je ne suis pas une fanatique du réseau Voltaire, ils font certe du bon travail en se glissant dans les non-dits de la presse officielle, mais la colère leur sert de vecteur… Il me semble que l’essentiel est aujourd’hui de ne pas céder à cela, de conserver le principe espérance. C’est le travail que nous avons à opérer sur nous-mêmes et avec quelles difficultés tant l’environnement étouffe l’espoir, la croyance dans le genre humain… Je ressens pour le réseau Voltaire un peu les mêmes sentiments que pour maître Vergès, nous avons les mêmes ennemis, mais il n’est pas nécessairement mon ami… Mon ami c’est Fidel Castro, Hugo Chavez et tous ceux qui combattent l’impérialisme sans cynisme avec l’espoir d’un monde meilleur…
Mais pour revenir à cette information du réseau Voltaire qui reproduit la déclaration du Hezbollah, je crois qu’elle dit la vérité : les Etats-Unis sont bien les employeurs d’Al Qaïda.
Je n’accepte pas cette évidence avec facilité, il m’est impossible encore d’imaginer que les dirigeants des Etats-Unis auraient fomenté le 11 septembre, ou du moins laissé faire… Je ne peux pas croire cela… Il me suffit de penser qu’ils ont agi comme des alliés objectifs par rapport aux projets bushiens de main mise sur la région… Quoique je sache des Etats-Unis, de la CIA, de ce qu’ils ont fait en Amérique latine, mon esprit refuse d’accepter cela… Même l’incendie du Reichtag laisse loin une telle horreur…
Par contre, je crois sincèrement que ce qui se passe en irak, les crimes confessionnels, la manière dont le peuple irakien est divisé, la tentative d’exporter ces haines dans tout le monde arabe fait partie de la stratégie étasunienne, de sa volonté de demeurer dans la région, par le fer et le feu, et par les déchirements entre victimes. je crois même que l’impérialisme, le capitalisme dans sa phase sénile actuelle fonctionne comme cela et détruit, mine, corrompt de l’intérieur, décompose les volontés, empêche de sortir de cette haine qui favorise l’exploitation, le pillage…
Ce que nous vivons ici même, ces divisions, cette impossible amitié, amour, bonne intelligence, ces ambitions jamais satisfaites, cette fuite dans le besoin des choses aux dépends des être, fait partie de cette stratégie du capitalisme sénile…
Donc voilà ce qui est dit par le hezbollah à propos d’Al qaida, voici bien longtemps que nous savons que c’est vrai… Et de surcroît le réseau Voltaire a raison de souligner que ceux que l’Occident tente d’unifier sous le vocable infamant de terroristes sont d’un côté des combattants courageux et politiques pour le Hezbollah, le Hamas, et de l’autre côté des agents stipendiés de l’Occident et de leurs alliés des monarchies arabes. Les peuples du Moyen-orient s’en rendent compte et une conscience nouvelle est en train de surgir. On peut être ou ne pas être d’accord avec des stratégies, mais derrière les uns il y a des peuples que nous devons respecter et derrière l’autre il y a la principale origine du terrorisme mondial : les Etats-Unis.
http://www.voltairenet.org/article142501.html
Pour le Hezbollah, Al Qaïda est une fabrication des États-Unis.
Intervenant sur la scène internationale par le biais d’une cassette vidéo diffusée par Al-Jazeera, Ayman al-Zawahiri, présenté comme le « n°2 d’Al Qaïda », a appelé à l’union entre les sunnites et les chiites contre Israël. Il était temps : à l’évidence, la marque « Al Qaïda » a perdu l’essentiel de son attractivité en quelques jours ; les foules musulmanes se tournent vers le Hezbollah au fur et à mesure qu’il inflige des pertes à Tsahal.
Depuis cinq ans, « Al Qaïda » symbolisait une forme de résistance à l’oppression états-uno-israélienne. La marque sunnite inspirait un mélange d’admiration pour son radicalisme et de dégoût pour ses méthodes. Au contraire, le Hezbollah chiite suscite une admiration sans partage, pour son courage au combat et son respect des règles de la guerre.
Interrogé par l’agence Ria-Novosti, un porte-parole du Hezbollah a déclaré : « L’enregistrement des déclarations d’Ayman al-Zawahiri diffusé par la chaîne de télévision Al-Jazeera était un faux fabriqué par les services de renseignement états-uniens et israéliens ». Il a souligné que le Hezbollah n’a jamais entretenu et n’entretiendra jamais de liens avec Al Qaïda étant donné que sur tous les plans, surtout religieux et idéologique, il se distingue de cette organisation. « Le Hezbollah défend les intérêts du Liban et du monde arabe tout entier alors qu’Al Qaïda fait le jeu de l’administration états-unienne et que ses actions ne font que porter préjudice à l’islam et à tous les musulmans », a-t-il conclu.
Il ne s’agit pas là d’une position nouvelle. En 2002, des contacts avaient eu lieu entre le département d’État des États-unis et le Hezbollah. Au cours des discussions, la délégation US avait demandé au parti libanais de lui fournir toute information dont il disposerait sur Ossama ben Laden. Ce à quoi le Hezbollah avait répondu qu’il ne disposait d’aucune information sur les agents états-uniens que leur employeur ne connaisse déjà.
Bonjour chère Tatie Danielle*,
Je ne peux pas être d’accord avec toi lorsque tu affirmes que la colère est le vecteur du réseau voltaire, et qu’au final ce n’est pas bon.
Il faut, il est nécessaire d’être en colère, en colère contre ce monde qui va à sa perte, être encore et toujours, et de plus en plus en colère. Conserver ce lien avec l’adolescence, avec les ados que nous étions. Et je suis de plus en plus en colère à l’observation de notre fin probable, qui nous est présenté comme inéluctable.
Sur le fond, je suis étonné que le RV parle encore d’Al-Quaïda.
Al quaïda n’existe pas !!!! C’est une appelation nord-américaine pour désigner l’hypothétique et nouvel ennemi après la chute de l’URSS. Et ce n’est pas moi qui le dit, mais Alain Bauer, qui est tout sauf un rigolo :
“Une énigme, ” al-Qaida ” ? Ce terme a été utilisé pour la première fois en 1996 par le gouvernement des Etats-Unis et Oussama Ben Laden ne l’a jamais utilisé lui-même. Comment mener et gagner la ” guerre à la terreur ” contre une métaphore que nul n’a jamais définie ?”
Source : http://minilien.com/?EQJiPrYqcO
Il existe par contre un état d’esprit “Ben-Laden”, qui lui n’a pas multiplié les pains, mais les tartes aux occidentaux. Les celulles désignés comme faisant partie d’Al-Quaïda sont en réalité dépositaires d’une manière de traiter les occidentaux, d’une vision, ce sont comme des sortes de franchisés. Indépendantes sur tous les plans, c’est l’expression d’un islam sunnite. Encore que les sunnites ne se reconnaissent pas tous dans cette expression.
La encore, ce n’est pas moi qui le dit, mais je ne puis désigné publiquement ma source. En privé si tu le souhaites.
François “en colère” contre le capitalisme.
* te faches pas, c’est affectueux