Imaginez une famille endettée, le juge découvre que les parents ont dépensé pour les vacances tous leurs revenus de l’année: salaire, prestations sociales, tout y serait passé. Cette famille inconséquente n’aurait droit à aucune indulgence. Chassée de son logis dont on aurait au préalable coupé le gaz et l’électricité. La plupart des familles endettées l’ont été parce qu’elles se sont trouvées au chômage, l’entreprise a délocalisé, parce qu’avec la montée des prix de l’euro les salaires ne suivent pas, que l’on emprunte pour couvrir l’emprunt précédent, parce que la banque fait pression sur le découvert. Au passage quand on reçoit la somme, il est fréquent que pris d’une crise de consumérisme la dite famille achète un objet dont tout le monde rêve… 20% des familles françaises connaissent un endettement excessif et sont entrés dans la spirale des prêts faciles avec promesse de petits remoursements mais avec des taux d’intérêt tels qu’il y a fragilisation …
Danielle Bleitrach
L’angoisse au quotidien de centaines de milliers de Français
Oui mais il ne s’agit pas d’eux, qui ces pauvres gens intéressent? Il s’agit du Président de la République française. Au passage avant de parler de lui, notons l’énormité de notre manière de voir le monde . Ici même dans ce blog il y a un article, le procès d’André Gérin, un maire d’une ville ouvrière qui se bat pour que l’on ne coupe pas le courant à de pauvres gens, et ce dans le silence général y compris du journal l’humanité. L’élu communiste est en train de faire jurisprudence pour desserrer l’étau et non seulement le journal des communistes se tait, mais un site recensé officiellement comme ouvrant le débat pour les communistes invente le même jour d’ignobles calomnies. Pourquoi parce que cet élu a osé affirmer qu’il voulait un vrai parti communiste, proche des gens ayant des difficultés, pas le conglomérat qui a conduit à la catastrophe des présidentielles. C’est son droit, oui mais voilà les partis politiques en France ont la bouche pleine du mot démocratie, ils s’érigent en défenseur vertueux du pluralisme… pour l’Irak, Iran, Cuba, le Venezuela, mais pas pour eux mêmes, donc ils doivent calomnier les “dissidents” comme la seiche jette de l’encre pour qu’on ne parle pas de l’action de ce maire, du point d’appui de cette action pour d’autres familles, dans d’autres lieux.
Parce que pour eux la démocratie ce sont les Etats-Unis, c’est la caricature européenne, c’est leur propre fonctionnement mais ce n’est pas de privilégier la défense du peuple., de lui donner le droit à la parole….
Une espèce de folle qui se prend pour une louve et qui sort à peine du PS hurle à la mort contre le député communiste, mieux elle justifie la censure de l’humanité, la calomnie du site en déclarant que les partis, les sites, les journeaux sont des entreprises privées qui donnent la parole à qui ils veulent, censurent légitimement. Pendant que trois ou quatre crétins la félicitent de tant de claivoyance.
Voilà les conditions de la bataille de celui qui veut défendre une famille endettée… Comprenons bien le surendettement n’est pas un phénomène marginal, qui releverait d’une ONG charitable, il s’agit d’un phénomène politique dont les conséquences risquent d’entraîner une faillite plus générale dans des pays où c’est la consommation qui maintient la vigueur de l’économie. Déjà aux Etats-Unis, la crise est là, dans l’immobilier en particulier, les familles ne peuvent plus compenser l’insuffisance des salaires par des prêts. Donc voilà une vraie question qu’il faudrait traiter au grand jour et pas seulement en invitant la France à plus travailler, à faire des heures supplémentaires alors que l’individu surendetté vit une crise globale (1).
C’est là qu’il y a danger à confondre politique et “morale”, “morale” réactionnaire qui toujours s’exerce sur les mêmes…. Non on ne traite pas du problème en regard de à qui ça profite, à qui ça nuit… Il faut un principe de “neutralité” en économie, c’est-à-dire en politique… La morale est celle de l’aigri qui déteste son voisin… Alors on se dit que Sarkozy a raison : celui qui veut travailler y arrive, il faut retrousser les manches… C’est bien le discours de Sarkozy, il transforme l’individu en crise en sujet de son propre malheur et ne touche surtout pas au système des profits, à la pression sur le travail, au contraire, donc imaginez que dans le dossier d’un surendetté on découvre que la dite famille a dépensé dans ses vacances tous les revenus de l’année… Pas de pitié… Le cas n’est pas défendable… Et s’il est basané plus de quartier, il faut virer ces fainéants, ils n’ont qu’à rester chez eux… Sarko le leur a bien dit : plus de repentance…
Pas plus que n’est défendable aux yeux de certains, le député communiste qui tente de défendre ceux que “la justice” stigmatisent, ceux que les politiques laissent tomber, ceux qui vivent au quotidien l’enfer de l’endettement : 20% de Français…
Et à qui ça profite ce silence, ces calomnies ? C’est toute une vision du monde, elle m’a fait affirmer que Sarkozy est aujourd’hui l’expression de la “nature politique” de la France et que la corruption est profonde.
Pendant ce temps-là le Président qui a fêté son élection au Fouquets avec des milliardaires, des pipoles qui refusent de payer des impôts, est allé se reposer sur le yacht de Bolloré (Havas), ce président là désormais se dit invité aux Etats-Unis (par qui ?) pour des vacances de potentat du pétrole. Ses vacances représentent l’équivalent de ses revenus de toute une année.
Quelle famille française pourrait consacrer à ses vacances la totalité de son salaire annuel ? Pourtant c’est bien ce que fait le Président…
Les vacances du nouveau riche, non du Président des Français :
Comme le dit le Monde du 04-08-07(article de Christophe Jakubyszyn)
”Nicolas Sarkozy, sa femme Cécilia et leur fils Louis passent leurs vacances, depuis jeudi 2 août, dans une luxueuse propriété située au bord du lac Winnipesaukke, dans le New Hampshire aux Etats-Unis. Cette villa, propriété d’un ex-vice président de Microsoft, Mike Appe, est louée par l’agence immobilière Yankee Pedlar Realtors, située dans la même ville. D’une superficie d’environ 2 000 m2 sur un vaste terrain, elle compte huit chambres et peut accueillir une vingtaine de personnes au total. Elle dispose de quatre emplacements pour bateau, d’un spa, d’une pièce réservée au cinéma, d’une Xbox room – du nom de la console de jeux de l’éditeur de logiciels Microsoft – et d’une plage privée.
Contactée par Le Monde, l’agence immobilière Yankee Pedlar Realtors confirme : “La famille Sarkozy réside dans cette maison que nous avons louée pour deux semaines, au prix de 30 000 dollars [21 790 euros] par semaine.” Face aux interrogations montantes sur les conditions de cette villégiature, l’Elysée a diffusé un communiqué dans l’après-midi de vendredi : “Monsieur et Madame Sarkozy sont en vacances, à l’invitation d’amis, dans une maison située au bord d’un lac à deux heures de route de Boston.” Et l’Elysée d’ajouter : ils “s’y sont rendus en famille par vol régulier”.
Air France confirme également que la famille Sarkozy a bien emprunté un vol de ses lignes, jeudi, entre Paris et Boston. Le président n’était pas invité par la compagnie. Il a donc acquitté le prix des billets d’avions qui se situe, selon la compagnie, entre 5 800 euros pour un vol aller-retour en classe affaires et 13 200 euros pour un vol en première classe.”
Qui paye ? Et qu’attend le donateur en retour ?
Le député de l’Aisne René Dosière (app. PS), auteur de L’Argent caché de l’Elysée, avait auparavant demandé vendredi “qui” payait les vacances du président de la République aux Etats-Unis, estimant leur coût supérieur à sa rémunération annuelle.
“Officiellement, la rémunération du président, qu’il fixe lui-même, est en gros de 6 000 euros par mois”, a rappelé le député. Une telle dépense “ne peut pas être supportée par le président puisqu’elle représente – si l’on ajoute le transport – la totalité de sa rémunération annuelle”, a estimé M. Dosière. “Quel Français peut consacrer à ses vacances la totalité de son salaire annuel?”, s’est-il demandé.
M. Sarkozy a déposé après son élection une déclaration qui faisait état d’un patrimoine totalisant 2,04 millions d’euros, principalement en assurance-vie. En janvier 2007, son équipe de campagne avait précisé qu’il avait payé pour la première fois un impôt de solidarité sur la fortune en 2006, pour une base imposable d’environ 1 137 000 euros.
Quelles sont les relations exactes entre le Président français et les Etats-Unis ?
On peut être un franc réactionnaire et avoir l’amour de sa patrie…. Avoir le goût des autres civilisations, être humaniste… Oui je crois que cela peut exister… Mais quand on méprise les autres peuples, quand on respecte que la force, on devient les serviteurs des puissants même si on accède aux plus hautes fonctions.
Vendredi soir, l’Elysée soulignait que le couple Sarkozy s’est rendu dans cette maison “à l’invitation d’amis”. L’agence immobilière américaine précisait : “La location a été faite par quelqu’un d’autre, pour eux.”
Cela pose un certain nombre de problèmes, ou les ressources de Nicolas Sarkozy ne sont pas celles qu’il déclare, ou il est réellement invité et par qui ? Par un Français, par un étasunien ? Et qu’attend en retour le généreux amphitryon ? Quel retour sur investissement comme on dit dans “leur”monde…
Puisque nous sommes en vacances amusons-nous à faire oeuvre d’imagination, il faudrait la plume d’un John le Carré. Il s’avère que j’ai lu cet été, lecture de plage “La tragédie du Président” de Giesbert. On y suit la vie presque intime des responsables politiques français, le paradoxe d’un Chirac homme de gauche, disons radical, portant le drapeau de la droite et Mitterrand, homme de droite portant le drapeau de la gauche, leur rencontre, leur amitié qui aboutit au combat de Mitterrand en faveur de Chirac contre balladur mais aussi contre Jospin (2). A priori ce n’est pas le niveau de la politique sur lequel je réflechis, mais c’est pourtant celui de Machiavel qui tient compte des passions et des caractères. Si vous lisez la biographie à deux voix de Fidel Castro par Ignacio Ramonet et je ne saurais trop vous recommander cette lecture, vous verrez que Fidel sait tenir compte de toutes les dimensions du politique, celles qui relèvent du combat de classe, de l’impérialisme, mais aussi des caractères, de la manière dont un adversaire politique peut ou non s’élever jusqu’à l’intérêt national ou demeurer un porc imbécile à courte vue…
Donc il me semble que nous ne mesurons pas assez comment des données de politique structurant, les intérêts de classe , l’impérialisme, l’indépendance ou la soumission nationale peuvent former une alchimie particulière avec les passions individuelles. Faute d’avoir la culture politique d’un Machiavel, d’un Fidel, nous sommes devant un peuple qui se laisse avoir seulement par ce qu’il soupçonne de passion individuelle, le caractère qu’il leur prête dans la comédie du pouvoir et celle des alcoves. Cette vision actuelle de la politique où un président de la République est l’équivalent de l’héritière folle de l’empire Hilton, ils font vendre du papier, c’est la disparition de l’espace public dirait Habermas, celui où se construit le choix politique, l’analyse des arguments, des coûts et des avantages, la confiance dans les dirigeants et dans le militant aux côtés duquel on se bat. L’espace public s’est complètement privatisé pour être livré comme nouvel opium d’un peuple souffrant, pour qu’il puisse se repaître d’une vie par procuration… Plus de nation, plus de combat de classe, disparus avec les héros de Germinal, le temps est celui du marché tout est à vendre…
Mais revenons aux vacances étasuniennes de Nicolas Sarkozy. Il y a une dimension de l’affaire Clearstream sur laquelle il a été peu insisté, il me semble que Dominique de Villepin était convaincu que Nicolas Sarkozy était stipendié par les Etats-Unis. Le gouvernement Bush souhaitait faire payer à Jacques Chirac et à lui-même leur opposition à l’invasion d’Irak et plus généralement à toute leur politique au Moyen Orient. Les Etats-Unis et leur alliés israéliens avaient selon cette hypothèse peu à peu tissé un réseau d’intérêts, grands patrons, multinationales, groupes et réseaux d’influence, pour que le nouveau président français soit leur obligé. Dominique de Villepin et peut-être jacques Chirac en étaient-ils totalement convaincus, ce qui expliquerait la folle affaire Clearstream : on avait enfin la filière du financement étranger de Nicolas Sarkozy. C’était un piège dans lequel le bouillant Dominique de Villepin, déjà affaibli par le CPE, est tombé à pieds joints… Nicolas Sarkozy ne mangeait pas dans cette filière là…
Mais les vacances de Nicolas Sarkozy font ressurgir les interrogations sur les liens de notre Président… Sur qui lui paye des vacances dans un palais des Etats-Unis ?
Vous me direz que si Nicolas Sarkozy était bien l’homme des Etats-Unis comme il est celui des multinationales et des grandes fortunes, il aurait mis un peu plus de discrétion dans le choix de ses vacances. L’énormité du comportement très “nouveau riche” du président, incapable de se priver de toutes les jouissances et de tous les excès de son nouveau statut, plaide pour une certaine “innocence”.
Mais le personnage partage beaucoup de choses avec les néo-conservateurs et pas seulement la vision du monde et de la suprématie des forts sur les faibles. Il y a sur le fond une conviction totale de leur impunité, de la nécessité et de la facilité de la manipulation qui n’a pu être que renforcée par la campagne électorale et les quelques semaines post-électorales. Il y chez Nicolas Sarkozy a un côté Tapie, voyou étalant les turpitides convaincues qu’elles relèvent du bon sens et que donc les Français jouisseurs ne peuvent que les partager, une complicité du “ventre”, celle entre maquignons : tout individu est à vendre l’important est de s’entendre sur le prix, sur le rapport qualité (médiatique) et le prix… Cette propension à concevoir l’exercice du pouvoir comme le prix de rapines et de raids biens conduits peut mener Nicolas Sarkozy à n’importe quelle folie…
Le lien entre Blair et G.W.Bush semble s’être noué sur une conception churchilienne de la relation privilégiée Etats-Unis- Angleterre et sur la rencontre entre deux fondamentalismes religieux. Le lien qui est en train de s’établir entre le Président Français et les Etats-Unis relève d’une jouissance de nouveau riche inculte pour qui la boulimie de plaisirs, d’agitation exige la première puissance du monde, idéologiquement et pourquoi pas financièrement … Une sorte de vulgarité comparable à celle qui pousse en ce moment son copain Johnny vers la conquête de Las Vegas…
Jusqu’à quand pourra-t-il s’exercer une fascination entre le comportement d’un voyou sympathique à la Tapie et l’anarchisme de droite français ? Moi si j’étais à sa place j’en profiterais aussi !!! Dans le fond le système repose là-dessus comme pour Tapie… Avec le même franc parler, la même absence de scrupule…
Mais il y a le coût de la vie qui grimpe, le prix des légumes (3) sans parler de celui des cigarettes et surtout de l’électricité, les “franchises” de la sécu… La distance se creuse entre la famille endettée et Sarkozy dépensant pour ses vacances une année de revenus à plus de 6000 euros par mois… Surtout si on considère que derrière cette manière de dépenser à profusion il y a d’autres gens qui en tirent encore plus de profit sur notre dos.
C’est pour faire percevoir la totalité du système que nous avons besoin d’un parti communiste, un parti qui ne se contente pas de dénoncer Sarkozy mais de montrer que celui-ci n’est que la pointe visible de l’iceberg, et que si l’on ne change pas le système, il y aura d’autres individus y compris à gauche pour jouer le rôle.
Danielle Bleitrach
(1) Le fichier national des Incidents de remboursement des crédits au particulier est la source d’information chiffrée. 195.000 dossiers passant en jugement en 2006. Les profils montrent que le surendettement est lié à des accidents de parcours, divorce, maladie, chômage, c’est une série de problèmes qui s’abattent sur un individu souvent isolé.
(2) Franz-Olivier Giesbert. la trazgédie du président. scènes de la vie politique 1986-2006. J’ai lu. C’est d’une lecture agréable, l’auteur a visiblement écrit avec les caractères de la Bruyère et les mémoires de Saint Simon ouverts devant lui, il y a pire comme références… On y apprend beaucoup sur les individus mais le prisme politique est celui d’une gauche caviar ce qui limite beaucoup l’intérêt de l’ouvrage. Une conception très étriquée, très médiatique de la politique.
(3) Vous remarquerez à quel point les mises en garde de Fidel Castro contre le développement des bio-énergies s’avèrent rapidement d’actualité, puisqu’on nous dit que l’augmentation de notre nourriture est déjà lié à ce développement. Il faut toujours lire attentivement Fidel… Il y a qu’un domaine où je refuse de m’intéresser à ce qu’il raconte c’est sur les jeux pan américain… Il n’a pas tort sur le vol des sportifs comme celui des cerveaux, mais moi un boxeur fut-il cubain c’est pas mon truc…
Les vacances du petit Nicolas
Nicolas nous le dit et nous le répète : “Il n’y a pas de mal à vivre dans le luxe, et à gagner beaucoup d’argent, tellement d’argent qu’on peut tout acheter. Après tout, ceux qui ont de l’argent le méritent, grâce à eux il y a des emplois, l’économie tourne et l’argent circule, ça permet à ceux qui n’ont pas d’argent d’espérer aussi de devenir riches, si ils en ont la volonté, si ils font de vrais efforts pour y parvenir. Mais attention, dans la compétition il y a ceux qui perdent et il y a ceux qui gagnent, moi j’ai toujours rêvé que les gens se mettent bien ça dans la tête, qu’ils acceptent enfin la réalité des choses et si j’ai aujourd’hui beaucoup de pouvoir je dois l’utiliser à leur faire encore mieux comprendre qu’en fin de compte ce ne sont pas les patrons qui sont responsables de leur mal-vie mais que ce sont eux qui n’ont pas fait ce qu’il fallait pour devenir riches, eux aussi.”
Nicolas est un militant, un vrai. Même en vacances il fait de la politique. Il aime les photographes, il aime la presse surtout quand elle parle de lui. Même plus que cela, la presse il l’adore car elle parle beaucoup de lui. Trop ? Ce ne sera jamais trop, car même en vacances, Nicolas milite pour ses idées et ses idées sont éclatantes d’évidences. Lui enfin, il bouscule les tabous, il n’a pas peur de montrer que ses amis sont riches, très riches, qu’ils font partie des plus grandes fortunes de ce monde. Nicolas fait de la politique, même en vacances !
Nicolas aime le luxe. Des vacances dans un camping-car, ou sous la tente c’est pas vraiment son truc. Même si pour montrer qu’il est avec le peuple, il serait prêt à se taper, allez, trois jours de camping au Tréport avec des ouvriers des Ardennes en faisant venir les rédactions parisiennes à une conférence de presse “improvisée” dans un restaurant où l’on mange des moules frites, faut quand même pas exagérer, chacun à sa place. Lui c’est aux Etats-Unis d’Amérique là où des princes et des princesses, des PDG et des stars se croisent sur leur bateau de luxe. Nicolas est parvenu au stade suprême de la gloire, protection rapprochée, village de riches américains pavoisé aux couleurs de la France, rencontre avec le chef de l’empire, cool , super cool pour le petit Nicolas, la vie a le goût du bonheur et le petit Nicolas ne regrette vraiment pas de s’être engagé en politique très jeune.
Le luxe, l’argent, le pouvoir, c’est ce que les amis du petit Nicolas appellent la liberté. Ils y tiennent beaucoup à leur “liberté”, tellement d’ailleurs qu’ils n’hésitent pas à déclencher des guerres, à faire régresser les lois, à réprimer ceux qui n’acceptent pas que la liberté des riches soit gagnée sur la misère du monde, sur l’extension de la pauvreté, sur l’exploitation de milliards d’être humains.
Allez profite de tes vacances petits Nicolas : dans ton luxe obscène, tu nous dévoiles ta vulgarité, celle d’un chef de clan qui sera balayé par l’Histoire. Tes gesticulations médiatiques n’ont d’égales que ta faiblesse de pensée, et la pensée, elle, elle ne s’achète pas. Au fond c’est bien ce qui t’embête toi et tes amis, que les pauvres, les prolétaires se mettent à penser aux causes de leurs souffrances et qu’ils décident de ne pas te suivre dans ta pauvre petite vision du monde tellement kitsch et tellement manichéenne que jamais tu ne pourras comprendre la dialectique de la lutte des classes. Mon pauvre petit Nicolas, la bourgeoisie a eu ses grands hommes, cette époque est révolue. Spirituellement, philosophiquement, tu n’es qu’un vestige qui ne se maintient qu’à la lumière des sunlight de ton showbiz. Le crépuscule arrive pour toi et les tiens. Le moment est venu d’allumer d’autres feux.
Jean-Paul Legrand
http://creil-avenir.com
jean Paul Legrand comme on dit tu te la joues “perso”…
Premièrement tu ne lis pas mon texte , n’y réponds pas, je dirais même que le tien dont tu sembles si fier va a contrario de ce que je réclame dans mon article : une analyse politique qui ne s’arrête pas à Sarkozy mais reconstitue ce qui permet à un personnage aussi vulgaire de prendre à la hussarde notre vieux pays, d’étaler les vices comme s’il s’agissait de vertu. Qu’est-ce qui en nous autorise cela ? En quoi le capitalisme auquel de fait nous adhérons aboutit-il à une telle expression politique ? Et que l’on arrête de personnaliser le problème,comme s’il suffisait d’en finir avec Sarkozy pour en finir avec ce système. Nous marxistes avons des armes théoriques pour penser la complexité. Il faut retrouver ce que Lukacs réclame pour la compréhension “la totalité”, et pas ces petites pochades, cette manière de geignement que l’on confond avec la lutte, bref le style actuel de l’humanité, la vacuité, le vide, la vulgarité . Donc tu n’as pas lu ce que j’écrivais, tu es venu faire de la pub… Pour toi et ton site, sans avoir même la politesse de lire et de t’intéresser au nid sur lequel tu déposes ton oeuf…
Tout à fait le contraire de ce qui se passe dans ce site à l’ordinaire si l’on peut dire puisque visiblement cela n’a rien d’ordinaire…
Une pub à sens unique puisque, alors que je ne cesse de protester contre la censure, la calomnie du PCF, ton site se garde bien d’intégrer mon blog à ceux que tu reccommandes et qui sont à 100% dans la ligne… Courageux mais point téméraire…
Voilà l’autisme typique du “militant”, on croit qu’il suffit de jeter un tract dans une boîte, de l’encombrer de prospectus pour avancer… Agir comme cela c’est non seulement grossier mais inefficace.
Je ne souhaite pas d’afflux sur ce site, je veux des gens en qui j’ai confiance… J’ai connu dans ma vie des gens qui en vallaient la peine, la plupart étaient communistes ils étaient plus vieux que moi, avaient connu la torture… C’étaient des ouvriers, des intellectuels, tous droits et dignes… j’espère que la vie m’offrira d’autres rencontres… je veux au moins du respect, de la sincerité, de l’inquiétude sur les conséquences de nos actes… je dis toujours en plaisantant que je voudrais mettre un écriteau sur ma vie: “laissez cet endroit aussi propre que vous l’avez trouvé en entrant”.. Faisons un effort de simple politesse…
Veux-tu changer de manière d’agir et ce sera avec une grande joie que je t’accueillerais… Un peu de respect si ce mot a du sens pour toi…
danielle Bleitrach
Danielle,
Je conviens avec toi que ma façon de faire a sans doute été un peu rapide. Je partage avec toi l’idée qu’il faut procéder à des analyses plus sérieuses, plus poussées et ne pas se limiter aux personnalisations. J’ai lu ce que tu as écrit et j’apprécie en général ce que tu écris, que je lis sur Bellaciao même si je regrette parfois chez toi ce que je perçois comme une forme de profonde amertume. Je venais de découvrir ton site et je ne pensais pas te heurter en t’envoyant mon article qui est effectivement un billet d’humeur et seulement cela et qui n’ a pas la prétention d’une analyse critique du rôle de Sarkozy dans le dispositif de la grande bourgeoisie.
Je te rassure, et je le fais avec plaisir en toute camaraderie, j’ai l’intention dans les prochains jours de mettre un lien vers ton site et de faire référence à tes réflexions.A ce sujet tu remarqueras, si tu observes avec attention, que les liens qui sont sur mon site ne sont pas tous des liens avec des sites officiels du PCF et que je suis tout à fait ouvert à d’autres.
Je ne comprends pas bien le ton acerbe que tu emploies à mon égard, même si encore une fois je regrette que tu aies vécu le dépôt de mon papier sur ton site comme un manque de politesse et d’intérêt à ton travail.
Au contraire, je m’intéresse à tous ce qu’écrivent les militants communistes. Je suis moi même un militant du PCF depuis 1972 qui ne se contente pas de déposer un tract dans la boïte aux lettres, mais qui rencontre chaque semaine les gens des quartiers populaires de ma ville de Creil et qui se rend tous les jeudis à la rencontre des ouvriers de l’usine Goss international (fabrique de rotatives de presse) et mon expérience me conduit à une réflexion que je souhaite la plus collective possible, même si je ne m’interdis pas de dire ce que je pense et de la façon que je souhaite le dire et c’est aussi pour cela que j’ai créé un blog. Je serais heureux de partager avec toi cette expérience car ta réaction est une invite d’une militante communiste que je respecte qui en appelle à la sincérité. Oui Danielle comme toi je suis sincère et comme chacun je suis singulier.
Sache que je ne connais pas suffisament tes idées et positions pour en juger et que je ne demande qu’à mieux les connaître. Je ne me base pas sur ce qu’on pourrait dire de Danielle Bleitrach ou d’un autre camarade, mais sur ce que chacun dit et fait. Et que ce serait avec plaisir que j’échangerai avec toi.
Mais sache aussi que le simple fait que tu te positionnes pour défendre la révolution cubaine est pour moi un critère d’une très grande importance. J’estime en effet que le PCF ne joue pas le rôle qui devrait être le sien sur le plan international, qu’il semble avoir abandonné des positions internationalistes qui sont pourtant fondamentales pour envisager la construction d’une société socialiste en France. Je crois qu’il s’agit d’un enjeu fondamental du prochain congrès. Si tu as l’occasion de lire certains de mes textes sur le Vénézuela (publiés sur Bellaciao) tu verras que j’essaie d’apporter ma modeste contribution à ce combat.
Plus mon expérience politique grandit, plus je suis convaincu qu’il ne peut y avoir de lutte anti-capitaliste conséquente sans internationalisme et la révolution bolivarienne est à cet égard exemplaire.
Je suis convaincu que les communistes, tous les communistes doivent entreprendre un effort théorique important sans lequel nous ne trouverons pas le chemin de l’unité et de la construction du parti révolutionnaire de notre temps. Pour ma part cela passe par une clarification du rôle du PCF : un parti accompagnant la social-démocratie dans la gestion de la crise du capitalisme et de l’impérialisme ou un parti utile aux citoyens pour qu’ils organisent leur autonomie révolutionnaire et choisissent la lutte pour une société socialiste, c’est à dire anticapitaliste et développant la démocratie autogestionnaire ? Il parait que tout cela c’est de la langue de bois ? Mais ce sont pourtant des concepts fondamentaux que la bourgeoisie, les sociaux démocrates, tous les antimarxistes de tous poils ont voulu enterrer avec la disparition de l’URSS, mouvement accentué au sein même du parti du fait qu’une confusion a été entretenue entre ces concepts (qui demeurent valides pour notre monde et notre société) et les pays qui se réclamaient du socialisme.
J’ai écrit sur Bellaciao ce témoignage , de ce travailleur vénézuélien vivant dans un village pauvre que j’ai rencontré cet été lors de mon séjour là bas. Je peux te dire combien j’ai été ému et combien j’étais fier de ce que font nos camarades cubains. Grâce à Cuba révolutionnaire, grâce à la révolution bolivarienne, cet homme qui vit dans ce village reculé à l’est du Vénézuela a retrouvé l’usage de ses jambes, grâce à la solidarité internationaliste qui se traduit dans des politiques de santé impensables auparavant pour les plus pauvres. Tu imagines Danielle ce que j’ai pu ressentir quand cet homme m’a dit que maintenant il pouvait se rendre de lui même aux réunions du “consejo comunale” pour participer aux décisions de sa communauté et qu’avec un large sourire il m’a dit combien Cuba avait été une découverte formidable pour lui. C’est peut être une “anecdocte” mais je suis tellement attaché à ce pays (mon épouse est vénézuélienne) que j’éprouve une énorme admiration pour ce peuple qui tente avec courage de construire une nouvelle société. Je voudrais tellement que les communistes sachent ce qui se passe là bas. Que nous apprenions beaucoup de l’expérience de ces révolutionnaires et que nous soyons solidaires par des actes comme par le passé nous l’étions avec Cuba, le Viet Nam et bien d’autres peuples. J’ai relaté plusieurs exemples sur Bellaciao de ce qui m’apparaît comme des évolutions très interessantes du combat bolivarien pour notre propre lutte même si il faut rester lucides sur toutes les manoeuvres bureaucratiques, la corruption entretenue par la droite et y compris par certains dirigeants qui se réclament du Chavisme. Comme tout processus révolutionnaire, la question est posée comment faire pour que la révolution ne mange pas ses enfants et ne dévie pas du mouvement démocratique qui est seul à lui donner du sens et de l’efficacité ?
Ne te méprends donc pas sur qui je suis et sur ma sincérité. Toute ma vie je me suis engagé pour le communisme et ce n’est pas au moment où le communisme est justement la seule réponse humaine aux défis de l’humanité que je lâcherai notre combat.
Au plaisir de lire ton site. Avec fraternité !
Jean-Paul
cher jean pierre,
j’ai réagi effectivement rapidement, mais chez moi ce n’est pas de l’amertume mais de l’indignation parfois excessive… Je suis ainsi faite et ne changerai pas mais je sais aussi reconnaître non pas mes torts mais une expression excessive, c’est le cas.
L’hypocrisie m’énerve. Celle en particulier de ces crétins de la direction du parti. Ils censurent à tour de bras, ils manipulent, manoeuivrent même si c’est pour se prendre les pieds dans le tapis comme avec le coup des collectifs anti-libéraux, rassemblant la plus belle bande d’anticommunistes pour espérer en faire des “compagnons de route”, se rangeant comme de braves petits soldats derrière Marie-Georges, ils rêvent… Ils ont simplement porté à la puissance 100 la capacité de nuisance de gens qui autrement n’avaient aucune audience… et ce sont des discours sur la démocratie, des discours baveux qui collent à toutes les opérations de l’impérialisme… Là j’ai vu qu’ils s’enthousiasmaient pour le sort de journalistes iraniens: on se demande ce que Bush attend pour aller mettre de l’ordre là-dedans…
Le pire est quand Cuba fait les frais de leur crétinisme à but médiatique… Pourquoi qu’ont-ils fait, tout ce qu’ils ont subi, tout ce qu’ils subissent, et avoir en plus sur le dos un andouille du PCF pour leur faire la leçon… quelquefois on me demande “est-ce que tu crois que ça tiendra après Castro?” je n’en sais rien, je ne sais que deux choses, la première est qu’ils ont en tenant jusqu’à aujourd’hui accompli un exploit et écrit une page de l’histoire de l’humanité, la seconde est que le triomphe de la Révolution est que ce sont les Cubains qui décident de leur destin et plus un dictateur à la solde des Etats-Unis. Laissez donc les Cubains juger pour eux-mêmes.
Et ces andouilles de la direction du parti, ces deux idiotes de l’huma Françoise Escarpit et Régine Desforges incapables de voir ce qui se jouait, l’héroïsme de ce peuple, l’honneur des communistes. Les Cubains sont restés debout et nous grâce à eux nous sommes aussi restés de pieds comme ils disent. Merci Cuba… La direction du PCF incapable de gérer l’histrion Bové et la fondation Copernic, en train de donner des leçons à ceux qui depuis plus de 40 ans tiennent tête à la principale puissance du monde… Le ridicule le dispute à l’odieux…
Leur démocratie est si injuste, elle tombe toujours du même côté comme la tartine de beurre, que je finis par en être écoeurée… Et dieu sait que je souhaite une véritable démocratie… L’hypocrisie ambiante m’étouffe et c’est pour cela que je crois que Sarkozy est le produit d’une corruption généralisée, celle d’un occident qui pour maintenir le consumérisme d’une poignée est capable de détruire des milliers d’êtres humains, que dis-je des millions…
Donc de temps en temps je me mets en colère… Triste époque juste bonne à être vitupérée…
Voilà tu es un peu passé dans la tempête…
Danielle Bleitrach
L’hôtel Fouquet’s “de” Mr Sarkosy, les “amis” du showbiz de Mr Sarkosy, le yacht “de” Mr Sarkosy, le jogging de Mr Sarkosy, les petites phrases de Mr Sarkosy, les envolées lyriques de Mr Sarkosy, la femme de Mr Sarkosy, les amies de la femme de Mr Sarkosy, l’avion de (la République) “de” Mr Sarkosy, les vacances “chics”, les colères “nautiques”, les amis de Mr Sarkosy, les photos (qu’il faut faire et celles qu’il ne faut pas) de Mr Sarkosy de sa femme, des enfants…
Et bien je trouve — même si je vais faire dresser les cheveux sur la tête de quelques un(e)s — qu’il n’en a pas fait encore assez. Pas assez pour que les braves gens qui ont voté pour lui, en pensant sincèrement qu’il était le seul à pouvoir “sauver” la France et les Français du “déclin”, en soient dégoûtés. Je lis toujours ici où là de grandes tirades admiratives. On l’excuse, on le comprend, on conspue ceux et celles qui osent émettre des critiques.
Ce qui me désole et vraiment me rend “malade”, c’est de voir que ce qu’il fait et dit va être l’idée qu’on se fera de la France partout dans le monde. Le “déclin” de la France il est dans ces personnages-là.
La France ne méritait pas ça.
Cette semaine en couverture du magazine ELLE l’inévitable Cecilia… Avec je crois l’interrogation “s’agit-il d’une star?”
Je crois qu’il faudrait que l’on s’interroge et que l’on interroge nos proches, nos voisins, pour un peu mesurer s’il y a évolution de l’opinion et dans quel sens ? Je n’arrive pas à croire que le peuple français qui a du bon sens puisse se laisser abuser… Cela dit il est vrai qu’il a aussi des foucades, type le boulangisme, poujade… Ca s’effondre assez vite… Mais je le répète le vrai problème que les “excès” sarkoziens couvrent malheureusement quelque chose de plus fondamental etqui m’inquiète plus… Parce qu’il n’y a encore rien en face… Et que nous sommes pris dans l’Union européenne qui elle-même s’inscrit dans le sillage des Etats-Unis…
Au niveau international, les échos que j’en reçois vont tous dans le même sens: Bush a un nouvel allié, il a perdu Blair mais il a Sarkozy… Cela dit l’évolution de la Grande Bretagne ne dépendait pas seulement de Blair, il y a une véritable poussée de l’extrême gauche, des syndicats, des pacifistes… Ce qui manque chez nous c’est ça…
Danielle Bleitrach
Ils n’en sont pas encore “sortis” en Grande-Bretagne, non plus. On a beau dire que Mr Brown est différent de Mr Blair, il a quand même fait partie du gouvernement et n’a pas quitté son post… S’il avait été indigné de la politique suivie, il me semble que c’est ce qu’il aurait dû faire. De plus la politique britannique aura bien du mal à (au moins) distendre les liens d’avec celle des États-Unis.
“[…] le vrai problème que les “excès” sarkoziens couvrent malheureusement quelque chose de plus fondamental […]”
Ce que je retiens de tout cela, que ce soit ici en France ou dans les pays anglo-saxons, c’est une totale dégénérescence de la politique. J’entends la politique au sens noble : celle qui a pour but la “res publica”, gérer au mieux les affaires de la “cité” et du citoyen.
La “politique” telle que pratiquée depuis plusieurs années, n’est plus que le moyen de prendre le pouvoir pour soi (et en lieu et place d’autres ?. Se servir de — et servir des intérêts privés pour des fins très personnelles. Je ne sais pas si Mr Sarkosy, à l’instar de Messieurs Blair et Bush — qu’ils y aient cru ou voulu le faire croire — se dira-croira de plus (cerise sur le gâteau) lui aussi investi d’une mission divine…
Mais tout a été semble-t-il bien “préparé” et de longue date par les “forces de l’argent”. L’abrutissement par des médias aux contenus de plus en plus ineptes, la “facilité” offerte à tous les niveaux : c’est tellement plus reposant de “gober” que de réfléchir… Le clinquant, les paillettes, les exemples de “réussites” (chanteurs, sportifs, vedettes de cinéma etc…). Le vieux principe du “panem et circenses”. Cela ne durera qu’un temps (trop long et bien dommageable malheureusement).
Parce que lorsque le peuple n’aura plus de pain…
“C’est pour faire percevoir la totalité du système que nous avons besoin d’un parti communiste,”
Je pense qu’il n’y a pas que le parti communiste qui soit en mesure de faire percevoir la totalité du système ; sinon, je serais désespéré depuis longtemps !!
Des “intellectuels” et mouvements associatifs militants s’y emploient qui à ma connaissance n’ont pas de liens étroits avec le PC.
Par ailleurs je me demande comment vous pouvez miser autant sur un seul parti, d’autant plus lorsqu’il s’agit du PCF, en pleine chute libre depuis 20 ans…
A mes yeux (peut-être y vois-je mal !) le PC n’incarne pas l’avenir mais une organisation à bout de souffle, quasi agonisante. Le PC a fait son temps ; pourquoi d’autres structures, pas forcément existantes pour l’heure, ne prendraient-elles pas une part prépondérante pour poursuivre le travail de conquête devant conduire à une société plus juste, plus humaine, plus solidaire, plus respecteuse de l’environnement ? C’est vachement inhibant et sclérosant pour la réflexion et l’action de poser le Parti Communiste comme un acteur incontournable de cette entreprise ! Ca achève de me démotiver plus qu’autre chose cette perspective !
Je ne doute pas que vous ayez des arguments pour remettre dans le droit chemin le citoyen égaré que je suis. Je vous lirai avec attention.
Amitiés Danièle
Personnellement je serai pour la création d’un nouveau parti de gauche. Faut-il être nécessairement communiste, trotskiste, socialiste, pour “être de gauche” ?
Pascal et Françoise ,
loin de prétendre remettre dans les rangs “les brebis égarées”, je tente moi-même de préciser ma vision du parti qui nous serait utile. Dans le texte “Pourquoi faut-il un parti communiste?” je tente quelques pistes par rapport à l’état de la question… En gros je répondrais simplement d’une manière précise qu’un cénacle d’intellectuels ne joue pas le même rôle qu’un parti politique.
Oui Françoise je crois qu’un parti de gauche ne suffit pas, il aurait même dans l’état actuel toute chance vu le contexte en particulier européen de devenir le parti démocrate des Etats-Unis. L’exemple de l’Italie où l’ancien parti communiste a cru devenir un parti de gauche montre également que par rapport à un centre gauche il est voué au déclin… C’est une analyse à laquelle nous pourrions nous intéresser parce que l’italie nous ressemble beaucoup…
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Francoise, suite à votre inquiétude sur l’image de la France donnée par sarkozy, je me permets de vous glisser ce texte du site russe d’information Ria Novosti sur Cecilia, on voit la manière dont ils se moquent du couple présidentiel…
Médiatrice. Emissaire. En mission humanitaire. Mère. Ces derniers jours, le service de presse de l’Elysée a cherché et trouvé d’urgence tous ces termes pour définir son statut.
En pantalon noir et tennis blanches, cette femme des plus efficaces, qui attire le regard, qui a raccompagné mardi dernier à Sofia les cinq infirmières bulgares et le médecin palestinien enfermés dans une prison libyenne depuis huit ans, accusés d’avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants, cette femme-là n’est autre que Cécilia Sarkozy, première dame de France. Elle s’est rendue à Tripoli avec la commissaire européenne aux relations extérieures.
Et voilà que maintenant, elle apparaît quasiment comme la chef de file des libérateurs des six martyrs.
Bien sûr, en amont, tout le travail de préparation de cette libération a été mené par Benita Ferrero-Waldner, la commissaire européenne en question. Elle a signé un mémorandum avec la Libye, qui prévoit une pleine normalisation des relations de ce pays du nord de l’Afrique avec l’Union européenne. Ce document est une mine de bonnes nouvelles pour la Libye: le marché européen va s’ouvrir à ses produits issus de l’agriculture et de la pêche, les étudiants libyens pourront bénéficier de bourses pour étudier dans de grandes universités européennes, et les grands sites archéologiques du pays seront désormais restaurés par les meilleurs spécialistes européens.
Bien sûr, la libération des Bulgares, décidée par Tripoli, a été largement influencée par d’énigmatiques compensations financières. Enigmatiques, car l’UE et la France n’ont pas révélé qu’elles avaient versées aux familles un million pour chaque enfant malade. Reconnaître la provenance de cet argent aurait été reconnaître la culpabilité des condamnés. Alors cet argent a été dépersonnalisé en passant par la fondation Kadhafi, dirigée par Seif el-Islam Kadhafi, le fils de l’excentrique leader libyen.
Mais le léger effet de cette préparation minutieuse a été balayé d’un coup par un tout autre effet, celui de la navette de madame Sarkozy.
Ils étaient bien peu nombreux à attendre ça de l’ancienne juriste qui n’a pas bouclé son cursus universitaire, mais qui a, en revanche, eu beaucoup de succès en tant que mannequin couru des grands couturiers français alors qu’elle était étudiante. Cecilia Sarkozy a posé ses bagages à l’Elysée à contrecoeur. On se souvient encore d’une interview, avant les élections, dans laquelle elle soupirait. Non, elle n’était pas prête à troquer de suite ses jeans préférés et ses bottes de cowboys contre des robes de soirée griffées Dior, plus habituelles pour les réceptions d’une première dame.
Mais voilà que soudain, sous les yeux du monde entier, c’est précisément elle qui a donné le dernier coup de pouce, décisif, à la libération des prisonniers bulgares. Ce qui agace l’Union européenne et la Grande-Bretagne qui tentent de résoudre ce problème depuis de longues années. Et l’opposition française reprend en choeur: mais pour qui elle se prend cette Cécilia? Pour le ministre des Affaires étrangères et le premier ministre en même temps?
En revanche, cela a créé un superbe fond politique pour la visite à Tripoli de son mari, le président Nicolas Sarkozy, prévue pour le lendemain.
En 2003, Mouammar Kadhafi avait banni le terrorisme et renoncé à l’arme nucléaire. Il ne comptait cependant que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis au rang de ses amis. Maintenant, dans les palais libyens, où le nez le plus fin pourrait encore sentir le parfum de son épouse, le président Sarkozy tente de reconquérir une place pour la France. Ce qui signifie des accords avantageux pour atteindre les ressources énergétiques libyennes et pour obtenir l’aide de Tripoli dans l’endiguement du flot d’immigrants illégaux qui inonde le sud de l’Europe.
M. Sarkozy a mis du temps pour conquérir son aide de camp. Nicolas et Cécilia se sont connus avant son mariage avec sa première femme, une autre Cécilia, fille d’un pharmacien corse. La Corse était alors enceinte d’un journaliste célèbre, dans son neuvième mois de grossesse. Le journaliste avait brusquement été mis de côté. Et Nicolas Sarkozy avait eu ce qu’il cherchait. Et puis… la première Cécilia a longtemps refusé de divorcer, même quand il vivait avec la seconde. Les Corses sont têtues…
Les secondes noces du président aussi ont connu leurs frontières. Mais, peu importe le paradoxe, il n’est pas dans les traditions de la presse française de se délecter de la vie privée des hommes politiques. Le rédacteur en chef de Paris Match a d’ailleurs payé de sa place la curiosité qu’il avait manifestée lors du mois d’escapade de Cécilia et de son amant à New York.
Aujourd’hui, la France a une première dame que l’on appelle déjà la Diana française pour ses élans humanistes. On ne sait pas bien pourquoi, mais on croit que les succès diplomatiques de Cécilia Sarkozy ne s’arrêteront pas à la libération des infirmières bulgares. Et c’est le coeur défaillant que l’on va attendre le moment où elle prendra en mains le problème du système de défense antimissile américain en Europe de l’Est.
J’avais lu l’article de Ria Novosti. Je pense que les seuls à rester dupes de ce “théâtre” sont les Français. La “First-ladisation”, la “Diana-lisation”,(le “ségolinisme”…) tout ça fait parti d’une bizarre conception des réalités. On a l’impression que les Français ont régréssés au stade de l’adolescence. Leur faut-il encore des modèles, des héros, des “pères” et des “mères” idéaux ? Je ne comprends pas ce phénomène.
On peut aussi se poser des questions sur les “bruits” qui ont couru sur la prochaine libération d’Ingrid Bétancourt :
http://www.ladepeche.com/aff_art.asp?ref=200708081014
Pour aller au-delà des apparences, je vous conseille à tous d’aller sur le site Rouge-midi, vous y trouverez un article intitulé “le combat de Marie”… Une femme que la société HLM expulse…
Qu’est-ce que cette politique qui nie le combat de Marie et transforme un couple pésidentiel en rock star… Que vaut la vie de Marie ?
Danielle Bleitrach
J’ai lu… Je voudrais bien savoir quel est le “réglement” qu’il fallait respecter. C’était si facile de mettre le bail au nom de Marie, même a posteriori. La LOGIREM préfère même ne pas encaisser de loyer pour cet appartement pendant toute cette affaire ? Il y a vraiment des choses qui me dépassent.