pourquoi vouloir séduire ? La seule chose je l’ai dit c’est de retrouver la chaleur des cellules… Autour de la tentative d’apporter des analyses, des informations, ce que le parti ne fait plus… Mais n’est-ce pas une illusion… Je ne cherche pas à attirer…

    danielle

  61. 62 JACQUES RICHAUD 21 janvier 2008 à 12:27

    HALTE AU FEU !

    Christian et Danielle, je crois que vous avez tous deux raison !

    Christian, de son expérience à St Etienne et au pigeon retient que :”
    Je pense que tte réflexion intellectuelle n’a de valeur que si elle peut être partagée et comme chacun ici le sait tte théorie gardée ds un espace clos et non confrontée à la pratique montre tte ses limites…
    D’où l’intérêt la nécessité de rendre pour toi et ton apport a la réflexion ce bistrot accueillant à l ‘identique de ce que vive ou ont envie de vivre les gens.”

    Danielle ne veut pas que chez elle on déplace les meubles et change le menu du repas ! Elle menace de fermer la boutique en cas d’ingérence !

    Ayant joué un rôle modeste dans l’ouverture de “la boutique” j’ai envie de dire “halte au feu !”.
    - Que Christian accepte d’avoir raison en demandant que le bistrot soit accueillant, mais sans vouloir nécessairement y introduire n’importe quel délire de club de supporter… Il y a d’autres lieux pour cela et ce n’est pas être “pisse froid” que de le dire. Surtout qu’il accepte de DISSOCIER sur le blog de Danielle la pièce d’en bas ou se disent des choses sympa mais décousues et les autres pièces, à l’étage ou en arrière boutique, où se tente une réflexion politiquement utile préparant “la pratique” comme tu le dis si bien !
    - Danielle a l’esprit large, mais son blog “changement de société” possède une ambition (que je partage avec admiration ) qui est de faire renaître une forme d’échange et de débat dont le manque a pu probablement jouer un rôle dans l’effondrement des idées portées par cette ambition. Elle a raison de demander le respect de cet espace.
    Jacques Richaud 20 janvier 2008

  62. 63 christian Forgeot 21 janvier 2008 à 12:37

    La question n’est pas de faire la retape mais bien ensemble d’alimenter et d’armer pour avancer et trouver une issue qui rassemble sans compromission.
    Et pour cela je ne vois pas d’autre solution que de donner a reflechir au plus gd nombre.
    Et ton blog est pour moi un de ces outils nécessaire a cela je ne partage pas toujour ce qu’il s’y dit mais il donne a reflechir voir a se remettre en cause.
    Je suis pour ma part tjrs membre du parti avec mes dessacords mais je reste persuadé qu’il reste tjrs l’outil permettant la transformation de la société.
    Outil en révision complete outil a améliorer mais outil du changement qd meme.
    Certe chez moi une part d’affectif je suis de ces prolos qui “doivent” tout au parti et au syndicat….
    Je m’y bat avec mes moyens….
    Et pour moi en ce moment la situation localement pour les municipales est plus simple qu’a Marseille puisqu’a Vitry (82000 habitants) ns allons a la bataille sous nos couleurs …

    cricri

  63. 64 christian Forgeot 21 janvier 2008 à 12:48

    A jacques

    Je n’ai jamais demandé que ce lieue devienne un club de supporter
    j’ai juste donné un exemple vécu ou comment il est parfois nécessaire de tenir compte du réel pour se faire entendre et comprendre.
    Cela n’a pas été pour moi ni compromis ni compromission mais un moyen de me faire entendre.
    Et a l’entreprise je m excuse mais ma vie militante c’est déroulé la mon experience est que si tu n’es pas proche des préoccupations des salariés tu apparais comme un martien et tu dois ramer 3 fois plus pour te faire entendre .
    Et une des questions posée aujourd hui est bien a mon avis comment faire pénetrer comprendre les enjeux de classes et les issues possibles ds les boites c’est la ou a lieue l a&ffrontement au quotidien

    Cricri

  64. 65 socio13 21 janvier 2008 à 12:52

    Il n’y avait pas le feu, du moins de ma part… et je ne pense pas de celle de cricri…
    Jacques a raison pourtant de dire ce que je recherche avec grande difficulté d’ailleurs, ce qu’il appelle une “ambition”… Nous sommes aujourd’hui un peu dans une ambiance (que je déteste d’ailleurs parce que je la trouve obscurantiste) de ces films dont on ne sait pas si leur temps est celui de jadis immémorial, ou après une guerre thermonucléaire du style Conan le barbare… Un temps où domine l’irrationnel, les peurs, les violences, alors je tente de reconstruire quelque chose de l’ordre d’une pensée, d’un échange… C’est dire si l’opération dépasse mes possibilités.
    danielle

  65. 66 leila 21 janvier 2008 à 1:35

    Une blague pour faire plaisir à notre cher président, c’est mon cadeau de mariage pour lui :

    Une personne X étonnée de voir son amie Y allongée sous un pommier pendant plus d’une heure la bouche grande ouverte, demande une explication :

    « J’attends qu’une pomme tombe de l’arbre et atterrit dans ma bouche » répond Y.

    Le lendemain, par une journée ensoleillée, c’est Y qui découvre X allongée sous un arbre, un livre sur la poitrine. A son tour, elle demande une explication :

    « J’attends qu’un vent souffle pour qu’il tourne la page de mon livre» répond X.

  66. 67 Stelios 21 janvier 2008 à 6:55

    Moi j’aime bien passer par ici, le bistro est agréable,… j’y bois mon petit lait et sans façon.

    De plus j’apprends des choses qui m’interrogent et n’ai qu’une porte à traverser ….. pour y dire ce que je pense et même parfois, pour les hurler et ne pas étouffer.

    http://socio13.wordpress.com/2008/01/19/tout-cela-est-bel-et-bon-mais-qu%e2%80%99est-ce-qu%e2%80%99on-fait/#comment-3040

  67. 68 socio13 21 janvier 2008 à 8:18

    Oui c’est un mode de fonctionnement de mon blog, basé sur le refus de la retape, je pousse si loin cela que si on prend le texte que je viens d’inscrire sur Cuba et les changements en route, je peux te dire qu’Estaban qui l’a traduit était étonné du contenu de l’interview et m’a demandé si avant de le publier “j’étais sûre de mes sources”…Oui je suis sûre de mes sources, un ami trés critique me l’a transmis c’est une transcription en espagnol d’un interview radio, des gens bien informés et qui sont chargés d’envoyer selon moi un message aux Etats-Unis en priorité… Avant de le publier je me suis renseignée et au plus haut niveau pour savoir si ces informations qui ne faisaient d’ailleurs que recouper celles données par Raoul le 26 juillet étaient crédibles, il m’a été répondu par l’affirmative. C’est donc à cette condition, celle d’être assurée de ne pas nuire au peuple cubain que je publie. Il y a là dedans des choses beaucoup plus critiques que les stupîdités que l’on peut lire tous les jours dans la presse, une presse dont la seule question est :”est-ce que le vieux dictateur va passer la main!” Des choses aussi fondamentale que le discours de novembre 2005 à l’Université, la société cubaine bouge secrétement, des choses se passent et ces imbéciles ne s’intéressent qu’à l’écume… Comme le dit Leila, ils attendent que le vent tourne les pages de leur livre…
    Je pourrais le monter d’une manière ostentatoire avec un titre du type : ici tout sur la sucession de Fidel. Je m’y refuse, j’enfouis l’information sous des précautions, des explications, à la manière des Cubains enterrant leurs armes, perçant des souterrains, avançant dans un débat long qui prépare les élections, c’est un choix de profondeur, celui de l’histoire, de la taupe de Marx… Je suis même contente qu’il existe une sorte de société secrète de ce blog, celle des gens attentifs, qui savent lire… C’est ce qui a fait la force des communistes, le Che disait des communistes organisés dans le vieux parti cubain :” Ils sont capables de mourir dans le secret absolu d’une prison, sans parler, sans espoir de gloire, et ils sont incapables si on ne leur en donne pas l’ordre de prendre un piton dont dépend l’issu de la bataille” C’était le primat du colectif, le refus de l’ego, la discipline, ces qualités ont été utilisées pour les détruire, pour liquider l’URSS et l’organisation. Je suis ainsi faite que je n’estime au fond que ces vieux croutons staliniens prêts à tout donner et trahis par les assoifés de pouvoir, par la bureaucratie… C’est ma contradiction, je me méfie de tout ceux qui se battent pour leur pomme… Donc j’aime ceux qui prennent le temps de lire et je ne supporte pas ceux qui survolent pressés de raconter n’importe quoi…

    Je veux que le lecteur soit vraiment intéressé, fasse des efforts mais malheureusement il se contente trop souvent d’étaler son ego… C’est dommage alors c’est ici qu’il faut le faire pas ailleurs… Dans le reste du blog ce devrait être le collectif, ce que l’on peut apprendre du monde, ce que l’on peut construire ensemble qui nous préoccupe, pour reprendre le concept de Habermas, c’est l’espace public, ici c’est le lieu où l’on vient se détendre entre amis, se mieux connaître… Boire son thé à la menthe, son lait, son alcool fort, son vin délicat, tout ce dont on envie il n’y a qu’à se servir…

    Viktor, je t’en supplie si par hasard tu nous lis, sort de ton labeur obstiné… Je sais que tu es en train de nous préparer un site grandiose, je t’adore parce que malgré ton mauvais esprit, ton humour ravageur tu as les qualités de mes communistes… Bon après t’avoir ainsi passé la brosse, j’ai besoin de toi… Je sais que tu es débordé mais je t’en prie viens corriger la mise en page du site tout est décalé et je ne sais pas comment faire pour rétablir tout ça, il n’y a que toi… Ou alors leila, moi je n’y comprends rien, j’utilise l’ordinateur comme une machine à écrire à peine perfectionnée…
    Danielle

  68. 69 socio13 21 janvier 2008 à 1:52

    Voici ce que je viens ded recevoir, en général celui qui me l’envoie n’est pas un farfelu… Mais premièrement je n’ai aucune garantie que cela soit vrai et deuxiémement c’est le genre d’argumentation qui a priori n’est pas ma tasse de thé, lescandale, la corruption ne profite qu’à l’extrême-droite. Mais voici :

    Ce que vous ne voyez pas sur les journaux locaux)
    ASSEZ DE MENSONGES !
    VOUS AVEZ LE DROIT DE SAVOIR
    CAR C’EST VOUS QUI PAYEZ !
    INCROYABLE ! L’ISF de SARKOZY !

    On s’en doutait !
    Mais la Direction des Services Fiscaux vient de le confirmer !
    SARKOZY ne paye aucun impôt depuis plus de 12 ans ….
    Alors que depuis son élection ses revenus se décomposent ainsi :
    Indemnité mensuelle du Président de la République : …………………..24.874, 55 €
    Retraite de député ( à vie )…………………………………………………….9.298,21 €
    Retraite de ministre ( à vie et convertible après son décès en rente viagère pour ses héritiers, les petits Sarko sont tranquilles … ) : …………….8.776, 34 €
    Retraite de maire de Neuilly ( à vie ) : ……………………………………….6.241, 92 €
    soit un total mensuel plutôt gentillet de :
    49.191,02 € !!!
    La misère en somme !
    Et quelle somme !
    Même si, tout à fait légalement,
    30 % de ces revenus ne sont pas imposables,
    il reste tout de même à notre agité de l’Elysée un revenu imposable mensuel de :
    34.435,71 € !!!

    Mais sur ces petites rentes, Sarko ne paye plus aucun impôt, malgré les réclamations qui lui sont faites depuis 1995 !!!
    Et ce n’est pas tout !
    Sarko a déclaré pour l’ISF un patrimoine de
    1.576.394 €, juste avant l’élection présidentielle.
    Or il est propriétaire, outre de trois assurances-vie
    totalisant 897.654 €, de :
    1 appartement de 340 m² à Neuilly
    3 studios de rapport dans le 6ème
    1 résidence d’été de 11 pièces et 13.000 m² de terrain à côté d’Ajaccio ( son intérêt pour la Corse n’est pas …. désintéressé… )
    1 appartement pour les sports d’hiver au dessus de Chamonix ( 120 m² )
    Sans compter quelques jolies collections de tableaux non assujetties à l’I.S.F….
    Inutile de valoriser ces babioles !
    Le tout ne dépasse sûrement pas
    1.576.394 € … (*)
    Vous qui peinez sous le labeur et les charges,
    diffusez largement ces VERITES autour de vous !!!
    Assez de la France qui travaille et de la France qui empoche !
    VOUS DEVEZ TOUS TOUT SAVOIR !!!
    Car pour TOUS, il faudra que la justice passe !

    (*) Toutes ces informations sont vérifiables sur le site de la Recette Principale de Neuilly. visitez vite ce site avant censures eventuelles…
    L’ump c’est cela: voyez vos mairies et les dépenses exorbitantes…

  69. 70 Caius 21 janvier 2008 à 3:01

    tiens je vais intervenir ici…

    D’abord pour vilipender Jacques Richaud, cet irresponsable qui est à l’origine d’une véritable tempête, dévastant et le blog de Danielle, et le pigeon bleu.
    que dis-je une tempête, non! un ouragant, un cyclone…

    …dans un verre d’eau ;-)

    Mais plus sérieusement je réagis à la remarque de Christian qui donne un peu le fin mot de l’histoire : il faudrait, ici, plaire au plus grand nombre, faire profiter le populo de la science qui se déverseen bouillon telle la fontaine de vie…

    C’est un peu comme certains qui engueulent Dieu qui ne leur donne pas assez de miséricorde, de pardon ou de réparation : Danielle tu tiens l’avenir de la révolution mondiale entre tes mains, tu as des devoirs envers tes 115.127 visiteurs (dont le nombre ne demandent qu’à croitre), envers le communisme et l’humanité souffrante… Tu es notre idole!

    En effet cela fout la pétoche!

    Et je vais dire une chose qui va faire hurler certains (y compris le militant syndical et politique qui est en moi…) est -on bien sur qu’il faille aujourd’hui parler au plus grand nombre?
    Nous les “communistes”, nous sommes un peu comme les moines copistes qui sauvegardait l’héritage de l’antiquité au coeur des temps sombres et barbares…

    Nous sommes dans des temps sombres et barbares

    N’ y a-t-il pas plus d’urgence à construire un “être minoritaire” communiste (mais pas pour y rester!) à reforger les outils théoriques, à recréer une culture commune, à construire des points de résistance, qu’à s’épuiser à construire le “grand parti” (au mieux ) ou le “grand mouvement”, qui va permettre de rassembler, espère-t-on, la majorité du peuple pour le changement (lequel au fait?)?

    (Une précision : quand j’écarte le “plus grand nombre” ce n’est surtout pas une position classiste : je ne dis pas qu’il faut que nous soyons académique, universitaire (et anti football;-) ), mais que nous n’en rabattions pas sur le contenu : j’ai d’ailleurs connu quelques militant ouvrier qui était aussi de vrais “intellectuels” sans avoir fait de biens grandes études.)

  70. 71 leila 21 janvier 2008 à 3:04

    Gaza meurt et le monde reste silencieux

    où est-elle cette gauche, cette extreme gauche ? j’ai fait un tour sur le site du journal de l’humanité : aucun article sur gaza!

    même des chiens auraient eu droit à un plus d’interet

    ecoeurant cet occident à double face, double indignation!!!

  71. 72 Stelios 21 janvier 2008 à 3:30

    Salut Caius, je suis un être minoritaire, être communiste dans une société bourgeoise n’est pas « sensé », Marx, Engels, Lénine ou Jaurès n’étaient pas sensés. Ils étaient minoritaires ! Quels sont ces fous qui refusent la corruption bourgeoise, et prennent encore le parti de ces damnés de cette terre ? Je n’ais aucun mérite devant la grandeur exceptionnels de ces êtres qui, à eux seuls synthétisent l’histoire de l’humanité. Mais, et la est la vrai question, que serais-ils sans les prolétaires ? Rien ! Comme nous.

  72. 73 Stelios 21 janvier 2008 à 3:40

    Nous sommes désarmés Leila, complètement désarmés par un intérêt privé ! Sans outils, sans armes et sans dignité, c’est la mort qui nous attend et Gaza témoigne de ce destin.

  73. 74 socio13 21 janvier 2008 à 4:04

    Leila , au moment où tu inscrivais cet appel, je posais sur notre blog le texte que tu vois, c’est la même chose que cette femme Mapuche qui meurt au nom de son peuple…
    C’est le ghetto de varsovie ai-je écrit et je le pense, je pense à ces regards d’enfants qui me hantaient jadis et le regard de l’enfant palestinien est le même…

    Que pouvons-nous faire? Nous dire que la petite pierre que nous posons, le cri que nous poussons est mieux que le silence… Et qu’un jour nous préparons un autre monde, celui où les sangsues, les criminels qui dominent seront enfin balayés…L’énergie qui nous alimente et qui peut-être donnera un jour la force de les balayer vient de cette colère de notre impuissance devant Gaza comme hier j’ai pleuré devant Falloujah…

    Nous sommes ici si peu, si démunis et les périls sont si grands, mais nous apprenons à nous rassembler… A ne plus nous faire duper par leurs mensonges…
    Danielle

  74. 75 Esteban 21 janvier 2008 à 4:31

    Chère Leila,

    J’essaie quelquefois avec mes modestes doigts de tisser un toile (du moins je l’espère) grâce à d’autres qui me font parvenir à leurs risques et périls ce que tu ne trouveras jamais parce que c’est la réalité vécue et cette réalité il ne faudrait pas la dire:

    http://letacle.canalblog.com/archives/2008/01/08/7487864.html

  75. 76 leila 21 janvier 2008 à 7:30

    J’étais juste très en colère et triste.
    Je ne doute aucun instant ni de la force de votre engagement ni de votre sincérité à être toujours du côté de l’agressé. Je sais que nous sommes tous désarmés face à tant d’agressions contre les peuples, les pauvres, les sans papiers, on ne sait plus où donner de la tête, nous sommes cernés de tous les côtés.

    Ma colère est aussi dirigée contre les pays arabes et musulmans, peuples et dirigeants. Certes il y a eu des manifestations mais elles sont insuffisantes et le non est trop timide trop faible. Car lors des caricatures danoises, des marrées humaines hystériques sont sortis dans les rues pour des dessins alors maintenant que ce sont des êtres humains qui meurent, il n’y a que quelques manifestations.

    Cette opération d’Israël contre Gaza porte la signature de Bush et de ses acolytes, c’est lui qui a donné le feu vert pour de nouvelles atrocités :

    http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=3632

  76. 77 socio13 21 janvier 2008 à 7:46

    Leila, je suis les nouvelles concernant le blocus de Gaza. Il y en a beaucoup, d’abord la demande du Hamas à la Ligue arabe de faire pression sur l’Egypte pour qu’elle créé un cordon sanitaire. Moubarak qui est dans ses petits souliers demande aux israêliens de laisser passer de la nourriture, du pétrole… l’Europe proteste mollement… Israël dit qu’il n’y a pas péril en la demeure, etc…
    Est-ce que tu ne pourrais pas nous écrire un texte en particulier sur les opinions du monde arabe… Je propose que tout ce qui a trait à cette question ne soit pas dans le bistrot mais après l’article du déroulé… Qu’en pensez-vous? Je crois qu’il y a des gens qui ne trouvent pas l’entrée du bistrot alors ce serait mieux qu’ils puissent lire le débat sur cette question?
    Danielle

  77. 78 socio13 22 janvier 2008 à 9:24

    Aujourd’hui je prends connaissance de la phrase d’Einstein laissée par leila : “le monde est dangereux. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal qu’à cause de ceux qui regardent et laissent faire”. Elle parle de ce qui se passe en palestine… mais c’est plus large que cela.

    je suis en train de travailler un article sur le thème : la crise financière est aussi politique, je pourrais ajouter elle est dans la mentalité de chacun.

    Et ceci me conduit à la colère que j’ai éprouvé en lisant la dernière intervention de Dimitri à propos des élections marseillaises, je n’ai pas voulu répondre tant j’étais excédée et je risquais de déparler. mais le problème malheureusement excède un esprit confus, il est la confusion des esprits et la névrose, le désarroi de tous.C’est la seule excuse que je reconnais à Dimitri pour avoir accumulé tant de contradictions dans le raisonnement, pas la contradiction des faits qui engendre le mouvement, non la contradiction confusion dans les termes qui n’est qu’immobilisme, ballottement, ornières de la pensée… Ce à quoi on reconnaît la névrose dirait badiou..

    Dimitri qui s’était illustré par un discours virulent contre Chavez ayant perdu le référendum faute d’avoir nationalisé les banques, s’est prononcé à marseille pour le vote en faveur de Gerini comme un moindre mal, et pour la fin du PCF, ses élus ralliant Guérini ayant le mérite d’attaquer “l’ennemi principal” la bureaucratie fédérale du PCF. Il est à noter que la seule chose qui lui fait privilégier ces ralliés au PS (ralliés qui ont toujours appartenu à la bureaucratie de la dite fédé)est qu’ils se sont d’abord attaqué “à l’appareil” PCF en appellant à voter Bové que certes le dit Dimitri n’aime pas mais tout vaut mieux que Marie georges Buffet, y compris in fine Guerini avec son copain du Sac marseillais… C’est affligeant…

    Ce que la plupart des victimes de cette crise, c’est-à-dire nous tous, nous ne mesurons pas encore c’est à quel point il n’y a pas de “moindre mal” dans de telles conditions, parce qu’ à l’intérieur de la crise financière tout ce beau monde dit de doite ou de la gauche hégémonique, les managers et leurs compétences choisissent de faire ce que leurs “compétences” et leurs intérêts personnels les invitent à faire, c’est-à-dire agir en faveur du capital contre le travail, en faveur du pillage des ressources contre les peuples, donc aggraver la crise et nous la faire payer.

    Ils ont réussi à me faire voter Chirac contre le pen et j’ai eu la “rupture” de sarkozy, ils ont réussi à me faire voter ségolène contre sarkozy alors que je savais la catastrophe que représentait Ségolène, ils vont finir par me faire voter dominique Strauss Khan contre sarkozy…

    Avec une telle vision, celle de Dimitri, qui est il faut le dire largement partagée par une grand nombre de “gauche extrémistes” (sic) en 2012, on vote au premier tour pour le plus grand braillard contre le capitalisme néo-libéral (Besancenot et ses appels à la grève générale feront assez bien l’affaire, les médias en assureront la promotion individuelle)et au deuxième tour on plebiscite le directeur du FMI qui aura pris Lagarde, Borloo et récupéré Kouchner dans son équipe sur le thème “DSK c’est mieux que sarkozy et puis il reconnu au plan international c’est dire!”… Il est bien entendu que Besancenot aura laissé son électorat libre d’agir comme il lui plait… A la limite personne ne doit être incriminé c’est un effet de structure auquel il faut échapper… C’est ce que j’appelle non plus de la politique mais la névrose, névrose à laquelle j’ai choisi d’échapper individuellement par le refus d’aller voter. Ce n’est pas une position collective mais l’absence de collectif conduit à la névrose.

    Donc pour échapper à la névrose, il faut éviter de tomber dans les pièges du Capital: les individus qu’il promeut comme des marques de savonnette et qui sont inerchangeable dans la défense de ses intérêts (au capital)- ou ce qui revient au même les individualités qui par leur popularité sont censés nous éviter les difficultés de n’avoir ni proposition, ni organisation- et tout axer un sur les contenus et deux sur l’organisation. Dans l’attente de ce glorieux avenir je m’abstiens…

    La seule règle dans une bataille dirait le vieux lénine est qu’il ne faut jamais faire ce que veut l’adversaire…

    danielle Bleitrach

  78. 79 NOSE DE CHAMPAGNE 23 janvier 2008 à 11:38

    Ce matin, très tôt nous étions avec ma femme dans la salle d’attente de son cabinet en attendant notre avocat (sur le suivi de l’enquête sur la mort de notre fils en juillet 2005), avant qu’il arrive…
    Il y avait une table de presse comme on en trouve chez les médecins, les dentistes ou les coiffeurs…
    Je suis tombé sur un numéro récent de “Challenges” qui “réhabilitait” le marxisme sous les plumes légères et connaisseuses d’Alain MINC et d’ATTALI, je crois… C’était pas triste !
    Si vous pouvez vous procurer ce numéro, ne le manquez pas ! Mais surtout, ne l’achetez pas !
    Bref, si l’on en croit ces deux grands écono-philousophes, Marx a écrit une ode au capitalisme… et on ne comprend alors pas bien son rôle dans l’A.I.T !!!
    Pour faire bonne mesure, on réhabilité à la fois Marx et le capitalisme en tirant une bonne fois la chasse d’eau sur toutes les tentatives d’alternative au capitalisme de 1871 à 2007…
    Pour en revenir au bistrot, moi, je n’ai pas de critique à apporter au “bistroquet” de Danielle. Les propos qui y sont échangés ne sont pas le fait du bistrot lui-même, mais de ceux qui le fréquentent, au moment où ils le fréquentent, et avec leur “forme” et leur humeur du moment. Il y a aussi, au Pigeon Bleu, des choses qui me choquent ou me font rire que moi je n’aurais pas dites, mais qui sont dites toutefois. Eh bien, il faut savoir l’accepter, tant que ça ne comporte pas de violence délibérée à l’égard de quiconque.
    C’est la vie et c’est la lutte !

    Bon courage poyr la suite et pour “Changement de Société”, et bravo Danielle.

    NOSE DE CHAMPAGNE

  79. 80 socio13 23 janvier 2008 à 2:52

    Tu sais Nose ce que je pense, il faut absolument que je surveille mon côté “prof”, en lisant ton texte sur Challenge j’ai éprouvé le déplaisir du prof qui s’aperçoit que le jeune homme en face de lui n’a pas potassé son cours… Parce que je te signale que non seulement nous avons ici parlé de ce numéro mais j’ai recopié tout l’interview de lamy et résumé d’autres…

    Dans ce cas j’ai envie de dire comme Ducros “A quoi ça sert que je me décarcasse”… Par exemple aujourd’hui je voulais vous recopier des textes intéressants que j’ai lu au bord de la mer dans le journal financier Les échos. Il y avait quelques articles trés intéressants, un sur Davos avec au centre la question de l’Etat, des fonds souverains. D’autres tout aussi intéressants sur la manière dont la FED a tenté d’enrayer la récession, pas la récession la crise boursière. Et pour toi Nose qui t’intéresse à la Chine un diagnostic sur le fait que c’est ce pays qui devrait le mieux résister au choc de la récession…

    Chomsky ne lit plus que le wall street journal et les journaux patronaux, il les trouve bien plus intéressants que les niaiseries du Monde et du Nouvel Observateur, moi aussi… Comme on dit il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses saints…

    je passe ma vie à essayer de vous transmettre ce que pense le capital c’est ainsi que j’ai découvert le texte de Kessler qui a fait le tour de la planète, jusqu’à ce que Jacques Richaud me le rapporte en disant “voilà quelque chose d’intéressant!” Il n’avait pas lu lui non plus les articles que je me décarcasse à vous proposer… Et après il nous parle de la fascination du capital… A travers Guy Debord… Ca c’est pour manifester ma mauvaise humeur parce que Caïus Gracchus a raison : dans le fond moi j’avais rien dit et j’ai tout pris… Et après il arrive pour dire à Forgeot et à moi de nous calmer…

    Bref tout ça pour dire que parfois nous ressemblons tous à une cour de récré… Mais sur le fond on est bien content d’être ensemble et de se tenir chaud…

    Danielle

  80. 81 NOSE DE CHAMPAGNE 23 janvier 2008 à 3:48

    Danielle… Je viens de parcourir les quelques lignes qui précèdent et elles me rappellent un dialogue entre ma classe et notre prof d’agriculture (en 66, dans les écoles normales, c’est comme ça que s’appelait le prof de “leçon de chose”).
    Notre major demande donc au prof:
    - ” m’sieur, vous connaissez Dylan ?”
    Réponse du prof:
    - “Euh, vous savez Lacroix, on n’ peut pas tout lire !”

    C’est un peu ma réponse. Je suis tombé par hasard sur ce N° de “Challenges”, dans les circonstances que je relatais. Je n’étais pas chez notre avocat pour lire “Challenges”, et je suis tombé dessus par hasard. Mais ce que j’ai pu lire, “en attendant” mon rendez-vous, m’a à la fois “édifié” et “ulcéré”… Mais, bon ! comme on dit…

    C’est vrai ce que tu dis, Danielle, que tu te décarcasses et que nous on ne lit pas tout, on ne profite pas assez de ce travail mis à notre disposition. Je le reconnais. J’ai passé entre le 18 décembre 2007 et le 15 janvier 2008, tout mon temps pour préparer le congrès de mon Union Locale CGT. J’ai uniquement lu et écrit CGT pendant toute cette période. Je le confesse, c’est un manque d’ouverture, mais on fait ce qu’on peut au moment où on doit… Je ne dédaigne absolument pas ton travail, bien au contraire. Et dès que j’en ai le temps j’essaie de me rattraper. Mais rien n’est simple. Alors, je vais derechef me mettre à la recherche de ce que tu as pu dire sur ce N° de Challenges (plus fameux que je ne le pensais au moment où j’écrivais là, ce matin).

    C’est vrai que la totalité des articles parus sur ton blog au sujet de la Chine m’ont passionné. J’ai livré une de “re-digestion” de cet ensemble au “Pigeon Bleu”, qui lui, n’a pas semblé lui reconnaître toute l’importance qu’il méritait. En tout cas, j’espère ne pas avoir trop déformé les propos que j’ai utilisé pour ma “rédaction”…

    Il reste que mon propos était surtout de t’encourager dans la démarche de ton bistrot et de te dire qu’en ce qui me concerne, il me convient parfaitement à moi. Je maintiens et je signe bien fraternellement,

    NOSE DE CHAMPAGNE.

  81. 82 JACQUES RICHAUD 23 janvier 2008 à 3:50

    Tu as raison Danielle, des textes passés ont pu nous échapper à tous (mea culpa) ou parfois nous avons oublié où nous les avions lu…C’est parfois fatiguant de “rechercher” où…Mais un reproche à toi pourtant, lorsque tu cites un papier déja édité sur ton blog (ou ailleurs) fais aussi l’effort de mettre le lien qui permet d’y revenir. J’essaie toujours de le faire pour ma part et c’est aussi ma manière de respecter la richesse de ce blog et l’effort de ceux qui l’ont enrichi(et aussi de faire de la “promo” pour ceux qui y viennent occasionnellement sans connaisance du site). Je ne me souviens même plus où j’ai pu citer Guy Debord à propos du capital? A moins que toi aussi tu ai mal lu? …Cela ne m’évoque rien, mais c’est pas grave…La mémoire qui s’envole peut-être …
    Continue sans trop te facher …Jacques

  82. 83 leila 23 janvier 2008 à 4:14

    Danielle, peux-tu me donner le lien de ce texte car j’ai pas lu l’article.

    Chez mon coiffeur et mon medecin je ne trouve que Elle, Voici et autres débilités mais parfois j’y apprends aussi des choses.

    Par exemple lors de mon dernier rdv chez le mdecin, j’ai appris que l’actrice Salma Hayek est mariée (ou fiancée j’en sais rien) à François-Henri Pinault et a eu de lui une fille!

    J’aimais bien cette libano-mexicaine et je l’ai adoré dans Frida : tous les mêmes ces gens des médias et du chowbiz à part quelques exceptions

  83. 84 socio13 23 janvier 2008 à 4:18

    Jacques, bien sûr je plaisantais… Mais sachez c’est bon aussi pour leila que je suis incapable de fabriquer un lien, je ne sais pas comment on fait…
    C’est vrai pour toi aussi Nose, je plaisantais… Nobody is perfect j’ai les travers du prof et je m’en amuse… Je sais le travail que tu accomplis à la CGT. Mais tu devrais nous en faire profiter. Ce blog manque d’articles sur le travail, sur les revendications salariales, en fait je dis ça mais il ne peut pas tout y avoir et il y a des sites, avec des liens de référence, par exemple Grand soir… Qui est plus généraliste. Cela dit je suis fière comme Artaban parce que dans l’analyse de la crise j’ai deux ou trois jours d’avance sur la presse patronale et j’aimerais bien que l’on s’aperçoive de mon exploit… je suis vaniteuse mais désintéressée. A propos je viens de vous recopier l’article des Echos sur Davos et l’Etat, c’est exactement ce que je vous avais annoncé dans l’article sur les leçons de la crise. l’analyse qu’ils font des pays émergents est exactement celle que je fais, en particulier sur la Chine et la Russie… Alors je biche, il faut bien prendre un peu de plaisir!!!
    Danielle

  84. 85 socio13 23 janvier 2008 à 5:08

    Bon Nose, je te dis la suite ici, c’est plus personnel: tous les jours vers dix heures je pars au bord de la mer, sept km aller et 7 km retour dans les collines du Roucas Blanc au pieds de la bonne mère (ça grimpe)… En chemin aujourd’hui je rencontre un couple de communistes, des permanents de la CGT, des saints laïques. j’ai toujours milité au parti avec eux, la femme Rolande était dans ma section. On s’embrasse avec cette chaleur que tu connais bien entre camarades et puis évidemment on en arrive au parti. Ils sont dans le même état d’esprit que toi: ils ont découvert enfin qu’il y a une entreprise de liquidation et sont effondré de voir que c’est au plus ahut niveau… Et pourtant ils continuent avec obstination, ils me disent “on leur laissera pas le parti!”
    Et le mari m’explique qu’ils ont fondé un cercle de formation et de débat que vendredi il y aura un débat sur l’échec scolaire à la fédé.
    Alors là je me mets un peu en colère: “Tu veux que j’aille à la fédé comme si rien n’était? On m’a déchiré mes vêtements, on m’a insulté! On a interdit jusqu’à la prononciation de mon nom dans la presse du parti, on m’a refusé pour le comité de soutien à Marie georges buffet et pour le candidat aux législatives, jean Paul israêl… Et tu veux que j’aille à la fédé, mais tu crois que je n’ai pas de dignité… pourtant j’ai continué à voter communiste pas pour les dirigeants mais parce que je ne voulais pas qu’ils me volent ma dignité de communiste.
    Mes camarades ont baissé la tête, alors je leur ai dit “je suis contente que vous soyez restés au parti, je vous remercie d’y être, d’avoir le courage de mener cette bataille…” Et je pensais ce que je disais…
    J’ajouterais que quand je leur ai dit que je proposais à la LCR de venir au parti, ils m’ont dit “Tu as raison c’est ça la solution, battons nous ensemble pour que le communisme existe!”
    Voilà tu vois comme tout est compliqué…
    danielle bleitrach

  85. 86 JACQUES RICHAUD 23 janvier 2008 à 5:45

    Moi je ne sais pas tout…Et je n’ai rien à conseiller à personne…Mais il me semble que si un jour une Danielle passe la porte de la “fédé”, la honte ne sera pas de son côté mais du côté de ceux qui baisseront la tête…
    Je crois même qu’une lettre ouverte et rendue publique exprimant son ressenti actuel de marseillaise communiste avant les élections municipales aiderait beaucoup de tous ceux là que tu ne rencontreras pas tous dans les ruelles du Roucas Blanc…
    Là bas, si on tourne le dos à la “bonne mère” s’expose la plus belle mer du monde, celle qui nous sépare et nous relie au Sud où le monde va se rebatir, on respire, on ferme les yeux un peu et on rève d’un autre monde possible…débarassé de ses imposteurs, on respire encore…
    Jacques Richaud

  86. 87 socio13 23 janvier 2008 à 6:47

    On verra!!!
    en attendant je voudrais votre avis. Au bas de l’article sur à quoi rêve le capital… à L’Etat, c’est-à-dire un trés sérieux article sur les enjeux de Davos, j’ai collé la photo scandaleuse du jour… Carla bruni qui m’a l’air aussi incontrôlable que Cecilia a posé pour DT le magazine “masculin” espagnol… les photos et un interview doivent paraître en février, c’est EL Païs qui a annoncé cela et toute la presse espagnole étale les photos. je vous en ai mise une sous le rêve du capital avec le nouveau visage de l’Etat…
    Qu’en pensez-vous ? pas de la photo, nous sommes d’accord cette femme est superbe mais que je colporte des ragots… Cela me gêne… Donnez moi votre avis, je peux l’enlever. Ca y est j’ai résolu mon problème, je l’ai enlevée de l’article sur Davos, le capital et l’Etat et je l’ai placée en tête de l’annonce de ce bistrot…
    danielle

  87. 88 JACQUES RICHAUD 24 janvier 2008 à 12:29

    Moi ca ne me gêne pas….Ils vont être jaloux au pigeon ! Si j’étais vache je t’enverrai le diaporama complet que j’ai reçu de CB nue avec la liste de tous ses amants, mais je me suis engagé à ne pas le faire (dans les commentaires de “Avec lui (et avec nous?) tout devient possible”)
    Sur l’interprétation politique de la présence de la “demoiselle” au côté du président tu avais déja tout écrit avec “Nicolas et Pimprenelle”, rien à rajouter…J’ai reçu un autre dessin humoristique lui faisant dire (à NS) :”Pendant que tout le monde sait avec qui je couche, personne ne pense à tous ceux que je baise…” Cela me semble assez bien observé.
    Lorsque le vaudeville se terminera, même avec de grandes cornes le président passera encore sous les portes, c’est le privilège des “petits”. Bonne nuit à tous et à toutes, VOS nuits sont plus belles que SES jours…
    Jacques Richaud

  88. 89 JACQUES RICHAUD 24 janvier 2008 à 12:40

    Juste pour finir un autre message. Beaucoup ont du regarder le téléfilmde fiction sur la disparition de BEN BARKA en octobre 1965 (sur F2 ) . Avant qu’un “maladroit” ne demande des précisions et ne se fasse étriller par Danielle qui se “décarcasse” je signale que sur ce blog au mois d’octobre était publié un texte sur ce sujet et un article de René Gallissot du Monde Diplomatique.
    BEN BARKA
    http://socio13.wordpress.com/2007/10/24/ben-barka-affaire-aujourdhui-et-du-temps-de-son-assassinat-celui-de-la-conference-tricontinentale-a-la-havane/#more-629

    Ben Barka, affaire… aujourd’hui et du temps de son assassinat, celui de la conférence tricontinentale à la Havane
    Publié 2007 octobre J 1 ,
    Le grand intérêt de cet article était de nous rappeler ce que fut la Tricontinentale, un moment trés fort de la tentative d’émancipation des peuples du “sud” qui fut décapité par une suite de crimes presque tous commandités par le CIA ou ses alliés Le contexte était aussi celui d’une décennie d’espoir sur tous les continents qui venaient de secouer le joug du colonialisme; nos drames contemporains sont pour l’essentiel la résultante des “contre-révolutions sanglantes ” de cette période.
    Jacques Richaud

  89. 90 socio13 24 janvier 2008 à 7:04

    Petit cours d’économie politique en provenance de EVE, une jeune femme
    : Supposons 2 vaches…
    Petit cours d’économie politique : Supposons 2 vaches…

    SOCIALISME : Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et
    vous vous partagez le lait.

    COMMUNISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous
    fournit en lait.

    FASCISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous
    vend le lait.

    NAZISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et
    abat la brune.

    DICTATURE : Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous
    fusillent.

    FEODALISME : Vous avez deux vaches. Le seigneur s’arroge la moitié du lait.

    DEMOCRATIE : Vous avez deux vaches. Un vote décide à qui appartient le lait.

    DEMOCRATIE REPRESENTATIVE : Vous avez deux vaches. Une élection désigne celui
    qui décidera à qui appartient le lait.

    DEMOCRATIE DE SINGAPOUR : Vous avez deux vaches. Vous écopez d’une amende pour
    détention de bétail en appartement.

    ANARCHIE : Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autogestion.

    CAPITALISME : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un
    taureau pour faire des petits.

    CAPITALISME DE HONG KONG : Vous avez deux vaches. Vous en vendez trois à votre
    société côtée en bourse en utilisant des lettres de créance ouvertes par votre
    beau-frère auprès de votre banque. Puis vous faites un “échange de dettes contre
    participation”, assorti d’une offre publique, et vous récupérez quatre vaches
    dans l’opération tout en bénéficiant d’un abattement fiscal pour entretien de
    cinq vaches. Les droits sur le lait de six vaches sont alors transférés par un
    intermédiaire panaméen sur le compte d’une société des îles Caïman, détenue
    clandestinement par un actionnaire qui revend à votre société côtée les droits
    sur le lait de sept vaches. Au rapport de ladite société figurent huit
    ruminants, avec option d’achat sur une bête supplémentaire. Entre temps vous
    abattez les deux vaches parce que leur horoscope est défavorable.

    CAPITALISME SAUVAGE : Vous avez deux vaches. Vous équarrissez l’une, vous forcez
    l’autre à produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l’ouvrier qui
    s’en occupait en l’accusant d’avoir laissé la vache mourir d’épuisement.

    BUREAUCRATIE : Vous avez deux vaches. Le gouvernement publie des règles
    d’hygiène qui vous invitent à en abattre une. Après quoi il vous fait déclarer
    la quantité de lait que vous avez pu traire de l’autre, il vous achète le lait
    et il le jette. Enfin il vous fait remplir des formulaires pour déclarer la
    vache manquante.

    ECOLOGIE : Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous
    achète la bouse.

    FEMINISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour
    discrimination. Vous changez une de vos vaches pour un taureau que vous trayez
    aussi.

    SURREALISME : Vous avez deux girafes. Le gouvernement exige que vous leur
    donniez des leçons d’harmonica.

    CAPITALISME EUROPEEN : On vous subventionne la première année pour acheter une
    3ème vache. On fixe des quotas la deuxième année et vous payez une amende pour
    surproduction. On vous donne une prime la 3ème année pour abattre la 3ème vache.

    MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE BRITANNIQUE : Vous tuez une des vaches pour la
    donner à manger à l’autre. La vache vivante devient folle. L’Europe vous
    subventionne pour l’abattre. Vous la donnez à manger à vos deux moutons.

    CAPITALISME A LA FRANCAISE : Pour financer la retraite de vos deux vaches, le
    gouvernement décide de lever un nouvel impôt: la CSSANAB (cotisation sociale de
    solidarité avec nos amis les bêtes) Deux ans après, comme la France a récupéré
    une partie du cheptel britannique, le système est déficitaire. Pour financer le
    déficit on lève un nouvel impôt sur la production du lait: le RAB (Remboursement
    de l’Ardoise Bovine). Les vaches se mettent en grève. Il n’y a plus de lait. Les
    français sont dans la rue: “DU LAIT ON VEUT DU LAIT” La France construit un
    *laitoduc* sous la manche pour s’approvisionner auprès des Anglais. L’Europe
    déclare le lait anglais impropre à la consommation. Le laitoduc ne servira
    jamais. On lève un nouvel impôt pour l’entretien du laitoduc.

    MEUH … L’économie, c’est vachement compliqué !!!
    ;

  90. 91 Alexandria 24 janvier 2008 à 4:57

    ” C’était le primat du colectif, le refus de l’ego, la discipline, ces qualités ont été utilisées pour les détruire, pour liquider l’URSS et l’organisation. Je suis ainsi faite que je n’estime au fond que ces vieux croutons staliniens prêts à tout donner et trahis par les assoifés de pouvoir, par la bureaucratie… C’est ma contradiction, je me méfie de tout ceux qui se battent pour leur pomme… Donc j’aime ceux qui prennent le temps de lire et je ne supporte pas ceux qui survolent pressés de raconter n’importe quoi…
    ” Je veux que le lecteur soit vraiment intéressé, fasse des efforts mais malheureusement il se contente trop souvent d’étaler son ego… C’est dommage alors c’est ici qu’il faut le faire pas ailleurs… ”
    Danielle
    ” est -on bien sur qu’il faille aujourd’hui parler au plus grand nombre?
    ” Nous les “communistes”, nous sommes un peu comme les moines copistes qui sauvegardait l’héritage de l’antiquité au coeur des temps sombres et barbares…

    Nous sommes dans des temps sombres et barbares ”
    ” mais que nous n’en rabattions pas sur le contenu : j’ai d’ailleurs connu quelques militant ouvrier qui était aussi de vrais “intellectuels” sans avoir fait de biens grandes études. ”
    ” pour échapper à la névrose, il faut éviter de tomber dans les pièges du Capital: les individus qu’il promeut comme des marques de savonnette et qui sont inerchangeable dans la défense de ses intérêts (au capital)- ou ce qui revient au même les individualités qui par leur popularité sont censés nous éviter les difficultés de n’avoir ni proposition, ni organisation- et tout axer un sur les contenus et deux sur l’organisation. Dans l’attente de ce glorieux avenir je m’abstiens… ”
    ” La seule règle dans une bataille dirait le vieux lénine est qu’il ne faut jamais faire ce que veut l’adversaire… ”

    C’est vrai, Danielle, tu te décarcasses et on ne lit pas tout, comme dit Nose… Ça faisait très longtemps que je n’étais pas venue au bistrot, et je rattrape mon retard… Pardon pour la longueur des citations, au dessus, je voulais juste glaner des idées que je partage, les fixer (de peur de ne pas les retrouver dans le long déroulé du ” blog bistrot ” : le refus de l’ego, je me méfie de tous ceux qui se battent pour leur pomme, je veux que le lecteur fasse des efforts, le refus de parler au plus grand nombre, Sarko-DSK-Attali, savonnettes du capital, ne jamais faire ce que veut l’adversaire, et plus bas dans le déroulé (hors citations), mais je ne le retrouve pas : ne plus lire que la presse du capital, la seule où il y ait de l’information)…
    Ça paraît bien décousu, mais après tout c’est le bistrot, et j’ai quitté le fond de la salle pour venir sur les tapis d’orient bavarder, dire le bonheur que j’ai d’avoir découvert “changement de société” et combien je suis tour à tour impressionnée, par la rigueur de la pensée, et la hauteur des “disputes” (au double sens, familier et rhétorique, de ce mot), puis fière d’en être venue, peu à peu, à penser ce que je retrouve sur ce site, puis heureuse de n’être pas seule, puis d’attaque, à nouveau, pour reprendre mes lectures (j’ai au moins trois “article” — ou posts — de retard chez toi, Danielle, je me les imprime pour le métro…).
    Merci pour le double article d’Alain Bihr, que j’ai découvert il y a quelques mois par sa Novlangue néolibérale, qui m’a paru un chef d’œuvre de clarté et de rigueur. (Ma chance, c’est que mon psy officie au-dessus de la librairie “La Brèche”… Ouais, bon, s’il avait été au-dessus de la Procure générale du Clergé, serais-je devenue bonne sœur ? j’ai conscience d’être très influençable, mais je me soigne, c’est pourquoi je visite quotidiennement ton site, juste après celui d’Olivier Bonnet… J’espère que personne ne va me tomber dessus…)
    Par contre, je laisse ma place pour les jeux de cartes…
    À bientôt à tous, et merci pour le partage.

    PS : je viens de lire cela :” je suis fière comme Artaban parce que dans l’analyse de la crise j’ai deux ou trois jours d’avance sur la presse patronale et j’aimerais bien que l’on s’aperçoive de mon exploit… ” Crois-moi, Danielle, “on” le sait, et c’est pour ça qu’”on” revient…

    ”Pendant que tout le monde sait avec qui je couche, personne ne pense à tous ceux que je baise…” Ouah ! j’adore ! merci Jacques
    (et merci pour les vaches…)

  91. 92 socio13 24 janvier 2008 à 6:12

    Alexandria,

    en fait je m’amuse beaucoup à suivre les méfaits du capital, par exemple le trader fou, on l’a découvert sans pouvoir le joindre : il s’est évanoui dans la nature. on sait ses émoluements environ 100.000 euros de salaire et bonus annuel, un gagne petit pour le métier… Etonnez vous qu’après cela il ait été obligé de piquer dans la caisse… De qui se moque-t-on!”…
    Je trouve que leurs histoires ressemblent de plus à du mauvais cinéma Holywoodien, ces grandes productions racoleuses de fric… Une mise en scène à gros moyen mais avec des ficelles usées et un manque d’imagination stupéfiant… Non seulement les attentats du 11 septembre comme l’a noté Woody Allen ressemblaient à des effets spéciaux de cinéma B, mais là nous sommes en plein dans un épisode de Superman où un génie dévoyé de l’informatique récolte tous les centimes des salaires des employés de la multinationale de Luxor (?)en matière d’explication des faits, explication dont semblent se contenter madaqme lagarde, et Fillon toujours à davos en train de commenter “la france en mouvement” c’est un peu juste…ces gens n’ont pas l’esprit critique!!
    Entre nos banquiers et les frasques présidentielles, tout ça ne fait pas sérieux… Un ami cubain vivant au canada m’a demandé “quand est-ce que les Français virent ce clown?” , Bricmont a sobrement commenté:”ce type est fou et c’est nettement son meilleur côté!” Je suis assez d’accord..;

    Danielle

  92. 93 socio13 24 janvier 2008 à 8:05

    Bon chu, comme je te le disais, il ne faut pas trop s’inquiéter de mes coups de colère… je viens de piquer un autre coup de sang contre un type qui m’accuse d’avoir piqué sur son blog un interview des Farcs qui m’a été transmis par une des 25 listes sur l’Amérique latine qui m’envoient tous les jours des textes que malgré l’aide d’estaban je n’arrive plus à traduire, sans parler des copains de là-bas, tu parles comme j’irai piquer un truc dans un blog dans lequel je n’ai pas d’habitude et que je m’interdis désormais de fréquenter…

    Mais tu vois il y a dans mon caractère un côté barbe à papa, ça monte, ça monte… Mais c’est pas du pur sucre… Cela dit il y a toujours un moment où j’éclate de rire devant l’aspect absurde d’un tel emportement… Et c’est depuis l’enfance… Un jour j’avais huit ans, la maîtresse a considéré que j’avais mal agi je ne sais pourquoi et elle m’a fait transporter mon bureau à côté d’elle face à la classe pour me faire honte, je crois que c’est parce que j’avais un tablier sale couvert de tâche d’encre je n’en suis pas sûre… mais ce dont je me souviens c’est que j’ai ressenti avec violence l’injustice du traitement et j’ai pris le bureau et je l’ai jeté par terre en criant “je suis pas un sanglier!” pourquoi un sanglier, je l’ignore… Et puis j’ai déchiré mon tablier… Et je sais que toute l’année j’ai du tenter de le recoudre au cours de couture… C’était ma punition et la fin il n’y avait plus que des lambeaux… Un jour il faudra que je reproduise sur ce blog le conte de la femme arrogante que j’avais écrit durant la première guerre du Golfe, je l’ai retrouvé et je crois qu’il témoigne de la même colère devant l’injustice…
    L’injustice et l’absurdité de cette injustice. Ma raison est tout autant bouleversée par l’absurdité que par l’injustice. pas l’absurdité, l’absurde j’aime bien c’est gratuit… Non quelque chose de totalement illogique simplement celui qui a une telle attitude illogique dans l’absolu a toujours une motivation égoïste, ou il ne voit plus rien d’autre que ses intêrets minables et il est prêt à n’importe quelle folie au nom de cela… Comme ces B52 qui déversent leurs bombes sur des femmes, des enfants, pour rien comme ça… et on trouve ça presque normal… On vit avec… et ceci me fait retourner à l’abstention.
    Ben said en riant l’autre jour me disait que Badiou refusait de voter “par principe”, parfois ça l’embêtait vraiment, il aurait bien voulu voter NOn au référendum sur le traité constitutionel européen, mais il ne pouvait déroger à un principe car on sait où ça commence… Là je ris parce qu’une telle défense des principes peut friser l’absurde… Mais gratuitement… Moi ce n’est pas du tout ça et même pas ce que tu décris… C’est plutôt le sentiment d’atteindre une sorte de folie, de déchaînement des affects, avoir voté ségolène Royal seulement par haine et peur de ce que représentait sarkozy, ce n’est plus un acte souverain, c’est la servitude de la passion, le contraire de la politique… Je suis devant des gens si minables, si corrompus dans leurs têtes, que tout devient illogique… me faire voter à Marseille pour Guerini et même pour toute autre c’est me faire abdiquer cette raison. et en plus ces abruttis sont convaincus d’être de fins stratèges, d’avoir réussi à s’imposer, de m’avoir conduit à voter pour eux, ils me prennent pour une imbécile… Ca monte, ça monte rien que d’y penser… Donc tant que mes actes n’auront pas un sens, tant que je serai confrontée à cette déraison du calcul égoïste, de cette bêtise rusée “au front de taureau”, à la violence comme dans le tableau de Guernica, je fais la grève d’une telle citoyenneté… Voilà c’est toujours la petite fille qui crie: “je ne suis pas un sanglier!”

    Danielle

  93. 94 Chu. 25 janvier 2008 à 12:00

    Coucou !
    Ayé, j’ai trouvé le bistrot : dis donc, c’est chouette, par ici ! Vue la déco qu’on te concocte, en plus (je viens de parcourir rapidement le “bistrot”…).
    Oui, j’ai eu un peu de mal : faut dire que mon déménagement a été houleux, le “retour au pays” fait mon bonheur, mais ça se paye aussi – de trois mois de chaos et d’anarchie… et c’est pas complètement fini. Bref, j’ai un peu décroché de l’actualité (les histoires de cosmopiastres, là, alias les crises planétaires et tout). Comme je suis plutôt du genre “lent à la cogiture”, faut que je lise tout deux fois au moins (dans mes bons jours), et ces derniers temps, je suis passé un peu en vitesse sur tes dernières contributions, je n’ai pas bien saisi ce que tu dis à propos des fonds souverains, de la spécificité de la Chine… ces derniers mois, plein de trucs que je n’ai pas vraiment creusés (surtout que le volet économique, comme je te le confessais il y a peu, ce n’est vraiment pas mon truc : j’y vais, non pas à reculons parce qu’il faut y aller, mais purée… quel bagne !). La lecture de mon fanzine préféré a été comme une sorte de “perfusion”, mais j’en ai trois mois à reprendre posément…

    L’abstention : je trouve navrante l’anecdote que tu rapportes à propos des “principes” de Badiou. C’est quelqu’un qui ose, qui a un courage intellectuel certain, presque unique dans le PPG (paysage philosophique des Gaules – mais depuis pas mal d’années, l’actualité du PPG se déroule surtout à la rubrique nécrologique… c’est inquiétant). Mais pour le coup du referendum, en ce qui me concerne, je regrette presque d’être allé voter. C’est ce qui m’a servi de leçon et me fait passer résolument du côté de “l’abstentionnisme stratégique” prôné par quelques-uns de mes amis… en fait, à propos de ce fichu referendum, on a fait miroiter des trucs, prendre des vessies pour des lanternes et des “actes citoyens” pour des événements “historiques”. J’en ai presque honte. Ce referendum a été, comme pour celui des Danois (”vous n’en voulez pas, de Maastricht ? eh bien vous n’en aurez que les inconvénients”), une blague. Une mauvaise blague. Laissons l’impérialisme européen et ses stipendiés régler entre eux leurs affaires politiques : on a conduit les masses à l’abattoir et à la “désillusion” (il y en a de bonnes, celle-ci me paraît receler de grands dangers). “Vous avez donné votre avis ? Tant pis, on s’en f…, et vous n’y pouvez rien”. On n’a pas les moyens de contrer ce jeu-là. On ne les aura pas de longue date si on persiste dans cette direction. C’est du moins ma conviction, à présent.

    Attendre une folie ? Je trouve ça inquiétant : une jacquerie, un nouveau “1905″, ou, pire, 1919 en Allemagne… en l’état actuel des rapports de force, s’en remettre à l’irrationnel, c’est s’en remettre au pire. Ne le prends pas pour toi ! J’entendais l’autre jour (en commandant une pizza à emporter) des gens redire le sempiternel “ça va pêter”… dans un mélange confus de gauchisme puéril mâtiné de racisme, d’aspirations à “l’ordre” et au “grand désordre” à la fois, une confusion totale. S’il y a bien une “sagesse instinctive” dans certaines attitudes, c’est du moins le “sentiment” que je te confessais tantôt, le revers n’en est pas moins terrifiant. Ma pizza est mal passée.

    Tu évoquais Pasolini et Gramsci, par rapport à Clouscard : je trouve qu’il y a vraiment quelque chose de consistant chez Clouscard, qui force à travailler certaines idées reçues, qui cherche en profondeur, et qui a fait un beau travail critique sur les idées dominantes de son époque. Je ne me pique pas de lui assigner une place dans l’histoire, à côté des figures auxquelles tu le compares… mais par rapport aux idéologies soixante-huitardes, au différentialisme, aux idéologies du désir, au “postmodernisme”, c’est une lecture salutaire (à déniaiser les foucaldo-deleuzoïdes primaires qui en sont toujours à confondre leur première éruption d’acné juvénile pour l’incontestable prodrome du grand soir… bon, ça c’est peut-être ma vision de post-stalinien qui s’est recyclé via une fac de philo, c’est peut-être un peu hermétique).

    A vrai dire, je ne connais pas plus que ça Pasolini : il n’y pas très longtemps, un ami italien m’a offert un recueil avec “le Cenere di Gramsci”, etc., et m’a invité à découvrir Pasolini autrement que par les quelques images que j’en avais gardées d’un premier contact peu engageant (scolaire – c’est parfois ingrat pour les auteurs). Mon italien très limité est mis à rude contribution, mais je m’accroche… en attendant, je me repose avec Calvino, que j’aime beaucoup : et comme je l’ai d’abord lu en français, c’est plus facile…

    Mais d’abord, je dois t’avouer qu’il y a quelque chose qui m’insupporte littéralement à propos de Gramsci, depuis quelques années (depuis que citer Lénine est devenu pire que dire “zizi” à table) : ce côté “Gramsci obligatoire”, Gramsci par ci, Gramsci par là, “Gramsci contre tous les méchants”… aucun recul critique ! J’irais jusqu’à dire que Gramsci ne mérite pas ça (d’être presque trivialisé dans cet usage incontinent auquel une certaine mauvaise conscience le voue, en le substituant audit “maudit bolchevik”)! Même de bons esprits y succombent… oubliant par exemple que les incontournables “Quaderni di carcere” ont été écrits… en prison ! Que Gramsci ait su tirer ces cahiers des seules informations que lui permettait l’administration pénitentiaire fasciste, où la revue “Critica fascista” tient la première place, ce n’est pas diminuer sa puissance, son envergure intellectuelle, bien au contraire… Cela dit, si lesdits cahiers recèlent de profondes incitations théoriques (sur Machiavel, sur la théorie de l’histoire, sur la culture et la théorie littéraire, etc.), qui nous font nous porter aux limites de la configuration théorique du “marxisme de la IIIe Internationale” (comme le dit quelque part André Tosel), il n’est pas interdit de se demander ce que Gramsci aurait fait de ces cahiers s’il avait survécu à sa sortie de prison : un point de départ peut-être à autant de livres, si son militantisme lui en avait laissé le loisir ?… Ces cahiers ne sont rien d’autre qu’autant de brouillons – mais je le redis : bien sûr, j’aimerais écrire “au propre” des brouillons comme ça ! Mais de là à emporter, avec le martyrologue et les Cahiers-de-la-science-infuse ce que nos ignares de métier veulent y lire comme on soulage sa vessie, de là encore à gober, outre des orientations théoriques érigées en vertu-par-soi, toutes les positions politiques, au PCI comme au sein du Komintern, de Gramsci, c’est quelque chose que je prendrai le soin d’étudier plus posément (notamment à travers les volumes d’écrits politiques, par exemple, en allant aussi voir chez ses “adversaires” politiques et théoriques au sein du PCI). Et ce que je commence à y voir m’incite déjà au tri… Il y a même, dans cette gramscilâtrie (peut-être seulement française), quelque chose comme un ultimatum, quelque chose qui me déplaît foncièrement. Bref, l’icônisation inconditionnelle de Gramsci promettrait bientôt aux hérétiques (ou même juste sceptiques) de beaux bûchers, que je n’en serais pas surpris plus que ça.

    Ton coup de colère ? C’est oublié… c’était quoi déjà ? C’est vrai que, de mon côté, je suis plutôt maladroit.

    A presto !

    Chu.

  94. 95 socio13 25 janvier 2008 à 12:19

    chu tu es réellement brouillon intellectuellement…

    1) tu colles dans le bistrot un développement qui là à sa place sous l’article sur les photos et le sujet consommateur… Va donc placer cela là-bas…et tu ne conserves ici que la question de l’abstention..

    2) sur cette question tu n’as rien compris à ma position, c’est limite insultant d’être lu aussi mal où as-tu pris que je me prononçais pour l’irrationnel quasiment de la violence révolutionnaire ?… Je refuse de voter à cause justement de l’irrationnel. Tu n’as pas plus semble-t-il compris la position de Badiou…Sans doute me suis-je mal exprimé mais je crois qu’une fois de plus tu n’as pas lu ce qui est dit…

    Il est impossible de se parler si on ne comprend jamais ce que dit l’autre… par parenthèse pour un marxiste ne pas s’intéreser à ce que tu appelles l’économie cela conduit au fatras et tes accusation contre les “gramsciens” c’est justement une certaine utilisation de gramsci par des esprits brouillons et qui se paye de mots, donnent dans le “sociologisme” pour mieux éviter le rapport de classe et les rapports de production… Gramsci écrit dans sa prison, il est obligé de masquer ses concepts. Il y a effectivement partout un usage insupportable de gramsci, un usage gorbatchevien, je l’ai trouvé y compris à Cuba… Dans les milieux de la culture, cela permet d’éviter ce que tu appelles l’économie. Et de dire n’importe quoi sur la Chine sans même savoir ce qu’est un fond souverain… En ignorant tout de la question du sous développement… La philosophie devient alors réellement de la misère intellectuelle, du maniérisme… Ce n’est pas gramsci qui est coupable mais ceux qui l’utilisent pour gorbatcheviser, sociologiser sans comprendre comment les êtres humains produisent et reproduisent leurs conditions matérielles d’existence…

    Au fait je suis en train d’écouter une émission passionnante, une de plus sur l’Inde… Il faut absolument que Leila nous reprenne l’émission, encore des gens compétents, qui connaissent et pensent comme Jean Zinn… Ce soir ou jamais, espérons que cette émission de Taddei va continuer…

    Chu inutile de reporter tes remarques puisque je t’ai répondu ici…
    danielle

  95. 96 socio13 25 janvier 2008 à 2:32

    Bon vous avez décidé de me laisser monologuer toute seule pour me punir de mon mauvais caractère ?

    Voilà un article sur les “coulisses de Davos” sur le blog facétieux d’un journaliste de mon titre préféré “le Echos”.

    Non seulement on s’amuse comme des petits fous à Davos mais c’est aux dépends de la france, comme d’habitude… C’est pas ce que disait le journal télévisé de la 2 hier, Fillon selon cette chaîne flagorneuse y avait fait un tabac, la réalité semble un peu différente.

    Vendredi 25 janvier 2008 14:23
    Blogs > Les coulisses de Davos
    De la difficulté d’être Français à Davos [ 25/01/2008 - 11h00 ]

    « Alors, votre président ? » Cette fois-ci, la question vient d’un Premier ministre, non d’une militante anglaise d’une ONG ou d’un industriel suédois installé à Berlin qui ne s’intéressaient en fait qu’à sa fiancée. Prudemment, on lui retourne la question : « Et vous, qu’en pensez-vous ? » Le Premier ministre arbore un large sourire : « Il est très actif. Dans sa vie publique… et aussi dans sa vie privée ! » Impossible d’y échapper. Cette année, l’image de la France à Davos semble se résumer à une photo de Paris-Match. Du coup, remontent à la surface d’autres questions renvoyant à d’autres clichés d’une France à l’écart du monde, le pire des défauts au Forum économique mondial. Début 1996, après les grandes grèves de fin 1995 : « Alors, c’est encore bloqué, chez vous ? ». Début 1998 : « Alors, il paraît que vous allez travailler seulement 35 heures ? Par semaine ou par mois ? » Pire encore : début 2001, alors que la France avançait 1% plus vite que l’Europe, le Forum avait programmé une session sur les leçons de cette réussite ; les seuls participants qui sont venus… étaient tous français. Ou il y a deux ans, quand le Président Jacques Chirac a annulé son voyage à la dernière minute à la suite une tempête qu’il fut manifestement le seul à apercevoir.
    Pourtant, François Fillon était là hier. C’était la première fois qu’un Premier ministre français venait. Le patron-fondateur du Forum, Klaus Schwab, lui avait déroulé le tapis rouge : une demi-heure seul en scène, avec Schwab himself (pardon : lui-même) pour le présenter, le traitement réservé aux grands de ce monde. Fillon a fait « a good job », comme on dit ici, un bon boulot : il a donné l’image d’une France qui change enfin. Même s’il manquait d’énergie (ça fatigue, Matignon) et que son auditoire lui était sans doute assez largement acquis – il y avait peu de têtes casqués, ce qui signifie que la plupart des participants étaient francophones et pouvaient donc se passer de la traduction simultanée. Dans l’après-midi, le Premier ministre a vu une dizaine de PDG de grandes entreprises mondiales, et le courant serait plutôt bien passé. Mais sa visite n’a pas créé l’événement. Ou pas assez pour m’éviter les petites questions ironiques aujourd’hui : « Alors, votre Société générale ? Sept milliards de dollars ? Comment c’est possible ? »

  96. 97 leila 26 janvier 2008 à 8:52

    Georges Habache nous a quittés…
    Georges Habache, de son nom de guerre Al-Hakim est né le 2 août 1926 dans la ville de Lydda (actuel Lod en Israël) et mort le 26 janvier à Ammann (Jordanie) est fondateur et ancien secrétaire général du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

    Georges Habache est né dans la ville palestinienne de Lydda. Il est issus d’une famille de commerçants grecs orthodoxes. Il fait une partie de ses études secondaires à Jérusalem puis quitte la Palestine pour aller faire ses études de médecine à l’Université américaine de Beyrouth.

    En 1948, sa famille est expulsée de la Palestine pendant la guerre israélo-arabe par la Haganah. Retournant vers Lydda pour voir ce qui se passe, il se retrouve au milieu de palestiniens qui cherchent à se réfugier et il se met à porter secours aux blessés.

    Il reprend ses études de médecine à l’Université américaine de Beyrouth. Il fonde avec Hani el Hindi les Phalanges du Sacrifice, un groupe voué à l’action clandestine contre les dirigeants arabes qui se montrent conciliants avec Israel. Il est diplômé en 1951 et part dans les camps de réfugiés à Amman en Jordanie pour y ouvrir une clinique. Il fonde la même année le Mouvement nationaliste arabe avec Constantin Zureik, Hani el-Hindi et Wadie Haddad. Il s’agit d’un parti, socialiste, nationaliste et panarabe, fortement influencé par le nassérisme, et qui a pour but l’unification du monde arabe. En 1952, il crée l’Organisation pour s’opposer à la paix avec Israël. En 1955, il publie aussi avec Wadie Haddad la revue Al Rai. Cette revue sera interdite quelques mois plus tars . La revue reparait à Damas par jeune écrivain palestinien Ghassan Kanafani et qui fera son succès .

    Il s’implique en 1957 dans une tentative de coup d’état contre le roi Hussein de Jordanie avec certains cadres de la garde républicaine jordanienne. Au moment de la création de la République Arabe Unie, il s’enfuit vers Damas mais Haddad se fait arrêter et condamner à trois ans de prison.

    Le nassérisme est énormément affaibli après les échecs de l’union syro-égyptienne en 1958 et de l’arrivée au pouvoir du baathisme en Syrie en 1963 ; il crée un Commandement ami régional pour la Palestine qui est la branche militaire du Mouvement nationaliste arabe avec son ami Haddad à Beyrouth en 1964. Suite à la guerre des six jours en 1967, le nassérisme s’effondre. Il fonde alors en fusionnant son mouvement avec le Front de libération de la Palestine d’Ahmed Jibril : le Front populaire de libération de la Palestine. Un mouvement armé palestinien, nationaliste et marxiste. Il se fait brièvement emprisonné en Syrie en 1968 mais arrive à s’échapper de prison.

    Le FPLP se rend célèbre par la stratégie des détournements d’avion, le premier détournement à lieu le 23 juillet 1968 contre un avion de la compagnie israélienne El Al. En Jordanie, il appelle à la chute du régime hachémite jordanien, ce qui entraîne l’OLP à l’affrontement de Septembre noir.

    L’organisation reste néanmoins basée à Damas et aura mené pendant plus de 20 ans sa lutte contre l’état d’Israël. Il démissionne en décembre 2000 de son poste de secrétaire général, il se fera remplacé par son adjoint Abou Ali Mustafa qui se fera assassiner par l’armée israélienne quelques mois plus tard.

    Georges Habache reste un homme politique très populaire en Palestine, qui est apprécié pour son idéologie révolutionnaire, sa détermination et ses principes.

    publié sur

    http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4392

  97. 98 socio13 26 janvier 2008 à 9:03

    Bonjour leila,

    ce qui m’emeut depuis pluieurs jours c’est cette foule de Palestiniens qui passent la frontière tandis que des egyptiens viennent les visiter… Qu’on le veuille ou non le Hamas en cassant le mur qui les séparait de l’Egypte a remporté une victoire politique. J’ai placé sur le site la proclamation du parti communiste isaraëlien et le soutien aux habitants de Gaza… Mais ici en france demeurent étrangements silencieux tous ceux qui parlent d’intervenir au Darfour ou ailleurs…
    Danielle

  98. 99 leila 26 janvier 2008 à 9:49

    Je ne me réjouis pas beaucoup car, j’ai peur qu’en s’enfuyant, les Palestiniens sont juste tombés dans un piège tendu par Israël et qu’ils se sont de cette façon exilés et permis leur propre déportation.

    Voici un article publié sur le site de l’ism :

    ” Oubliez tout ce que vous avez lu sur la « Grande Fuite » de Gaza. C’est entièrement des bêtises. La totalité de la farce a été cuite par un groupe de réflexion israélien, comme moyen de débarrasser la Palestine de ses autochtones.

    Voici un extrait du journal israélien Arutz Sheva, qui explique les véritables mobiles derrière l’incident : ” :

    http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8176&type=analyse&lesujet=Sionisme

  99. 100 socio13 26 janvier 2008 à 9:54

    c’est pourtant l’analyse que j’ai lu dans le journal algérien Liberté. J’avais l’impression qu’ils rentraient chez eux après avoir fait des achats et que la frontière avait été abolie au grand dam des israëliens et des Etats-Unis qui demandaient à l’Egypte de bloquer.
    Danielle

  100. 101 leila 26 janvier 2008 à 9:57

    je reste toujours méfiante

  101. 102 socio13 26 janvier 2008 à 10:03

    la méfiance est juste avec de tels adversaires, mais on peut aussi un peu se réjouir qu’ils ne soient plus en train de crever dans la nasse. j’ai lu également qu’il allait y avoir une recontre entre le hamas et le fatah…
    Danielle

  102. 103 JACQUES RICHAUD 27 janvier 2008 à 8:11

    LA BANALITE DES CRIMES DE GUERRE
    Le “blocus” de GAZA c’est aussi cela: Une violation constante de toutes les conventions internationales sur le respect des populations civiles lors des conflits. Le silence des nations face au sionisme criminel a des conséquences qui interrogent AUSSI ceux qui se taisent:
    Le siège de Gaza – 26-01-2008
    83 malades dont 16 enfants sont décédés en raison du siège de Gaza
    Par Saed Bannoura
    Des sources médicales palestiniennes dans la bande de Gaza ont annoncé ce matin que deux nouveaux malades étaient décédés dans la Bande de Gaza après que les autorités israéliennes les aient empêchés de quitter la bande de Gaza pour un traitement médical à l’étranger. Au total 83 malades palestiniens, dont 16 enfants, sont décédés en raison du siège et du blocus imposés par les Israéliens à la Bande de Gaza…

    ( Agence de presse palestinienne, WAFA,) : Annonce la mort samedi de Mislih Mohammad Qalja, et de Majdi Al Fatin Hafnawi, 10 ans, après avoir été empêchés de quitter la bande de Gaza pour un traitement médical.

    La mort de ces deux dernières victimes porte à 82 le nombre de malades décédés au cours des derniers en raison du siège israélien.

    Des dizaines de patients gravement malades risquent une mort imminente puisque les hopitaux de Gaza manquent de médicaments et que les autorités israéliennes les empêchent de quitter la bande de Gaza pour un traitement médical ailleurs.

    L’âge des personnes décédées en raison du siège et de l’absence de soins médicaux varie entre quelques mois et 80 ans.

    Ci-dessous, les noms des enfants décédés en raison du blocus israélien :

    1) Fatin Majdi Al Hafnawi, 10 ans.
    2) Ibrahim Abu Nahil, 1 an et 4 mois.
    3) Sana Mohammad Al Hajj, 6 mois.
    4) Rawan Diab, 13 mois.
    5) Hala Zannoun, 3 mois.
    6) Yousef Eyad Abu Mariam, 5 ans.
    7) Razan Mohammad Ata, 6 ans.
    8) Dua’ Hani Habeen, 5 mois.
    9) Ibrahim Abu Jazar, 2 ans.
    10) Shereen Abdullah Abu Shawarib, 10 ans.
    11) Hammad Maher Abu Hamda, 1.5 mois.
    12) Ameer Al Baziji, 9 ans.
    13) Nada Eyad Al Asgha, 13 ans.
    14) Rawan Nassar, 15 ans.
    15) Dua’ Abed Amran, 18 ans.
    16) Mahmoud Nahedh Hussein, 14 ans.

    Nous disons “internationalisme” ? Nous disons “solidarité” ? Et nous tolérons des collectes de fond en France et des manifestations de soutien à “TSAHAL”…Jacques Richaud

  103. 104 DIMITRI 27 janvier 2008 à 5:04

    quelqu’un aurait il un peu de pastis pour décontracter l’atmosphére?
    On est quand meme dans l’espace bistro.

  104. 105 socio13 27 janvier 2008 à 5:22

    Te voilà Dimitri, je me demandais où tu étais passé… Il vient de m’arriver un truc étrange, si un médécin passe par là (jacques par exemple)j’aimerais bien savoir d’où viennent ces phénomènes… Il faisait beau j’ai descendu comme d’habitude les chemins du Roucas (le pied de notre Dame de la Garde) et de là jusqu’à la Corniche, jusqu’au David, j’ai déjeuné là et je suis repartie sur le prado en remontant la rue Paradis et là il m’a pris une idée folle, je vois un pannonceau “Roucas blanc” et je décide de monter la rude pente du Boulevard Perrier, au somment c’est de plus en plus raide, pas de problème pour la grimpette mais un vertige terrible, à me mettre à quatre patte pour coller au sol, je tente de garder la station debout mais je vois tout tourner alors je me colle contre le mur pour ne plus rien voir… Mais le pire arrivée au sommet a été la descente je tremblais… Pourtant quand le vertige a commencé je tournais le dos au paysage de marseille loin sous mes pieds. C’est dommage parce que c’est sublime. Quelqu’un at-il vécu un vertige aussi absurde alors qu’on ne voit pas le vide on sent que dans votre dos il vous attire…
    Danielle

  105. 106 JACQUES RICHAUD 27 janvier 2008 à 7:03

    Moi j’aurais eu plus qu’un vertige en lisant la réponse de Dimitri à mon post sur Gaza…
    Si le pastis est mis au service du cynisme et de la bétise, je vais être dégouté à jamais de mon rafraichissement favori; ou plus précisemment je sais avec qui ne pas partager ce moment là…
    Pas d’autre commentaire…La suite “hors bistrot”, si l’espace socio doit devenir l’espace poivrot (qui sortira pour pisser comme dans “Amsterdam” de Jacques Brel sur , ce soir, les enfants morts de Gaza,) il y a comme une honte qui monte et que rien ne peut effacer…Dommage.
    Jacques Richaud

    NB; Danielle ,vois quand même le carabin le plus prôche qui puisse vérifier ta longévité préservée…Courage, la descente et la montée du
    Roucas, il faut le faire doucement…

  106. 107 socio13 27 janvier 2008 à 7:23

    Jacques,

    comme tu l’as remarqué j’ai sorti Gaza de l’espace bistrot parce que je crois que nous l’avons voulu comme un espace de détente, où nous pourrions jouer aux digression de type jacques le fataliste… Et ce qui passe à Gaza est trop douloureux, trop urgent pour favoriser la digression je crois que c’est tous que voulait exprimer Dimitri…
    A propos du vertige, j’avais été voir d’urgence un carabin un jour où j’ai eu le sentiment de mourir d’un arrêt cardiaque et il m’avait expliqué que j’avais les cristaux de l’oreille qui partaient dans tous les sens… Mais c’est trés étrange de n’éprouver aucune fatigue à grimper le rocher de notre dame de la garde et de ressentir simplement ce sentiment de panique, d’être tiré en arrière, dans un vide que l’on ne voit même pas et qui est simplement le panorama de marseille la magnifique… Cette ville anormalement belle…
    Tu sais Jacques je crois que notre blog à tous doit respecter les sensibilités différentes autant que les analyses, je dis ça mais je suis moi-même d’une intransigeance épidermique qui n’aide pas… cela dit je vois les entrées du blog, en ce moment aujourd’hui nous en sommes à 600 visites, un dimanche. Ceux qui viennent et qui désormais commencent à intervenir, sans toutefois découvrir l’entrée du bistrot aiment bien trouver un lieu de réflexion, de dialogue original. Voilà je crois que c’est un petit caboulot au bord de la mer, avec un jardin odorant qui grâce à Leil et son tapis d’orient ressemble à l’alhambra de Grenade et aux jardins parfumés du generalife, mais pour les marseillais que nous sommes il y a une terrasse au bord de la mer, un petit cabanon sur un rocher de calcaire, avec des murs peints en bleu et un toit de tuile.
    Danielle Bleitrach

  107. 108 DIMITRI 27 janvier 2008 à 7:59

    Jacques,
    Daniele a tout a fait raison.
    Loin de moi le mépris ou l’indiférence, mais une telle situation mérite mieux qu’une discussion de bistro et j’ai fort maladroitement, comme a l’accoutumé, voulu le rappeler.
    Allez Jacques ne te fache pas.

  108. 109 JACQUES RICHAUD 28 janvier 2008 à 1:50

    Pas faché Dimitri…Mais au plus mauvais goût nul n’est tenu…
    Désolé si sur ce sujet la dérision me semble blessante, pour d’autres que moi plus encore que pour moi peut-être…J’espère que nos 600 visiteurs du jour auront évité cela…Jacques Richaud

  109. 110 socio13 28 janvier 2008 à 6:23

    jacques, hier il y a eu 945 visiteurs et seulement 37 pour notre petit bistrot. Au vu des visites je crois que ce qui est cherché c’est un lieu de débat, de dialogue ouvert. Comme par ailleurs j’ai des échos, des gens qui m’écrivent ou même me téléphonent ils m’expliquent que ce qui les intéresse c’est le “changement de société”, le pourquoi et le comment…
    Par ailleurs je suis de plus en plus convaincue qu’Internet est une machine à générer les malentendus. Il faut faire trés attention à cet effet et ne pas insister, je te dis ça alors que moi-même je monte sur mes grands chevaux ultra-rapidement. Si on faisait le compte de mes colères inutiles dont la dernière avec le copain du site reveil communiste dont j’ai cru qu’il m’accusait de piquer un interview sur l’Amérique latine (Colombie), on s’apercevrait que cela brouille inutilement la communication. Alors qu’il serait bien plus utile de s’interroger sur ce que disait COMAGUER sur le déplacement vers l’Euroasie, ou encore faire une étude de texte serré du long écrit de Fidel intitulé Lula qui est une mine…
    Ce n’est pas dans l’espace du bistrot que cela se fera, souviens-toi qu’il a été conçu comme un défouloir à digression, même pas un espace de convivialité. Pour éviter les interventions sans rapport avec le sujet traité.
    Je continue à penser qu’il faut des espaces pour tous les usages, ici et dans des espaces amis.
    Bientôt si Viktor arrive au bout de ce qu’il est en train de mettre en place, j’aurais des propositions à faire et je voudrai que chacun me dise ce qu’il en pense.
    Danielle Bleitrach

  110. 111 JACQUES RICHAUD 28 janvier 2008 à 8:20

    LES MALENTENDUS
    “Machine à générer des malentendus”… Cela me semble vrai ; mais rien n’empêche de tenter de contrôler son impulsivité numérique pour ne pas rendre indélébile un propos ne méritant pas de l’être…
    Chacun de nous, moi aussi, peut prendre cela pour lui-même et comme une invitation à une certaine retenue qui n’a rien à voir avec de la censure mais seulement avec un certain respect de ceux auxquels on tente de s’adresser ; si nous étions 37 au bistrot hier c’est déjà un lieu possible pour mille malentendus ! Et cela ne me gêne pas…Moi j’avais envie de parler comme si il y avait un Palestinien dans la salle…
    Parti de l’annonce de la mort de Habbache et de quelques commentaires croisés entre Leila et toi, qui dépassaient déjà la simple “digression”, mon propos rajouté insérait du “tragique” dans ce spéculatif… Ta décision de sortir du bistrot était la bonne ; peut-être alors faut-il ne pas laisser à merci de digression/transgression un texte qui méritait mieux qu’une invitation à boire ? Moi je ne me formaliserai pas si les traces de cet échange autour d’un “dérapage” que j’ai attribué à Dimitri étaient retirées (si il était d’accord) ; notre but commun n’est sans doute pas de polémiquer sur rien autour de sujets graves pourtant. C’est toi la “patronne” ici et chacun je crois te fait confiance.
    Amitiés à tous nos visiteurs anonymes ! Jacques Richaud

  111. 112 socio13 28 janvier 2008 à 8:46

    je propose que nous gardions cela… Parce que comme l’a trés justement noté Alexandria dans ce bistrot je crois que nos “disputes” ne sont jamais médiocres, peut-être souffrons-nous tous au contraire d’un excès de sérieux… Mais il en est ainsi et, comme je le répère, il existe d’autres lieux où certains d’entre nous choisissent plus d’allégresse, plus de rires… Ici commence à se créer un certain esprit et il faut le conserver, cela passe par la chronique de nos malentendus aussi.
    Amitiés à tous, je repars marcher jusqu’à la plage, je vais même essayer de marcher dans l’eau qui doit être à 14° mais cela vaut mieux pour moi que l’escalade du rocher de Notre dame de la Garde..
    Danielle

  112. 113 JACQUES RICHAUD 28 janvier 2008 à 7:31

    D’accord si personne ne se sent blessé par l’histoire du “pastis”, mais conservons là come trace de ce que nous sommes, au fond…Inconstants dans le sérieux et lourds parfois dans le reste…Pas grave…Nous le savions déja…
    Jacques Richaud

  113. 114 Stelios 28 janvier 2008 à 9:06

    Le pastis ? Je l’apprécie lorsqu’il fait beau mais là, je n’ais pas trop le temps.

    Je passe et vous laisse un Metzè 100% prolo, à partager ou à déguster avec sa boisson préférées.

    Le monde est là, tout proche dans ses parties
    On le touche, il nous enrichit de ses vies
    Une parcelle alimentant ses bombances
    D’un travail consommé, renonçant sa pitance

    Une glace est posée en un froid dessin
    Les parcelles séparées changent de destins
    L’argent qui s’y pose, les transforme en terroirs
    Et le monde que l’on touche, n’est plus que miroirs

    Le travail du passé nourrit alors son futur
    Réfléchit en terroir, le monde en devient dur
    Les bombances se voient réduites en parcelles
    De pitances pour un travail que l’on recèle

    Tournez, tournez manèges
    Les miroirs sont là, regardez vous dans cette glace
    Vous n’y verrez que passés ou présence … d’un futur qui se refuse !

    Stelios

  114. 115 socio13 28 janvier 2008 à 9:13

    Stelios, dis-moi qu’est-ce qu’un Metzé ? Et cette ritournelle étrange d’où vient-elle ?
    Danielle

  115. 116 Stelios 28 janvier 2008 à 9:41

    Les grecs aiment les banquets, ils s’y retrouvent devant leur boisson favorite mais, ils sont incapables de boire sans manger. Le metzè ou mezè est une petite assiette individuelle, ou une grande assiette commune garnie de fromages et charcuteries, viandes, poissons ou fruits de mer qui accompagne qui accompagnent les boisson qui sont servies.

    Pour la ritournelle, ca m’est venu d’un coup, j’avais quelque chose a dire et ne savais pas le dire autrement.

  116. 117 socio13 28 janvier 2008 à 9:52

    Tu es un homme étrange avec ton aspect lyrique, ton goût de la philosophie, j’aime quand les mots viennent comme ça… C’est comme ton assiette, ça tient au corps.
    Danielle

  117. 118 DIMITRI 29 janvier 2008 à 12:15

    Je crois que j’ai réussi.J’ai atteinds mon but:
    J’attendais de quelqu’un un choc.
    Ce fut réussi.
    Après ce choc une détente.
    Et la poesie naquit.
    Merci pour ce joli poeme.
    Merci Jacques pour tes indignations indispensables.
    Merci Daniele pour cet espace, serieux et poetique, dérisoire et si important ou l’on peut s’enrichir sans dépenser un sou.
    bonsoir

  118. 119 socio13 29 janvier 2008 à 8:26

    Mon cher Dimitri, merci. Tu vois le problème avec internet c’est qu’on acquiert avec les gens une familiarité trompeuse et quand on les connait réellement on sait à quel point il y a une différence entre ce que l’on croit lire et ce que dit votre interlocuteur. Moi je te connais et chaque fois que je pense à toi je revois un individu gentil, vulnérable, un visage interrogatif et souriant. C’est ce que la pratique du smiley tend à introduire malheureusment d’une manière qui est encore une caricature.
    En fait je vais t’avouer: je suis prise dans une contradiction, dans une certaine mesure plus j’avance en âge plus je me suffis à moi-même, plus je ne suis apaisée que dans la solitude, je lis, je marche et quand le temps le permet je nage. Et dans le même temps je suis consciente que cet isolement est faux, qu’il faut justement comme avec toi connaitre les gens, s’y frotter quel que soit le dépliaisir que l’on éprouve, parfois comme une décharge d’électricité tant ils vous sont étrangers. Mais cela demande tant d’effort pour en retirer si peu, pour donner si peu. Alors qu’il y a si peu de temps pour lire, pour se livrer à des activités épanouissantes comme se remplir les yeux, les sens de ce qui vous entoure. Hier je pensais à ce que disait pascal (je pense que c’était lui ou peut-être Montaigne) sur le malheur des hommes de ne pouvoir rester seuls dans leur chambre et je me disais que toute ma vie avait été cet apprentissage… Cela va avec la fin du parti, c’est-à-dire la possibilité non plus seulement de penser, mais d’agir avec d’autres pour que se réalise un idéal, pour vaincre les injustices. Cette lente agonie du PCF nous condamne tous à être comme ces personnages qui attendaient Godot ou celui de kafka dans le Château qui attend devant une porte qui n’est que pour lui…

    Voilà le plus triste est que je n’ai confiance en rien, tout me parait de l’ordre de l’agitation stérile, alors quand je pense à toi et que tes interventions souvent maladroites m’irritent je me dis combien de Dimitri cette période historique, la médiocrité de ceux qui ont prétendu diriger alors qu’ils n’avaient ni l’intelligence, ni le coeur pour prendre la tête des communistes, a-t-on massacré, isolé ? La rage me prend devant ces cadavres qui pontifient et sont comme des parasites suçant le sang du désir des communistes de changer le monde, des parasites qui ne pensent qu’à leur petite vie d’employés, de bureaucrates du PCF, qui se font payer des voyages pour n’en rien faire, n’en rient retirer…

    Et le pire est que quand l’horizon s’obscurcit tout se détraque, non seulement les partis, mais les associations deviennent le lieu d’ambitions individuelles, de ragots. En tant que sociologue je ne puis attribuer à personne même pas aux crétins minables qui dirigent le PCF, l’origine d’une telle dégradation, tout le monde est agi encore plus qu’acteur même s’il y a des lâchetés insupportables. Je suis convaicnue que cette attente d’un signal, d’un acte qui enfin changerait la vie, est le sentiment le mieux partagé quels que soient les choix idéologiques. le temps des révolutions c’est celui où ceux d’en bas refusent à obéir à ceux d’en haut et nous sommes entrés dans le temps des révolutions. Il m’arrive de relire la préface d’Alfred de Musset “confessions d’un enfant du siècle”, la préface seulement parce que l’histoire est insupportable, les amours de Musset m’ennuient. En fait il a tout dit quand il décrit dans la préface ce qu’il vit, le désespoir d’un monde sans destin collectif, l’échec de la révolution, de l’épopée napoléonienne – c’est ce qu’il ressent mais nous nous savons- et il dit à quel point sous la torpeur la colère gronde. Il parle, l’expression m’avait frappée, de “sabre s’agitant dans les huchers”… Mais malgré cette tension d’un jeune homme qui lui aussi attend Godot, la révolution qui secouera les ganaches réactionnaires, il déclare “Il ne nous reste rien , qu’à aimer et ça vois-tu c’est terrible!” La suite du récit décrit effectivement l’enfermement amoureux et c’est terrible quand rien ne vient aérer le huis-clos, quand comme l’a dit Sartre “l’enfer c’est les autres”… les autres ne deviennent l’enfer que quand les être humains n’ont plus d’espérance. c’est pourquoi tout en étant athée et attachée à la laïcité, je déteste les laïquards étriqués souvent des sociaux démocrates qui ne perçoivent pas à quel point par leur faute à eux les petits père Combes, colonialistes, avares, il ne reste plus que la religion pour offrir l’espérance qu’ils nous refusent.

    J’ai créé ce blog en me disant il est possible en se plaçant sur ce qui s’est mis en mouvement dans le monde, en éclairant les enjeux de cette mise en mouvement, d’échapper à ce marais, ces sables mouvants, je me refuse même désormais à naviguer sur le net, partout j’y retrouve ce qui me répugne ailleurs, donc je reste dans ce petit ermitage et je tente d’y faire le mènage tous les jours. Comme le disait bernanos fait tous les jours ce que tu dois faire, j’ajouterai pour pouvoir mettre un écriteau sur ta vie “agissez de telle sorte qu’en quittant ce monde celui qui viendra le trouve aussi propre que vous souhaiteriez le trouver en entrant”… Hier il y a eu environ 1200 visiteurs et encore 37 pour notre petit bistrot.

    Voilà Dimitri je suis ton amie mais aide moi à le rester…

    danielle

  119. 120 Alexandria 29 janvier 2008 à 1:54

    Merci pour les mezé, Stelios, merci, Danielle, pour ton amour de Marseille, cette ville qui n’est pas la mienne, et dont je suis tombée raide amoureuse un soir de 1990, en haut des escaliers de la gare Saint-Charles… Les mêmes collines qu’autour d’Athènes, la même géologie. Je me délecte de tes mots pour la décrire…
    Juste un petit bonjour, en passant ; je manque un peu de temps, et de plus en plus (comme Danielle…) je déserte d’autre lieux du ouèbe, pour garder le temps de me ressourcer ici.
    Amitiés.

  120. 121 socio13 29 janvier 2008 à 2:24

    Tu as raison Alexandria, j’aime sans doute pour les mêmes raisons Athènes, je me souviens du choc que j’ai éprouvé quand je me suis rendu compte que l’endroit où Socrate et ses disciples se réunissaient au pied de l’Acropole était si étroit, il ne contenait pas plus de participants que notre petit bistrot… Je pensais à cette description de la Grèce antique: des rois et des chèvres sur du marbre…
    Je ressens les villes autour de la méditerranée comme une seule qui aurait essaimé sur les rives avec des peuples de berger, l’atmosphère des^poèmes de Ritsos… ou des films d’Angelopoulos… Marseille fait partie de cela… Mais aussi la palestine, l’Egypte, le Maghreb, la Grèce et les balkans, l’Algérie, la Tunisie, ces soirées si calmes et qui sentent le jasmin, tandis que l’on égrène un chapelet d’ambre… Et puis il y a cette cuisine odorante… Leila toi et moi on pourrait passer la journée à confectionner des plats et puis pendant qu’on ferait bzzz bzz à la cuisine, et chuttt chutt aux enfants, les hommes s’endormiraient après avoir un peu desserré la ceinture… enfin apaisés comme des nourrissons repus, loin de toutes les horreurs de la guerre…
    Danielle

  121. 122 christian forgeot 29 janvier 2008 à 3:19

    Merci Jacques Marseille …..

    Merci Jacques Marseille

    (brillant … économiste sarko capitalo financio spéculateur….)

    Ecoutant hier soir l’émission de Calvi sur la société générale (sur la 2) Je n en reviens pas de ma naïveté …

    Je pensais que pour le moins une critique de la financiarisation de l’activité humaine serait esquissée …..

    Nenni brave gens ….

    Tout cet aréopage composé d’économistes distingués du porte voix de Sarko et de l ineffable Moscovici (représentant parait il la gauche) était d’accord :

    ce n’est pas la faute au système

    Cherchons les responsables ds ce trader et voir jusqu’ au PDG de la société générale « dieu » l’ayant désigné comme coupable…..

    La recherche du fric pour le fric le dollar qui copule avec l’euro pour tjrs plus de profit immédiat la spéculation la financiarisation

    Tout cela n’existe pas invention des « gauchistes « ou de ces attardés de marxistes …

    Mais il fut quand même savoureux d’entendre le très Sarkosiste Jacques Marseille expliquer que 7 milliards d Euro c’était une goutte d’eau et que cela n’aurait aucune conséquence et qu’après tout ce n était qu’à peine 10% des sommes engagées…

    Lui qui pourfend habituellement ces fainéants ces nantis de fonctionnaire ces privilégier des régimes spéciaux qui ruinent le pays …

    Je rappelle que la casse des régimes spéciaux l’abaissement du taux de remplacement et l allongement de la durée de cotisation des salariés en relevant « rapportera » à terme 500 millions d’euros en années pleines

    Les 7 milliards parti en fumée en 3 jours (info donnée ds cette émission) représentent donc 14 années de régimes spéciaux …

    Autre info entendu ce matin Le lundi de pentecôte charité chrétienne oblige abonde de 2 milliards d’Euro les caisses de l état…

    Le soit disant déficit de la sécu serait de 12 milliards.

    Les profits faramineux de la générale rapporté au CAC 40 croyez vous que le membre du PS présent aurait parlé de taxer ceux-ci au lieu de prendre tjrs plus dans les poches des salariés et des retraités

    Que non il fit un plaidoyer pour défendre le capitalisme financier osant qd même un … : »peut être pourrions nous le moraliser (il a du aller a Latran lui aussi …!!!!!) punir ceux qui trichent »… le trader …. Voir virer le PDG

    mais pointer les contradictions, l’amoralité, l’ignominie de ce système vous ni pensez pas …

    Je suis ressorti de cette émission conforté qu’il était temps grand temps de porter un coup d’arrêt à ce système capitaliste.

    Avec qd même qq arguments livrés par

    L’adversaire de classe en effet qd Marseille ns dit que 7 milliards d’euros (que pour ma part j’ai bcp de mal à réaliser ce que cela représente …)

    Ce n’est qu’une goutte d’eau ds la marche de la « société générale »

    je me dis qu’après tout les communistes ne sont pas si a coté de la plaque que ca qd ils proposent de taxer durement les profits issue du capitalisme financiers et de la spéculation ….

    Pour permettre aux Hommes d’aller à l école d’être soignés d’avoir de bons salaires et de un taux de remplacement de 75% du dernier salaire aux moments de la retraite.

    Merci Jacques Marseille de nous confirmer dans nos certitudes que votre règne finira et que demain oui demain un jour couleur d’orange brillera sur le monde

    Cricri

  122. 123 Alexandria 29 janvier 2008 à 3:34

    Christian, tu as sauté sur Marseille, mais tu n’as pas atterri dans les jasmins ! Moi aussi j’ai vu ce sombre pitre, hier, et ses camarades de componction mensongère. Mais tu manques de tact : on était à la cuisine, on travaillait (enfin… elles s’activaient, parce que moi, je suis plutôt nulle…), les odeurs d’épices nous enivraient, les enfants jouaient en silence, on allait passer à table… Et toi, qui nous amènes-tu ? Calvi, Marseille — des faux noms ! c’est pas possible !… — et une tripotée d’encravatés pleins d’eux-mêmes et du pognon qu’ils nous piquent…
    Enfin ! je te pardonne… À table !

  123. 124 socio13 29 janvier 2008 à 5:05

    Tu as raison Alexandria jacques marseille et Yves calvi c’est de l’usurpation d’identité…
    Cri cri tu as raison quant à sur qui on cherche à faire retomber les coups, mais voici pour le trader, c’est ce que nous affrimions dès le début avec COMAGUER et que reprend le monde en ligne d’aujourd’hui:

    “Les avocats de Jérôme Kerviel ont lancé la contre-attaque, dénonçant en marge de l’audition de leur client une “chasse à l’homme” lancée selon eux par la banque.

    Ils estiment que la Société générale a cherché à masquer ses responsabilités dans l’affaire. Jérôme Kerviel a expliqué aux policiers que d’autres traders avaient la même pratique que la sienne, dépasser les engagements autorisés en théorie et prise de risques en principe illicite dans l’espoir de réaliser des gains extraordinaires.

    Le trader n’a cependant livré aucun nom de collègue aux enquêteurs mais simplement fait état d’une pratique générale, précise-t-on de source judiciaire. Son affirmation est jugée plausible par un haut magistrat proche du dossier.

    “Il l’explique alors qu’il ne cherche pas à fuir ses propres responsabilités, et le métier de trader est fait de flair et d’hyperréactivité”, a dit ce magistrat à Reuters.

    Jérôme Kerviel assure que la direction de la banque fermait les yeux sur ces pratiques. Il explique d’ailleurs avoir procédé de la sorte depuis novembre 2005.

    Il a fait aussi état d’une prime exceptionnelle de 300.000 euros que lui avait promis la direction pour récompenser ses résultats de 2007.

    Officiellement, dit-il aux policiers, ses supérieurs récompensaient ainsi les gains “réguliers” réalisés suivant les modes opératoires classiques – qui s’élevaient d’ailleurs à 55 millions d’euros pour 2007, selon le dossier – mais la réalité serait plus complexe selon les déclarations du jeune homme.

    Le trader a laissé entendre que la direction de la banque connaissait et récompensait ses positions prises de manière illicite, avec dépassements d’engagements, absence de couverture du risque et faux documents maquillant l’ensemble. Ils étaient créditeurs au 31 décembre 2007 de 1,4 milliards d’euros, a dit lundi le procureur.

    Par ailleurs, les avocats soulignent que c’est la banque qui a provoqué la perte de 4,9 milliards d’euros en liquidant entre le 21 et le 23 janvier, en plein “krach” boursier mondial, les positions prises pour un montant astronomique de 50 milliards d’euros. Le dossier judiciaire montre que ces positions étaient encore potentiellement bénéficiaires le 18 janvier.”

    Et ils vont nous faire croire que c’est un pratique isolée… de la seule société générale et on se débarrassera du Bouton le PDG avec une récompense comme le PDG de Citigroup ou celui de Merril Lynch. C’est le sens de l’intervention de Sarkozy :”quand on a une forte rémunération et qu’il y a un fort problème, on ne peut pas s’exonérer des responsabilités” (par parenthèse il devrait se l’appliquer à lui-même).

    Cela dit cricri j’admire ta foi du charbonnier en l’excellence du PCF et de ses propositions… J’attends toujours que quelqu’un prononce le mot de nationalisation..; rassure-toi c’est fait et ça vient des milieux financiers, voici ce que disent les Echos de ce matin:

    La position du patron de la Société générale est d’autant plus délicate qu’il devait comparaître début février pour ‘banchiment agrravé’ dans le procès dit du Sentier II. la stratégie d’indépendance de’ la banque pourrait ne pas résister au départ de son principal défenseur. la liste des repreneurs potentiels est longue, de BNP Paris bas à HSBC. Des scénarios de démantélement commencent même à circuler. les pouvoirs publics brandissent la menace d’une intervention de l’Etat en cas d’OPA surtout si elle était initiée par une banque étrangère.”

    Alors Cricri quand je te vois aussi enthousu=iasmé par les propositions des communistes je me dis que vraiment vous êtes merveilleux de pureté mais indecrottables dans votre croyance quasi religieuse…

    Remarque une dernière nouvelle, au point où en sont les députés de gauche en général et les communistes en particulier, ils pourront toujours bénéficier des cours de l’ESCP-EAP, l’école de management parisienne lance en partenariat avec la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale une opération inédite baptisée “les jeudis de l’économie”, un cycle de conférences destinées aux députés et aux étudiant de l’ESCP-EAP qui verront débattre deux expéerts, l’un venu de l’entreprise, l’autre de l’université. Il est à noter que cette école vient de recruter un nouveau professeur, un certain Jean pierre raffarin…

    Remarque pour le “pluralisme” ils pourraient sans danger recruter Moscovici, le parrain du dit Moscovici c’est-à-idre DSK étant déjà recruté au FMI. Voilà les alliés des communistes, ceux avec lesquels non seulement ces derniers partagent les idées mais l’inactivité…

    Il faut en rire avant que d’en pleurer!!!
    Danielle

  124. 125 christian forgeot 29 janvier 2008 à 7:22

    Je ne parlais que de MA REGLE DE CONDUITE EN TANT QU’ADHERENT DU PARTI de personne d autre …

    Toi tu fais et dis ce que tu veux ce n ‘est pas mon probléme .

    Qd a l infaillibilité du parti ou ai je dis une telle chose ????

    J ‘ai simplement dit que CERTAINES propositions me paraissaient intéressantes

    Je ne vois pas d infaillibilité la dedans libre a toi de ne pas partager tu as tes convictions j’ai les miennes. Mais je ne détourne pas tes propos ne détournes pas les miens

    Je ne suis qu un prolo mais tu sais le parti guide il y a longtemps pour ma part que j’ai rompu avec ce concept

    Et pour terminé jamais je ne t’ai soupsonné d’une quelconque trahison ..

    Fraternellement
    cricri

  125. 126 socio13 29 janvier 2008 à 7:47

    Bon d’accord, ça va comme ça, j’ai effecé l’essentiel parce que je crois que ce genre de débat ne mène à rien et c’est pour beaucoup de ma faute. j’ai fait depuis pas mal de temps mon travail de deuil, je ne suis plus militante de ce parti, je n’ai pas à m’en mêler, ni surtout à le faire d’une manière passionnelle…
    Restons sur le fond, il y a mieux à dire sinon à faire…

    amicalement ou alors avec le vieux salut de Robespierre que j’aime tant (le salut et Robespierre) :
    salut et fraternité en égalité sainte…
    Danielle

  126. 127 Stelios 29 janvier 2008 à 9:30

    Je crois que c’est important au contraire d’en parler pour se comprendre.

    Pour ma part, je ne suis qu’un ouvrier salarié et syndiqué à la FGTB ( pour moi c’est une sorte d’assurance de classe pour salariés), partisan du communisme (Je le pratique consciemment depuis près de 30 ans) et conscient du prolo que je suis depuis seulement 10 ans. L’aînée de mes filles, fonctionnaire assermentée de l’état, n’a rien de commun avec les prolétaires mais pratique le communisme tout comme moi. La cadette aussi d’ailleurs mais elle le pratique par obligation, elle est esthéticienne à son compte et refuse de vivre en prolétaire, elle rêve d’une vie bourgeoise alors que l’aînée en a horreur. Leur sœur commune ne travaille pas et ses ambitions sont immenses, elle est tellement sûre de ses moyens qu’elle pratique le capitalisme et vit …. comme une sous-prolétaire.

    Pour moi tout est relatif dans la vie, c’est dans mon adolescence que j’ai pris le parti du communisme, c’est en le pratiquant que je me suis retrouvé secrétaire d’une section, à la tête d’une fédération et contrôlé de près par un permanent du PCB dans les années 80 … Les responsables politiques de ce parti ont essayés de m’allier à leurs projets d’«Eurocommunisme», avant de m’obliger à démissionner. Aujourd’hui le PCB a tout perdu, ses dirigeants ont revendus la majorité de son patrimoine pour assurer une rente à quelques permanents. C’est en quittant, en me retrouvant isolé, exclu du Parti Communiste de Belgique, que je suis devenu partisan des prolétaires et non plus d’une des organisations partisanes de l’économisme, d’un socialisme ou d’un communisme particulier à l’une des classes laborieuse de Belgique.

    La liberté est un caractère commun aux communistes, elle s’accompagne de devoirs et d’obligations qui la garantissent. Jamais un communiste ne pourra accepter la soumission du prolétaire. Pour moi il est humain, être libre ou prolétaire libéré de la soumission bourgeoise.

    Stelios

  127. 128 socio13 29 janvier 2008 à 10:24

    je ne sais pas trés bien ce que cela veut dire “vivre en communiste ou en bourgeois” comme ça dans l’abstrait, ce que je sais c’est qu’il y a de sacrés têtes à claques. Regarde en ce moment avec cette histoire de la société générale on a l’impression de soulever une pierre et ils sont là-dessous à grouiller comme des cloportes, des insects de toute sorte, se tortillant pour fuir la lumière… Ils sont tous là comme on le chante… y compris le milliardaire copain de Bush, tous ceux qui veulent activer les lobbys autour de l’Europe, l’expèce de grosse enflure le monsieur de saint quelque chose qui dans un autre article s’interroge sur ce qui est moral pour un capitaliste, tous ces gens sont insupportables de prétention, ils ont tous les droits, ils mentent comme des arracheurs de dents, comme Bush lui-même ou la mère Lagarde…
    Et face à cela il y a quoi?
    Est-il bien utile de se parler, de s’expliquer, nous avons été élevé dans un monde soumis à ces types là qui les respecte, les envie… Parfois je trouve que nous leur ressemblons, nous les copions… Surtout dans ces temps de crise. Je crois qu’il m’ont rendu un fier service en me forçant à sortir de tout cela… Même les associations, si tu savais ce que cela peut représenter de ragots, de médiocrité, les types qui se battent pour une présidence d’un groupe d’une vingtaine de personnes… Est-ce que c’est la faute de ces pauvres gens? non! Comme le dit marx la société baigne dans un ether, nous en prenons tous la couleur. Et plus ça pourrit, plus le changement nécessaire n’intervient pas, plus ça s’envenime… Alors il faut ne pas s’expliquer mais si on peut agir ensemble, se donner des objectifs communs.
    C’est parce qu’internet est trop narcissiques que se multiplient les malentendus… je crois…
    Danielle

  128. 129 Stelios 30 janvier 2008 à 12:18

    Absolument Danielle, j’ai bien connu les frustrations du « silence », les manipulations de dirigeants dépassés qui se battent pour garder le pouvoir, sur un appareil en déclin mais aussi, la trahison et la douleur lorsqu’il faut décider de quitter ses espérances. Je me suis toujours positionné aux côté de ma section, autour d’une majorité qui ne voulait pas suivre la direction du parti et qui ne la jamais prise.

    Je ne suis pas abstrait lorsque je parle de bourgeois et prolétaire, ce sont des contraires comme maître et esclave, bon et mauvais, Dieu et Diable, pour et contre etc… Les contraires n’existent pas l’un sans l’autre mais se renient et s’attirent en même temps. C’est dans leurs alternances que la vie, ou son regard abstrait ou concret se situe et évolue mais, c’est dans leurs dépassements que la vie s’enrichit d’un regard nouveau et révolutionne le monde ou l’histoire. Je ne fais plus l’erreur de confondre capital et capitalistes ou capitalisme. Le capital est pour moi et avant tout, un moyen de production socialiste ou capitaliste, mais aussi une puissance communiste aux mains des prolétaires, ou libérale aux mains des bourgeois. Toute la réalité de l’économie politique, de l’histoire de l’humanité moderne se retrouve dans cette lutte entre bourgeois et prolétaires. Les classes en lutte n’en sont que le reflet vivant, un reflet ouvert à toutes les interprétations mais abstrait de la réalité de l’histoire. Elles sont consacrées et maintenue figées dans la réaction par le pouvoir bourgeois ou démantelées et engagées dans l’unité par le pouvoir des prolétaires.

    Le communisme n’est pas une chose que l’on peut inventer, Il existe dans la matière et sa nature, il est inscrit dans l’adage « de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins ». C’est le mode d’existence de toute production et espèces vivante. Que peut être une usine, une organisation politique ou économique, une famille ou un individu hors de cet adage ? C’est le libéralisme qui est abstrait pour moi ! Comment puis-je imaginer que le chacun pour soi ou le pousse toi que je passe, puisse amener autre chose que le chaos ? Non, le communisme je le vis tous les jours en famille, avec mes amis mais surtout en usine, où je vois mon patron me donner les moyens dont j’ai besoin, pour garantir sa production, la vie ou la survie de son entreprise. Tous les jours qui passent me montre la puissance et la richesse du communisme, face à la médiocrité du capitalisme et la pauvreté du socialisme. Mais j’ai mal et hurles parfois ma douleur de voir aujourd’hui, ce communisme aux mains des seuls bourgeois.

    Stelios

  129. 130 JACQUES RICHAUD 30 janvier 2008 à 7:13

    Trés belle réponse Stélios “C’est le libéralisme qui est abstrait pour moi ! Comment puis-je imaginer que le chacun pour soi ou le pousse toi que je passe, puisse amener autre chose que le chaos ?”. Cela nous ramène au débat sur la “subjectivité” qui semble être aveuglée dans le collectif, pour ne pas voir ce que tu expliques si bien. C’est bien ici et sur ce terrain que le travail militant doit porter.
    Tu poses aussi la difficulté en désignant un des obstacles “Je ne suis pas abstrait lorsque je parle de bourgeois et prolétaire, ce sont des contraires comme maître et esclave, bon et mauvais, Dieu et Diable, pour et contre etc… Les contraires n’existent pas l’un sans l’autre mais se renient et s’attirent en même temps”. Les contraintes n’existent pas l’un sans l’autre en effet et c’est le défi lancé à notre liberté que d’imaginer abolir “le maître”, cela a touours été le vertige de l’esclave que d’oser rompre sa chaine. Rosa Luxembourg disait que “l’homme immobile ne sent pas ses chaines”. L’émancipation est d’abord le mouvement qui permet de ressentir les entraves et conquérir le désir de les rompre; tu résumes bien les “frustrations” de ceux qui percoivent avoir été trahis par leurs “appareils” parfois, cette sensation est et restera d’actualité, la question est bien celle de la réappropriation des moyens et du sens de nos luttes.
    Jacques Richaud
    NB : Et si Danielle rebasculait tout ca dans le débat “De quel parti avons nous besoin?” Elle attendait de chacun de nous des contributions a ce questionnement et je crois que ton apport est de cette nature, non ?

  130. 131 socio13 30 janvier 2008 à 7:50

    Oui Jacques et Stelios excusez-moi je dormais. J’ai lu ta contribution à “de quel parti avons-nous besoin ? et je me suis demandé si je la laisse là où elle est ou j’en fais un nouveau texte introductif, je crois qu’il vaut mieux poursuivre cette question entre gens qu’elle interesse. Et je suis d’accord pour placer la contribution de Stelios. J’ai été frappée par la découverte de son appartenance au PTB, c’est un parti qui encore aujourd’hui a un trés haut niveau théorique, beaucoup plus que le PCF ou la LCR. Stelios joint à cela un style de bucheron assez magnifique à la manière dont on disait de hegel que c’était l’homme au marteau. Bon je vais donc laisser le débat se développer à partir de mon texte et de vos contributions pour encore une autre raison, hier il y a eu plus de 1600 visites dont une centaine pour le bistrot. Mais les gesn qui viennent ne sont pas tant s’en faut des communistes, il y a des gesn intéressés par la compréhension de ce qui se passe, d’autres d’une sensibilité altermondialiste. Ils ont probablement envie d’autres débats et ce n’est pas un hasard s’ils se sont polarisés sur des trucs plus “techniques” mais tout autant politiques.
    Bon je bascule

  131. 132 JACQUES RICHAUD 30 janvier 2008 à 11:39

    POUR QUI ECRIVONS-NOUS ?

    A Stelios et à Danielle,

    STELIOS, je ne connais pas bien l’état du communisme en Belgique et il serait intéressant d’avoir quelques précisions, en particulier savoir si les débats qui déchirent le communisme français existent aussi chez nos camarades du plat pays… S’agit-il du Parti Communiste Belge (PCB) ou du Parti du Travail de Belgique (PTB) ? Et quelles sont les forces en présence dans l’opposition anticapitaliste là bas ? Stelios peux-tu nous éclairer ?
    Jacques Richaud

    DANIELLE : Moi j’ai l’impression de ne JAMAIS écrire pour les seuls camarades communistes ; je crois même essayer de penser toujours que les mots choisis doivent être CEUX QUE PEUVENT ENTENDRE même ceux qui ne sont pas tombés dans la marmite rouge lorsqu’ils étaient petits… Je ne sais pas si j’y parviens, mais je sais qu’autour de moi les conversations menées de cette manière permettent assez souvent de “faire entrer” dans une pensée proche de la notre des gens qui s’en croyaient éloignés, réduisant AUPARAVANT “l’hypothèse communiste” à un fantasme négatif dont ils ignorent à peu prés tout, en dehors des caricatures faites par nos adversaires ou des ignominies commises par nos camarades dévoyés… C’est aussi une méthode qui correspond à la manière “A rebrousse poil” évoquée dans mon papier sur Walter Benjamin, un peu la politique “de bas en haut”, pas celle qui renie les concepts (comme chez les dévoyés ALTERS de la “politique autrement” qui voudraient bien que toute leur théorie se résume en un vidéo-clip) mais celle qui postule de la CAPACITE REELLE du plus grand nombre à s’en approprier la substance… Et ce n’est pas inaccessible. L’injustice et la dépossession sont perceptibles par tous, le “Manifeste” peut être décrypté par un enfant de douze ans (à peu prés l’âge ou j’ai du le lire une première fois) ; mais ce n’est sans doute pas en propageant les controverses exégétiques autour des interprétations des lettres de Marx à Hegel ou de certains livres du “Capital” que notre pensée se diffusera en première intention, même si les débats sur “l’état” et sur les “périodes de transition” par exemple, ne peuvent faire l’économie du retour à certaines sources théoriques et aussi du retour aux expériences historiques, celles de la Commune, d’Octobre, de Rosa Luxembourg, de Cuba, de la Chine… etc.
    C’est la raison pour laquelle le titre de ce site me convient très bien “Changement de Société” est un beau programme, signifiant bien que le contenu soit à bâtir ensemble et que l’histoire n’est pas écrite. Nous développons très largement l’idée que certaines expériences ne doivent pas être reproduites et cela doit suffire à “rassurer” nos lecteurs : Ne s’expriment ici je crois aucun défenseur du goulag ou des purges sanglantes et aucun défenseur de la social-démocratie inféodée au capitalisme, le champ du possible est donc IMMENSE et permet de redonner sens au meilleur de nos idées.
    Jacques Richaud

  132. 133 JACQUES RICHAUD 30 janvier 2008 à 11:54

    CONTORSIONS AU SENAT ET EMBUSCADE AU PS…QUI CROIT ON TROMPER ?
    Publié par samuel sur forum “discutez” attac :
    Jean-Luc Mélenchon rapporte, sur son blog, une série de sursauts qui a bien failli porter, dans la procédure de ratification par le Sénat du projet de révision constitutionnelle :

    http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=551#comment-21824

    C’est un scandale, et cette affaire relève qu’on n’est plus simplement dans le politique : juridiquement, c’est inacceptable.

    “Nous avons donc décidé avec nos collègues communistes et les camarades socialistes et verts partisans du référendum de déposer au sénat une motion référendaire à l’ouverture de la séance sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du traité européen. La motion référendaire permet, si elle est discutée et votée, de renvoyer directement au référendum le vote d’un texte de loi (ici le projet de révision constitutionnelle). Mais pour pouvoir la discuter, c’est un vrai parcours du combattant. Il faut notamment être au moins 30 sénateurs à la soutenir en étant physiquement présents en séance.
    [...] nous étions 34 sénateurs de gauche partisans du référendum en séance (20 communistes, 12 socialistes et 2 verts) alors que le total des sénateurs de droite présents ne dépassait pas les 25. La droite n’en revenait pas ! [...] J’ai réellement cru à ce moment que nous allions y arriver.
    Notre demande de motion référendaire aurait donc dû être discutée. Mais, coup de théâtre, le président Poncelet souleva une possible irrecevabilité de notre motion. Il proposa donc de suspendre la séance pour faire examiner ce point par la Commission des Lois du Sénat. Les sénateurs membres de cette commission sont donc sortis de la séance, tandis que les autres ont patienté le temps de cette suspension. La manœuvre a bien failli se retourner contre ses auteurs. Grâce à une nouvelle démonstration de force des partisans du référendum dans la Commission des lois. Les rangs de la droite sénatoriale étant déjà très clairsemés dans l’hémicycle, ils le furent encore plus dans la Commission des lois. Au sein de cette commission, la droite n’arriva en effet à aligner que 7 sénateurs face à 8 partisans du référendum ! Nouveau coup de théâtre donc. Car ainsi composée, la Commission des lois ne pouvait que conclure à la recevabilité de notre motion référendaire. Son président, le sénateur Hyest suait donc à grosse goutte, tandis que les assistants du groupe UMP et les attachés parlementaires du gouvernement faisaient chauffer les téléphones portables pour rameuter quelques sénateurs UMP et tacher de renverser la tendance. Rien n’y fit. Toujours pas le compte. La déroute était en vue à droite. C’est alors qu’il y eut une trouvaille de carabin. Des procurations furent rédigées comme par enchantement, alors que cette réunion de la commission n’était pas prévue et qu’il était donc impossible officiellement pour des sénateurs de faire une procuration pour s’y faire représenter. La droite est donc arrivée à aligner 14 voix en commission des lois (7 sénateurs présents et 7 votes par procuration) face à nos 8 voix favorables au référendum. Résultat, par ces méthodes que j’ai qualifiées de misérable de retour en séance, la Commission des lois a conclu que notre motion référendaire était irrecevable.
    Mais le calvaire n’était pas terminé pour la droite. Car de retour en séance, le sénat devait désormais valider par un vote la conclusion de la commission des lois. Avec à nouveau un problème d’effectifs présents en séance. Qu’à cela ne tienne, le président du groupe UMP demanda illico un scrutin public, procédure qui permet au président d’un groupe de voter pour tout son groupe y compris les absents. Pour la deuxième fois, les absents ont donc fait la décision. Alors que la droite sénatoriale était minoritaire en séance, elle a réussi à faire rejeter notre demande de discussion de motion référendaire. Pitoyable caricature.”

    Ces procédures qui relèvent, je suppose, du code d’organisation interne du Sénat, dont tout simplement anticonstitutionnelles, du moins la dernière “cartouche” :

    Article 27 de la constitution :
    Tout mandat impératif est nul.
    Le droit de vote des membres du Parlement est personnel.
    La loi organique peut autoriser exceptionnellement la délégation de vote. Dans ce cas, nul ne peut recevoir délégation de plus d’un mandat.

  133. 134 socio13 30 janvier 2008 à 11:58

    jacques, je suis navrée mais chacun intervient comme il l’estime juste. personnellement je ne vois pas pourquoi je n’aurais pas parfois des débats sur le fond théorique et pourquoi je me plierais à ta demande. Je crois que tu te trompes, je reçois plus de demande d’approfondissement alors que le débat politique, celui des partis n’intéresse personne et m’est souvent reproché. cela ne signifie pas que si je le juge utile je ne le ménerai pas mais je crois que tu ne mesures pas à quel point il y a un besoin de compréhension, de théorique…
    Stelios énonce des propositions théoriques, je pense qu’il faut les compléter parce que ce sont les catégories à travers lesquelles nous percevons la réalité qui sont brouillées et cela me parait plus important que de savoir s’il s’agit du PTB ou d’autre chose…
    Jacques j’ai pour habitude de laisser chacun développer sa pensée, la tienne comme celle des autres, fais en autant pour moi et ne considère pas comme des digressions à l’essentiel ce qui pose problème à d’autres et pas à toi…
    Je pense par exemple que le texte sur le retour à Marx que j’ai mis aujourd’hui (qui est le plus lu) correspond à une besoin de réflexion qui me parait au moins aussi important que ce que dis melanchon. Le fond du problème est que je suis écoeurée par les politiques, toute la gauche du PS à l’extrême-gauche. Je ne crois en rien de ce qu’ils proposent, cela veut peut-être me penser mais je crois qu’il y a une crise systémique (voir texte sur marx) et que tout ça va être balayé… peut être que c’est temporaire et que face à ces abominables élections municipales j’ai envie de crier “éloignez cette coupe amère de moi!” Donc je n’ai plus envie de parler politique pour le moment… Enfin pas celle-là… Mélanchon je m’en fous à un point inimaginable…

    Jacques tu écris EN MAJUSCULE ce que tu fais ou tu ne fais jamais, mais cela te regarde, tout le monde ici à commencer par moi apprécie ce que tu fais, mais MOI je fais ce qui me plait, comme toi et si j’ai envie de parler aux communistes, je leur parle, souvent je parle à d’autres et je crois que certains comprennent sans être communiste. l’un des intervenants l’a dit et je crois qu’il avait raison: plus les partis s’effondrent, paraissent ne rien apporter, plus il y a un besoin de compréhension, d’analyses… ce soir nous avons de loin dépassé les 1000 visites avec le plus visité le texte sur marx… Les textes sur la crises financières après… La geopolitique, bref tout ce qui parait aider à percevoir “la totalité”… Et ça ça me ravit parce que si j’aimerais bien qu’il existe à l’avenir un parti communiste j’aimerais tout autant que nous ayons des gens capables de penser par eux mêmes, d’approfondir… capables d’unité d’action , de rassemblement sur des bases de reflexion critique…

    Et si je pousse jusqu’au bout mon analyse, je pense que je n’ai AUCUN pouvoir sur l’avenir politique immédiat, tout ce que je peux faire d’efficace c’est de continuer ce que j’ai fait toute ma vie à aider des gens dans la constitution d’une pensée autonome… Tous mes étudiants te le diront j’étais considérée comme LA communiste, LA marxiste, mais je les laissais libres de penser comme ils voulaient, je les aidais en ce sens… Ici je bénéficie d’aides et en particulier la tienne qui m’est trés précieuse. mais je t’en prie jacques laisse un peu de liberté aux autres ne soit pas l’universitaire de lacan, celui qui dit la parole autorisée.
    danielle

    PS. quelqu’un peut-il s’il vous plait me retrouver ce qui est en train de passer dans l’émission “ce soir ou jamais!” Autant l’émission de hier sur la crise financière était superficielle, avec des gens incompétents autant ce soir tariq ramadan fait la preuve une fois de plus qu’il est un grand intellectuel abusivement diabolisé…

  134. 135 JACQUES RICHAUD 31 janvier 2008 à 1:52

    Quelle mouche t’ a piquée Danielle ? Moi je ne suis pas “navré” mais blessé par le ton de ton intervention.

    Je n’ai jamais souhaité autre chose et l’ai écrit souvent que l’approfondissement théorique et je me réjouis du travail effectué dans ce sens ! Si je dis que , moi, je pense qu’il me semble important de faire dans “mes” interventions un effort pour rendre cela accesible au plus grand nombre, en suis-je moins “communiste” que toi pour autant ??? Est-ce en outre la referrence obligée qui fonde la légitimité à s’exprimer? Toi qui m’envoie que tu es “LA” communiste, “LA” marxiste reconnue par tous…Ce n’est pas sérieux! Je n’ai ni ton passé ni ton prestige, mais je pense n’avoir jamais invectivé personne sur ce blog ni ailleurs, le “professeur” ici c’est toi et non moi…Il m’est même arrivé de regretter que nombre de ceux qui te lisent n’osent répondre;ce n’est pas une crainte non fondée c’est l’écho revenu de plusieurs personnes auxquelles j’ai communiqué les liens de tes articles et de ton blog…Et si je crois que nous “nous privons de quelque chose” , je ne pense pas que le ton de mes propos soit de nature à dissuader les lecteurs qui auraient envie d’intervenir, il se peut que cela ne s’applique pas toujours à d’autres…et tu en conviens aussi toi même lorsque tu n’es pas énervée (peut-être par Chebbed et ses outrances probushiennes ce soir dans le débat avec Tarik Ramadan ?)

    Prolonger les propos de Stelios ? C’est exactement ce que je lui demande aussi ! Et il ne me semble pas sans intérêt de connaître la situation en Belgique aussi du point de vue des forces en présence…Ce qui ne signifie pas ne s’interesser “que” aux partis !

    Et pourquoi vouloir faire un parallèle entre ta contribution sur Marx et la mienne antérieure sur Benjamin ? C’est absurde d’introduire ce genre de hiérarchie, comme si les thèses sur le concept d’histoire (celles de WB évoquées par moi brièvement) n’étaient pas, aussi, éclairantes pour nos lectures de Marx comme pour notre lecture du temps présent ? C’est quoi ce procés ?

    Lorsque tu écris “mais MOI je fais ce qui me plait, comme toi et si j’ai envie de parler aux communistes, je leur parle, souvent je parle à d’autres et je crois que certains comprennent sans être communiste.”, nous disons la même chose mais je l’ai fait avec moins de virulence, signifiant même aux “non-communistes” que je ne doutais pas de leur “capacité réelle” de s’approprier la substance de nos échanges…Tu veux un parti communiste ? Avec les “ex” et seulement avec les “ex” ? Ou avec d’autres qui découvrent au travers de ton blog une pensée complexe que nous sommes quelques-uns a tenter de revitaliser car elle est , comme écrivait Badiou, la seule hypothèse qui nous évite la désespérance aujourd’hui et le chaos demain ?

    Je peux me taire si tu le souhaites, les procés d’intention ne m’interessent pas, surtout celui qui m’accuse de vouloir priver les autres d’une liberté sur laquelle je n’ai d’ailleurs aucune emprise!
    Jacques Richaud

  135. 136 socio13 31 janvier 2008 à 9:16

    Jacques, j’ai tort de m’énerver mais il faut que tu comprennes mon mode de penser et les contraintes que toute ma vie j’ai du subir à cause de ce mode de penser.

    1) ce que tu appelles des digressions pour moi sont souvent l’essentiel parce qu’elle me permettent de sortir du “champ” dans lequel l’idéologie dominante et mon propre raisonnement tendent à m’enfermer. Sans oser me comparer à un tel géant regarde le mode de pensée de Fidel, ce pietinnement, ces digressions, elles ne sont jamais inutiles mais elles permettent de revenir d’un autre manière sur le noeud de la démonstration, d’être plus convaincant.

    2) le théorique joue le même rôle. je prends l’événément je le tourne et retourne au grill des concepts qui ne sont pas les miens donc il faut que je comprenne la pensée précise de celui qui les a énoncés.

    3)Il y a toujours un moment où quelqu’un veut me donner des leçons sur la manière dont JE DOIS penser, même les amis les plus chers. Un exemple Viktor est en train de créer quelque chose qui aura une véritable audience et il me propose une rubrique intitulé “changement social”. Il y aurait beaucoup d’avantages, d’abord l’audience, ensuite le fait que je serais déchargé de tout un travail de ce blog et cela permettrait de mieux centrer l’échange, le véritable travail. Mais il y aurait deux inconvénients au moins, le premier c’est que Viktor tout en respectant mon travail intellectuel ne s’y intéresse pas , le trouve trop intellectuel, et c’est une vieille querelle entre nous. Dans le fond il correspond à ce que tu dis, ne pas parler seulement pour des communistes et avoir un langage audible, oui mais moi je ne pense pas comme ça et je n’y peux rien… Le second problème est qu’en ce moment je suis convaincue qu’il faut impérativement sortir de l’ornière. Cette ornière est aussi dans une pensée enfermée dans le politicien. cela va des frères ennemis du PCF et de la ligue jusqu’à la droite, en passant par le PS. Mais à mes yeux cela englobe aussi par exemple le réseau Voltaire avec sa manie du complot… Je n’en peux plus de tous ces textes y compris sur Cuba qui décrivent avec un luxe de détail les méchancetés de bush, des textes même pas de juristes, je ne peux même pas finir de les lire. Ils sont sans doute intéressants mais ils ne me concernent pas..; Ce qui m’intéressent ce sont les structures, ce qui donne sens à cette partie emergée de l’iceberg… J’ai sans doute tort mais il est des manières d’aborder les problèmes qui m’ennuient terriblement… Aujourd’hui je suis convaincue que sur le plan politique l’affaire d’un parti est ficelée, depuis que la LCR a suivi besancenot dans ses propositions tout cela est désormais sans intérêt, chacun ira où le flot le conduit, à vau l’eau de la crise. C’est comme le balancement qui est en train une fois de plus de se produire entre les mêmes au n iveau des municipales… L’élection d’un décmocrate aux etats-Unis… Tout cela est un leurre et je n’ai pas envie de perdre du temps…

    Comme,nt t’expliquer cela, hier j’ai écouté tariq ramadam, il se situait lui aussi au niveau du subjectif, de la relation entre religieux et politique, c’était passionnant alors qu’il avait devant lui un idiot qui se croyait cultivé. Et bien j’éprouve la même chose en mille fois plus fort quand je compare un Fidel et même un Chavez et le monde politicien qui nous entoure. Ce qui fait la différence dans ce dernier cas (et peut-être le premier mais cela reste à élucider) c’est que fidel et Chavez sont dans une lutte à mort… En ce moment il y a des tas de peuples qui face à la crise impérialiste sont entrés dans une lutte à mort, et nous sommes dans le divertissement démocratique. Rien ne me parait plus éclairant que la manie du zapatisme chez nous… Il faut relire certains textes pour être frappés par l’éternel retour de l’histoire, la manière dont Engels par exemple déplore “toutes les bêtises ’socialistes’ qu’ils ont été obligés de défendre en 1848 parce que la bourgeoisie qui aurait du les les réaliser ou les exiger s’était ralliée à la réaction la plus crasse me fait songer au réferendum européen, à la défense de la ‘republique’, au démocratisme dont pcf et lcr nous abreuvent. La crise s’aggrave… Honnêtement en ce moment cela ne me concerne plus. le vin de la désunion et du crétinisme est tiré qu’ils aillent jusqu’au bout…

    Alors il me reste seulement une petite ouverture, ce que j’appelle l’université nouvelle et l’idée que plus les partis s’effondrent plus la demande de compréhension est forte, c’est ceux là que j’appelle les communistes désormais… C’est-à-dire ceux qui veulent agir et qui sont conscients qu’il y a une lutte à mort. je crois que tu es conscient de cela et c’est pour cela que ta réflexion nous apporte beaucoup.

    Donc arrêtons par pitié de jouer les censeurs sur les moeurs, sur les analyses, sur ce qu’il faut dire ou ne pas dire… Et c’est pour cela que tout en étant consciente de l’intérêt d’un travail avec Viktor, respectant l’engagement totalement désintéressé de Viktor (ce qui est rarissime), j’ai peur d’aller me perdre dans des contacts inutiles, dans des exigences qui ne sont pas les miennes. J’AI BESOIN DE LIBERTE et je crois que tout le monde est dans ce cas, j’ai essayé peut-être ai-je échoué de faire de ce lieu cet espace de liberté où la pensée peut errer autour d’une aspiration le changement de société.

    danielle

  136. 137 Caius 31 janvier 2008 à 10:28

    Non Danielle tu n’as pas échoué ce lieu est effectivement un espace de liberté…

    Mais comme il est public, malheureusement tu ne t’appartiens plus tout à fait… car d’autres s’y investissent et s’y sentent un peu co-producteur, et la “Danielle Bleitrach” virtuelle a des comptes à rendre aux autres intervenant virtuels… (C’est aussi pour ça que je me cache derrière le virtuel Caius gracchus, d’abord parce que je ne souhaite pas voir mon nom trainer sur le web, mais parce Caius n’est pas moi, même s’il a tout de moi;-)… et que cela permet de me mettre à distance. D’ailleurs ayant été insulté et diffamé sur le pigeon bleu par un certain Brunz le fait que cela fut fait contre Caius et pas contre mon réel patronyme devenait plus supportable… )

    Sinon je me retrouve complètement dans ton dernier message de 9h16(tu illustres en fait mon image du moine copiste ;-) : le désir de comprendre. Et comme toi “Je n’en peux plus de tous ces textes y compris sur Cuba qui décrivent avec un luxe de détail les méchancetés de bush, des textes même pas de juristes, je ne peux même pas finir de les lire. Ils sont sans doute intéressants mais ils ne me concernent pas..”

    Et comme toi j’ai trouvé l’émission de Taddei et le débat entre Tariq Ramadan et Abdelwahab Meddeb passionnant (mais j’ai raté le début)…et pas essentiellement grace à ce dernier. Je pense que le débat sera bientôt disponible sur le site de l’émission : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/article.php?id_article=415&id_rubrique=191#1
    J’écoute de temps en temps Abdelwahab Meddeb sur France culture et il ne me plait pas… maintenant je sais pourquoi : l’entendre traiter les morts afghan de “dégâts colatéraux” était tellement choquant… et si éclairant. Et son essentialisme (ignorant) anti islamique tellement misérable…
    Je continue de penser que les communistes ont beaucoup à gagner dans la discussion (critique évidemment) et la confrontation avec la pensée spirituels de certains croyants…

  137. 138 christian forgeot 31 janvier 2008 à 5:33

    Propos de bistro …..
    Je vous livre un témoignage le mien sur 1968 (Fait pour l’IHS CGT 94)
    qui ne ce veut pas une analyse des évenements mais tt simplement ce que j’ai vécu en cette période ou j’etais c’est a dire a l’armée.

    Témoignage qui tord le coup a cette idée que le pouvoir était vacant et a ramasser ds la rue…..

    Je pense que pour le 40eme anniversaire ou nous commencons a assister a une réecriture(la poursuite …) des évenements et notament de la minimisation du role de la classe ouvriére ds cet affrontement contre le capital.Qu’il est important pour les jeunes Générations de faire connaitre la réalité.
    (Voir l’entretien de Georges Séguy avec charles Sylvestre dans l’Huma du O2/O5/2007 qui me parait bien restituer la portée de 1968….)

    TEMOIGNAGE (pourl’I.H.S CGT94)

    Mai juin 1968 vu de l’armée

    Le 4 janvier 1968 valise en main et feuille de route en poche je prenais le train à la gare de l’est direction Nancy puis la micheline jusqu’à Bénestrof pour me rendre au 13eme dragon a Dieuze en Moselle.
    Anecdote ayant fait mon apprentissage et passé mon CAP a l école des arsenaux a Satory pour moi le 13eme Dragon était un régiment de char ….
    Et quel ne fut pas ma surprise en arrivant a Bénestrof de ne voir que des » bérets rouges » des paras attendant les appelés sur le quai de la gare …
    Ayant demandé la marine et l’outre mer je me retrouvais dans un régiment disciplinaire de paras ayant moitié d appelés et d’ engagés.

    Je pense que mon engagement a la jeunesse communiste et à le CGT ne doit rien au hasard dans cette affectation …

    En Mai 68 je venais de finir mes classes et d’être affecté après un passage à Pau pour être breveté para au 3eme escadron.

    Dés le début des mouvements étudiant suppression des transistors des journaux et comme seule information la voix de son Maitre l’ORTF et ce que nous en disait les gradés.

    Quelques informations autres distillées par le courrier des uns et des autres .mais qui bientôt n arriverait plus pour cause de grève

    Mais très difficile de savoir ce qui se passait réellement
    Donc nous fonctionnions au « pif de classe »

    Le 15 ou 16 mai l usine Ugine Kuhlmann de Dieuze se mettait en grève et pour nous le réel commençait à se faire jour.

    Suppression des perms des quartiers libres patrouille dans la ville et autour de l usine

    Quelques jours après état d’alerte sac prêt et armes au pied du lit …

    La je commençais à mesurer la gravité de la situation et avec 3 copains dont un de la ligue nous avons fait « l’union » et commencés discrètement une tournée de nos camarades.

    Nous avions appris entre temps que des Nord Atlas (avion embarquant les paras) étaient en alerte à Fréscati aéroport militaire de Metz.

    Donc tournée discrète des popotes tant appelés qu’engagés avec cette question si on monte sur Paris que fais-tu …

    Pression constante de la hiérarchie militaire:

    Sur le coup d’état que préparait soit disant les communistes et la CGT à Paris

    Sur l’anarchie qui gagnait le pays

    Sur le rôle de l’armée de préserver les institutions.

    Un climat détestable ou ils nous fallaient être très prudent.

    Le fameux jour ou soit disant le pouvoir était vacant et a ramasser dans la rue je peux certifier que l’armée enfin la ou j’étais mais depuis j’ai eu d’autre témoignage du même genre était prête à intervenir.

    Dans quelle proportion le travail que je fis avec Yves et quelques autres auprès des copains de l’escadron aurait porté ses fruits je n’ai pas de réponse.

    Nous avons entendu toutes les réponses du soutien affirmé aux grévistes à je suis la pour servir

    Par contre la hiérarchie militaire nous est tombé dessus début juin et n ayant rien de concret ils montèrent de toute piéce une opération contre nous et nous avons échappé au « fallot « (Tribunal militaire) de très peut et grâce a un adjudant qui c’est mouillé et qui manifestement n’avait rien oublié de ses racines ouvrières….

    Ce fait montre je pense que notre travail avait porté ses fruits et gênait bcp les gradés

    Voila le témoignage que je voulais apporter sur cette période rien de glorieux dans tout cela mais juste un éclairage sur ce mensonge trop souvent répété que le pouvoir était vacant ce 29 mai ou de Gaulle rendit visite a Massu a Baden Baden et sur ce qui se passait alors dans mon régiment.

    Un dernier mot pour rappeler que la solidarité n’était pas un vain mot pour la CGT puisque comme adhérent de la CGT je percevais du syndicat (CGT Routier RATP) ce qui s’appelait le sous du soldat pas d’un grand montant je crois que c’était 20 francs de l’époque par mois mais qui faisait chaud au cœur quand le mandat arrivait

    Christian Forgeot

    Syndicat retraité CGT RATP 94

  138. 139 JACQUES RICHAUD 31 janvier 2008 à 8:00

    Danielle, lorsque personne ne s’énerve “tout devient possible” comme disait l’affreux… Tu sais autant que moi que nous n’usons pas exactement du même chemin pour espérer nous retrouver au même but ou au moins dans la même direction. Toi universitaire et si facilement entraînée dans l’argument d’autorité tu te “décarcasse” pour mettre à notre portée des infos et des fondamentaux complexes ; et tu y réussis assez bien, même s’il me semble un peu inutile “d’engueuler” ceux qui ne comprennent pas ou ne suivent pas exactement ton cheminement. Moi dans la fréquentation de nos camarades y compris militants je mesure depuis longtemps les conséquences des lacunes de la réflexion théorique en amont de toute action ou en analyse des événements qui nous entourent ; et c’est ce décryptage du “manque” et des moyens pour y pallier qui me semble si important dans la période actuelle. Oui je crois assez vain de vouloir mieux politiser 2 à 5 % de l’électorat alors que les victimes du système représentent au moins 80% de la société ! Oui je crois légitime de tenter de m’adresser à tous, non pas pour élargir la gauche à bâtir à tous ceux là en l’état de leur niveau de conscientisation, mais pour les faire entrer dans un mode de pensée qui fasse d’eux demain des “camarades” aussi respectables que ceux qui nous côtoient et peut-être même plus si leur adhésion est fondée sur une réflexion plus profonde… Utopie ? Peut-être, mais sans celle ci inutile de militer ; restons en alors au “cercle des communistes disparus” évoqué un jour, invitons-y aussi les blasés et les félons d’hier, cela nous fera des souvenirs… Je crois que ton blog peut permettre cela et c’est le sens de ma “fidélité” à ce projet enthousiasmant.
    Cela peut passer par du décryptage sémantique, du retour à l’histoire, de l’actualisation de concepts dénigrés, mais toujours aussi par le rappel de la dimension humaine des événements du monde (Gaza et ses enfants morts en hôpital privé d’électricité, Birmanie et le refus des “priorités” que certains élevaient au rang de critère conditionnel à leur positionnement, Vénézuela, Irak… Crise financière, souviens-toi “la crise qui cache la crise”… Social français et la banalité de la délation qui s’installe dans la fonction publique ou la banalité des effets de la berlusconisation des esprits)… Cela peut parfois passer par Marx ou venir d’ailleurs, mais cela nous ramène nécessairement à Marx et à un projet de changement de société qui ne peut faire l’économie de la fin de l’exploitation et de la dépossession…
    Jacques Richaud

    NB , CAIUS a aussi raison de dire “Non Danielle tu n’as pas échoué ce lieu est effectivement un espace de liberté…Mais comme il est public, malheureusement tu ne t’appartiens plus tout à fait… car d’autres s’y investissent et s’y sentent un peu co-producteur, et la “Danielle Bleitrach” virtuelle a des comptes à rendre aux autres intervenant virtuels…”
    Ceci me semble vrai, sans que ta “liberté” me semble menacée. Je crois même qu’on est jamais libre tout seul et que ce concept n’a aucun sens en dehors du collectif.

  139. 140 Stelios 31 janvier 2008 à 8:07

    Je passe boire un café après avoir lu le journal d’à côté.
    Incroyable le nombre de formes, de qualités ou défauts que l’on donne au capital !

    Moi je ne sais qu’une chose sur le capital, et la connait depuis bien avant mes 20 ans : Mes 2 mains et mon cerveau sont le seul capital que je reconnaisse !

    Dès l’âge de 8 ans je rajoutais de la valeur au sable d’une aciérie en le moulant pour des fondeurs plus âgés, je rajoute toujours de la valeur à mon jardin en le cultivant, à ma maison en l’entretenant et aux actions de l’entreprise qui m’emploie en entretenant ses machines et en exploitant un de ses ateliers.

    J’ai appris que ventre l’entièreté de mon corps, me prostituer 8 heures par jours dans une grosse boite ou une administration est préférable, et bien plus supportable que d’y vendre mes disponibilités, mes compétences 24 heure sur 24 comme le font les cadres de direction ou, soumis à vie aux banques et a la croissance de leurs exploitations pour les « indépendants » en ayant même du plaisir et quelques fois des orgasmes, dans leurs organisations sociales, économiques ou politiques.

    Non merci, je suis content d’être prolétaire et c’est le seul héritage que je souhaite laisser à mes enfants et petits enfants, leur mains et leurs têtes comme capital même s’ils sont obligés de se vendre pour le mettre en valeur, et même s’il sont exploités par des fainéants qui s’approprie les plus values de notre travail … ils ne sont rien sans nos mains et nos têtes. Je suis fâché parce que certains qui se disent de gauche, qui se disent communistes combattent et détruisent la seule force qui nous reste, la seule valeur de notre être, notre force de travail ce capital qui donne à l’humanité un visage en produisant son histoire.

    Allez santé, je vous aimes tous !

    Stelios

  140. 141 JACQUES RICHAUD 1 février 2008 à 12:38

    “ils ne sont rien sans nos mains et nos têtes.” Tu as raison Stelios; raison de plus pour ne pas se laisser déposséder; mais raison aussi pour ne pas déléguer le pouvoir aux complices des prédateurs, même se disant “de gauche”.Fraternité, Jacques Richud

  141. 142 JACQUES RICHAUD 1 février 2008 à 1:04

    BUREAU INTERNATIONAL DU TRAVAIL : ILS ONT FUME LA MOQUETTE OU QUOI ?

    Le Bureau International du Travail (BIT) évalue singulièrement la situation mondiale de l’emploi. Il retient en 2007 une croissance mondiale de 5,2% qui aurait créé 45 millions d’emplois, mais sans faire reculer le chômage qui affecterait 189,9 millions de personnes…
    Mais de quelle planète parle le BIT ? Celle de 7 milliards d’hommes ? Si c’était le cas le chômage annoncé ne concernerait que 2% de la population mondiale !
    Il doit y avoir un mode de calcul singulièrement pervers puisque ce taux d’emploi proche de 98% n’est atteint dans aucun des pays «développés » et chacun sait bien que la situation est pire encore dans les pays «moins avancés » …
    Si les institutions internationales construisent une représentation fantasmatique des performances et des effets du système capitaliste qui nous domine, rien d’étonnant à ce que soit perçue la «mondialisation heureuse » (comme l’écrivait Alain Minc) comme l’aboutissement d’une épopée idyllique pour toute l’humanité.
    Lorsque la propagande sévit au plus haut niveau des organes de réflexion ou de décision mondiale, c’est à ce niveau là aussi qu’il faut orienter nos offensives.
    NB : Cette info brève (189,9 millions de chômeurs dans le monde) est rapportée dans l’Humanité Dimanche (nos 96, 31 janvier 2008) sans le moindre commentaire critique ou interrogation sur la crédibilité du chiffre avancé. Si HD participe aussi à l’enfumage de nos pensées, nous devrons sortir du brouillard par nos propres moyens (Mais nous y reviendrons bientôt dans un nouvel exercice de «décryptage » )
    Jacques Richaud 31 janvier 2008

  142. 143 socio13 1 février 2008 à 6:23

    Le BIT n’a pas fumé le moquette, j’ai d’ailleurs fait la semaine sernière un article ici sur ce rapport qui est trés intéressant et je regrette une fois de plus que personne ne l’ait lu… Parce qu’il témoigne d’une chose essentielle actuellement et dont en particulier les Chinois sont trés conscients, la nature de l’emploi offert détermine ou non la résistance à la crise.Il faut en particulier analyser trois “marchés” : deux qui sont trés mobiles en lien avec la rotation du Capital, les technologies, les capitaux ou le financier et un qui est peu mobile l’emploi.
    Si on lit bien ce rapport il n’y ait pas question d’emploi salarié mais aussi d’emplois dits “informels”à moins d’un dollar par jour par membre de la famille. C’est malheureusement le cas dans tout le tiers monde. En Afrique ça a été même la politique voulue par le FMI alors impulsé par Mac namara (le conseiller de kennedy qui avait déjà à prendre à son compte l’intervention nord américaine au Viet nam), ce qu’on appelle les politiques d’ajustement structurel, les Etats-Unis, les occidentaux ont découvert la dette et ont imposé le démantélement(1) des Etats et prôné la libre entreprise c’est-à-dire la grande misère de l’informel.
    Il faut donc quand on parle des pays émergents et de leur exploit économique considérer la structure des emplois offerts. Par exemple on dit souvent que la fragilité de la Chine est qu’elle est un grand atelier pour l’occident, c’est vrai mais les Chinois grâce à la planification et sous la pression des luttes sociales accélèrent la transformation des technologies et des qualifications, là dessus il faut relire les excellents articles sur ce site sur l’industrialisation et les campagnes en Chine. La nouveauté la plus récente est en Chine comme au Viet nam une tendance à la hausse des salaires. On retrouve le problème dans un pays comme le Venezuela ou le gouvernement Chavez a enregistré une importante évolution des emplois vers des emplois plus stables, de meilleures qualités, cela en correspondance avec l’effort énorme vers l’éducation.
    L’Inde est souvent considérée comme la mieux placée dans la lutte contre le sous développement parce qu’ayant à la fois une masse encore plus sous développée que la Chine et des couches dites moyennes en fait une élite qui depuis toujours est le moteur de “la démocratie” indienne a beaucoup de gens hautement qualifiés plus que n’en a la Chine.

    Donc ce rapport avait le mérite, ce que je tentais d’expliquer, de nous montrer le talon d’Achille de ce qu’on appelle les pays émergents, la course terrible que ces pays mènent contre le sous développement. Peut-être quelqu’un aura-t-il la bonté de s’intéresser à ce que j’ai écrit et encore hier sur le financier qui termine justement sur la question de l’échange inégal et la véritable vulnérabilité de ces pays en suivant les analyses de samir Amin.

    danielle Bleitrach

    PS quelqu’un a-t-il vu le sujet d’actualité consacré à la Société générale ? J’ai été frappée par la manifestation des employés sur le parvis de la Défense, non seulement ils avaient tous le pannonceau “We un coeur la société générale” imitant celui de New York mais la seule banderole qui était en français incrivait “NON au dementellement(sic)” on voit à quelle culture ces gens appartiennent. Il y a eu dans la presse patronale un article que j’ai failli inscrire ici sur les “moines-soldats traders” qui racontait comment la société générale avait innové en recrutant ses cadres non pas à partir des grandes écoles, système typiquement français mais en mettant en compétition sur le tas les “traders”, ceux qui faisaient des gros bénéfices et ils ne pouvaient le faire qu’en flirtant au moins avec l’illicite, en allant jusqu’au gouffre et en se retirant à la dernière minute, une espèce de jeu psychologiquement proche de la course en voiture de la fureur de vivre où l’on se jette hors portière quand la voiture chute déjà de la falaise, un jeu virtuel sans limite, donc ceux qui faisaient de gros bénéfices recevaient d’abord des primes ensuite étaient promus comme cadres dirigeants. peu à peu tous les cadres étaient issus de ces pratiques.


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