Ariel Wizman, nous voulons des preuves que vous n’êtes pas aussi stupide que vous en avez l’air.
M. Wizman,
Lors d’une inoubliable émission de télévision dont j’ai oublié le nom (*), vous vous êtes permis de faire des commentaires sur Hugo Chavez et le Venezuela. C’est votre droit, évidemment. Enfin, plus le votre que le mien, moi qui n’aurait jamais le moindre accès à un média important, mais passons. Ce droit vous est acquis de part votre qualité de… “journaliste” je suppose.
Je ne connaissais d’ailleurs pas vos talents de commentateur de politique internationale, tellement je vous avais assimilé à la rubrique “où sortir ce soir ?” de Canal. Vous aviez tellement l’air de savoir de quoi vous parliez que j’ai eu la faiblesse de dresser l’oreille sur des propos tenus à la télévision française - chose qui m’arrive très rarement.
Helas, vous m’avez déçu, c’est le moins que l’on puisse dire. Le droit de raconter des conneries existe en démocratie, n’est-ce pas M. Wizman ? Enfin, c’est plus votre droit que le mien, un droit acquis toujours selon les mêmes principes et conféré par votre qualité de… quoi déjà ?
Vous êtes donc parti dans une tirade anti-Chavez, probablement pour contrer un peu toute la propagande pro-Chavez déversée par les médias français. Intention louable s’il en est une. Et courageux avec ça. Digne de l’esprit de chenapans qui régne sur les plateaux de Canal Plus.
Vous avez donc parlé de Chavez, vous avez parlé de sa mainmise sur les médias de son pays, j’ai entendu “antisémitisme avéré” (quelle originalité, M Wizman. Mais aussi quelle bêtise…), j’ai entendu “régime rouge-brun”… J’ai même entendu “escadrons de la mort”.
Graves accusations s’il en est… J’ai cru que vous aviez dévié sur la Colombie d’Uribe, mais non, il s’agissait toujours du Venezuela et, sauf si j’ai raté quelque chose au passage, de l’année 2007.
Etrangement, tous les témoignages recueillis sur le Venezuela contredisent environ 99,9% de vos dires. Et c’est la première fois que j’entends une accusation d’une telle gravité. Alors M. Wizman, grand reporter devant l’éternel des nuits chaudes de Caracas, je vous invite à étayer vos affirmations.
M. Wizman, dites moi si je dois changer de relations et de sources d’information, ou si vous n’êtes êtes tout simplement que ce que vous aviez l’air d’être ce soir là : juste un imbécile de plus dans les média ?
Pas très cordialement,
Viktor Dedaj
“chef, on en a trouvé un autre, et ça commence à faire beaucoup”
(*) http://www.dailymotion.com/video/x3jt5a_chavez-intermittent-du-spectacle_news
__._,_.___ CUBA SOLIDARITY PROJECT
mr dedaj
vous parlez un peu légèrement de ce mr wizman dont vous semblez méconnaître la profession
oui, mr wizman est journaliste, sur canal +, mais pas uniquement. Mr Wizman est aussi une belle plume, qui officie donc également dans la presse écrite
il est l’éditorialiste du journal Gala, et je vous prie de croire que son impertinence - une qualité journalistique reconnue, égratigne en permanence les membres influents de la jet set. Récemment encore, il fustigeait une baronne, coupable à ses yeux d’une faute de goût impardonnable - et je vous prie de croire qu’il n’y allait pas avec le dos de la petite cuiller (celle par laquelle il renifle, l’inspiration qu’on dit)
je dis ça, c’est parce que j’ai eu quelques rendez-vous chez le dentiste, corporation dont on ne dira jamais assez tout le bien qu’elle fait à la presse écrite, car à moins d’avoir mal aux dents, je ne lis que très peu cet organe et là, j’ai été ébloui par l’insolence de ca grand reporter, toujours sur le terrain, les salons, les grands hôtels, les boîtes de nuit…
quand on sait cela, on ne peut qu’adhérer aux propos de mr wizman sur le venezuela; il sait de quoi il parle; quant à confondre avec la colombienne j’en doute…
Merci pour ces précisions. J’en suis tout confus et je m’en veux d’avoir pu, par mon ignorance qui confine à la négligeance coupable, maltraiter ainsi ce garçon.
Quant aux exploits de la baronne, ne dites plus rien. Chercheriez-vous à briser toutes mes illusions ?
“chef, on en a trouvé un autre, et ça commence à faire beaucoup”
Permettez-moi de rajouter une question angoissante : et nous, on est combien, déjà ????